Immigrants et pensions

Immigrants et pensions

Lisa Melia

Si la France est connue pour ses méandres administratifs et son parcours du combattant de l’immigration, le Canada n’est pas en reste. Plus de 68 000 français vivent au Canada, dont près de 43 000 à Montréal. S’y installer et y vivre est généralement relativement facile (relativement aux autres pays, tels que les Etats-Unis ou la France), il n’empêche que certains connaissent d’importantes difficultés, même une fois établis au Canada.

Pension

C’est le cas de Jean, 65 ans, qui a fait du Québec son nouveau pays d’adoption en 1962. «A l’époque, j’ai pu m’installer et obtenir un visa facilement», raconte-t-il. Originaire de France, il a fondé sa famille, a eu des enfants et s’est intégré sans mal dans la société québécoise. Mais en janvier 2008, les ennuis ont commencés.

Approchant les 65 ans, Jean a reçu le 25 janvier une lettre du gouvernement assortie d’un formulaire à remplir pour une demande de pension. Pour les résidents qui ne sont pas naturalisés canadiens, une procédure spécifique existe en effet pour la retraite. Il faut, pour obtenir une pension, en faire la demande auprès du gouvernement. Bien que résident sur le sol Québécois, il a reçu les documents en anglais, et a donc du solliciter des documents en français, qu’il n’a obtenu qu’après deux tentatives. C’était alors déjà le 30 avril.

Fonctionnaires récalcitrants

Début mai, le gouvernement fédéral l’a recontacté: sa demande avait été bien réceptionnée, mais le montant de sa pension était erroné. S’ensuivit ainsi coups de téléphone et échange de lettre jusqu’en septembre, date à laquelle il fut exigé de sa part des preuves de son statut de résidence légale au Canada et de la date de sa première entrée sur le territoire canadien. Le document attestant de ces informations, dénommé IMM 1000, est détenu et conservé par le gouvernement, auprès duquel il faut faire une demande de photocopie. Fin octobre, Jean poste sa demande, en précisant l’urgence de son dossier: le premier versement de sa pension approche, il a donc besoin de faire accélérer la procédure.

Un manque de communication

En avril 2009, excédé, Jean contacte sa député parlementaire, Mme Folco. Entre temps, le gouvernement lui a renvoyé des papiers, exigeants des précisions ou des informations supplémentaires, ne pouvant lui confirmer le montant exact de sa pension et recevant ses coups de téléphone avec de plus en plus de mauvaise volonté et de moins en moins de respect. Après un second appel à Mme Folco, Jean recevra finalement tous les documents à la mi-mai 2009. «Ce n’est pas normal, dit-il, qu’il faille huit mois pour envoyer une simple photocopie!» Tous les documents dont il avait besoin était déjà détenu par le gouvernement, mais il ne semblait pas y avoir de communication entre les services, d’où une importante perte de temps.

De même, il souligne que les francophones sont pénalisés, car les lignes téléphoniques gouvernementales en anglais sont bien plus rapides et efficaces. Il est surtout scandalisé du comportement des fonctionnaires qui ont reçu ses appels et ses demandes. «Ils se comportent comme s’ils n’avaient aucune responsabilité et tous les droits.»

Jean ignore pourquoi il a été traité comme ça alors qu’il vit au Canada depuis plus de quarante ans. Cette mauvaise expérience est une première pour lui, elle laisse néanmoins penser que s’établir au Canada et y vivre peut comporter des difficultés.

VOS COMMENTAIRES SUR L’IMMIGRATION AU CANADA

 

PUBLICITÉ

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

publicité gamblingDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par Internet: www.refletdesociete.com

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc, H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Entre Québec et Haïti: quelle identité?

Entre Québec et Haïti: quelle identité?

Murielle Chatelier     DOSSIERS REFLET DE SOCIÉTÉ ET Culture

Comme bien des immigrants de deuxième génération – c’est ainsi qu’on nomme officiellement les Québécois nés de parents immigrants – je me suis longtemps questionnée sur mon identité.

Élevée à cheval entre deux cultures, celle de mes parents, originaires d’Haïti, et celle de leur terre d’accueil, j’arrivais difficilement à me définir. Québécoise ou Haïtienne? À 29 ans, cette quête incessante, grandissante et profondément troublante m’a amenée à faire un long séjour dans mon pays d’origine. Six mois à la recherche de mon second moi.

Murielle Cover.jpg Le besoin de partir pour se redécouvrir

 

Les prétextes pour expliquer mon départ soudain vers la terre natale de mes parents furent nombreux. Opportunité d’emploi intéressante, besoin de changer d’environnement, envie de découvrir mes racines… La vérité, c’est que je ne savais plus où j’en étais. Dès mon adolescence, j’ai été marquée par de pénibles remises en question, au point de passer de longues heures à marcher dans les rues, avec mon lourd fardeau de questions sur le dos. Le melting pot des valeurs transmises par mes parents et celles propres à la culture québécoise m’a toujours perturbée et embrouillé l’esprit. Mais c’est lorsque j’ai intégré le marché du travail que cette quête a atteint un point culminant et est devenue intenable.

