Les dangers des nausées prénatales

Les dangers des nausées prénatales

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Près de 80% des femmes enceintes connaissent des nausées et des vomissements dans le premier trimestre de leur grossesse. Pour 1 % des futures mamans, ces malaises intenses peuvent même les conduire à l’urgence où elles seront hospitalisées.

«On parle alors d’hyperémèse, de nausées et de vomissements excessifs. La future maman a cessé de s’alimenter durant plusieurs jours et accuse une perte de poids», explique la chercheuse Anick Bérard, du CHU Sainte-Justine.

Les femmes enceintes qui souffrent d’hyperémèse peuvent ainsi perdre jusqu’à 5% de leur poids initial. Cela nécessite généralement quelques jours d’hospitalisation et un traitement à base d’antiémétiques tout au long de la grossesse.

Le métoclopramide s’avèrerait bien meilleur que les antivomitifs pour diminuer plus rapidement la sévérité des vomissements. Cette molécule a été récemment introduite au CHU Sainte-Justine suite à l’alerte de Santé Canada sur le dropéridol susceptible d’accroître les risques cardiovasculaires.

Les résultats de cette récente étude auprès de 229 femmes souffrant d’hyperémèse, pilotée par la titulaire de la Chaire pharmaceutique famille Louis-Boivin — Médicaments, Grossesse et Allaitement, ont été publiés dans le European Journal of Obstetrics and Gynecology and Reproductive Biology.

Pas à la légère

Car il y a nausées et… nausées extrêmes. Si elles constituent une manifestation «normale» liée au débalancement hormonal du début de la grossesse, elles ne doivent pas empêcher la future maman de s’alimenter.

Lorsqu’un simple verre d’eau suffit à faire vomir et que l’alimentation représente une épreuve insurmontable, il ne faut pas hésiter à consulter. «Les femmes consultent de plus en plus tôt, c’est encourageant. Si l’hyperémèse s’installe, cela peut être plus long et difficile», rappelle la chercheuse qui évalue le seuil critique à seulement deux jours sans alimentation.

Les étourdissements, la déshydratation et les crises de vomissements à répétition constituent les symptômes avant-coureurs. Si on ne décède plus d’hyperémèse, comme il y a 100 ans, ne plus s’alimenter peut nuire au bébé en plein développement.

Certains gestes peuvent aider — prendre de petites portions, consommer du gingembre, réduire les fritures ou le café — et peuvent apporter un certain bénéfice. Mais lorsque la femme enceinte souffre de nausées et de vomissements intenses, la médication s’avère incontournable.

Médicaments et grossesse

Contrairement à l’idée reçue, la prise de médicaments n’est pas rare chez les femmes enceintes. Plus de 50% seraient sous médication, principalement sous antidépresseurs.

Au cours de la grossesse, la femme enceinte doit avoir une bonne prise de poids – 35 livres en moyenne — pour que l’embryon se développe bien. On sait maintenant qu’un enfant en santé demande une maman en santé.

«Les premiers mois qui suivent la naissance nécessitent d’une énergie monstre. Il n’y a pas de recette miracle, la future maman doit bien s’alimenter», tranche la chercheuse. Et pour cela, d’abord arrêter de vomir…

Note: Les indications de prise de poids ont été récemment modifiées. Elles se basent sur le poids de départ de la future mère et varient entre 15 livres (femme obèse) et 45 livres (femme maigre).

 

Attention aux antidépresseurs

La prise d’antidépresseurs devrait toujours être réfléchie. «Il faut étudier la situation à la pièce. Nous avons des données probantes que les antidépresseurs augmentent les risques de fausse-couche, de malformation et de bébés au petit poids», tranche la chercheuse. Environ 14% des femmes en prendraient durant leur grossesse.

Ainsi le Paxil, l’un des plus utilisés n’est pas du tout recommandé chez les femmes enceintes. Pas question toutefois d’arrêter toute médication lorsqu’on attend un bébé, mais il faut établir le ratio risque/bénéfice lié à la prise de ces puissants médicaments.

