Les clics à tout prix

Liberté d’expression

Se libérer de l’audimat

Le 3 mai dernier était la journée mondiale de la liberté de la presse. Au Québec, de manière générale, nous sommes chanceux de pouvoir pratiquer le journalisme sans avoir peur pour notre vie. Après mis en ligne de ce billet, je ne crains pas qu’une horde para-gouvernementale m’attende pour me «poser des questions».

Delphine Caubet dossiers Médias et publicité

communication web internet familles relations nouvelles technologiesEn revanche, le défi de la presse en 2015 est de se battre contre elle-même. Contre le sensationnalisme, contre la recherche de l’exclusivité et ce à tout prix.

Je l’ai déjà mentionné dans un ancien billet, mais travailler à Reflet de Société, c’est être face à cette réalité quotidiennement. Les informations que nous traitons sont tellement délicates, qu’il est parfois facile de tomber dans le sensationnalisme.

Il nous est arrivé de publier des informations sensibles mais elles avaient toujours un sens, une raison de paraître, car elles apportaient des éléments importants.

Nous vous préparons actuellement un dossier sur le VIH et le racolage nous attend pas loin.

Est-ce important de parler de la façon dont les témoins ont contracté la maladie? À quel point puis-je aller dans leur vie privée et leur sexualité?

Dans les semaines à venir, vous pourrez juger des fruits de ces réflexions. Pour améliorer nos articles, nous faisons appel à un comité de lecture professionnel qui les lit et commente. Des personnes extérieures à l’organisme sans aucun intérêt dedans. Juste la passion de l’information. Et de la bonne information.

Et vous, comment jugez-vous le journalisme en 2015? Quels sont les défis et enjeux?

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Autres textes sur Média

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Internet et les médias communautaires

Internet et les médias communautaires

François Richard Billet numéro 4 Presse Communautaire

Dates prochaines Formation Web

Reflet de Société souhaite lancer une grande réflexion collective en ligne sur l’état et l’avenir de la presse communautaire au Québec. Les problèmes soulevés dans cette série de cinq textes font échos aux préoccupations exprimées par les membres de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) lors du congrès de l’organisation les 1-2-3 mai 2009. Nous invitons les internautes de tous les horizons à prendre part au débat. Le quatrième texte porte sur l’utilisation des nouvelles technologies dans la presse communautaire.

Internet et les médias communautaires

Un grand nombre de médias communautaires québécois ont fait leur apparition au tournant des années 1970. Leurs fondateurs souhaitaient répondre à deux principaux besoin. D’abord, diffuser de l’information de proximité permettant aux citoyens des régions qui ne sont pas desservies par un grand média de participer plus activement à la vie civique de leur communauté. Cette participation inclut autant les événements à caractère social et politique que les créations artistiques ou les événements sportifs. Ensuite, offrir un espace où les citoyens peuvent exprimer leurs opinions quant aux enjeux qui les touchent. L’Internet peut aujourd’hui aisément remplir ces deux fonctions, laissant la presse communautaire aux prises avec un questionnement quant à l’utilité de son existence.

Exclusion: âge et régions rurales

Cette façon de voir les choses, qui peut sembler une évidence pour les habitants des grands centres, n’est pas tout à fait juste. Elle ne tient en effet pas compte de deux contraintes majeures du monde de la presse communautaire: l’âge de ses artisans et le peu d’accès à l’Internet dans les régions rurales du Québec. En effet, plusieurs des membres de l’AMECQ appartiennent à une génération qui n’a pas toujours eu l’occasion d’apprendre à pleinement maîtriser les nouvelles technologies de l’information. Bien sûr, l’immense majorité d’entre-eux est capable d’utiliser Internet pour lire courriels et nouvelles, mais réaliser un journal virtuel de A à Z n’est pas à la portée de tous. De plus, les médias communautaires oeuvrent souvent dans des régions rurales, peu ou pas desservies par les médias conventionnels. Et cela inclut l’accès à Internet qui est encore peu répandu dans de larges portions du territoire québécois.

Subventions du gouvernement québécois

Autre obstacle: le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec ne considère pas les médias en ligne comme étant éligibles à l’octroi de subventions dans le cadre du Programme d’aide aux médias écrits communautaires du Québec. Seuls les journaux ayant une version papier et en ligne peuvent toucher des fonds. Si un média communautaire Internet approchait l’AMECQ pour en devenir membre, il serait refusé en raison des critères d’exclusion gouvernementaux.

