Livre: Après la pluie … Le beau temps; L’infirmière

Après la pluie… Le beau temps

L’infirmière

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Raymond Viger     Dossier Croissance personnelle

Toi l’infirmière.
Qui sais nous accueillir.
Qui sais nous soigner.
À tous les jours de notre guérison.

Prends le temps de fermer les yeux.
Prends le temps de bien t’accueillir
Prends le temps de te soigner.
À tous les jours de ta guérison.

Accueille tes émotions.
Comme tu accueilles nos corps.
Libère-toi de tes émotions refoulées.
Comme tu nous libères de nos malaises.

Accueille-toi avec le même amour.
Que tu donnes à tant de gens.
Soigne-toi avec la même générosité.
Que tu donnes à tant de gens.

Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

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La suite: Liberté… Un sourire intérieur.

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

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Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Livre: Après la pluie… Le beau temps: L’écoute

Après la pluie… Le beau temps

L’écoute

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Raymond Viger     Dossier Croissance personnelle

Je suis à ton écoute.
À tous les jours, J’attends un signe de toi.
Que tu Me dises ce que tu veux être, ce que tu veux faire.

Tu Me répètes que tu ne veux pas être comme celui-ci.
Tu Me répètes que tu ne veux pas faire comme cet autre.
Si tu Me répétais aussi souvent ce que tu veux être.
Si tu Me répétais aussi souvent ce que tu veux faire.
Peut-être que Je t’entendrais.

Arrête-toi un instant.
Oublie ce que tu ne veux pas.
Et pense à ce que tu veux.

Le vouloir, c’est le pouvoir.
Le vouloir, c’est la reconnaissance de soi.
Et non la négation du voisin.

Sois positif.
Demande la Santé et non la Guérison.

Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

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Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

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Témoignage: d’intervenante sociale à dépressive

Témoignage: d’intervenante sociale à dépressive

Dominic Desmarais      DOSSIERS REFLET DE SOCIÉTÉ ET Santé mentale Sophie est intervenante. Elle a travaillé auprès de femmes victimes de violence conjugale et avec des familles désorganisées. Malgré son expérience, la vie lui a fait traverser des épreuves qu’elle n’a pu supporter. Elle-même victime de violence conjugale, abandonnée et ignorée par ses deux adolescentes, Sophie a fait une dépression qui l’a menée jusqu’à l’asile psychiatrique pour la protéger de ses idées suicidaires.

Souriante et énergique, Sophie ne ressemble pas à une victime de dépression. Curieuse de tout, elle aborde chaque jeune du Café Graffiti qu’elle croise. Intéressée par leurs peintures, elle leur pose un tas de questions et leur suggère un tas d’idées. Elle ressemble à un enfant dans un magasin de jouets qui s’émerveille à chaque découverte. En arrêt de travail depuis deux ans, Sophie bouillonne d’idées, comme si le chemin de la guérison apparaissait enfin après une longue traversée du désert.

Intervenante d’un organisme à l’autre

Un simple rappel à l’ordre pour entamer l’entrevue suffit à la reconnecter. Voilà Sophie concentrée, qui s’applique à se raconter. «Ma dépression a commencé quand j’ai changé d’emploi. Je suis passée d’une maison d’hébergement pour femmes à un organisme communautaire pour parents d’enfants en difficulté.»

Engagée pour ses capacités d’intervention «de plancher» (qui l’amène à recevoir des gens au bureau plutôt qu’à se déplacer vers eux), Sophie doit dorénavant travailler dans les maisons des familles qu’elle aide. Elle est la seule, où elle travaille, qui intervient à l’externe. Ses dossiers la mettent en contact avec des psychologues, des psychiatres et avec la Direction de la protection de la jeunesse. Les cas dont elle s’occupe sont trop lourds. Elle demande un support psychologique. «Je voulais quelqu’un avec qui parler de mes dossiers difficiles. Je ne pouvais pas en parler avec ma boss, elle n’avait aucune notion d’intervention. Les autres intervenantes non plus, parce qu’elles ne travaillaient pas sur les mêmes problématiques.»

