Immigrants: référendum et vote ethnique

Immigrants, victimes de manipulation

Politique et game référendaire

Raymond Viger Dossier Politique

Jacques_Parizeau référendum vote ethnique élections québecLe 30 octobre 1995, le référendum sur l’indépendance du Québec est défait par 50,6%.  Jacques Parizeau lance sa célèbre phrase pour justifier la défaite:

Par l’argent puis des votes ethniques certains immigrants.

Une phrase qui divise le Québec et crée toutes sortes d’interprétations.

Rappelons les faits. Le Canada a utilisé plusieurs stratégies pour empêcher le vote sur le référendum d’être remporté par le camp du OUI. Un de ces stratagème a été de fortement augmenter l’immigration au Québec dans les mois précédents le référendum.

Si vous êtes un immigrant et que le Canada vous invite dans son pays, il peut être difficile en quelques mois de comprendre tous les enjeux du Québec et de la relation existant entre le Canada et le Québec. Le nombre de vote de ces immigrants de dernière minute, représente approximativement le nombre de vote qui ont fait basculer le référendum vers le camp du NON.

Est-ce qu’on peut accuser les immigrants de ce problème éthique? NON. On peut accuser les politiciens à Ottawa d’avoir manipulé la démocratie et le vote par tous les moyens possibles, en incluant le contrôle de l’immigration, des voyages de Canadiens au Québec pour leur dire que les Québécois sont aimés et bien d’autres moyens…

Les immigrants ne sont que les bouc émissaires dans cette histoire de magouille politique.

Merci à Johnny Skywalker d’avoir porté à mon attention cette injustice.

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Autres textes sur Politique

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Lutte contre l’homophobie

Lutte contre l’homophobie

Lisa Melia……DOSSIERS Homosexualité ET Sexualité

Le 17 mai 1990, l’Organisation mondiale de la Santé retirait l’homosexualité de la liste des maladies mentales. C’est devenu depuis la Journée internationale contre l’homophobie. Une seule journée pour mettre sur le devant de la scène ce qui est un combat de tous les jours pour de nombreuses personnes où beaucoup reste à faire.

affiche_homophobie2009_300px Homosexualité sans frontière

En 2009, le thème est «l’homosexualité n’a pas de frontière.» La Fondation Émergence, qui organise la promotion de cette journée, veut en faire un «événement rassembleur et un moment de convergence des actions de lutte menées contre l’homophobie.»

L’objectif, comme les années précédentes, est de sensibiliser la population aux réalités homosexuelles et aux discriminations existantes dans un but d’information et de prévention. Cette année cependant, l’accent est également mis sur les populations ethnoculturelles et leur perception de l’homosexualité.

Homosexualité et populations immigrées

La Journée internationale contre l’homophobie a connue sa première édition en 2003 au Canada, et l’initiative a par la suite été reprise par des pays comme la Belgique, la France et la Grande-Bretagne, avant de devenir un mouvement effectivement international. Les organisateurs soulignent cette année que bien que l’homosexualité reste discriminée dans les sociétés occidentales, elle est légale et protégée. Or, une partie des immigrants qui arrivent au Canada sont originaires de pays dans lesquels elle est interdite et pénalisée. L’objectif de cette édition est donc de sensibiliser ces populations qui «voient certaines de leurs valeurs propres remises en cause» à leur arrivée. L’idée principale est que l’homosexualité ne connaît pas de frontière et existe partout dans le monde.

Combattre l’homophobie dans tous les domaines

Cette thématique est par ailleurs le dernier volet d’un plan quinquennal visant les secteurs dans lesquels la lutte contre l’homophobie est à mener : la famille, le travail, l’éducation, la santé et les communautés culturelles. Ce sont dans les deux premiers que l’homophobie est la plus présente, rattrapée depuis peu par Internet. Un rapport de l’association française SOS Homophobie affirme que les propos homophobes sur la toile ont été multipliés par trois en quatre ans. En France, la loi Perben II criminalise l’homophobie, aussi bien les actes que les paroles. Encore faut-il faire appliquer la loi, estiment les associations.

La Fondation Émergence veut aussi, grâce à cette journée, montrer les effets dévastateurs de l’homophobie et de l’exclusion, en particulier sur les jeunes. C’est, selon la Fondation, «un phénomène insidieux qui a su se frayer des chemins subtils, discrets et habituellement invisibles», d’où l’importance de la journée du 17 mai pour le dénoncer.

Pour en savoir plus

Le site homophobie.org des organisateurs de la Journée internationale contre l’homophobie.

Un sondage sur l’homophobie au Québec, commandité par Gai écoute.