«Toi, t’es née où?» «Est-ce que tu comptes retourner dans ton pays un jour?» «Depuis combien de temps es-tu arrivée au Canada?» «Comptes-tu t’établir en banlieue comme une bonne partie des immigrants?» Voilà autant de questions auxquelles j’ai eu droit de la part de mes collègues, alors que je suis bel et bien née au Québec, à Montréal. Avant l’année 2007, je n’avais même jamais mis les pieds dans le pays de mes parents. À la longue, ces questions ont fait naître en moi un sentiment de frustration, surtout parce que j’avais toujours évolué dans la même société que mes confrères. Alors, à un moment, je me suis mise à penser que chez moi, c’était peut-être ailleurs.

Se sentir l’étrangère

Au début, quand je suis arrivée à Port-au-Prince, j’étais euphorique. Je sentais qu’on ne pouvait que m’accepter, parce qu’après tout, j’étais une des leurs. Pourtant, j’ai rapidement compris que, pour les Haïtiens, j’étais l’étrangère. Oui, même sans avoir à ouvrir la bouche, on devinait que je n’étais pas du pays. Quand je marchais dans les rues, on me dévisageait l’air de dire: «Oh! Regarde l’étrangère.» Une fois, alors que j’étais assise par terre dans un marché, au milieu des marchandises, un passant m’a montrée du doigt en disant: «C’est une diaspora (c’est ainsi qu’on appelle là-bas les Haïtiens nés à l’étranger).»

Pour survivre, je m’étais déniché un emploi de journaliste dans le plus grand quotidien de la place, Le Nouvelliste. Dans une ambiance de travail des plus décontractées, je me suis fait de nombreux amis. Même si je ne comprenais pas souvent les expressions qu’ils employaient – je maîtrise le créole, mais comme dans chaque culture, les expressions sont très «locales» – les échanges allaient bon train entre nous. Mais là encore, nos mentalités et nos préoccupations respectives étaient si diamétralement opposées que je me sentais seule dans mon coin, malgré les rires francs qui animaient nos conversations.

Murielle Dossier.jpg Québécoise ou Haïtienne?

L’un de nos points de divergence était justement ma nationalité. Après quelques semaines passées dans la capitale, il ne faisait plus aucun doute dans ma tête que je ne pouvais pas me déclarer Haïtienne. Au contraire, j’avais plus envie de me dissocier de ce peuple que d’en faire partie. Le désordre généralisé dans lequel se trouve le pays, le manque de civisme des citoyens dans les rues, cette façon que les commerçants avaient de m’escroquer impudiquement parce qu’on supposait que j’avais plus d’argent que la moyenne, tout ça m’horripilait.

Pour mes collègues, animés d’un sentiment d’appartenance qui frise le fanatisme, c’était une trahison de dire que je me sentais plutôt Québécoise. Ils ne pouvaient pas comprendre que je ne sois pas habitée du même sentiment de fierté qu’eux, qui font partie de la première république noire à avoir acquis son indépendance. C’était en 1804. Moi, je vis en 2009. Et ça, c’était encore un point qui nous éloignait: ils vivent continuellement dans l’orgueil des gloires du passé, alors que les défis du présent m’importent plus.

Pourquoi immigrer: comprendre mes parents

D’ailleurs, c’est justement ce passé qui est à la base de la mentalité de mes parents, et c’est ce que j’ai compris lors de ce voyage. Dans mon jeune âge, ils ne faisaient qu’appliquer ce que leurs propres parents leur avaient appris. Mais ils avaient peut-être oublié que les choses avaient évolué depuis, et que mon environnement n’avait rien à voir avec le leur. C’est malheureusement le cas de beaucoup de parents immigrants.

L’un des dadas de mes parents était de m’empêcher de sortir, par exemple pour aller au parc avec ma sœur ou au cinéma avec mes amis. Selon leur façon de voir les choses, «l’extérieur» est une sorte de jungle où on peut facilement être amené à sortir du droit chemin, où les influences néfastes pullulent. Ce raisonnement qui m’emprisonnait a donné lieu à des scènes familiales orageuses. Pour moi, l’extérieur est plutôt un lieu de découvertes. Mais en Haïti, j’ai bien vu que la mentalité de mes parents prévaut encore, parce que les sorties des enfants sont très limitées, et pour les mêmes raisons que naguère…

Mais j’ai aussi fait une merveilleuse découverte à propos de mes parents. Avant d’avoir visité la campagne où ils ont grandi, je ne me suis jamais intéressée à leur émigration vers le Canada. Aujourd’hui, je réalise plus que jamais le courage qu’ils ont eu de partir de si loin uniquement pour offrir un meilleur avenir à leurs enfants. Une campagne où les commodités modernes n’existent pas, la pauvreté sévit et les espoirs se sont depuis belle lurette envolés. Mes parents se sont tenus debout, et ont franchi toutes les frontières pour atterrir à Montréal. Mon père est arrivé avec à peine 100 $ en poche, en 1972. Avec acharnement, il a travaillé pour rapatrier ma mère, en 1974. Tout ça, pour éviter à leurs enfants une vie de misère.

