Environnement et guerre du pétrole

Incohérences et conflits d’intérêt

Ministère des Ressources naturelles

Colin McGregor – prison de Cowansville. Dossier Chronique d’un prisonnier

Pétrole Colin McGregor journalisteDes lampadaires géants, hauts de 30 mètres, transforment la nuit profonde de ce coin des Cantons de l’Est en un jour orangé perpétuel. Les parents du coin utilisent cet éclairage vif pour détourner leurs enfants du crime: «Qui voudrait vivre là?», disent-ils à leurs enfants apeurés en pointant du doigt la lueur à l’horizon, la lueur qui ne s’éteint jamais.

Ça doit demander beaucoup d’énergie pour éclairer une prison fédérale. Au Québec, le coût de l’énergie augmente, mais il demeure encore bas comparé à d’autres endroits où l’électricité accapare une bonne portion du budget des familles et des entreprises.

Je me dis qu’il n’y a pas de réponse facile. Entre protection de l’environnement, énergies nucléaire, solaire, gaz de schiste… Les voitures électriques semblent idéales, mais il faut produire de l’électricité pour les nourrir et dans la plupart des cas, elle doit être produite en brûlant du pétrole et du charbon. Quand les lumières me gardent éveillé, la nuit, et que je me souviens du temps où le Canada est allé en guerre pour onze barils de pétrole.

Nous sommes en 1990, et mon travail de journaliste pigiste ne suffit pas à payer les factures. Le Montreal Daily News ne m’appelle pas assez souvent. Je vais alors travailler à Ottawa au ministère des Ressources naturelles. J’ai beaucoup écrit à propos du pétrole et du gaz. On m’engage comme chargé de communications dans le dossier du pétrole et du gaz et je vais travailler pour le gouvernement du Canada. Je m’attends à joindre une grande équipe, peut-être même un étage complet de rédacteurs.

Mais je me retrouve dans un cubicule sans fenêtre, dans un édifice à bureaux surplombant le lac Dow à Ottawa. Et il n’y a que moi, je suis le seul et unique responsable des communications pétrole et gaz du gouvernement.

Et il n’y a même pas assez de travail pour occuper mes journées. Les prix du pétrole sont bas. Personne ne s’intéresse aux Albertains. J’écoute la radio et potine avec mes voisins de cubicule, qui écrivent à propos des mines et de l’énergie atomique. L’été s’étire lentement.

Un matin d’août, à la radio, on annonce que l’Iraq vient d’attaquer le Koweït. Saddam Hussein a lancé ses troupes à travers le désert pour envahir son voisin riche en pétrole. Comme ça, à l’improviste. Je suis le seul à écouter la radio dans l’édifice. On ne nous permet pas de regarder la télévision. Et Internet n’existe pas encore.

Je vais voir mon patron: «L’Iraq vient d’envahir le Koweït. C’est à la radio!»

Impossible, me dit-il, Saddam est notre meilleur allié au Moyen-Orient. Mais juste au cas, va raconter tes chimères au directeur de la politique pétrolière. Laisse-moi et va le déranger.

Je vais le déranger. Impossible, me répond-il. Après quelques autres bureaux, j’abandonne.

Deux heures plus tard, mon téléphone sonne. Maintenant, j’ai deux tâches:
1. Faire circuler une lettre du ministre adjoint que tous les chefs de service doivent signer, déclarant croire que l’Iraq a envahi le Koweït;
2. Découvrir combien de pétrole nous vient de ces deux pays.

La lettre circule. Chaque visage est rouge. Je vais voir la dame brusque et sarcastique qui dirige le bureau des statistiques. Son bureau est situé juste à côté de la salle des cartes où je prends mon repas et mes pauses. Nos magnifiques cartes en quatre couleurs du Moyen-Orient datent des années 1950. Les pays portent leurs noms coloniaux. Le Yémen se nomme «le Protectorat d’Aden».

La dame et moi fouillons parmi des tas de documents provenant de sociétés pétrolières nous informant de l’origine de leurs importations. C’est un système basé sur la «confiance». La plupart des sociétés mentent. Heureusement, celles qui prennent leur pétrole en Iraq et au Koweït sont parmi les rares à ne pas mentir.

