Les sites d’injection supervisée au Québec

Les sites d’injection supervisée au Québec

Robin Drevet         Dossiers MTS-Sida, Toxicomanie, Alcool et drogue, Vancouver, Site d’injections supervisées , Itinérance

Suite à l’article de Raymond Viger sur le site d’injection supervisée à Vancouver dans le volume 16 numéro 6 de septembre dernier, Reflet de Société s’est intéressé à la possible ouverture d’un tel service au Québec. Puisque toxicomanie et transmission du virus sont en lien direct, cet article fait partie du dossier sur le VIH.

Les sites d’injection supervisée sont destinés aux consommateurs de drogues par injection (héroïne, crack…) pour leur fournir un cadre plus sécuritaire que la rue. Pour comprendre où en est ce processus, nous avons rencontré Jean Sébastien Fallu, président et fondateur du GRIP (Groupe de Recherche et d’Intervention Psychosociale), et professeur adjoint à l’école de psychoéducation de l’Université de Montréal.

Les toxicomanes restent dans l’ombre

Lors de la semaine de prévention sur la toxicomanie au Québec, du 16 au 22 novembre 2008, des bénévoles du GRIP ont fait signer une pétition pour l’ouverture d’une piquerie au Québec. Au contraire de la campagne de dépistage du cancer du sein, cette semaine de prévention est passée inaperçue. «Le problème, c’est que les toxicomanes attirent moins d’empathie que des personnes atteintes du cancer. On considère ces derniers comme non responsables de leur état, ce qui d’ailleurs est vrai», explique le professeur Fallu.

Pourtant, la toxicomanie est un problème réel et très présent au niveau de la Santé Publique au Québec. Alors pourquoi ces tabous?

Site d’injection supervisée: précisions

Il faut d’abord savoir ce qu’est exactement un site d’injection supervisée. C’est un endroit propre où se procurer des seringues neuves. Ce qui permet de prévenir la transmission de maladies comme l’hépatite C ou le VIH, évite les risques de surdoses entrainant souvent le décès, et aussi réduire les nuisances publiques créées par les toxicomanes. Ce genre de centre met aussi à disposition une assistance pour ceux qui veulent s’en sortir, comme sur le site de Vancouver qui allie à la fois piquerie et centre de désintoxication.

«L’opinion publique n’est pas informée des problématiques concernant la toxicomanie. Une étude a démontré qu’après une campagne de sensibilisation sur les difficultés rencontrées par cette population, 53% des personnes interrogées étaient en faveur de l’ouverture d’un tel site», dit Jean Sébastien Fallu.

Besoin des intervenants et des toxicomanes

Au Québec, il y a une forte demande, à la fois des intervenants et de la clientèle, avec un certain consensus de tous les organismes, pour l’ouverture d’une piquerie. Même le Programme National de Santé Publique établi par le Ministère de la Santé Publique et des Services Sociaux du Québec préconise l’ouverture d’un site d’injection supervisée. M. Fallu explique l’imbroglio politique autour de cette question. Philippe Couillard, ministre de la santé de 2003 à 2008, avait donné son accord pour ouvrir ce site. Seulement, son successeur, le docteur Yves Bolduc, n’a pas repris cette initiative. Bien qu’après réflexion il se soit montré plus flexible, il ne peut revenir complètement sur sa décision par peur de perdre la face.

Site d’injection supervisée: problème politique ou éthique

Le problème est-il politique ou éthique? Car des problèmes éthiques sont à considérer. L’ouverture d’un tel site encourage-t-il la consommation de drogues? Légitime-t-on cette dépendance? On peut répondre à ces interrogations que, malgré toutes les politiques répressives mises en place dans de nombreux endroits, la consommation n’a pas reculé. Aux États-Unis il apparaît clairement que la politique répressive n’a pas fonctionné. Dans les années 70, environ 2% de la population américaine avait déjà testé une drogue. Aujourd’hui, sous l’approche répressive, on estime que la proportion de gens qui ont goûté à la drogue est passée à près de 46%.

Aujourd’hui, l’approche rappelle la politique du moindre mal à savoir des centres d’échanges de seringues, la distribution de kits sains avec seringue neuve et préservatif.