Habitués au papier

Les obstacles au déplacement en ligne de la presse communautaire ne se présentent pas seulement aux artisans de ces médias, mais aussi à leur lectorat. Lors du congrès de l’AMECQ, le président de l’organisation et rédacteur en chef du Reflet du canton de Lingwick, Daniel Pezat, faisait remarquer que son journal s’adresse à une population âgée qui, non seulement n’est pas habituée à Internet, mais ne possède pas d’ordinateur dans bien des cas. De plus, selon le directeur général de l’AMECQ, Yvan Noé Girouard, le taux de pénétration des médias écrits communautaires dans certaines régions atteindrait les 95%. Les gens ont l’habitude de recevoir leur journal chez eux et de le lire. Il est loin d’être certain que tous feraient l’effort d’aller le chercher sur Internet. Il faudra attendre au moins une autre génération avant que l’habitude de lecture en ligne soit généralisée.

Bons côtés de l’informatique

Malgré tous ces obstacles à l’utilisation des nouvelles technologies dans le monde de la presse communautaire, deux avantages évidents méritent d’être soulignés. Une baisse importante des coûts d’impression permettrait aux journaux d’utiliser l’argent économisé afin de produire des contenus plus professionnels, par exemple en embauchant un étudiant en journalisme ou en graphisme. De plus, des coûts de production moins élevés permettraient de s’affranchir de la dépendance envers les annonceurs, qui peut parfois grandement compliquer le travail des journalistes communautaires, allant de la pression financière au harcèlement. Cette question sera d’ailleurs examinée plus en profondeur dans le prochain (et dernier) billet de cette série.

Avenir de la presse communautaire

L’AMECQ fêtera dans deux ans son 30è anniversaire. Yvan Noé Girouard souhaite que cette célébration soit tournée vers l’avenir plutôt que vers le passé, notamment en posant la question de l’utilisation des nouvelles technologies. D’ailleurs, au congrès de l’an prochain, une formation sur le journalisme Internet doit être donnée par le rédacteur en chef de Reflet de Société, Raymond Viger. Yvan Noé souhaite qu’il s’agisse d’un premier pas vers l’intégration progressive, respectueuse du rythme de chacun, des nouvelles technologies dans le monde de la presse communautaire.

Réactions et commentaires

Comment utilisez-vous les nouvelles technologies dans la production de vos journaux? Êtes-vous en faveur du déplacement vers l’Internet de la presse communautaire? Quels en sont selon vous les avantages et les inconvénients? Avez-vous accès à des services Internet de qualité dans votre région? Croyez-vous que l’AMECQ doit aider ses membres à utiliser les nouvelles technologies? Nous avons hâte de lire vos réponses.

Vos commentaires sur Internet et les médias communautaires

Lire aussi: Financement des journaux communautaires, La relève des journaux communautaires et Intimidation, harcèlement et agressions dans la presse communautaire

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Avortement pro et anti choix

Pour ou contre l’avortement: pro-choix et anti-choix

Lisa Melia__DOSSIERS SantéSexualité et Avortement

Les canadiennes peuvent-elles avorter facilement? En 1988, la Cour suprême du Canada a déclaré invalides les articles 251 et 252 du Code criminel, qui interdisaient l’interruption volontaire de grossesse (IVG), car c’est l’un des droits fondamentaux de la femme que de disposer librement de son corps, droit qui est d’ailleurs protégé par la Charte constitutionnelle. Pour autant, des mouvements dits «pro-choix», c’est-à-dire qui soutiennent le recours à l’avortement, tels que Canadian for choice, la Coalition pour le droit à l’avortement au Canada ou encore la Fédération Québécoise pour le planning des naissances (FQPN), considèrent que de nombreuses améliorations sont à mener.

Morgantaler pour ou contre l'avortement L’information sur l’avortement

La première d’entre elles concerne l’information, très largement insuffisante ou partiale. Canadian for choice affirme que dans de nombreux établissements hospitaliers, l’accès à l’information est volontairement bloqué par le personnel médical, qui refuse d’aiguiller les femmes désirant avorter. Le site de l’organisme propose ainsi des témoignages de femmes dont une partie a dû subir un comportement hostile des infirmiers et des médecins.

Certaines femmes qui veulent obtenir un IVG se voient même traitées d’irresponsables, car le personnel médical «présume qu’elles n’ont pas pris de contraception, qu’elles n’ont pas fait attention.» Or, une étude de la FQPN montre que souvent, les femmes demandent ces services en raison d’une défaillance de la contraception.

L’accès aux services d’IVG

La FQPN soutient par ailleurs que l’accessibilité aux soins est très inégale. En effet, seulement 17,8% des hôpitaux canadiens proposent des services complets d’avortement et le chiffre tombe à 12% des Centres locaux de services communautaires (CLSC) pour le seul Québec. La FQPN estime que les CLSC devraient pourtant offrir un suivi complet des femmes enceintes qui veulent interrompre leur grossesse, depuis la prise de décision a priori, jusqu’au suivi psychologique après l’intervention.