Nous nous penchons sur des colonnes de chiffres. En 1989, le Canada a importé 10 barils de pétrole de l’Iraq. Personne ne sait au juste pourquoi. Du Koweït, nous avons importé un seul baril, d’un type rare de pétrole qu’on ne trouve que dans ce pays et qui sert à lubrifier les lentilles de télescopes hautement performants.

Je retourne chez moi par autobus, ce soir-là, en sueur, fatigué et en retard pour le souper.

Quelques jours plus tard, nous allons en guerre pour défendre les réserves mondiales d’énergie. Nous rejoignons une coalition pour chasser Saddam hors du Koweït. Pour la liberté et la démocratie. Et pour onze barils de pétrole.

Vos commentaires sur Environnement et guerre du pétrole

Autres textes sur Chronique d’un prisonnier

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle La relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Maintenant disponible en anglais: Love in 3 D

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Vos commentaires sur Environnement et guerre du pétrole

Quand les virus chassent les immigrants

Quand les virus chassent les immigrants

(Agence Science-Presse) – Guerre et épidémies, même combat : c’est la théorie du biologiste Randy Thornhill, qui a constaté que les cultures deviennent davantage xénophobes là où les épidémies sont nombreuses.

Une épidémie devient en effet un prétexte facile pour blâmer —et chasser— les étrangers, ce qui est souvent le premier pas vers un véritable conflit avec eux. Thornhill et ses collègues de l’Université du Nouveau-Mexique s’appuient sur une analyse des causes de 125 guerres civiles.

Autres textes sur Immigration

Intégration d’un Arménien au Québec

Fraudes et abus: immigration Québec

Immigration difficultes à retardement

Les aînés pure laine à la rencontre des néo-aînés

Jean Charest, les détournements de fonds, l’immigration et la publicité

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,

La guerre: bénéfices pour l’être humain

La guerre: bénéfices pour l’être humain

(Agence Science-Presse) – Et si la guerre avait un impact bénéfique sur l’évolution de l’humanité? La théorie, dérangeante à souhait, permet pourtant un consensus entre psychologues, anthropologues aussi bien que primatologues, écrivait récemment le New Scientist. Ces dernières années en effet, des recherches disparates ont suggéré par exemple que pour que nos ancêtres développent un esprit de coopération, il leur a d’abord fallu être de bons guerriers; une recherche récente a également établi que des joueurs de criquet vivent une montée de testostérone quand ils battent l’équipe d’un autre village, mais pas quand ils battent leurs rivaux du même village. Au cours d’un congrès sur les «origines évolutives de la guerre», qui avait lieu à l’Université de l’Oregon en octobre, des biologistes ont rappelé que des comportements belliqueux existent chez les chimpanzés, et qu’il s’agit probablement de quelque chose qu’eux et nous partageons avec un ancêtre commun.

 

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Le Net en temps de guerre!

Le Net en temps de guerre!

Matthieu Burgard

 

(Agence Science-Presse) – Devant l’impossibilité d’effectuer des fouilles sur le terrain, des archéologues australiens ont identifié 463 nouveaux sites archéologiques au sud-ouest de l’Afghanistan… grâce au logiciel Google Earth!

Confinés dans leur laboratoire depuis 2007, le doctorant David Thomas et ses collègues de l’Université La Trobe à Melbourne se sont heurtés à de multiples problèmes administratifs et de sécurité, les empêchant de travailler hors de Kaboul, la capitale afghane. Voulant explorer le site archéologique de Jam – classé patrimonial par l’UNESCO — sans être accompagnés par un contingent armé, ils s’en sont vus refuser l’accès par le gouvernement local.

Menaces terroristes

La route menant à Jam étant particulièrement dangereuse et la garde armée faisant des scientifiques des cibles de prédilection pour les milices terroristes, l’équipe de chercheurs a préféré rester dans son laboratoire. Frustrés, les archéologues se sont mis à explorer le site sur leurs ordinateurs, à l’aide du logiciel de localisation. Ils y ont découvert des vestiges de villages, des mosquées, des fortifications, des canaux d’irrigation et de camps nomades datant possiblement de la dynastie Ghaznavide (entre le 10e et le 12e siècle). Les chercheurs souhaitent évidemment retourner rapidement à Jam pour préserver du pillage le riche héritage de cette région.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Images de Kinshasa pour le public québécois

Images de kinshasa pour le public québécois

François Richard

image

L’artiste et travailleur communautaire originaire de la République Démocratique du Congo Paul Henry Kiese présente pour la deuxième à Montréal son exposition de photographies et de montages vidéos: Kinshasa dans le regard de Paul Henry Kiese. Les oeuvres pourront être admirées du vendredi 20 mars au jeudi 26 mars 2009, au Centre social d’aide aux immigrants, situé au 6201 rue Laurendeau, dans le quartier Ville-Émard (métro Jolicoeur).