Murielle Ouverture.jpg Trouver son identité et comprendre ses origines

À 30 ans, je ne me demande plus qui je suis, mais bien ce que je veux être. Bien sûr, ça me fatigue et m’irrite qu’on me demande encore d’où je viens. Certes, ma relation avec mes parents n’est pas idyllique. Mais j’ai saisi le pourquoi de leur périple, et par le fait même, les raisons qui font de moi un mélange de deux cultures. Vous savez, j’aurais pu grandir en Haïti, être coincée dans ce pays. J’aurais pu ne pas pouvoir rêver comme je le fais, être condamnée à l’indigence. J’étais à deux doigts de cette vie-là.

En me faisant naître au Québec, mes parents m’ont donné toute une liberté. Après avoir passé six mois dans leur pays, je sais que le temps n’est plus au questionnement. En fait, l’unique désir que mes parents aient tenté de m’exprimer, souvent maladroitement, c’est celui de me voir profiter de ma vie au maximum et d’exploiter tous mes atouts. Ils m’ont transplantée ici pour ça, pour m’offrir cette opportunité. Alors, maman et papa, je vous le jure que j’ai compris maintenant. Et ce que je veux être, c’est ce que vous avez fait de moi: une citoyenne du monde.

VOS COMMENTAIRES SUR QUÉBÉCOISE PURE LAINE.

Autres textes sur Immigration

Intégration d’un Arménien au Québec

Fraudes et abus: immigration Québec

Immigration difficultes à retardement

Les aînés pure laine à la rencontre des néo-aînés

Jean Charest, les détournements de fonds, l’immigration et la publicité

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-l-queb CD de musique Soul, R n B., Hip Hop. Rappeur et rap music de Bu The Knowledgist, L’Queb, HD, Marilyn, Ol1KU. 9,95$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

.

VOS COMMENTAIRES SUR QUÉBÉCOISE PURE LAINE.

Les discriminations judiciaires et policières en France

Les discriminations judiciaires et policières en France

Lisa Melia

DOSSIER DISCRIMINATION

«Les discriminations judiciaires et policières en France» étaient le thème d’une conférence organisée par le Centre international de criminologie comparée (CICC) de l’Université de Montréal le 18 mars dernier. Thème est récurrent dans l’Hexagone lors des débats sur ces deux institutions. Dans quelle mesure la police et la justice créent-elles et perpétuent-elles des discriminations à l’égard des populations immigrées ou tout simplement des gens de couleurs?

Discrimination ethnique

La perpétuation des discriminations est l’objet de l’étude de Fabien Jobard, docteur en science politique et chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de Paris. Il travaille principalement sur la police, au centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales, et a publié plusieurs ouvrages et articles sur la question. Son constat est clair: si l’institution judiciaire ne produit pas de nouvelle discrimination, elle perpétue celles qui sont créées par la société et qui sont plus présentes au sein de la police.

Pour un juge, des éléments comme la nature du délit ou les antécédents du prévenu priment sur l’origine ethnique de l’individu. En revanche, des considérations telles que le sexe, l’origine et le style vestimentaire jouent d’avantage pour les policiers dans les contrôles d’identité. 8% de la population française est composée d’immigrés. Or, ces derniers représentent 20% des personnes interpellées par la police, un quart des personnes condamnées par un juge, et un tiers de la population carcérale. C’est sans compter les français dont les parents ou les grands-parents sont des immigrés naturalisés et qui font aussi les frais de la discrimination dans la société en général.

Justice et discrimination

Fabien Jobard s’est intéressé dans un premier temps à la question suivante: est-ce que l’origine ou la couleur de peau influencent les juges? La réponse qu’il donne est négative. Sa recherche porte sur les outrages, les rebellions et les violences à l’encontre des policiers. C’est un bon sismographe des tensions qui règnent entre les forces de police et la population, essentiellement les jeunes des banlieues. Cet indice a doublé dans les années 90, et a été encore une fois multipliée par deux depuis lors.

