Justice sociale: avocats pro bono recherchés

Pour mettre de l’ordre dans notre société

Mordre des mollets

Raymond Viger  Dossiers JusticePolitique

Jean_Drapeau_et_Pacifique_Plante_1954Malgré plusieurs efforts pour nettoyer la corruption, je ne suis pas convaincu que notre société fonctionne pour le meilleur.

Après Jean Drapeau et Pacifique Plante dans les années 1950 qui ont tenté de nettoyer Montréal, toutes sortes de commissions d’enquête ont suivi telles la CECO en 1972 ou plus récemment la Commission Charbonneau.

On y voit et entend d’énormes scandales. De quoi faire dresser le poil sur tout mon corps. Des crimes gros comme le bras, mais sans jamais d’accusation formelle. Des réseaux criminels qui continuent leurs opérations en toute impunité. En bout de ligne, ces efforts de nettoyage sont-ils vain et inutiles?

Certains diront que pour chaque tête mafieuse coupée une autre prendra aussitôt sa place. Peut-être. Mais à force de faire du ménage, on peut espérer que le crime organisé s’affaiblira, n’aura pas le temps de s’incruster. De plus, combien de combines illégales sont possibles parce que des fonctionnaires se disent que c’est la façon de faire, que tout le monde le fait, que personne ne se fait prendre, que même s’ils se font prendre ils auront eu le temps de mettre suffisamment d’argent de côté pour que ça en vaille la peine? En nettoyant régulièrement mais surtout énergiquement, certains fonctionnaires n’oseront peut-être pas se mouiller, rendant plus difficile certains abus.

utopistes-economie-finance-revolte-bourse-seat-in justiceSi on veut une société juste et équitable, c’est la Justice qui doit être notre outil pour atteindre l’objectif. Il nous faut donc avoir accès à des avocats pour taper sur les doigts de ceux qui les ont trop long. Une façon légale et démocratique de montrer notre mécontentement quand le gouvernement ne réussi pas à le faire.

Parce que si nous ne pouvons pas avoir accès à des moyens légaux pour faire entendre nos voix, il ne restera que des moyens violents pour atteindre une justice sociale.

Lorsqu’il n’est pas payant pour les autorités politiques de légiférer et d’agir pour atteindre une justice sociale, il faut que la démocratie les force à revenir à leur mandat premier. Une saine gestion de la société dans un objectif d’équité et de justice.

Ce ne sont pas les armes qu’il nous faut lever contre l’autorité. Cela ne ferait que justifier la répression et l’usage de la force policière.

C’est une armée d’avocats qu’il nous faut lever.

Archimède voulait un point d’appui pour soulever le monde. Moi je veux des avocats pour le changer.

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Autres textes sur Justice

Liberté… Un sourire intérieur

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Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

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Environnement: tomates aux biogaz

Dossier Environnement.

Des tomates aux biogaz

André Dumont (Agence Science-Presse)

Chauffer une serre et produire des tomates douze mois par année, avec de l’énergie générée par… des déchets! À Saint-Étienne-des-Grès, en Mauricie, c’est maintenant réalité. Les tomates Savoura, dont toute la stratégie de marketing s’appuie sur le goût, croissent à un jet de pierre d’un site d’enfouissement.

L’image est surréaliste: un camion décharge sa benne, quelques mouettes survolent un compacteur à déchets aux roues de métal dentées et en arrière-plan, une immense serre de verre.

Dans les coulisses, le portrait est tout autre. Des équipements dernier cri servent à collecter les biogaz, les nettoyer et les brûler pour garder au chaud des plants de tomates pendant l’hiver.

Depuis l’automne dernier, la plus grande et la plus récente des Serres du St-Laurent est chauffée au gaz méthane (CH4) produit par les micro-organismes qui digèrent les déchets. Une première au Québec.

Valorisation des biogaz au Québec

Le captage des biogaz dans les sites d’enfouissement se pratique depuis une trentaine d’années en Amérique du Nord. Au Québec, le captage est obligatoire depuis l’édiction, en 2005, du Règlement sur l’enfouissement et l’incinération de matières résiduelles.