Jean Sébastien Fallu résume bien la situation au Québec, qui peut s’appliquer d’ailleurs un peu partout, en citant un politicien luxembourgeois: «On sait ce qu’il faut faire concernant la drogue, mais on ne sait pas comment être réélu après.»

Reflet de Société, Vol.17, No 2, Février/Mars 2009, p.25

À lire aussi : Insite de Vancouver: site d’injection supervisée

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Une visite au Spectre de rue

Une visite au Spectre de rue

Sophie Moreau-Parent, stagiaire en intervention au Café-Graffiti

Dossier ToxicomanieProstitution et Sexualité, Itinérance

Je suis allée visiter le Centre de jour Spectre de rue dans l’après-midi du jeudi 8 janvier 2009. Suite à ma participation à un de leurs ateliers de poésie, j’ai pu me familiariser avec l’organisme et ses différents services. Au Spectre de rue, il y a un centre de jour, un centre fixe, du travail de rue, du travail de milieu, le projet TAPAJ et le projet Hépatite C. Tous ces services se retrouvent au même endroit, soit au coin de la rue Ontario et De la Visitation.

Cet organisme naît dans les années 1980 sous un autre nom et se transforme jusqu’en 1994, où l’ajout du site fixe et du centre de jour le font renaître sous le nom de Spectre de rue. Ce centre a plusieurs mandats: «Prévenir et réduire la propagation des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), du VIH/Sida et des diverses formes d’hépatites; sensibiliser et éduquer la population et le milieu aux réalités de ces personnes pour favoriser leur cohabitation et soutenir les démarches de nos membres vers la socialisation et l’intégration sociale (Spectre de rue, 2009).»

Sensibiliser la rue

La clientèle du Le Spectre sont des personnes marginalisées de 16 ans et plus qui habitent le territoire du centre-ville de Montréal et qui ont des difficultés liées à la toxicomanie, à la prostitution, à l’itinérance et à la santé mentale. Le centre de jour est un endroit de répit ou les gens de la rue peuvent venir passer du temps, poser des questions et répondre à des besoins divers. Il y a une infirmière qui est présente 2 après-midi par semaine.

Le site fixe s’occupe de la distribution de matériel d’injection/d’inhalation afin de prévenir la propagation d’infections transmises par le sang. De plus, ils récupèrent les seringues utilisées dans les rues de Montréal. Les intervenants du volet travail de rue se plongent directement dans le milieu des individus qui vivent des problèmes et les accompagnent dans leur cheminement.

Du la rue à la communauté

Le travail de milieu diffère grandement du travail de rue. Cet axe de l’organisme le représente au sein de la communauté en général. Ces intervenants informent et sensibilisent les gens sur les phénomènes qui sont vécus par les gens qui fréquentent Le Spectre de rue.

D’autre part, TAPAJ est un projet divisé en trois étapes qui permet aux gens de la rue de faire du travail rémunéré à la journée. De cette manière, ils peuvent subvenir à leurs propres besoins. Même si cet argent n’est suffisante pour répondre à leurs besoins que pour une courte période de temps, cette aide est grandement appréciée par les bénéficiaires et permet de les encourager à continuer à gagner leur propre sous. Enfin, le projet Hépatite C offre des activités d’information et de sensibilisation pour vivre en santé même s’ils sont atteints de cette maladie.

Une intervention valorisante

Ma visite au Spectre m’a été très agréable. J’ai pu discuter avec plusieurs personnes qui ont vécus des expériences très différentes de moi et qui en ont long à raconter. L’approche de réduction des méfaits et d’empowerment valorisés par cet organisme m’ont beaucoup plue. La réduction des méfaits, pour être plus exact, c’est une «approche centrée sur la diminution des conséquences négatives de l’usage des drogues plutôt que sur l’élimination de l’usage. (Spectre de rue, 2009)» Tandis que l’empowerment, c’est d’intervenir de sorte à redonner le pouvoir aux gens qui ne croyaient pas nécessairement en avoir. En fait, c’est de les aider à réaliser qu’ils ont le pouvoir de décision et de choix, qu’ils sont les acteurs les plus importants dans leur vie.