Selon les recherches qu’il a menées sur 864 dossiers étalés de 1965 à 2005, près de 63% des prévenus étaient des Européens, 20% étaient Maghrébins et 15,5% étaient des Noirs africains. Or, en examinant les statistiques des sanctions, il s’avère que le risque d’écoper d’une peine de prison ferme est deux fois plus important pour les Africains que pour les Européens. Est-ce pour autant de la discrimination? D’autres données entrent en ligne de compte. Par exemple, le type de délit: les peines sont plus sévères pour un acte de violence que pour un outrage. La récidive est également importante: si la personne interpellée n’en est pas à sa première fois, elle passe en «comparution immédiate», c’est-à-dire qu’il est déferré devant le juge le jour de son interpellation ou le lendemain. Or, dans ces cas là, les peines constatées sont plus importantes. Enfin, il y a la présence au cours de l’audience. Si le prévenu est absent sans pouvoir fournir d’excuse valable, cela a également tendance à accroître la sévérité du juge. Finalement, selon Fabien Jobard, quand on recoupe les données, le facteur de l’origine ethnique disparaît. Ce sont d’autres éléments – la violence, la récidive, l’absence devant le juge – qui sont déterminants. La justice s’exerce donc sans tenir compte des origines ou de la couleur de peau de la personne jugée. Cependant, M. Jobard émet une réserve: la justice ne crée pas de discriminations, mais elle ne corrige pas non plus celles qui précèdent son office. De plus, les policiers compliquent parfois un outrage en portant plainte pour préjudice moral, et cela arrive plus souvent quand le prévenu est Africain que quand il est Européen. Avec cette nouvelle donnée, l’origine ethnique a une incidence, même si elle reste relativement faible.

Police et minorités visibles

Dans la deuxième partie de son travail, il porte son attention sur les policiers. Il raconte que pendant près de six mois, à plusieurs endroits de la capitale française, des policiers effectuant des contrôles d’identité ont été suivis et observés à leur insu, afin de recueillir des données statistiques.

D’après l’article 78.2 du Code de procédure pénale français, les policiers peuvent interpeller la personne de leur choix pour effectuer un contrôle. C’est d’autant plus vrai depuis que le terrorisme est devenu une priorité pour la plupart des gouvernements. L’article de loi précise cependant que ces contrôles doivent être motivés par le soupçon que la personne concernée a commis ou va commettre une infraction, un délit ou un crime. Ces contrôles semblent toutefois, d’après le chercheur, ne pas suivre la même logique: tout d’abord, les Noirs et les Maghrébins sont surcontrôlés. Ensuite, la plupart des personnes contrôlées ne portaient pas de sac, alors justement qu’un gros sac est suspect car il peut cacher beaucoup de choses. Enfin, le style vestimentaire influait aussi sur les choix des policiers. Les jeunes hommes habillés hip hop étaient ainsi surcontrôlés. Mais quand on croise les données, M. Jobard émet des doutes: difficile de savoir si le facteur le plus important est la couleur de peau ou le style vestimentaire, donc de savoir sur quoi exactement porte la discrimination. D’autant plus que les résultats obtenus sont très différents selon les lieux dans lesquels se sont rendus les chercheurs. Les variations sont trop fortes pour pouvoir faire des affirmations.

Il conclu ainsi : «Au final, les analyses tant pénales que civiles montrent que si discrimination il y a, il est assurément très difficile de dégager une discrimination directe, assumée, volontaire. Toute la mécanique judiciaire renforce ces dernières années les effets de clientèle. En d’autres termes, la probabilité qu’un condamné soit à nouveau condamné et que la prison ne soit jamais promise qu’aux ex-détenus est renforcée. Cet effet clientèle se superpose indéniablement aux origines: la justice française a contre elle l’évidence des apparences, celles d’une justice discriminatoire.»

VOS COMMENTAIRES SUR LES DISCRIMINATIONS JUDICIAIRES ET POLICIERES

Autres textes sur Immigration

Intégration d’un Arménien au Québec

Fraudes et abus: immigration Québec

Immigration difficultes à retardement

Les aînés pure laine à la rencontre des néo-aînés

Jean Charest, les détournements de fonds, l’immigration et la publicité

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

.

VOS COMMENTAIRES SUR LES DISCRIMINATIONS JUDICIAIRES ET POLICIERES

Images de Kinshasa pour le public québécois

Images de kinshasa pour le public québécois

François Richard

image

L’artiste et travailleur communautaire originaire de la République Démocratique du Congo Paul Henry Kiese présente pour la deuxième à Montréal son exposition de photographies et de montages vidéos: Kinshasa dans le regard de Paul Henry Kiese. Les oeuvres pourront être admirées du vendredi 20 mars au jeudi 26 mars 2009, au Centre social d’aide aux immigrants, situé au 6201 rue Laurendeau, dans le quartier Ville-Émard (métro Jolicoeur).