Dans la plupart des dépotoirs, on se contente de brûler les biogaz au sommet d’une torchère, le transformant ainsi en gaz carbonique (CO2). Un mal pour un bien, puisque plus de la moitié de ces gaz de rebuts est composée de méthane, un gaz, dont l’effet de serre, est 21 fois plus puissant que le CO2.

En 1996, le Complexe environnemental de Saint-Michel, à Montréal, et le site d’enfouissement de BFI, à Lachenaie, devenaient les premiers au Québec à valoriser les biogaz en produisant de l’électricité.

En Mauricie, les Serres du St-Laurent font un usage direct du potentiel énergétique des biogaz. Ils sont tout simplement brûlés dans d’immenses chaudières, pour chauffer l’eau qui circule dans une serre grosse comme dix terrains de football.

La technologie au service du développement durable

Le captage et le nettoyage du gaz représentent, à eux seuls, un défi technologique. À la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie (RGMRM), le technicien en génie mécanique Dany Laforme gère de près la pression dans le réseau de puits qui ponctue les plus anciennes cellules de déchets du site.

Il s’agit d’aspirer la bonne quantité de gaz, pour éviter de nuire à l’action des bactéries. On doit ensuite déshumidifier le gaz, à l’aide d’un ingénieux système de condensation, puis en retirer le soufre dans de grandes cuves.

«C’est le meilleur exemple de développement durable, affirme Dany Laforme. Avec des déchets qui autrement pollueraient, on produit des tomates!»

Le Québec en retard sur l’Europe

La valorisation des biogaz au Québec accuse un sérieux retard, surtout si l’on se compare à l’Europe. En Allemagne et en Autriche, plusieurs villes et villages chauffent leurs édifices publics à l’aide d’usines de méthanisation de biomasse (maïs, résidus de bois et autres). Les biodigesteurs qui carburent au méthane du fumier sont légion dans les campagnes.

Les biodigesteurs agricoles sont encore rares au Québec. Contrairement à son équivalent ontarien, Hydro-Québec n’offre pas de prime pour ce type d’énergie verte.

Vu le faible prix de l’électricité au Québec, les seuls projets envisagés sont ceux qui incluent une utilisation sur place de l’énergie produite, comme celui des tomates Savoura.

Les Serres du St-Laurent vont plus loin. En brûlant les biogaz le jour, on récupère le CO2 issu de la combustion pour en nourrir les plants de tomates alors en pleine photosynthèse. On stocke l’excès de chaleur dans l’eau d’un réservoir d’un million de litres pour l’utiliser la nuit, quand le froid s’installe!

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Hydro-Québec et la voiture électrique

Hydro-Québec et la voiture électrique

DOSSIER ÉQUITERRE

Équiterre réagit aux propos du ministre Claude Béchard et d’Hydro-Québec à propos des voitures électriques

«La voiture électrique a sa place dans une stratégie de réduction de la dépendance au pétrole. Cette stratégie passe d’abord par un transfert modal vers les transports collectifs et actifs, puis par une réduction de la distance des déplacements. Dans ce contexte, le parc de voitures que nous aurons dans 10 ans devra être plus petit, beaucoup plus performant et beaucoup moins polluant, ce que permettra le déploiement de technologies comme celles qu’amène la voiture électrique.

Bien que la voiture électrique est l’une des solutions qu’il faut mettre en place, l’objectif n’est pas de remplacer les embouteillages d’automobiles sur l’échangeur Turcot ou l’autoroute Laurentienne par des bouchons de voitures électriques», explique Hugo Séguin, coordonnateur du programme Choix collectifs chez Équiterre.

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Les hauts et les bas du recours collectif contre Loto-Québec

Les hauts et les bas du recours collectif contre Loto-Québec

Raymond Viger, Dominic Desmarais

Dossiers Gambling et jeu compulsifLoto-Québec, Publicité

La crise économique va demander un gros effort de la part de tout le monde. Le gouvernement, on s’en doute, aura besoin de tout l’argent qu’il peut aller chercher. Ce qui risque d’augmenter la pression sur ses vaches à lait que sont la SAQ, Hydro-Québec et Loto-Québec. Qui va payer? Beaucoup trop de gens qui n’ont pas les moyens.