La valorisation de ces deux approches est très réaliste et efficace en ce qui concerne le milieu et la clientèle du Spectre de rue. Tous les intervenants m’ont accueillie à bras ouverts et remplie d’enthousiasme. Même extrêmement occupés, ils ont pris un moment pour m’expliquer leur rôle dans l’organisme. J’ai pu percevoir les efforts constants de ces intervenants et tout le temps qu’ils consacraient aux gens qui fréquentent le centre. Je compte y retourner au printemps pour offrir mon aide lorsqu’ils ramasseront les seringues souillées du quartier. Faute de temps, je ne sais pas si je pourrai retourner passer des après-midi en compagnie de ces charmants individus. Par contre, je peux assurément affirmer que j’ai passé de beaux moments à jaser de tout et de rien, à bricoler et à faire de la poésie avec les gens du centre.

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Les prisons, le Sida et l’hépatite C

Les prisons, le Sida et l’hépatite C

Dossier Prostitution, MTS-Sida, Chronique du prisonnier et Sexualité.

Dans le quotidien La Presse du 9 janvier, Denis Lessard nous présente un article intitulé: « Le nombre de prisonniers infectés atteint des niveaux alarmants ».

Une étude nous apprend qu’un prisonnier sur quatre a consommé de la cocaine en prison, 4% des prisonniers ont reconnu avoir pris de la drogue par injection et plus d’une fois sur deux, ont admis avoir partagé leur seringue avec un autre détenu. Le rapport de recherche a été transmis au ministre de la Sécurité publique au début 2005. En plus de l’échange de seringues, le tatouage est aussi une source de transmission des virus.

Si l’on se fie à ce sondage, la prostitution à l’intérieur des prisons est presque absente, seulement 1%, mais le tatouage en rejoindrait 40%.

Ces informations ont été remises au ministre de la Sécurité publique du Québec au début 2005. Est-ce que le ministre de la Sécurité publique du Canada a été mis au courant de cette étude? En décembre 2006, lorsque le ministre Stockwell Day a refusé un programme d’échange de seringue avait-il cette information datant de 2005? Notons aussi qu’un programme sécuritaire pour le tatouage en prison avait aussi été abandonné en 2006.

En ce qui concerne la prostitution en prison, un article que nous avions publié dans Reflet de Société sur un prisonnier traitant de la sexualité en prison nous dit que la prostitution est plus fréquente que ce que le rapport mentionne ici:  « Plusieurs détenus utiliseront le service des jeunes prostitués de façon si discrète que vous ne pourrez jamais deviner leur penchant. La honte, la peur qui les grugent de l’intérieur les empêchent de sortir du placard ».

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Un virus de la papaye comme vaccin

Un virus de la papaye comme vaccin

Agence Science-Presse, Amélie Daoust-Boisvert

Une équipe de chercheurs de l’Université Laval vient de mettre au point une technologie versatile qui pourrait servir de base à l’élaboration d’une nouvelle génération de vaccins : des vaccins faits du virus modifié de la mosaïque de la papaye ! On pense y avoir bientôt recours pour prévenir des maladies pour lesquelles il n’existe toujours pas de vaccin ou pour lesquelles le vaccin traditionnel — par exemple contre l’hépatite C, le VIH ou la grippe saisonnière — est d’une efficacité discutable. Cette technologie, décrite dans les périodiques scientifiques Journal of Virology, Virology et Journal of Immunology, pourrait même traiter certains cancers par immunothérapie.

C’est la première fois que la transformation d’un virus de plante permet de produire un vaccin qui catalyse une puissante réponse immunitaire lors de tests chez la souris, tant pour la production d’anticorps que pour le déclenchement d’une réponse cellulaire. Cette capacité à enclencher les deux branches du système immunitaire est inédite en vaccination.

Cette biotechnologie médicale pourrait pallier, dans les années à venir, aux déficiences des vaccins actuels qui ne sont pas toujours une panacée.  » Pour un virus végétal, c’est de loin celui qui aura été le plus caractérisé pour la vaccination « , souligne Denis Leclerc, le virologue du Centre de recherche en infectiologie du CHUL à la tête de l’équipe à qui l’on doit cette découverte. Le virus de la mosaïque de la papaye aurait un potentiel impressionnant pour devenir la meilleure plateforme vaccinale à base de virus végétal et dépasser en efficacité des vaccins traditionnels.