La vie au Congo

Les photographies de Paul Henry Kiese illustrent la vie quotidienne à Kinshasa, une ville secouée par les flots de réfugiés, victimes de la guerre dans l’est du Congo, qui y débarquent, l’absence de services publics et la brutalité de forces de l’ordre corrompues. L’artiste ne s’appesantit toutefois pas sur les misères quotidienne des Kinois. Il laisse une large place dans son exposition aux aspects plus positifs, notamment les cérémonies de mariage, de la vie dans sa ville natale. Son emploi de travailleur communautaire auprès des jeunes de la rue à Kinshasa a permis à Paul Henry Kiese de porter un regard compatissant et averti sur les réalités d’une ville en pleine mutation.

Un artiste et travailleur communautaire

L’histoire de Paul-Henry Kiese sera contée plus en détail dans l’édition de juin de Reflet de Société. Les lecteurs pourront alors faire plus ample connaissance avec cet artiste qui se bat quotidiennement pour assurer aux enfants de Kinshasa un avenir meilleur. Son travail auprès des jeunes de rue montréalais sera aussi évoqué. Rendez-vous en juin.

Pour visiter la page Facebook de Paul-Henry Kiese, cliquez sur le lien.

LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE SUR LES IMAGES DE KINSHASA.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Une politique repoussante?

Une politique repoussante?
Gabriel Alexandre Gosselin   Dossier Immigration

Depuis 5 mois, je suis installé à Montréal. Ayant grandi dans un petit village de la Montérégie et ayant passé mes trois dernières années d’étude au Saguenay, une nouvelle réalité s’étend devant moi: les Québécois de nationalités étrangères. J’en croise, j’en recontre aussi. Ça me permet de faire certaines constatations sur notre façon d’accueillir et d’entretenir les immigrants qui souhaitent vivre ici.

On aura beau se vanter de faire des accommodements raisonnables au Québec, on ne donne certainement pas l’impression aux nouveaux arrivants que nous souhaitons les garder pour longtemps.

Il y a bien sûr ces diplômes étrangers que les ordres professionnels s’entêtent à refuser. Ces diplômes étrangers mais qualifiés qui aideraient grandement l’immigrant à se tailler une place rapidement dans son domaine professionnel et à s’intégrer plus facilement. Ces diplômes étrangers qui, s’ils étaient valider par le Québec, pourraient largement aider notre société qui en arrache entre autres en santé.

Mais là n’est pas l’unique problème que croise un nouvel arrivant sur son passage. J’ai la chance de cotoyer plusieurs de ces immigrants. Fort sympathiques d’ailleurs. J’ai deux exemples à partager avec vous aujourd’hui, qui m’ont un peu étonné :

– Exemple #1: Olivier vient de la Côte d’Ivoire. Depuis 4 ans, il est au Québec, où il est entré en tant qu’étudiant. Olivier n’étudie plus, il travaille maintenant. Un petit boulot dans un resto qui lui permet de vivre ce qu’il y a de plus normal. Mais Olivier est loin de se sentir Québécois: il doit encore payer chaque année un montant de près de 1000$ pour ses assurances-santé. Un service gratuit pour n’importe quel Québécois. Mais pour un immigrant installé depuis 4 ans, et bien là, on parle de tout autre chose! Hein?

– Exemple #2: Rodrigo vient du Mexique. Il est à Montréal depuis quelques mois, pour voir et vivre cette ville du Québec. Après multiples découvertes qui l’ont charmé, il souhaite maintenant venir étudier ici. Et bien, ne me demandez pas pourquoi, mais si Rodrigo veut étudier au Québec…il doit retourner au Mexique. Vous m’avez bien entendu. Il doit retourner au Mexique pour faire officialiser ses papiers, obtenir les permissions, etc. Un investissement pour un billet d’avion aller-retour s’impose donc, en plus des déboursements pour son visa d’étudiant et toute cette captivante paperasse. Un montant important qui pourrait démoraliser n’importe qui. Mais Rodrigo tient à son projet. Et le Québec de lui répondre: «Retourne chez toi si tu veux vivre ici l’ami!»

C’est certain, il y a des questions à se poser sur ces deux histoires. Fait-on vraiment une place accueillante pour ces immigrants qui veulent vivre ici? Ou leur fait-on plutôt comprendre qu’ils sont mieux de s’en tenir à la base, se trouver un petit boulot pour survivre, payer plus cher qu’un Québécois né ici s’ils veulent espérer se tailler une place (aussi minime soit-elle) au Québec?

J’en reste là pour aujourd’hui. Je demeure à l’affût, j’observe et j’apprends. Je réfléchis aussi. Parce que la question de l’immigration au Québec n’en est pas qu’une de culture et de nation, mais de réflexion sur nous-mêmes, et sur ceux qui constituent notre société.