 

Accouchement à l’indienne

Accouchement à l’indienne

Marc Gallichan                Dossier Autochtone

(Agence Science-Presse – SÃO PAULO) – Après l’accouchement, on enterre le placenta en terre fertile pour garantir un bon rythme de vie au nourrisson. Juste après avoir donné la vie, la mère ne se nourrit que de poulet fraîchement abattu, de riz, de gruau et de maïs.

Les rites indiens

Si ces rites peuvent nous sembler folkloriques, ils font partie d’une véritable tradition indigène. Et pour ne pas y être respectée, beaucoup de femmes indiennes rejettent les hôpitaux, même lors de grossesses à risque. Dans l’espoir de mieux accompagner ces femmes, dix centres hospitaliers de l’état de São Paulo, au Brésil, ont intégré la culture guarani, principale ethnie au pays, dans leur routine.

Culture à l’hôpital

Ce sont les Indiennes, elles-mêmes, qui ont revendiqué ces services, explique Augusta Sato, coordinatrice du volet Peuple indigène au sein du Secrétariat de la santé de l’état. Il faut savoir que près de 80 % des Indiennes donnent naissance dans la tribu. Le taux de mortalité infantile est de 48 sur 1000 naissances, soit presque 2 fois la moyenne nationale (28 sur 1000). Les risques sont dus principalement à la promiscuité des accouchements dans les réserves. «Nous les avons informées que ces accouchements nous préoccupaient. Mais, cette demande ne pouvait venir que d’elles.»

Culturellement, les femmes guaranis tombent aussi enceintes vers 16 et 18 ans. Ce projet de réappropriation de la médecine traditionnelle de la population indigène, unique au pays, cherche de plus à offrir les soins nécessaires — dans certains cas, à éviter le pire — et à permettre à ces jeunes femmes de vivre une grossesse épanouie dans le respect de leurs coutumes ancestrales.

Ainsi, les femmes enceintes peuvent maintenant être accompagnées à l’hôpital de membres de leur tribu. Les accouchements sont réalisés que si la mère et la tribu le désirent. Et, suivant la mise au monde, le régime alimentaire est suivi à la lettre et le placenta, remis à la mère dans un récipient.

Redécouverte du culturel

Malgré les efforts déployés, on ne se bouscule pas aux maternités. Les Guaranis, indique Mme Sato, font partie de l’une des ethnies les plus réservées du pays et refusaient souvent de se rendre à l’hôpital. Or, «lorsqu’on a commencé les discussions avec les tribus, on s’est rendu compte que beaucoup de jeunes Indiennes ignoraient l’existence même de ces rites», convient-elle.

Plusieurs auraient redécouvert cette tradition, revalorisant du même coup le rôle de ces Indiennes qui agissent dans la tribu un peu à la manière de nos sages-femmes. Ainsi, elles préfèrent toujours accoucher au village, mais viennent dans les hôpitaux des «Blancs» s’il y a des complications, «parce qu’elles s’y sentent en confiance, sachant qu’elles peuvent y venir sans écorcher leur culture».

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Pilule contraceptive, problème de fertilité et avoir des enfants

Pilule contraceptive, problème de fertilité et avoir des enfants

(Agence Science-Presse) – D’après une nouvelle étude britannique, la pilule contraceptive perturberait la perception des odeurs de la femme, avec pour conséquence de choisir un partenaire sexuel ayant un profil génétique similaire au sien.

Or, les femmes sont généralement attirées, de manière inconsciente, par des hommes possédant un patrimoine génétique différent. Une trop grande similarité entre les profils peut en effet causer des problèmes de fertilité, des fausses couches et des déficiences du système immunitaire chez les descendants.

Le traitement contraceptif pourrait donc parfois être à l’origine de ces difficultés et, selon les conclusions de l’étude, expliquer les raisons pour lesquelles beaucoup de relations amoureuses se détériorent brusquement au moment où la femme arrête de prendre la pilule pour avoir un enfant.