La vie au Congo

Les photographies de Paul Henry Kiese illustrent la vie quotidienne à Kinshasa, une ville secouée par les flots de réfugiés, victimes de la guerre dans l’est du Congo, qui y débarquent, l’absence de services publics et la brutalité de forces de l’ordre corrompues. L’artiste ne s’appesantit toutefois pas sur les misères quotidienne des Kinois. Il laisse une large place dans son exposition aux aspects plus positifs, notamment les cérémonies de mariage, de la vie dans sa ville natale. Son emploi de travailleur communautaire auprès des jeunes de la rue à Kinshasa a permis à Paul Henry Kiese de porter un regard compatissant et averti sur les réalités d’une ville en pleine mutation.

Un artiste et travailleur communautaire

L’histoire de Paul-Henry Kiese sera contée plus en détail dans l’édition de juin de Reflet de Société. Les lecteurs pourront alors faire plus ample connaissance avec cet artiste qui se bat quotidiennement pour assurer aux enfants de Kinshasa un avenir meilleur. Son travail auprès des jeunes de rue montréalais sera aussi évoqué. Rendez-vous en juin.

Pour visiter la page Facebook de Paul-Henry Kiese, cliquez sur le lien.

LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE SUR LES IMAGES DE KINSHASA.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Guerre: robot capable de tuer

Guerre: robot capable de tuer

(Agence Science-Presse) – Les robots-soldats, capables de prendre eux-mêmes la décision de tuer, sont-ils à nos portes? Quelques experts nous assurent que oui. Un groupe pense avoir trouvé la parade: les interdire en vertu du traité international qui bannit les mines antipersonnel!

Les robots-tueurs : la toute dernière menace militaire, prévenait le mois dernier Noel Sharkey, roboticien à l’Université Sheffield, en Angleterre. C’est qu’après les drones, ces avions automatisés qui relèvent déjà de l’histoire ancienne, l’armée américaine teste d’ores et déjà un genre de char d’assaut, armé et capable de franchir tous les obstacles. Il sera commandé à distance. Mais qui sait si la génération suivante ne pourrait pas prendre ce genre de décision de manière autonome?

C’est donc cette dernière possibilité que veut tuer dans l’oeuf l’organisme britannique Landmine Action, né de la lutte contre les mines antipersonnel. Le traité qui les interdit, signé par 150 pays, pourrait s’appliquer à ces machines, assure l’organisme.

Mais elle existe presque, selon le New Scientist. De tels robots en effet, seraient technologiquement similaires à la dernière génération des bombes à fragmentation contre lesquelles Landmine Action et d’autres groupes font d’ores et déjà campagne : elles explosent dans l’air, libérant des dizaines de petites bombes qui descendent en parachute puis — c’est là qu’est l’innovation — utilisent leurs détecteurs infrarouges pour n’éclater qu’à proximité des sources de chaleur — parmi ces sources, les humains.

De la même façon, résume le directeur de la recherche chez cet organisme, Richard Moyes, nous ne voulons pas de robots qui prendront des décisions sur les combattants et les non-combattants. »

On se demande bien quel ingénieur voudrait concevoir de tels robots de la mort. Peter Kahn, chercheur en « robots sociaux » à l’Université de Washington à Seattle, propose carrément aux roboticiens de cesser d’accepter des fonds des militaires pour leurs recherches. Petit problème, souligne aussitôt le New Scientist: aux États-Unis, le gros de la recherche en robotique est financé par le Pentagone…

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-l-queb CD de musique Soul, R n B., Hip Hop. Rappeur et rap music de Bu The Knowledgist, L’Queb, HD, Marilyn, Ol1KU. 9,95$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Les James Bond du ciel

Les James Bond du ciel

(Agence Science-Presse) – Pour les amateurs d’espionnage : un livre retrace l’histoire des satellites-espions depuis les années 1950, et spécule sur l’impact qu’ils pourraient avoir pour empêcher de futurs conflits. L’impact qu’ils ont peut-être d’ores et déjà eu, affirme l’auteur, Pat Norris, dans Spies in the Sky: en dévoilant des mouvements de troupes censés rester secrets, les satellites auraient permis de tuer dans l’oeuf des guerres potentielles…