Autres textes sur Immigration

Intégration d’un Arménien au Québec

Fraudes et abus: immigration Québec

Immigration difficultes à retardement

Les aînés pure laine à la rencontre des néo-aînés

Jean Charest, les détournements de fonds, l’immigration et la publicité

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

conte-illustre-enfant-jeune-ecrivain-livre-illustrationConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Accommodements raisonnables: dialogue de sourd?

Accommodements raisonnables: dialogue de sourd? 

Raymond Viger   Dossier Accommodements raisonnables
Le débat sur ce qu’on appelle communément les «accommodements raisonnables» suit son cours avec la commission Bouchard-Taylor qui fait son tour du Québec, et avec le Parlement qui s’obstine à savoir s’il y a trop d’immigrants, pas assez, s’il faudrait les tasser plus par là, ou plus par ici, etc.

Mais dans toutes ces discussions entre Québécois de souche, j’ai l’impression qu’on oublie un petit quelque chose…ha oui, les immigrants eux-mêmes! En fait, on ne les oublie pas vraiment, on parle d’eux, notre dos leur faisant face, carrément. De la façon dont je vois tout cela se dérouler, le Québec se pose encore une question existentielle, et achèvera le tout probablement sur une autre solution vague.

Il me semble que si on souhaite vraiment accueillir des étrangers chez nous, et leur transmettre notre culture, un peu de notre façon de voir les choses, il y aurait un autre moyen que de leur dire : «Attendez un peu, on parle de tout ça entre nous, et on vous revient avec ça». À l’heure qu’il est au Québec, je n’aimerais certes pas, en tant qu’immigrant, regarder les nouvelles. De quoi rappeler de mauvais souvenir à certains d’entre eux qui ont déjà dû quitter leur terre d’accueil à cause d’une haine évidente à leur endroit…

Je crois sincèrement que les Québécois (car ils sont bel et bien des Québécois) nouvellement arrivés ici devraient s’impliquer hardiment dans le débat qui fait des siennes depuis peu dans notre belle province, et cela même s’ils ne se sentent apparemment pas les bienvenus. Ils doivent nous dire eux aussi comment on peut les aider à s’intégrer avec nous. Et que les Québécois de souche (car c’est ainsi qu’ils aiment se faire appeler) leur face la place qu’ils méritent. Discutons ensemble, pour mieux se comprendre!

Gabriel

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Autres textes sur les accommodements raisonnables

Le traitement journalistique des accommodements raisonnables

Les vitres teintées du YMCA et les accommodements raisonnables

Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables

Voter à visage découvert

Karine Goma, le CLSC et les accommodements raisonnables à Tout le monde en parle

Les accommodements raisonnables

Les accommodements raisonnables, un policier et une chanson

Hérouxville, André Drouin, Jacques Proulx et les accommodements raisonnables

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-roberto-mayerjours-de-nuit Poésie urbaine. Jours de Nuit. Roberto Mayer. 11,95$

Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
 
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Intégration d’un Arménien au Québec

Intégration d’un Arménien au Québec
écrit par Arman Voskanian, Vol 15-2, Décembre 2006

Intégration d'un armérien au Québec

Arman Voskanian a émigré au Canada en 1997. D’origine arménienne, il terminait ses études en France lorsqu’il a fait sa demande pour vivre au Québec. Il m’a raconté ses démarches pour obtenir son visa, son bonheur de vivre ici et les pièges qui guettent les nouveaux arrivants. – Dominic Desmarais, Dossier Immigration

Je vis au Québec depuis novembre 1997, c’est-à-dire plus d’un an après avoir commencé mes démarches auprès de la Délégation générale du Québec à Paris. À l’époque, on m’avait demandé d’envoyer un document de deux pages dans lequel je devais relater mes expériences, mes connaissances en français et mes diplômes. Rien de bien officiel. La délégation se sert de ce document afin d’éliminer rapidement les demandeurs qui n’ont aucune chance d’être acceptés. Ceux-là ne le sauront jamais, car, si tu n’as pas de réponse dans les trois mois suivant l’envoi de ton dossier, tu n’as aucune chance.

L’attente est stressante. Je ne savais pas si j’allais avoir une réponse. J’ai attendu deux mois. Puis, j’ai dû remplir le formulaire officiel. Frais de dossier de 300 $, pièces prouvant que je n’ai pas de casier judiciaire, papiers officiels pour mes diplômes. Encore deux mois plus tard, juste avant Noël, la délégation demande à me rencontrer pour une entrevue. On veut vérifier que je parle bien le français. C’est stressant, surtout quand tu n’as pas d’autres choix. Ce n’est pas une entrevue pour un emploi ou une demande de bourse. Avoir été refusé au Québec, j’aurais eu de gros problèmes. Quand j’ai quitté l’Arménie, en 1991, l’économie se dégradait, en raison de l’éclatement de la Russie. Je devais faire la file pendant plus d’une heure juste pour obtenir du pain… Les magasins étaient vides. C’est devenu pire après mon départ.