Le virus de la papaye est répandu en Bolivie, au Pérou, aux États-Unis, au Mexique et au Venezuela, mais la proportion de plantes atteintes varie d’une région à l’autre. Celles-ci présentent des taches sombres sur leurs feuilles, car le virus entraîne la nécrose, la mort cellulaire. Comment un virus de fruit exotique peut-il être porteur de si grands espoirs? Les virologues et les immunologistes ont commencé à s’y intéresser à cause de sa forme, qui explique une bonne part de son succès vaccinal. Il s’agit d’un bâtonnet flexible formé de plusieurs copies d’une seule protéine, arrangées en spirale. « C’est un signal d’alarme pour le système immunitaire, car il n’y a pas de protéines semblables chez l’humain », explique Denis Leclerc. Même si ce virus déclenche une alarme au sein de notre corps, il ne présente aucun risque de provoquer une maladie.

L’astuce consiste à se servir de ce signal provoqué par le virus de la papaye pour attirer les cellules immunitaires. En modifiant ce virus pour qu’il porte à sa surface des morceaux d’autres microbes, comme le virus de la grippe, non seulement la guerre immunitaire est déclarée au virus de la papaye, mais aussi aux nouveaux microbes. Le virus de la papaye sert donc d’allié pour diriger le combat vers une autre cible.

Plusieurs vaccins traditionnels contiennent déjà ces additifs, les adjuvants, qui bonifient la réponse immunitaire. Ici, le virus de la papaye sert d’adjuvant puissant aux morceaux de microbes qui y sont apposés. En plus, selon le virologue, ce pourrait bien être l’adjuvant le plus puissant et le plus sécuritaire à ce jour. Il envisage l’adaptation du vaccin papaye pour combattre plusieurs virus, et même certaines bactéries, et ce, en une seule dose.

La puissance de ce nouveau vaccin réside en sa capacité à activer le deuxième régiment du système immunitaire, la réponse cellulaire. En effet, en plus de la stratégie bien connue des anticorps, le système immunitaire produit des cellules « tueuses » spécialisées. Leur mission : reconnaître les cellules infectées de notre corps et les détruire pour éviter la propagation de l’infection. Des collaborateurs de Denis Leclerc, les chercheurs Réjean Lapointe, du CHUM, et Alain Lamarre, de l’Institut Armand Frappier, ont montré que le virus de la papaye est capable de mettre en branle ce deuxième régiment dans des cellules humaines.  Il y parvient en utilisant un mécanisme encore méconnu et inhabituel mis au jour récemment par une autre équipe montréalaise. C’est la première démonstration que des virus de plante modifiés peuvent entraîner cette puissante réponse. Grâce à elle, la plateforme papaye pourrait servir à combattre des infections chroniques et des cancers par l’avènement de nouveaux traitements d’immunothérapie comme l’espère Réjean Lapointe, oncologiste.

La technologie est au point en laboratoire et les tests préliminaires chez la souris donnent d’excellents résultats sans effets secondaires. En plus, les vaccins papaye pourraient être stockés pour de longues périodes sans réfrigération, ce qui constitue un avantage majeur. Toutefois, la mise en marché de vaccins innovateurs est un processus long et surtout coûteux. Selon Denis Leclerc, il peut en coûter de 400 à 500 millions de dollars avant qu’un vaccin ne soit offert à la population. Ce long périple est nécessaire, puisqu’un vaccin doit être d’une sécurité absolue. À ce prix, difficile de financer ceux destinés à des maladies sévissant surtout dans les pays du tiers monde. Il reste encore beaucoup de travail pour en arriver à un traitement contre le cancer ou vaccin universel. Denis Leclerc a confiance qu’un financement industriel permettant les tests cliniques nécessaires émergera d’ici deux ans.

Autres textes sur la santé.

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De la campagne à la ville: pot, cocaine et Hépatite C

De la campagne à la ville: pot, cocaine et Hépatite C

Témoignage de Pikajo   Dossier Drogue, alcool et toxicomanie

Je suis née à la campagne, j’étais pour ainsi dire une petite fille modèle, je ne dérangeais pas beaucoup, je ne parlais pas fort…Quand on est la dernière d’une famille de cinq, avec un tempérament comme le mien, on devient vite invisible. Lorsqu’on est déménagés en «ville», j’avais 11 ans, j’étais très naïve et surtout très gênée.