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-roberto-mayerjours-de-nuit Poésie urbaine. Jours de Nuit. Roberto Mayer. 11,95$

Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
 
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

De la guerre à la paix

De la guerre à la paix

Agence Science-Presse– Isabelle Burgun

Des journalistes, habillés en treillis, commentent les opérations militaires de la journée. Les reportages « de terrain », réalisés par des équipes de télévision lors du débarquement américain en Irak, ont suscité un profond malaise chez de nombreux téléspectateurs. Ces journalistes en pays de guerre mais aussi les militaires appelés à réaliser des travaux de reconstruction et les femmes qui participent à la reconstruction du pays constituent les trois volets du champ vaste de la gestion humanitaire qu’a étudié Gérard Verna, professeur de management international de l’Université Laval.

Ce spécialiste de la gestion humanitaire et de la coopération internationale dirige actuellement une thèse de doctorat qui se penche, sur la base des expériences de Bosnie et du Rwanda, sur le comportement des journalistes face à un drame humanitaire. «Il est nécessaire de réfléchir sur le rôle de ces « super journalistes ». Au Rwanda, par exemple, tous les journalistes ont pris position sur une base ethnique », relève-t-il.

Quand l’observateur devient acteur

« Nous voulons connaître le passage du journaliste au militant, le procédé liminal – et donc préconscient – qui va lui faire choisir son camp et par la même occasion, qui va lui faire tourner le dos à l’objectivité qui caractérise sa profession », explique le professeur Verna.

Sur le terrain, les témoignages sont toutefois difficiles à recueillir, particulièrement au Rwanda où il s’avère physiquement dangereux de questionner le nouveau pouvoir en place. « Mon étudiante, Annie, a de grande difficultés à faire son travail, les journalistes sont terrorisés » rapporte même le chercheur. Prendre position reste encore périlleux, surtout sur le terrain.

Malgré les écueils, la voix des journalistes porte loin et différents organismes tentent de se l’approprier. Par exemple, l’OTAN déploie actuellement une campagne de propagande en Afghanistan, par le biais de stations de radios – CJ-POTF, Radio RANA 88,5 FM – pour changer son image auprès de la population civile.

Armée humanitaire et femmes de terrain

La coopération entre les civils et les militaires dans l’aide humanitaire est le thème d’un récent ouvrage du professeur Verna. Ce dernier livre d’une série consacrée à la gestion humanitaire, à la paix et au désarmement, et qui devrait paraître bientôt, se penche sur les relations entre la population et les militaires, particulièrement lorsque ces derniers effectuent des actions humanitaires.

« Ils ont démontré leur efficacité et les gros moyens dont ils disposent lors du dernier tsunami de décembre 2004. Mais c’est un mélange des genres corrupteur », relève Gérard Verna. En effet, depuis les attentats du 11 septembre, le virage militaire de la gestion des catastrophes humanitaires s’est accentué.

Cette « militarisation » de l’action humanitaire a de nombreux effets pervers dont celui de compromettre les conditions de travail des gens qui œuvrent dans les ONG. « Lorsque celui qui reconstruit porte un fusil dans son dos, nombreux sont ceux qui ne voient que le fusil », souligne le chercheur. Ce qui expliquerait une partie de la recrudescence de la violence faite contre les civils.

Et la paix, lorsqu’elle revient, peut-elle être un moteur pour la prospérité ? C’est ce que soupçonne Gérard Verna qui dirige aussi une seconde thèse sur la prise de conscience des femmes qui, dans un pays en reconstruction, décident de sortir de la survie quotidienne pour jeter les bases d’une activité plus rémunératrice.

« Il s’agit aussi de cerner ce qui motive les femmes qui se lancent en affaires. Le retour à la paix pourrait être une motivation supplémentaire dans leur démarche », explique le professeur. Pour dépasser la survie, pour oublier la guerre.

Pour en savoir plus sur les travaux de Gérard Verna et la gestion humanitaire

À feuilleter

Gérard Verna a publié une série de trois ouvrages aux Presses de l’Université Laval.