J’ai quitté l’Arménie à 20 ans pour étudier à Paris. J’y ai fait mes études universitaires en informatique, jusqu’au doctorat. Tous les ans, je devais renouveler mon visa d’étudiant. Je ne me sentais pas membre entier de leur société. Je n’appartenais pas à ce monde, malgré mes efforts. J’aurais pu tenter ma chance en Europe, mais c’est beaucoup plus difficile. La droite y est très forte. Elle n’aime pas les immigrants. Je me souviens qu’en France, à l’époque, il n’y avait pas de règles claires, de mécanisme pour accepter les immigrants. J’étais à la merci de la préfecture de police.

Finalement, j’ai reçu une réponse positive du Québec, en janvier 1997. Il me fallait maintenant attendre que le gouvernement fédéral enquête sur moi, pour déterminer si j’étais un danger pour la santé publique ou la sécurité nationale. J’ai attendu six mois. Quelle belle nouvelle! J’en ai pleuré un coup! Dans mes mains, je tenais le papier qui mettait fin à tous mes problèmes.

Mon arrivée

Je me souviendrai toujours de cette date: le 10 novembre 1997. Mon arrivée au Québec, ma terre d’accueil. Sitôt débarqué de l’avion, on me dirigeait vers le bureau de l’immigration. Sur place, je me suis inscrit à la demi-journée d’information qui se déroulait deux jours plus tard. Déjà, en France, j’avais reçu de la documentation. J’étais informé sur le logement, la politique québécoise, l’emploi. Lors de ma séance d’information, on m’a donné une liste d’employeurs, des conseils pour faire un curriculum vitæ. On m’a aidé à obtenir mon numéro d’assurance-sociale. J’étais bien encadré! J’étais si heureux d’arriver que ça ne m’aurait pas dérangé de tout faire par moi-même!

Mes premiers jours, j’ai fait le touriste. Quand j’entrais dans un supermarché, l’euphorie s’emparait de moi, juste à regarder toute cette diversité. Je lisais les journaux québécois, je regardais les petites annonces pour un emploi. J’ai envoyé mon curriculum vitæ à une agence de chasseurs de têtes une semaine plus tard. Après 15 jours, on m’a convoqué à une entrevue. J’ai obtenu un emploi dans une petite entreprise de Ville Saint-Laurent, dans mon domaine. Le salaire était bas, mais après environ un an, il augmentait de la moitié! J’y suis demeuré pendant deux ans. Je continue d’ailleurs à voir d’anciens collègues. Depuis six ans, je travaille pour la compagnie de logiciel SAP.

L’intégration

C’est à l’immigrant de faire les premiers pas. On en discutait, lors d’une des demi-journées d’information, au bureau de l’immigration. Il y en a un qui disait qu’il faut s’intégrer tout en gardant nos valeurs. Je n’étais pas d’accord. Mais, c’est facile à dire quand tu es jeune, que tu parles la langue et que tu as déjà un emploi.
Plusieurs de mes collègues ne parlent qu’anglais. Ils n’ont pas de motivation comme en France pour apprendre le français, car Montréal est bilingue. Ils peuvent toujours se débrouiller. Même s’ils sont de bonne foi, c’est difficile d’apprendre le français. Surtout si tu travailles à temps plein. Le temps manque. Je dirais qu’à Montréal c’est un frein à l’intégration. Il faut faire un effort supplémentaire. J’en connais qui l’ont fait.

Mon premier travail m’a aidé à m’intégrer. On était un groupe de jeunes. Ils m’ont appris les différences culturelles. Je me suis acheté un téléviseur pour regarder les émissions québécoises!

Les pièges

Il faut essayer de ne pas s’isoler dans sa communauté. J’ai fait venir mes parents, que j’ai parrainés. Ils sont arrivés il y a cinq ans. Ils font des efforts, mais ils sont plus vieux. C’est plus difficile pour eux d’apprendre. Encore que, ma mère, après avoir suivi des cours offerts gratuitement, se débrouille assez bien!

Chez les jeunes, ça prend des affinités pour discuter plus profondément. Passage obligé pour développer des amitiés, ce qui n’est pas évident quand tu n’es pas intégré. Alors, tu te tournes vers ta communauté d’origine. Tu vis une situation similaire, tu as les mêmes référents culturels, la même langue. C’est pourtant très humain de se tourner vers sa communauté. Elle t’aide, te réconforte. L’amitié se fait plus facilement. Les risques de ne pas s’intégrer augmentent.

Éviter de s’isoler

Pour l’immigrant, il y a un devoir moral de s’intégrer dans la société qui le reçoit. Il est facile pour un immigrant de s’isoler vers sa communauté ethnique en quête d’amis ou d’aide. Mais ça risque de ralentir l’intégration. Plus on partage les valeurs de la société d’accueil, plus il est facile de s’y intégrer.