Je questionne régulièrement Loto-Québec et son impact sur la population. Ce n’est pas d’hier que le sort des joueurs pathologiques me tient à cœur. Celui de leurs proches également. Mais j’ai l’étrange impression que Loto-Québec, malgré ses belles publicités, ne s’en préoccupe pas tellement.

Dans ce numéro, notre journaliste Dominic Desmarais fait un bref récapitulatif du recours collectif de joueurs pathologiques contre notre vénérable institution du jeu. Je dis bref, car comment transposer en quelques pages 6 ans et demi de procédures judiciaires? Et nous n’en sommes qu’au début!

Recours collectif contre Loto-Québec

Le recours, qui a débuté en 2001, est devenu un procès depuis octobre dernier seulement. Il s’agit d’une première mondiale. C’est la toute première fois qu’un tribunal est appelé à se prononcer quant à la responsabilité d’une institution du jeu sur la maladie de jeu pathologique. Une première mondiale qui, si elle fait jurisprudence, aura un impact… mondial! Malgré l’ampleur des enjeux en cours, êtes-vous au courant? Très peu de médias en parlent. Après tout, cette maladie, qui touche directement plus de 100 000 personnes, qui à leur tour touchent directement leur entourage, n’est pas aussi croustillante que le gangstérisme et les procès reliés aux Hells Angels. Alors on en parle peu. D’autant plus que le procès se déroule à Québec, un village pour le nombril montréalais des médias.

Loto-Québec en profite…

On en parle peu, de ce premier recours mondial mais, étrangement, on voit beaucoup, depuis l’automne, les publicités de Loto-Québec qui vante son jeu responsable. La télé et les journaux en sont bien nourris. Loto-Québec, si elle ne peut acheter un jugement, a tout de même les moyens de s’acheter une belle personnalité.

On en parle peu, aussi, en raison du droit. C’est que le juge qui entend la cause, Gratien Duchesne, ne veut pas qu’on en parle. Cette cause lui appartient, il peut décider de tout. Les procès sont ouverts au public? Pas de problème. Mais ce public n’aura pas le droit d’ouvrir la bouche pour en parler au dehors. Car le juge Gratien Duchesne a émis une ordonnance de non publication pour les citoyens qui ne sont pas des journalistes reconnus. Le citoyen serait-il trop con pour rendre compte de ce qu’il pourrait entendre et voir lors de ce procès? Je n’ai pas de réponse. Le juge ne s’est jamais expliqué. Il est seul à le savoir.

Loto-Québec n’aurait pu demander mieux. Quelle image aurait-on d’elle, après avoir entendu les témoignages de détresse de ces gens malades de jeu pathologique? Je me questionne sérieusement. Peut-on débattre, en société, de ce problème qui nous interpelle tous? Ne sommes-nous pas tous concernés par ce problème de société qui met en cause non pas seulement Loto-Québec, mais surtout celui qui tire les ficelles, le grand boss, c’est-à-dire le gouvernement? Ils veulent des joueurs responsables? Je leur propose à la place des citoyens responsables! On réglerait bien d’autres problèmes ainsi.

Joueurs pathologiques mis en sourdine

En matière de jeu pathologique, la première action à prendre est d’informer. Les gens doivent savoir qu’il est possible de développer une dépendance au jeu. Et qui de mieux pour nous informer que ceux-là même qui vivent cette détresse? Le juge Duchesne réalise-t-il l’ampleur de la maladie de jeu pathologique, l’ampleur de la détresse des gens qui témoignent devant lui?

Même la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ), qui délivre les permis pour les appareils de loterie vidéo, reconnaît le problème relié au jeu. Même la Régie reconnaît l’importance d’informer et de sensibiliser les gens. La Régie s’inquiète d’ailleurs de l’impact de ces joueurs sur leurs enfants. En 2004, son président, dans une allocution, reconnaissait que «ce sont les comportements de jeu des parents qui influencent le plus les comportements de jeu des jeunes.» C’était il y a 4 ans!