D’autres textes sur l’homosexualité et l’homophobie

Blogueurs qui traitent de la Journée Internationale contre l’homophobie: Renart L’Éveillé, Le satellite voyageur, Kwad9, Chroniques du jour d’après, Sylvain Gaudreault

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autres textes sur sexualité

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«Ta vie t’appartient»

«Ta vie t’appartient»
Entretien avec Vivian Barbot
Sylvie Daneau, La Marie Debout, Volume 16, no. 3, Février-mars 2008

Dans le cadre du 8 mars, Journée internationale de la femme, Reflet de Société vous présente le texte d’une membre de La Marie Debout, un organisme communautaire dédié à la condition féminine. Sylvie Daneau a rencontré la politicienne Vivian Barbot, une femme pour laquelle elle voue un grand respect.

J’ai connu Vivian Barbot il y a 18 ans. Elle a été ma «prof» au cégep de Victoriaville. En 2002, je l’ai retrouvée à Montréal, alors qu’elle était la présidente de la Fédération des femmes du Québec. Depuis, nous avons gardé le contact. J’ai réalisé cette entrevue pour mieux vous faire connaître la femme profondément humaine derrière la politicienne.

La politique a toujours été présente dans tous les engagements sociaux de madame Barbot et ce, bien qu’elle soit entrée en politique active depuis 2006 seulement. Sa fonction de députée lui permet de se retrouver avec des personnes qui –comme elle– ont à coeur les éléments de changement et d’amélioration de la société. Pour la députée de Papineau, c’est extrêmement important.

«Quand on arrive au Parlement, confie-t-elle, on ne peut pas s’empêcher de penser aux générations de gens qui sont passés avant nous.» D’être l’une des trois cents et quelques personnes qui s’y réunissent, pour une population énorme et diversifiée est, pour Vivian Barbot un privilège. «Cela ne donne pas seulement un sens de l’importance de ce que l’on fait mais aussi du sérieux qu’on doit y mettre. De représenter des gens qui ont mis une petite croix à côté de notre nom, ce n’est pas rien!», s’exclame Vivian, qui trouve cet aspect gratifiant en soi.

Parcours intéressant
Depuis 1967, Vivian Barbot a fait beaucoup de chemin et elle en est très fière. Son parcours de vie, elle le trouve important et significatif  pour la société. «En particulier, précise-t-elle, pour les gens de la communauté haïtienne et les immigrants qui me disent souvent que je leur sers de modèle.» Elle croit qu’il est nécessaire pour les nouveaux venus d’avoir des modèles diversifiés dans le paysage politique québécois.

«Je n’aurais pas pensé, enfant, que je deviendrais députée au Canada.» N’ayant jamais fait de plan de carrière, Vivian Barbot trouve que la vie lui a fait un beau cadeau. «Je dis souvent que l’avantage que j’ai, c’est d’avoir eu une mère qui nous disait : ‘‘La vie, c’est chaque jour. Tu te lèves, tu fais ce qu’il y a à faire et tu le fais de ton mieux.’’ C’est là où cela m’a menée.»

Un boulot exigeant
Dans ce métier où elle travaille tous les jours avec des gens, elle admet, paradoxalement, n’avoir jamais été questionnée sur la solitude qu’elle pouvait parfois ressentir : «On est seul à prendre la décision pour soi, même si on est en groupe. Seul aussi dans les temps où on se déplace d’un lieu à l’autre, pour rencontrer des gens. Cette solitude-là est très présente, parce qu’on n’a ni conjoint, ni enfants, ni famille avec nous. Mais parce qu’on est toujours en action, on n’a pas trop le temps d’y penser.»

La famille passe-t-elle au second plan ? «C’est inévitable», répond la députée, qui apprécie exercer cette fonction maintenant que ses enfants sont grands. C’est un travail sept jours par semaine. Il n’y a pas d’heure. Il faut vraiment y aller selon les priorités politiques», précise-t-elle.

L’exigence du métier laisse peu de place au repos, à la famille et aux amis, du moins pendant la période électorale. Aussi, pour se retrouver parmi les siens, lors d’une semaine plus calme, madame Barbot n’hésite pas à avertir son équipe qu’elle n’est pas disponible cette fin de semaine.

Amour maternel
Fière de sa mère, comme celle-ci l’est de sa fille, madame Barbot se considère chanceuse d’habiter avec elle. Avec admiration, elle raconte : «C’est une femme forte, qui malgré ce que l’on appelle les vicissitudes de la vie, n’a jamais baissé les bras. Elle est toujours restée intègre et nous a légué cela. C’est ce qui nous a permis –à nous ses enfants– de nous accomplir. Et puis, on a eu la chance d’arriver dans un lieu propice, le Québec, qui permet aux gens qui viennent d’arriver de prendre leur place, de se développer. Cela n’arrive pas pour tout le monde, mais moi, j’ai eu cette chance-là. Et j’en suis très reconnaissante.»