p.14-15,_soupirs_d'amour.jpg Dégradation du milieu de travail

Sur les lieux de travail, Sophie est affectée par l’ambiance négative que les autres employés de l’organisme lui font ressentir. «J’ai perdu confiance en moi, petit à petit. Il y avait beaucoup de dénigrement envers ma personne. Ça ne me tentait pas de manger avec eux. Ils regardaient toujours mon lunch, ils faisaient des allusions à ma maigreur. C’était fatiguant! raconte-t-elle, comme si elle revivait ces moments. Je travaille pour aider les jeunes et les familles avec comme valeur de respecter les différences, et je me sentais jugée dans mon milieu de travail. Là, plus que partout ailleurs!»

«Je me battais pour aider les familles et leur trouver des ressources. C’était épuisant. Je sentais que je devais justifier toutes mes interventions. Tu fais un travail épuisant, puis tu le recommences le lendemain, sans appui. “Me faites-vous confiance?” me demandais-je. Je ne me sentais pas soutenue. Les compétitions entre intervenantes, les coups bas, c’était malsain. Toujours de la jalousie et des remises en question de mes interventions, alors que mes collègues ne connaissent rien de la réalité des familles dont je m’occupais.»

Diagnostique: la dépression

«En 2005, c’est devenu insoutenable. Je ne fonctionnais plus. Je n’avais plus confiance en mes interventions. Je me disais que c’était peut-être parce que je n’étais pas bonne. C’est inconscient. Je me disais que je «chialais» peut-être pour rien. Je me demandais: “si je fais ça, que vont-ils dire? Vont-ils me le remettre sous le nez?” Je m’en suis voulue d’avoir pensé comme ça. Chaque fois que je faisais une intervention, je n’en avais plus le goût parce que je savais que je devrais me battre. Je travaillais dans le beurre.»

Excédée, Sophie quitte son emploi. Elle est diagnostiquée dépressive. Le mauvais sort s’acharne sur sa vie: elle perd son père qui se suicide et son ex-conjoint lui enlève ses deux filles. Sophie doit en plus se battre avec ses assureurs qui, soudainement, lui trouvent des antécédents familiaux de dépression et de suicide.

Une histoire avec un homme violent

Dépressive, isolée et se sentant abandonnée, elle entame une relation amoureuse qui tourne au vinaigre. L’homme qu’elle fréquente se révèle agressif. Lorsqu’elle veut mettre un terme à cette brève histoire d’amour, il la menace de mort.

Sophie touche le fond. L’idée d’en finir avec sa vie prend forme. Sa psychothérapeute l’envoie en psychiatrie pour qu’elle se repose en sécurité, mais l’homme la retrace. Paniquée, elle porte plainte à la police. «Je l’ai fait parce qu’il m’a appelée une trentaine de fois à l’hôpital. Quand j’ai vu que je n’étais pas en sécurité, même en psychiatrie, là, j’ai porté plainte.»

Porter plainte auprès de la police

Sophie sort troublée de cette expérience. «Je me sentais seule au monde. Pire, je me suis sentie jugée, critiquée et ridiculisée par la police. Fallait que je sois à bout. Là, j’avais vraiment peur.» Bien que dépressive, son côté intervenant refait surface. Elle explique aux policiers à quel point leur façon de ne pas la prendre au sérieux lui fait mal. Elle tente de les sensibiliser.

«J’avais peur de porter plainte. J’avais peur qu’il me menace encore davantage. Aussi, étrangement, j’avais pitié de lui. Il avait quand même quelque chose de sain. Ce n’était pas un monstre. J’étais tellement en quête d’amour. C’est le seul que je pouvais appeler à deux heures du matin, et il venait. Avec lui, je me sentais aimée. Ça ne me tentait pas d’être celle qui allait détruire la vie de quelqu’un. Je me sentais tellement «pas bonne». Je ne voulais pas qu’il soit triste parce que quelqu’un le rejetait. Je ne voulais pas être la méchante, qu’à cause de moi, il ne puisse pas réaliser ses projets. Pourtant, j’ai toute l’expérience nécessaire pour affronter ce genre de situation!»