Et aujourd’hui, alors qu’il se présente une occasion en or de sensibiliser TOUT le monde, particulièrement nos enfants, on préfère balayer le problème sous le tapis. Faudra-t-il attendre que 500 000 de nos jeunes développent la maladie de jeu pathologique, pour agir? Pourquoi attendre? Pour de l’argent? Nous n’en avons pas les moyens. Mais pour le savoir, il faudrait entendre parler de ce recours…

Ressources pour le jeu compulsif:

Gamblers Anonymes et Gam-Anon (514) 484-6664 ou 1-800-484-6664
Narcotiques Anonymes
(514) 249-0555 ou 1-800-463-0162
Nar-Anon
(514) 725-9284
Alcooliques Anonymes
(514) 376-9230

Textes sur le Gambling et jeu compulsif:

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

DVD prévention gambling et jeu compulsif

Être le conjoint d’un gambler

Le prix à payer pour devenir un gambler

La Sérénité pour un joueur compulsif

Biz Locolocass et le gambling

Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

Did Tafari Bélizaire, casino, jeu compulsif et suicide

Jeux de cartes entre amis

Statistiques du pile ou face

Responsabilité de Loto-Québec

Reflet de Société, Vol.17, No 2, Février/Mars 2009, p.4

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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Avant que le viaduc ne tombe

Avant que le viaduc ne tombe

Agence Science-Presse – Isabelle Burgun

L’effondrement du viaduc de la Concorde, à Laval, aurait-il pu être évité ? Les experts de la commission d’enquête, présidée par Pierre-Marc Johnson, relevaient le 10 juillet dernier que de nombreuses inspections avaient montré de nombreuses fissures dans la structure. Le viaduc était en piètre état depuis près de 15 ans !

Conclure à la négligence n’est toutefois pas si simple. « L’échangeur Turcot montre également de nombreuses fissures, mais elles ne sont pas sur la partie qui travaille. Il possède un cœur sain », précise Gérard Ballivy, titulaire de la Chaire Industrie-CRSNG sur l’auscultation des structures de béton. Sans s’avancer sur l’état du viaduc de la Concorde, qui fait l’objet d’un travail d’enquête, le directeur du groupe de recherche en auscultation et en instrumentation (GRAI) rappelle que tous les ponts et autres viaducs du Québec ne font pas l’objet de surveillance.

Seuls 10 % le seraient en raison de leur histoire, de leur fonction ou encore de leur achalandage. Et seulement une trentaine d’entre eux, soit près de 1 %, nécessiteraient une intervention à court terme, laquelle incombe au propriétaire de l’ouvrage.

Un problème de granulats

Si le béton est un matériau solide, il présente aussi de nombreux défauts au cours du temps : fissures, craquelures, morceaux qui se détachent, etc. Ces problèmes proviennent de la nature même du béton. Il se compose d’une pâte de ciment et de près de 60 % de graviers et autres cailloux, appelés granulats.

« Ces granulats sont souvent plus gros que les défauts que l’on recherche. Ils ont des propriétés différentes du ciment. C’est un handicap surtout dans les ouvrages architecturaux » relève Gérard Ballivy. C’est pour cela que de nombreux ouvrages sont sous surveillance constante à l’aide d’une foule d’instruments reliés à un ordinateur central. Entre 300 et 400 appareils épient ainsi le Stade Olympique de Montréal. « Ils vérifient les déplacements du toit qui monte en été et descend en hiver, l’arbre du mât, les fissures dans la structure ». Pourtant la surveillance du stade, et de son drôle de mât, s’avère moins compliquée que celle du Biodôme. « En raison de sa grande voûte » dit le directeur du GRAI.

Le GRAI est l’un des maillons du groupe de recherche et d’étude sur le béton de l’Université de Sherbrooke (GREBUS). Il dispose de vastes installations et d’un équipement de pointe : laboratoire de mécanique des roches, chambre humide, caméra de forage, deux radars, un système de spectroscopie ultrasonore, un système de mesure du potentiel de corrosion, etc.