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Alimentation de la femme enceinte et nausées matinales

Alimentation de la femme enceinte et nausées matinales

(Sylvain Lanouette, Agence Science-Presse) Le numéro de juillet du American Naturalist publie une nouvelle qui réconfortera peut-être les femmes enceintes victimes de nausées matinales. Leur souffrance n’est pas vaine : ces haut-le-cœur et vomissements sont des mécanismes biologiques qui protègent l’embryon. Ils apparaissent lors du premier tiers de la grossesse, la période où l’embryon est le plus sensible aux toxines et où le système immunitaire de la mère est le plus faible. Les odeurs de viande ou de légumes plus goûteux provoquent plus particulièrement les nausées. Or, dans la nature, ce sont justement ces aliments qui sont les plus susceptibles de contenir des parasites ou des poisons. C’est un bien étrange privilège que seuls les humains ont développé, puisque leur alimentation est beaucoup plus variée que la grande majorité des animaux, même les primates.

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Gros appétit pour une femme enceinte: c’est un garçon!

Gros appétit pour une femme enceinte: c’est un garçon!

(Agence Science-Presse) – Les femmes enceintes qui gagnent beaucoup de calories? Ce serait une indication qu’elles sont plus susceptibles de porter un garçon. C’est la conclusion insolite de Fiona Mathews et de ses collègues de l’Université d’Exeter, en Angleterre, qui ont interrogé 740 femmes sur les souvenirs de leur grossesse. Qui aurait cru que l’appétit d’ogre puisse se manifester aussi tôt?

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Avorter?

Avorter?
Témoignage de Marie, Volume 16, no. 3, Février-mars 2008

Dossiers Avortement, Sexualité.

Je n’en croyais pas mes yeux. Cela ne pouvait pas m’arriver à moi. Pourtant, à regarder le résultat du test, il n’y avait aucun doute. J’étais enceinte.

À 38 ans, après plusieurs années d’essais, j’en étais venue à croire que c’était peut-être impossible, que j’étais infertile. Et voilà qu’à peine un mois dans une nouvelle relation, même avec protection, sans prévenir…une grossesse. Pendant un doux moment, je ne pouvais effacer le sourire formé sur mes lèvres. Pour moi, c’était comme un miracle.

Ma joie fut vite assombrie par la triste réalité de ma situation. Je retournais au pays après 6 ans d’absence pour faire le point sur ma vie. Je voulais changer de carrière et prendre le temps nécessaire pour faire un choix réfléchi. Je n’avais pas d’emploi stable et je n’en voulais point. Je souhaitais explorer différents métiers, écrire, faire de l’escalade et voyager.

Ne sachant pas moi-même que faire de ma vie et comment subvenir à mes besoins, comment pouvais-je même penser à subvenir adéquatement aux besoins d’un enfant? L’avortement semblait être un choix sain et responsable.

D’un autre côté, cela faisait 11 ans que je voulais un enfant. Je savais que mon horloge biologique me rapprochait du jour où une grossesse serait impossible. Était-ce ma seule occasion de devenir mère? En choisissant de ne pas avoir cet enfant, n’était-ce pas aussi un peu prendre le risque de renoncer à la maternité à tout jamais?

Tous les scénarios possibles et imaginables se bousculaient dans ma tête. Élever un enfant avec un homme que je connaissais à peine, être mère monoparentale, le mettre en adoption, avorter, un million de détails… tant de possibilités. Bien que le choix fut difficile, j’optai finalement pour l’avortement. Je ne me sentais pas capable de donner à cette nouvelle vie tout ce dont elle avait droit et besoin. En tout cas, pas maintenant.

Je commençai donc à chercher où l’on pratiquait des avortements à Montréal. À mon grand étonnement, il était impossible de prendre rendez-vous immédiatement. Il y avait au minimum une semaine d’attente partout, à part le centre Morgentaler, plus dispendieux. Je savais que je n’étais pas la première à faire ce choix, mais j’étais loin de me douter du nombre de femmes qui avaient besoin de ce service également.

En cherchant sur Internet, j’ai appris qu’il y avait environ 46 millions d’avortements par année sur notre planète. J’étais une des chanceuses qui avait accès à des infrastructures médicales sécuritaires puisque le Canada a légalisé l’avortement. Mais ce n’est pas le cas partout dans le monde. Vingt millions de femmes par année n’ont pas cette chance; elles mettent sérieusement leur vie en danger en choisissant l’avortement. J’étais ahurie devant ces chiffres. Je ne croyais pas qu’on en était encore là en 2007.