L’action humanitaire du Canada, 2004

Faire la paix, 2005

DDR : Démobiliser, désarmer et réinsérer les combattants, 2006

À visiter

Site personnel de Gérard Verna

http://www.fsa.ulaval.ca:80/personnel/vernag/

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

L’avenir dans les feuilles de thé… équitables !

Merci de visiter notre Boutique équitable

L’avenir dans les feuilles de thé… équitables !

Agence Science-Presse – Nicole Castéran

Dossiers Commerce équitable, cartes anniversaire et Calendrier 2012

Ces deux sachets de thé racontent deux histoires bien différentes. L’un provient d’une grande plantation, l’autre d’une coopérative.

Un thé au goût amer

Le Sri Lanka est le troisième producteur de thé au monde. Dans la région montagneuse du centre du pays, s’étendent d’immenses plantations appartenant à des sociétés multinationales privées. De nombreuses familles y travaillent dans des conditions proches de l’esclavage. « Leur vie est un véritable enfer, s’exclame Nada, le coordonnateur de l’organisme d’aide local HDO. Ces hommes et ces femmes ne gagnent pas de quoi se nourrir. Pourtant, l’industrie du thé est très rentable ».

Un seul repas par jour

Vissaraji cueille des feuilles de thé neuf heures par jour. Elle doit en récolter 18 kilos chaque jour pour obtenir son salaire complet. Son mari travaille à l’usine de thé. « Nous faisons un seul vrai repas par jour : du riz au cari, explique-t-elle. Et comme la plupart des familles ici, nous mangeons à crédit à partir du 20 de chaque mois. »

Les employés sont logés dans des bâtiments délabrés et insalubres, sans fenêtres, au beau milieu des plantations. Grands et petits respirent ainsi les pesticides épandus en quantité sur les théiers. L’organisme Entraide universitaire mondiale du Canada vient en aide à ces familles en les renseignant sur leurs droits et sur les précautions à prendre pour préserver leur santé.

Thé équitable, toi ?

Dans la région de Kandy, également au centre du pays, 350 petits producteurs de thé se sont regroupés au sein d’une coopérative, appelée SOFA. Ils mettent leurs forces en commun pour cultiver du thé biologique. Grâce au commerce équitable, des organisations comme Equita, d’Oxfam-Québec, leur achètent leur production à un prix sept fois plus élevé que le marché régulier : 0,15 $ le kilo de thé, plutôt que 0,02 $. Mais comme ces paysans possèdent peu de plants sur leur petite parcelle, ils ne deviennent pas riches pour autant.

La solution : de nouvelles branches

Pour cultiver « bio », les membres de la SOFA doivent observer des règles bien strictes : pas d’engrais, ni d’insecticides chimiques, ni de brûlis *. Ingénieux, ils ont découvert qu’en plantant des arbres à cannelle et diverses épices au milieu de leur lopin de thé, ils éloignaient les insectes nuisibles. Encore mieux : Equita leur achète maintenant ces épices biologiques : poivre noir, clou de girofle, cannelle, cari, muscade et gingembre ! Les paysans ont aussi planté des légumes et des fruits pour leur consommation personnelle.

Les grands avantages du commerce équitable

Equita et les autres organisations de commerce équitable versent aussi à la coopérative de l’argent pour la construction de toilettes, l’achat de nouveaux plants, l’approvisionnement en eau potable, la formation, etc. Les femmes ont appris, par exemple, à confectionner des boîtes en feuille de palme pour emballer le thé. Ce travail leur rapporte plus que la culture du thé elle-même ! De fil en aiguille, les membres de SOFA trouvent ainsi des moyens d’améliorer leurs conditions de vie. C’est là l’intérêt du commerce équitable.

Le Sri Lanka en bref

Superficie : 66 000 km2 (Un peu moins que le Nouveau-Brunswick – 72 000 km2)
Population : 20,7 millions d’habitants
Capitale : Colombo
Espérance de vie : 74 ans (80 ans au Canada)
Ce pays connaît la guerre depuis 30 ans. En 2004, il a été durement touché par le tsunami.

Le thé est la deuxième boisson la plus bue au monde après l’eau. Le thé noir et le thé vert proviennent des mêmes feuilles. C’est la manière de les traiter qui diffère : on fait fermenter les feuilles pour obtenir le thé noir alors qu’on les torréfie pour fabriquer le thé vert.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

Le livre est disponible au coût de 10,00$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.