Toutes les techniques géophysiques et d’exploration minière sont mises à profit lors de l’auscultation des structures de béton, jusqu’au radar permettant de détecter de fines fissures (10 microns) dans les tabliers des ponts. « L’avantage des radars, c’est que l’auscultation ne perturbe pas la circulation. Et pas besoin de forage non plus. On place l’appareil dans le nez du camion et quelques passages à 50 km/h fournissent un diagnostic », explique le chercheur.

Son équipe se penche actuellement sur un gros projet : l’auscultation des écluses de la voie maritime. La Corporation de gestion de la voie maritime du Saint-Laurent est d’ailleurs l’un des partenaires du groupe de recherche, avec notamment Hydro-Québec et le ministère des Transports du Québec. Construites il y a 48 ans, les écluses, longues de 1,5 km sur 15 mètres de large vieillissent d’autant plus vite que les granulats (alcalins) réagissent avec l’humidité et se séparent de la base de ciment (basique) entraînant l’apparition de failles. « Si un bloc de ciment tombe, cela risque de bloquer le trafic durant 2 ou 3 jours et occasionner de nombreux dégâts » explique Gérard Ballivy. Son équipe vérifie donc actuellement ces structures en s’appuyant sur des modèles de simulation de la vitesse de désagrégation du béton. Cette auscultation précède un imposant programme de réparations conjointes Canada – États-Unis prévu pour 2009-2012.

Pour en savoir plus

Groupe de recherche en auscultation et instrumentation (GRAI)

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Un souffle nouveau chez les éoliennes

 

 
 

Un souffle nouveau chez les éoliennes

Agence Science-Presse, André Fauteux

 

C’est en voyant un bol flotter sur son eau de vaisselle qu’un sculpteur de Saint-Jean-Port-Joli a eu un éclair de génie. Armand Robitaille a ainsi solutionné la faille principale des grandes éoliennes à axe vertical. « La déconfiture de la Darius d’Hydro-Québec (le fameux  » batteur à oeuf  » brisé, à Cap Chat) l’avait marqué. Le roulement à billes qui supportait la structure subissait une demande de friction et de poids extrême. Il voulait trouver une solution « , raconte Jean-Pierre Binda, un de ses associés dans la jeune entreprise Turbines éoliennes Vertica, de Sorel-Tracy.

Monsieur Robitaille a inventé une éolienne qui consiste en une turbine 2,5 fois plus large que haute. Quand son diamètre excède 6 mètres, elle est installée sur de l’eau contenue par bâtiment.  » Un mètre cube d’eau peut supporter un poids d’une tonne », souligne M. Binda.

Fin mars, Turbines éoliennes Vertica était invitée par Environnement Canada à installer l’une des deux éoliennes qui seront présentées à la Biosphère en fin de semaine, dans le cadre des activités du Jour de la Terre. Il s’agit d’un modèle de 3 mètres et d’une puissance nominale de 2 kilowatts (kW). L’autre est une éolienne Whisper, du fabricant américain Southern Windpower. Un modèle classique à pales, donc à axe horizontal, d’une puissance nominale de 1,8 kW.

Le nouveau programme éducatif de la Biosphère sur les énergies renouvelables permet pour la première fois au public montréalais de voir deux éoliennes en action. Des spécialistes expliqueront leur fonctionnement et surtout les bénéfices environnementaux d’harnacher le vent pour produire de l’électricité.

 » L’éolienne à axe vertical a la particularité d’être insonore et plus sécuritaire pour les oiseaux puisqu’elle tourne à très basse vitesse « , explique la porte-parole de la Biosphère, Suzanne Blais.  » Sa vitesse de rotation est inférieure à celle du vent, explique Jean-Pierre Binda. Elle a été perfectionnée par l’ingénieur Christian Masson, professeur à l’École de technologie supérieure et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’aérodynamique des éoliennes en milieu nordique. Nous avons doublé sa performance en suivant ses conseils.  »

En effet, selon les calculs de ses étudiants, elle serait environ 50 % plus puissante qu’une éolienne à axe horizontal de taille similaire.  » Son roulement est souple, silencieux et extrêmement fort, dit M. Binda. Totalement ouverte au vent, elle est idéale le long des cours d’eau de la vallée du Saint-Laurent.  »