Sophie, autrefois intervenante auprès de femmes violentées, est tombée dans le piège parce qu’elle n’avait plus confiance en elle. «Certains vont dire “quoi, elle est intervenante depuis plus de dix ans, comment ça elle n’a plus d’estime d’elle-même?” Si l’estime se construit, elle se détruit également.»

Séparée de ses enfants

En plus de sa dépression, Sophie vit une profonde tristesse causée par sa séparation d’avec ses deux filles. «La rupture a commencé dans un centre d’achats… Leur père m’a demandé qu’on s’y rencontrent, lui et moi. Quand je suis arrivée, il était avec mes filles. C’était déjà décidé. J’étais devant le fait accompli.»

Sophie devient plus émotive. La douleur de sa séparation est encore vive. C’est un sujet sensible qui est difficile à aborder avec elle. «Il n’arrêtait pas de m’abaisser. Il dit à mes deux filles que je ne suis pas une bonne mère. Ces paroles ont un impact sur mes enfants et sur moi. Je ne dirai jamais que ce n’est pas un bon père. Ça n’a rien à voir. Mais sa colère, lui, il la transmet en parlant de moi à mes filles. C’est de la violence psychologique. Moi, j’ai voulu penser aux enfants. Mais en pensant à elles, je passe pour la méchante», explique Sophie, qui a laissé ses deux filles habiter avec leur père sans se battre. Elle préfère prendre sur elle plutôt que de faire vivre l’enfer à ses enfants. En espérant que ses filles comprennent, un jour, son sacrifice.

Reflet de Société, Vol. 17, No 3, Avril/Mai 2009, p. 14-15

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le suicide:

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L’epilepsie, une maladie invisible

L’épilepsie, une maladie invisible

Sylvie Daneau  Dossier Santé

À l’âge de neuf ans, lorsque les médecins m’ont déclarée atteinte d’épilepsie, je me suis sentie condamnée à vie par une maladie dont j’ignorais tout, jusqu’à son nom. N’acceptant pas leur «verdict», je me suis isolée de plus en plus en grandissant. Souvent j’ai songé à la mort. Mais en même temps, je souhaitais de toutes mes forces une guérison miracle. J’ai résumé ici les étapes de ma vie qu’Elle a le plus marquées.

Je me suis souvent demandé quelle aurait été ma vie si je n’avais pas fait ma maternelle à l’âge de quatre ans et ma première année, à cinq ans. Mais cela, je ne pourrai jamais l’imaginer. La réalité – ma réalité – est que j’ai fait toutes mes classes du primaire, en étant la plus jeune. Et probablement, l’une des plus stressées.

Côté santé tout va bien jusqu’à la quatrième année. Environ deux mois avant la fin de l’année, l’institutrice m’envoie au tableau pour faire le calcul d’une multiplication compliquée. Elle sait que j’en suis capable. N’arrivant pas à me concentrer, nerveusement, je serre le bas de ma jupe. Elle me parle, mais je ne l’entends plus. Je ressens une douleur au cerveau. Il me semble que ma tête va éclater. Subitement, ma main droite s’agite nerveusement: j’ai une première crise d’épilepsie.

Du jour au lendemain, plus rien n’a été pareil. Dans les années 1960, l’épilepsie est un sujet tabou. Peu à peu, et sans le vouloir, médecins, famille et amis me cantonnent dans un petit univers, où ma «maladie invisible» devient le personnage principal.

On s’informe plus d’elle que de moi. Je ne comprends pas ce qui m’arrive. Un neurologue m’a dit : “L’épilepsie c’est comme porter un âne sur ses épaules.” Oui, l’épilepsie c’est lourd à porter, ça c’est vrai ! Lorsque j’ai quinze ans, un autre neurologue compare cette fois l’épilepsie à «une brique que l’on reçoit sur la tête». Pas plus qu’on ne sait quand une brique peut nous tomber sur la tête, l’épilepsie ne prévient pas elle non plus. 