Vivian n’a jamais oublié que ses parents l’ont toujours encouragée à se réaliser pleinement dans la vie. Elle cite une phrase que leur père leur disait souvent: «C’est toi qui décides de ce que tu veux faire. Il y a des conséquences si tu choisis une voie plutôt qu’une autre. Mais ta vie t’appartient! En vieillissant, explique Vivian, on apprend à faire la part des choses, mais sans jamais aller à l’encontre de nos principes et de ce que l’on estime être juste et équitable.»

A-t-elle, à son tour, dit à ses enfants «ta vie t’appartient»? «Absolument. Les parents sont là pour guider. Tu ne peux pas savoir où tes enfants vont vivre. Tu ne peux pas savoir quel est leur destin. Ce sont eux qui sont porteurs de ça. On peut guider, mais la décision leur revient.»

«Nous voulons tous que nos enfants se réalisent dans ce qui les intéressent. Qu’ils soient des citoyens honnêtes, par exemple. C’est les principes qu’on leur donne. Puis, avec cela, il faut leur faire confiance. Leur vie ne sera pas la nôtre. Alors, il faut les laisser aller et les laisser découvrir ce qu’il y a autour d’eux. Et qu’ils fassent des choix. Je suis très fière de mes enfants.»

Merci Vivian Barbot.

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Les accomodements raisonnables

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Raymond Viger Dossier Journal de Montréal

Des policières à qui l’on demande d’éviter les juifs hassidim. Un YMCA qui givre ses vitres pour éviter que les jeunes garçons juifs observent les filles en tenue de gymnastique dans les fenêtres. Dans un CLSC, un patient juif passe devant tout le monde parce qu’il doit revenir chez lui pour respecter le sabbat. Dans un autre CLSC, des cours prénataux sont réservés aux femmes pour respecter les traditions musulmanes, hindoues ou sikhs…

Ces événements ont fait couler beaucoup d’encre. Voici un court résumé des articles parus dans le Journal de Montréal du 20 au 22 novembre:

Mario Dumont, soutenu par Jean Allaire le fondateur de l’ADQ, en a profité pour déchirer sa chemise et tenter de se faire un peu de capital politique. André Boisclair déchire la sienne contre Mario Dumont sur le ton et les termes utilisés dans un débat qui méritent d’être fait. Richard Martineau accuse les féministes de rester dans le placard par peur de faire un débat avec les « puissants juifs ». Michèle Asselin, présidente de la Fédération des femmes du Québec lui répond que la liberté de religion est une épineuse question. Tant qu’à Hélène Harvey, présidente du Conseil du statut de la femme, elle refuse de répondre, tandis que la porte-parole, Danielle Beauchemin, mentionne qu’il leur manque des éléments pour débattre d’une question aussi complexe. Pour Françoise David, porte-parole de Québec solidaire, la question mérite d’être débattue calmement. À tout cela, Richard Martineau nous revient en disant que les féministes tournent autour du pot et qu’elles marchent sur des œufs quand c’est le temps de dénoncer les extrémistes juifs ou musulmans. Joseph Facal soutient les propos de Mario Dumont. André Boisclair nous revient en demandant que le débat se fasse pacifiquement et dans le respect des individus.

Ouf! Maintenant que nous avons résumé la position de quelques personnalités qui ont pris la parole dans le Journal de Montréal, reste-t-il encore des choses à dire? Je crois que oui. Plusieurs dénoncent les demandes des intégristes. Là n’est pas le problème. Les intégristes peuvent bien demander tout ce qu’ils veulent. Le problème c’est qu’il y a eu des gens qui ont dit oui à ces demandes. Et cela fait malheureusement parti de notre patrimoine génétique. La peur de déplaire. La peur d’être politiquement incorrect. La peur de nous affirmer. La peur d’ouvrir un vrai débat… Les difficultés que nous pouvons avoir avec les immigrants ne sont que le miroir de ce que nous sommes, dans nos forces et nos faiblesses. Nos positions ne sont pas claires. Nous créons de la confusion dans l’application et l’interprétation de nos règlements. Ce ne sont pas les immigrants et les intégristes qu’il faut condamner. C’est notre capacité à être une société avec des règles précises et notre capacité de les faire appliquer. C’est comme avec les adolescents. Qu’ils ne cessent de demander des privilèges aux parents n’est pas un problème en soi. Les parents qui ne savent pas dire non et de faire respecter ce non, là il y a problème!

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