Une 3 kW, qui coûte environ 15 000 $, produit approximativement 2 300 kilowattheures d’électricité par année dans un vent moyen de 5 mètres/seconde (18 kilomètres/heure). Le groupe environnemental Équiterre songe à installer un modèle de 6 mètres de diamètre sur son futur siège social montréalais.  » L’immeuble sera bâti à l’angle des rues Saint-Catherine et Clark, où le vent est très concentré par les bâtiments avoisinants « , explique M. Binda, un physicien et informaticien qui a fait carrière chez Alcan et Nortel.

Depuis trois ans, quatre associés ont travaillé sans salaire et investi plus d’un million de dollars dans cette éolienne 100 % canadienne. La compagnie installera ses premiers modèles commerciaux sous peu. En juin, une turbine de 5 mètres remplacera celle de 3 mètres à la Biosphère, et une autre sera installée à l’Université Laval cet été. Un modèle de 10 mètres (40 kW) est prévu pour 2008 et un autre de 20 m (200 kW) pour 2009. La turbine est faite de matériaux composites (polypropylène et fibre de verre). Des test seront faits sur des fibres naturelles, tel le chanvre.

Le gouvernement fédéral doit annoncer en grande pompe le 23 mai une aide financière pour cette entreprise qui a le vent en poupe.

Les Journées portes ouvertes se tiendront les samedi et dimanche 21 et 22 avril, de 10h à 17, à la Biosphère, ce musée de l’environnement par excellence. L’entrée est gratuite. www.biosphere.ec.gc.ca

Textes sur l’Environnement et commentaires du rédacteur sur l’Environnement

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Hydro-Québec et les audiences publiques

Hydro-Québec et les audiences publiques.

Parce que je ne suis pas un spécialiste en démocratie et dans les grands dossiers, je me pose des questions que certains qualifieront de très “basic”.

Dans le débat sur l’hydroélectricité et la rivière Rupert, il y a des consultations publiques. Je définis le terme comme étant des consultations pour connaître les différentes positions et propositions du peuple. Malgré que ces audiences publiques sont prévues se terminer en juin 2006, les bulldozers d’Hydro-Québec sont déjà prêts à entrer en action pour la fin de 2006. Finalement, peu importe ce que les citoyens vont dire ou proposer, Hydro-Québec a déjà son plan en tête.

Je me questionne sur l’ouverture d’esprit de ces sociétés d’État qui vont en consultation. J’ai l’impression qu’elles le font parce que la réglementation les obligent, mais que cela ne change en rien à leurs intentions. Elles n’ont nullement l’intention d’avoir une oreille attentive à ce qui est dit.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Fond des générations: un leurre

Fond des générations: un leurre

Pierre Péloquin

«C’est un budget pour l’avenir, pour assumer nos responsabilités envers les générations futures.» Ainsi parlait le ministre des Finances du Québec, Michel Audet, en déposant son budget pour l’année 2006.

Le ministre Audet a créé le Fonds des générations à cette occasion. Sa trouvaille, pour réduire notre dette, nous permettra d’accumuler 30 milliards d’ici 20 ans. Et comment compte-t-il s’y prendre? En demandant à Hydro-Québec de payer des droits sur l’eau utilisée dans la production d’électricité. Les producteurs privés d’électricité versent des droits sur l’eau au gouvernement. Pourquoi notre société d’État ne ferait pas de même? Et comment Hydro réussira à garnir à la fois le Fonds des générations et les coffres de l’État? En misant sur l’exportation d’électricité grâce aux prochains grands barrages et en améliorant son efficacité… Et, fort probablement, par une hausse des tarifs.

La pauvreté du Québec: un leurre?

Le discours omniprésent, en ce moment, est que le Québec est pauvre. Qu’il croule sous les dettes. 118 milliards $, voilà où nous en sommes. Tant les politiciens que les économistes, en passant par les gens d’affaires et les journalistes, nous martèlent de prévisions alarmantes. Ils jouent avec les sentiments de la population: il faut régler le problème de la dette pour le bien-être de nos enfants.