Apprendre à vivre avec l’épilepsie

Dans les années qui ont suivi, je n’acceptais pas d’avoir des crises tonico-cloniques (ce qu’on appelle «le grand mal»). Lorsque cette maladie invisible survient sans crier gare, mes jambes se dérobent sous moi et je me retrouve par terre, en m’agitant. La nuit, pendant mon sommeil, les crises me font tomber de mon lit.

Je voulais vivre normalement. Ne plus tomber et ne plus avoir à prendre des médicaments. Les spécialistes que je vois disent tous que j’en prendrai toute ma vie. Alors, à l’âge de 16 ans, je fais une tentative de suicide. En pleurant, seule dans la salle de bains, j’avale tous les comprimés de mysoline et de phénobarbital. Je ne sais pas comment ma mère me découvre.

Lorsque j’ouvre les yeux, je suis à l’urgence et deux infirmiers me forcent à boire une grande quantité d’eau. Ma mère, qui se culpabilise déjà parce que les neurologues ont établi que l’utilisation des forceps à ma naissance est responsable de mon état, me reproche le lendemain de ne pas avoir pensé à ma famille en posant ce geste. Puis, les années passent.

Le cerveau épilepsique s’emballe

En 1992, me voilà enfin de retour à l’Institut neurologique de Montréal. Je dis «enfin», car je suis allée environ 40 fois au Centre hospitalier de l’université de Sherbrooke en moins d’un an pour être candidate à une opération au cerveau, les docteurs devant d’abord prouver que l’on ne peut pas me guérir. Et de «retour», car j’y suis hospitalisée une première fois en 1991 pendant sept semaines.

Le soir de mon admission, on me coupe les cheveux au rasoir. Pendant que mes cheveux tombent sur le plancher, je pleure. Le lendemain, je suis sous anesthésie locale, lorsque le Dr André Olivier, neurochirurgien, me perce trois petits trous dans mon crâne. Peu de temps après, un « frame » est fixé à la hauteur du haut de mon front avec trois petites tiges de métal, pour passer un scanner.

L’enregistrement intracrânien a lieu quelques jours après. Peu de temps avant la chirurgie, on me tond à nouveau les cheveux, mais cette fois à ras le crâne. Pendant l’opération qui dure environ sept heures, le Dr Olivier, perce plus de 30 petits trous dans mon crâne et insère autant d’électrodes dans mon cerveau.

Durant un mois, la tête recouverte de pansements, les électrodes attachées au câble branché dans le mur, je vis en permanence dans mon lit. Braquée sur moi, une caméra vidéo enregistre mes crises lorsqu’elles se produisent.

L’enregistrement intracrânien permet de déterminer que mon centre épileptique est frontal et temporal. Une opération serait trop risquée. Pour moi, c’est une grande déception.

La vie continue… Si c’était à refaire, je referais le même cheminement qui m’a conduite à l’Institut neurologique de Montréal. Car suite à cette implantation d’électrodes, mon neurologue a procédé plusieurs fois à des changements de médicaments. Et sept ans plus tard, j’ai complètement cessé d’avoir des crises de jour et de nuit.

Réapprendre à vivre sans l’épilepsie

Autant il m’avait fallu m’habituer à vivre avec l’épilepsie, autant j’ai dû m’habituer à vivre sans elle. Cela n’a pas été facile contrairement à ce que l’on pourrait croire. Car dans les premiers temps où je n’ai plus eu de convulsions, le doute de recommencer à en avoir m’accompagnait tous les jours. Réapprendre à vivre sans l’épilepsie est une étape très importante, à la fois pour la santé mentale et physique. Je me suis efforcée de la chasser de mes pensées et de mes conversations.

Car la vie, pour chacun et chacune d’entre nous, c’est beaucoup plus que l’épilepsie, l’asthme, ou le diabète. Le temps m’a appris qu’il ne faut pas laisser trop de place dans notre vie à nos problèmes de santé. Nous avons une identité personnelle avec de multiples facettes. À nous d’en développer quelques-unes.