Je réussis à obtenir un rendez-vous au Centre de santé des femmes de Montréal deux semaines plus tard. L’attente m’apparut interminable. Mentalement, ma décision était prise et je n’ai jamais changé d’idée par la suite. Mais ce n’était pas parce que j’avais décidé de ne pas le garder que j’étais moins enceinte. Tout au contraire!

Mon corps se transformait sous mes yeux. À 5 semaines de grossesse seulement, mes seins avaient déjà grossi au point que la plupart de mes soutiens-gorge ne me faisaient plus. Non seulement mes seins étaient-ils gigantesques, ils étaient aussi hyper sensibles et me réveillaient la nuit. J’avais également des crampes semblables à celles des menstruations. Extrême fatigue, acné, flatulences, constipation, nausée et changement du goût de certains aliments se mirent également de la partie. Pour moi, tous ces changements étaient d’autant plus difficiles à supporter que j’avais décidé de ne pas poursuivre ma grossesse. Je voulais seulement retrouver mon rythme de vie et mon corps d’avant.

La journée précédent l’avortement, je me rendis au Centre pour une rencontre afin de remplir les documents nécessaires, déterminer le stade de la grossesse et m’informer de la procédure du lendemain. Quel soulagement de me retrouver dans un endroit accueillant qui ne ressemblait en rien à un hôpital!

Le centre était un logement converti. Il y avait un salon et même une grande cuisine. Les intervenantes, toutes des femmes, étaient calmes, chaleureuses et compréhensives. Elles ont su me rassurer et me mettre en confiance immédiatement. La docteure a déterminé que j’étais dans ma sixième semaine de grossesse et qu’aucune complication n’était apparente. On pouvait donc procéder à l’avortement le lendemain.

Le jour J, à ma demande, on m’a donné des calmants et une injection pour m’aider à me détendre. Le centre donne toujours à chaque femme le choix des médicaments. Bien que j’avais confiance et aucun doute sur mon choix, j’étais nerveuse et je craignais la douleur qu’une telle procédure pourrait provoquer. Quoiqu’on m’avait assuré qu’un fœtus de cet âge ne se discernait qu’au microscope, j’avais peur de voir un minuscule bébé tout bien formé de quelques centimètres aspiré hors de moi.

J’étais consciente durant toute la procédure. Il y avait trois femmes avec moi dans la salle: la docteure, son assistante et une accompagnatrice à mes côtés pour me parler, me rassurer, m’expliquer ce qui se passait. La procédure ne dura que quelques minutes. Bien qu’inconfortable, cela n’a pas été atrocement douloureux. C’était comparable à des grosses crampes de menstruation. J’ai demandé à voir ce qui avait été retiré. À mon grand soulagement, je n’ai même pas pu identifier le sac embryonnaire. Tout était trop petit pour ressembler à quoi que ce soit. Ensuite, on m’accompagna dans une salle de repos.

Je n’oublierai jamais cette expérience. Bien qu’un avortement ne soit pas un événement souhaitable, je suis reconnaissante de l’avoir vécu dans un endroit aussi chaleureux et compatissant que le Centre de santé des femmes à Montréal. Dire qu’il y a quelques mois à peine, je me trouvais en Turquie. Je n’ose même pas imaginer ce que mon expérience aurait pu être là-bas…

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autres textes sur l’avortement:

Ressources sur Internet:

Canadian for choice

Fédération du Québec pour le planning des naissances

Coalition pour le droit à l’avortement au Canada

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La cigarette, source d’hyperactivité

La cigarette, source d’hyperactivité

(Agence Science-Presse) – Les enfants dont les mères fument durant la grossesse risquent davantage de souffrir d’un syndrome de déficit d’attention et d’hyperactivité. Une étude menée par l’Institut Karolinska, à Stockholm, en Suède, révèle que la cigarette agit comme un déclencheur pour les enfants déjà génétiquement prédisposés à l’hyperactivité. Les symptômes de ce désordre débutent généralement très tôt dans la vie. Aux États-Unis, 3,3% des enfants de moins de 10 ans souffrent d’hyperactivité ou de déficit d’attention.

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