Pourtant, la dette, depuis 8 ans, est passée de 52% à 43% du produit intérieur brut (PIB). Cet indice mesure la richesse que nous produisons. Le PIB, c’est notre pouvoir d’achat. En moins de 10 ans, on a baissé la dette d’environ 10%. Par exemple, un individu qui a une dette de 5 000$ et un salaire de 10 000$, aura davantage de difficultés à rembourser qu’un autre qui doit 10 000$, mais dont le salaire s’élève à 25 000$. Ce dernier a une dette 2 fois plus grande que le premier. Mais son pouvoir d’achat est également plus grand. C’est la même chose pour le Québec. Notre dette augmente – 3 milliards par année -, mais notre richesse s’élève encore plus vite. Parce que notre économie, quoiqu’en di-sent nos élites politiques et économiques, roule bien.

De plus, jamais notre gouvernement avait si peu dépensé dans ses programmes, par rapport à son pouvoir d’achat. Les dépenses sont à leur plus bas depuis les 35 dernières années. Autre fait, les Québécois quittent les classes pauvres. Entre 1998 et 2003, 250 000 Québécois ont amélioré leur sort, quittant les bas-fonds salariaux. Le nombre de riches a également augmenté. La classe des 100 000$ et plus a presque doublé dans le même intervalle.

Et nous sommes pauvres? Non. C’est un mensonge concocté par les élites économiques et politiques. Il y a consensus entre les deux cliques dominantes, le politique et l’économique. Le politique reçoit une nouvelle source de revenus, l’économique accepte, parce qu’il n’aura pas à payer pour les services.

À qui profitera le Fonds des générations?

Les babyboomers sont à l’aube de leur retraite. C’est eux qui ont endetté l’État. Maintenant qu’ils prennent leur retraite, aux frais du contribuable, ils veulent désendetter. Pourquoi? Il va y avoir une baisse considérable du nombre de contribuables. Les statistiques sont claires à ce sujet. Alors les élites craignent pour leurs privilèges. S’il y a moins de travailleurs et que la dette provinciale augmente, qui paiera leurs retraites? Qui paiera pour leurs soins de santé, eux qui vont prendre de l’âge?

La dette est un enjeu uniquement pour les fonctionnaires qui ont une rente assurée par le gouvernement pour les 40 prochaines années. Ces gens ont profité de la Révolution tranquille pour obtenir ce que les générations suivantes n’auront pas: une retraite ou une rente assurée par l’État. C’est pour ça qu’ils veulent la rente naturelle (la taxe sur l’eau) d’Hydro-Québec. Parce qu’elle est plus fiable que les revenus de taxation et d’imposition en raison du bassin des contribuables qui va diminuer.

Que faire des revenus magiques d’Hydro?

Tranquillement, avec le temps, Hydro paie ses barrages comme certains ont terminé de payer leur maison. Avec le prix de l’électricité qui augmente, ça signifie que les surplus de ces barrages, dont l’hypothèque est payée, ne cesseront pas d’augmenter. On appelle ce revenu une rente. On gagne ce revenu sans travailler et sans investir. Surtout, cette forme de taxation, le Fonds des générations, n’a pas d’impacts sur le prix de l’électricité dans le futur. Si Hydro-Québec augmente ses tarifs, c’est uniquement parce que la société d’État veut augmenter ses profits.

Logiquement, cette source croissante de revenus faciles doit supporter les faibles du système de santé plutôt que les élites, qu’elles soient politiques ou économiques. Sécurisons le réseau des CHSLD et les services prioritaires des réseaux locaux. Tout l’enjeu est là. Les stratégies des élites, tant économiques que politiques, consistent à faire payer le peuple ordinaire pour les services de santé aux vieux et aux pauvres.

L’effet sera de dégager des budgets pour de nouveaux services et équipements en santé, principales victimes des resserrements budgétaires. Les élites, sans ce fardeau, pourront se concentrer sur leur tâche d’élite, qui consiste à créer la richesse et non à s’en emparer.

Le désengagement du gouvernement envers le communautaire

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