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Témoignage sur l’implication bénévole

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Sang en poudre: appliquer sur la plaie pour une guérison optimale

Sang en poudre: appliquer sur la plaie pour une guérison optimale

(Amélie Daoust-Boisvert – Agence Science-Presse) – Le magazine New Scientist rapporte qu’un brevet a été déposé pour une poudre fabriquée à partir de sang qui accéléra la guérison des plaies. Matin pressé, le rasoir dérape un peu, le sang perle dans la coupure. Petit état d’alerte et les réactions en série de la coagulation se déclenchent. Un caillot se forme finalement et le saignement cesse. Les plaquettes, de petites cellules sanguines, restent prisonnières d’une maille protéique dans la plaie et forment le caillot. Les plaquettes stimulent également la libération de facteurs de croissance, des molécules qui motivent la guérison. Fern Tablin, de l’Université de Californie, propose de filtrer le sang pour en isoler les plaquettes, et d’ensuite les congeler à sec avec des stabilisants pour une guérison accélérée.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Nouveau traitement contre la leucémie et le cancer

Nouveau traitement contre la leucémie et le cancer

(Amélie Daoust-Boisvert, (Agence Science-Presse) — Le mariage de la médecine et des mathématiques pourrait renforcer les chances de guérison des personnes atteintes de leucémie, selon un article paru dans l’édition du 20 juin de PLOS Computational Biology. « Avec ce modèle mathématique, donnez-moi 100 patients différents et je répondrai par 100 plans de traitement personnalisés », promet Doron Levy, de la Stanford Medical School. Le modèle mathématique de Levy suggère d’administrer un vaccin contre la leucémie au moment précis où la réponse immunitaire du patient s’affaisse. Lorsqu’on administre le médicament, la réaction immunitaire antileucémie augmente graduellement. Elle atteint son apogée, et élimine en grande partie les cellules cancéreuses. Alors devenues rares, elles ne stimulent plus les défenses immunitaires, qui s’affaiblissent. Malheureusement, c’est à ce moment que les cellules cancéreuses développent une résistance qui rend la thérapie inefficace. En fouettant le système immunitaire avec un second traitement — un vaccin — à ce moment précis, le traitement pourrait faire la différence entre la rémission et la mort.

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À la rencontre des Kallawaya, la médecine traditionnelle bolivienne menacée

 
 

À la rencontre des Kallawaya, la médecine traditionnelle bolivienne menacée

Agence Science-Presse, Mélanie Robitaille

Il se cache, dans les hameaux entourant le village Charazani, un trésor en voie de disparition. C’est à cet endroit, au milieu des Andes boliviennes, que vivent la plupart des derniers Kallawaya, ces médecins herboristes traditionnels, reconnus par l’UNESCO depuis 2003, comme patrimoine oral et immatériel.

Environ 80 % de la population bolivienne aurait consulté, au moins une fois dans sa vie, un Kallawaya. Les gens s’y réfèrent pour leur approche plus cohérente avec leur culture que la médecine contemporaine, pour le prix plus abordable, pour la langue et les croyances communes.

Leur approche se base sur des connaissances et des croyances pour prévenir, diagnostiquer et traiter les maladies. Selon eux, la santé passe par l’association du monde spirituel et de la nature, d’où leur grande dévotion envers la Mère Terre, la Pachamama. Elle leur procure ce dont ils ont besoin, les herbes et plantes médicinales poussant naturellement en abondance.

Un traitement prodigué par un Kallawaya demande ainsi foi et patience. Selon ces médecins, la guérison est d’abord un état d’esprit. Ils considèrent dans leur traitement les aspects physique, émotionnel, psychologique et spirituel des malades et leur associent plantes, psychothérapie et rituels d’offrandes.

Selon le ministre Victor Cáceres, responsable de l’éducation et des sciences, ce respect de la nature fait partie de la culture bolivienne. Et les savoirs ancestraux des herboristes sont la fierté du pays. Il nomme même la médecine traditionnelle comme leur expertise scientifique distinctive.