À la différence de Paris, on peut vivre très confortablement à Montréal sans apprendre le français, juste avec l’anglais. C’est à l’immigrant de faire l’effort d’apprendre le français, même sans y être poussé par la nécessité du quotidien.

Autres textes sur Immigration

Intégration d’un Arménien au Québec

Fraudes et abus: immigration Québec

Immigration difficultes à retardement

Les aînés pure laine à la rencontre des néo-aînés

Jean Charest, les détournements de fonds, l’immigration et la publicité

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Reflet de Société et la relève journalistique

Reflet de Société et la relève journalistique
écrit par Raymond Viger, Vol 15-2, Décembre 2006

Dominic Desmarais
Reflet de Société vient de lancer un projet pour donner un coup de pouce aux élèves du Cégep de Jonquière en journalisme. Ils font partie du département Art et technologie des médias (ATM) et ils auront l’occasion de prendre de l’expérience dans leur futur milieu de travail.

Au printemps, Reflet de Société offrira six stages en journalisme aux finissants. Ils seront supervisés par un journaliste professionnel qui les guidera dans la rédaction et la recherche pour réaliser des entrevues, des enquêtes, des reportages, etc. En plus, ils auront la chance de participer à toutes les étapes de conception du magazine et de tenter l’expérience du poste de chef de pupitre, qui est responsable du choix des titres, des photos, de la présentation graphique, etc.

Les pages régionales

Notre magazine a toujours été sensible à la couverture régionale des projets et des problématiques qui ont lieu ailleurs qu’à Montréal. Notre journaliste Dominic Desmarais a déjà beaucoup voyagé au Québec pour aller observer sur le terrain ce qui se passe dans les régions. Ces pages régionales seront maintenant offertes en priorité aux finissants du Cégep de Jonquière.

La principale raison qui a motivé notre choix c’est que ces élèves proviennent de toutes les régions du Québec. Ceux-ci pourront ainsi nous parler des bons coups communautaires et des débats qui sont importants dans leur propre région. C’est l’ensemble du Québec qui pourra être représenté par ces futurs journalistes.

Les chroniques

Vous remarquerez que notre chronique de livres (page 34) est présentée dans un nouveau format. Ce numéro-ci, Michel Auger nous présente les livres qui l’ont marqué. Cette nouvelle version de la chronique donnera l’occasion aux futurs stagiaires de rencontrer les personnes qu’ils veulent mieux connaître et de les présenter au public.

Dans le cadre de la chronique «À la découverte des magazines d’ici», imaginez également un finissant en journalisme qui a la chance de rencontrer le rédacteur en chef d’un magazine où il aspire à déposer son curriculum vitæ. Une belle expérience qui pourra aussi être offerte aux stagiaires dans le cadre de ce projet.

Stage en journalisme international

Notre organisme a déjà organisé plusieurs voyages à l’étranger pour des jeunes qui fréquentaient le Café-Graffiti. Nous avons voulu bénéficier de notre expertise pour offrir à dix élèves d’ATM la chance de partir quatre semaines en Amérique du Sud pour pratiquer le journalisme international. Le groupe sera accompagné par notre journaliste globe-trotter Dominic Desmarais.

Il y a même des discussions qui ont lieu actuellement afin de leur permettre de présenter des reportages radio en direct lors de leur séjour en Amérique du Sud.

Le groupe sera formé de finissants, mais aussi d’élèves de deuxième année. L’objectif sera de permettre à un de ces jeunes d’être le responsable du groupe pour l’année suivante. Question de remettre au suivant l’expérience acquise!

Collaboration d’un organisme du Saguenay

Pour ce stage international, un organisme de Chicoutimi spécialisé dans l’accueil d’immigrants au Saguenay, le CEMO, permettra à des immigrants hispanophones de donner des cours d’espagnol à ces jeunes journalistes avant leur départ.

Le groupe sera aussi accompagné par quatre jeunes en réinsertion, de l’organisme OVNI à Chicoutimi.

Diffusion

Les textes de ces journalistes seront publiés dans le magazine Reflet de Société et dans sa version électronique. La version électronique étant diffusée gratuitement, cela permettra à tous d’avoir accès à ces textes.

De plus, le carnet de voyage de Dominic Desmarais relatera des anecdotes de voyage. Le blogue du rédacteur en chef couvrira aussi l’ensemble du projet. Ces deux blogues sont diffusés sur le site Internet de l’organisme.

En plus, les articles seront présentés pour publication aux médias québécois, tant nationaux que régionaux.

Nous vous tiendrons au courant des développements du projet à travers le site Internet ainsi que le magazine. Un projet essoufflant et palpitant, mais qui mérite d’être lancé pour aider ces jeunes journalistes à prendre la place qu’ils méritent dans notre société.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.