Je me suis quand même fait de nouveaux amis. Surtout une, qui était, paraît-il, comme moi avant notre rencontre. Alors, avec ma nouvelle chum et sa sœur, un peu plus vieille, on a exploré le pot et le hasch. Naturellement, on est devenues toutes les deux des adolescentes rebelles et très curieuses envers tout ce qui était défendu.

Début de la toxicomanie

Rendue à la polyvalente, je fumais pratiquement tous les jours. Ça n’allait pas fort à l’école et j’étais presque toujours absente.  La plupart du temps, ma famille ne savait pas où j’étais ni ce que je faisais.

C’est sûr que durant mes années d’adolescence, dans le monde que je côtoyais, il m’est arrivé plusieurs mésaventures: être initiée par des motards, être violée à l’âge de 13 ans…  Toutes ces choses, je les ai vécues en les confiant seulement à ma meilleure et fidèle amie.

Premier amour

À 16 ans, je suis tombée amoureuse d’un type très sérieux, plus vieux de quelques années. Comme il travaillait, nous sommes allés vivre ensemble. Mes parents croyaient que mes problèmes étaient du passé et moi aussi. Je travaillais et je jouais aux quilles le samedi. Aux yeux de mes proches, sans vivre le bonheur parfait, j’étais entrée dans le moule. Cependant, j’étouffais dans cette situation…  À 19 ans, j’ai plié bagage et c’est là que ça c’est gâté…

Amour et toxicomanie

Dans un bar clandestin, j’ai connu un homme dans la trentaine, toxicomane, alcoolique et très violent. Avec lui, j’ai appris à me shooter à la cocaïne. La première fois, je ne vous cacherai pas que j’ai adoré ça. Mais, après?  Naturellement, travailler au salaire minimum et se shooter, ça ne fonctionne pas longtemps sans avoir de dettes.

Après quelques années, beaucoup de déboires judiciaires et amoureux, j’ai réussi à me libérer de lui et j’avais arrêté de consommer de la drogue. Mais, j’ai vite recommencé à sortir seule et à me piquer. Je suis allée vivre avec mon vendeur (c’était pratique). Ça n’a duré qu’un mois et demi.

Dans un bar, j’ai fait la connaissance d’un alcoolique abstinent, il m’a dit que si j’étais mal prise, je pouvais l’appeler. L’air de rien, il m’a aussi dit: «Tu vaux mieux que ça.» Sur le coup, je m’en foutais.

Prostitution et toxicomanie

Quelques jours plus tard, j’étais chez mon nouveau dealer et j’y avais passé la nuit à me piquer. Je crois bien qu’il essayait de me pousser à me prostituer pour lui. Pendant un moment d’inattention de la part de mon dealer, je ne sais pas pourquoi moi-même, j’ai appelé ce type, l’ex-alcoolo. Il est venu me chercher à 8 heures du matin sans me demander d’explication. Je suis restée avec lui et je n’ai fait qu’une rechute en 15 ans avec la coke.

Hépatite C

Malheureusement, on ne mène pas ce genre de vie sans que cela laisse des séquelles physiques. En 1996, j’ai appris que j’avais l’hépatite C. J’ai été prise en main par un excellent médecin.

La morale de cette histoire: le pot inoffensif?  pas pour tout le monde. Je crois pour ma part qu’il l’est de moins en moins.

Je vous lègue mes écrits car c’est tout ce que j’ai. Mais attention! je rebondis et je crois que je suis prête à demander de l’aide avant d’avoir 40 ans. Entre-temps, je me suis remplie de livres de psychologie et ça me redonne confiance. J’ai aussi découvert que j’avais des talents cachés. Et surtout, je lis Le Journal de La Rue et ça me fait du bien. Merci!

Mes auteurs: Dan Millman, Lise Bourbeau, Anthony Robbins et plusieurs autres. Une petite pensée: L’amitié commence dans le plaisir et continue aussi dans la joie et non dans la souffrance.

Autres textes sur Alcool et drogue.

 

 

 

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