Une médecine qui se fragilise

Chacun des villages de la région a son école Kallawaya. La médecine traditionnelle se transmet aussi de père en fils dans une langue connue d’eux seuls, le boquen. Selon Crispin Calancha, Kallawaya dans le petit village de Chari,  » il faut connaître les plantes, leur préparation et la posologie.  »  Certains médecins connaissent les propriétés de plus de 5 000 espèces. Et comme beaucoup de Kallawaya, il a appris son métier en accompagnant son père. À 45 ans, il a déjà 20 ans de pratique derrière lui. Ses fils l’imiteront.

Selon le directeur de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, la reconnaissance des Kallawaya font écho à  » l’urgence ressentie de protéger ce patrimoine compte tenu des menaces que font peser sur eux les modes de vie contemporains et les processus de mondialisation.  »

Des efforts de sauvegarde des connaissances et de la culture Kallawaya existent. En plus des livres qui consignent les propriétés des plantes, un documentaire Living Heritage : The Shamans of the Incas a été tourné par l’Autrichien Richard Ladkani. Présenté en Europe, le film raconte la vie de Aurelio Ortiz Huaricallo. Rencontré à Charazani, ce médecin dit participer à plusieurs ateliers donnés chaque année à l’université à Cochabamba, avec 80 autres Kallawaya venant de 36 ethnies dispersées en Bolivie. Ils échangent sur leurs connaissances, leurs rites, leurs musiques, leurs habits, pour fortifier leur culture face au courant d’extinction qui les mine.

En quittant Chari, on ne peut cependant que remarquer les ouvriers installant des fils électriques aux poteaux récemment plantés. Ils ne sont plus qu’à quelques jets de pierre des premières maisons. La lumière, mais surtout la télévision, arrivent.

Chaque Bolivien connaît une histoire de guérison par un Kallawaya, propre ou proche. Même la doyenne de la faculté de pharmacie et de biochimie de l’Universitad Mayor de San Andrés de La Paz met sa confiance en leur expertise. Il y a 25 ans, une concoction de feuilles de kiswara, un arbuste de l’Altiplano bolivien, a arrêté la progression d’arthrite déformante chez la Dr Wilma Strauss. À chaque année depuis, elle répète le traitement préventif.  » À mon âge, ma mère avait les mains difformes. Pas moi. « , raconte-t-elle.

Rituel d’offrandes aux divinités

Le  » milluchar « , un rituel kallawaya pour la chance, accompagne les guérisons, protège les voyageurs, appelle ou arrête la pluie, garantit de bonnes récoltes ou bénit une nouvelle construction. Avant la cérémonie, de même pour les consultations, le Kallawaya revêt son poncho rouge distinctif, le pocaponcho. Il porte en bandoulière son sac rouge orné de pièces de métal, le chuspa. Il y met des feuilles de coca séchées à mastiquer avec lesquelles il peut lire le futur. S’ajoute ensuite son grand sac multicolore rempli d’herbes séchées, le kapachu. C’est ainsi que les Kallawaya marchent de village en village pour prodiguer leurs soins. Ils quittent leur famille souvent pendant plusieurs mois. S’ils utilisent désormais les moyens de transport pour aller dans les grandes villes, ils restent les seuls médecins à atteindre plusieurs coins reculés à pied.

Pendant la messe blanche de plus de deux heures, Crispin Calancha enchaîne prières et incantations à voix basse, meublées par la disposition d’offrandes. Dans de petites assiettes roulées en laine d’alpaca et en coton, il dépose feuilles de coca, gras de lama, brindilles de plastique multicolores, pétales de fleurs, morceaux de sucre, noix… Il asperge le tout d’alcool à l’aide d’un oeillet. Tous ses gestes sont empreints de lenteur, de totale présence. Il invoque les  » após « , les esprits suprêmes en langue indigène quechua. En terminant, un feu consume les offrandes dans le parfum suave du bois d’eucalyptus.

Pour en savoir plus :

Kallawayas sin fronteras (en espagnol)

http://www.redindigena.net/kallawaya/

UNESCO

Patrimoine oral et immatériel

www.unesco.org

Autres textes sur la santé.

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent “Le Choc des Cultures”. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.