Bien que l’avortement soit gratuit, les femmes doivent parfois parcourir de longues distances pour accéder à un établissement qui les acceptent, ce qui entraînent des coûts. D’autant plus que les temps d’attente avant de subir l’opération peuvent aller de deux à six semaines. La Coalition pour le droit à l’avortement au Canada souligne que de plus en plus de canadiennes doivent donc aller dans des cliniques privées, aussi bien pour recevoir l’opération rapidement que pour être reçue par un personnel accueillant et attentif. Or, bien que cela soit prévu par la loi, les provinces de Nouveau-Brunswick et du Québec sont les seules à ne pas rembourser intégralement les patientes dans ces cas là.

Les mouvements anti-choix

Enfin, les mouvements opposés à l’avortement, qui se définissent comme «pro-vie» ont une influence de plus en plus importante. Le 29 mai 2009, George Tiller, médecin pratiquant l’avortement au Kansas, a été abattu par un militant anti-choix, un geste extrême que même les mouvements pro-vie condamnent.

Canadian for Choice souligne pourtant que les mouvements anti-choix tentent régulièrement de faire peur aux femmes enceintes, de les culpabiliser. Ils sont «variés et de plus en plus sophistiqués», affirme la FQPN, qui cite par exemple les stratégies pour occuper les sièges d’usagers des conseils d’administration d’établissements, et qui amènent alors régulièrement à l’ordre du jour la question de la pertinence du maintient des services de planning.

«Force nous est de constater qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et d’action à poser avant d’obtenir des services accessibles, de qualité, gratuits et respectueux du choix des femmes dans le réseau public de la santé et des services sociaux», conclue la FQPN.

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autres textes sur l’avortement:

Ressources sur Internet:

Canadian for choice

Fédération du Québec pour le planning des naissances

Coalition pour le droit à l’avortement au Canada

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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Adresses et numéros utiles pour la France

Adresses et numéros utiles pour la France

1045109_62289553 Avec tous les messages que je reçoies et les demandes d’informations touchant la France, Christine et Denis, deux amis Français, m’ont fait parvenir des références supplémentaires. Merci à vous deux pour votre implication et en espérant que les jeunes Français prendront avantages de toutes ces ressources.

Violences conjugales : 3919 (prix d’un appel local) Que vous soyez victime ou témoin de violences conjugales, appelez ce numéro. Vous serez conseillé et informé sur les démarches à suivre.

Jeunes Violence Ecoute : 0 800 20 22 23
N° vert et anonyme pour ne pas se taire face aux violences, pour les jeunes mais aussi pour les personnes qui les entourent. Soutien psychologique et orientation.

Fil santé jeunes : 0 800 235 236
Des forums, des discussions, une écoute par des psychologues et des médecins, des réponses aux questions sur la sexualité, etc.

Ligne Azur 0 810 20 30 40 (entre 17h et 21h) pour les jeunes, filles ou garçons, qui s’interrogent sur leur orientation sexuelle.

Info IVG et contraception : 01 47 00 18 66 (du lundi au vend1095705_83196012redi de 12h à 19h)

Allo enfance maltraitée : 119

Drogue info service : 0 800 23 13 13

Sida info service : 0 800 840 800

Prévention du VIH/sida et des IST et informations sur la sexualité

Information sur la contraception

Viol femmes information (collectif féministe contre le viol) : 0 800 05 95 95

Écoute sexualité contraception avortement : 0 800 803 803

Mouvement français pour le planning familial :
Informations sur la contraception, la sexualité et aide en ligne.

SOS Violences à l’école : 0810 55 55 00

SOS Suicide : 0 825 120 354

SOS Amitié : 0 820 066 056

Site d’information et de prévention des mariages forcés

 Sexados : information sans tabous sur la sexualité, l’amour, la puberté…

Aimer sans violence : Site québécois de sensibilisation auprès des 11-17 ans qui vise à promouvoir l’égalité fille – garçon

Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité  (HALDE)  Tél : 0 8 1000 5000

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Changements climatiques et médias ne font pas bon ménage

Changements climatiques et médias ne font pas bon ménage

Pascal Lapointe – Agence Science Presse, dossier réchauffement de la planète.

BOSTON – Quel est le plus grand danger qui menace la couverture journalistique des changements climatiques? Les médias eux-mêmes et leur culture du clip? Le risque que le public finisse par se lasser d’en entendre parler? Ou bien cette tendance qu’ont les journalistes à toujours prendre le parti de la victime?

La culture du clip

Le changement climatique est effectivement l’un des pires sujets à vendre à un média, a expliqué hier Andrew Revkin, journaliste scientifique au New York Times depuis 14 ans. Revkin s’adressait alors à une salle essentiellement composée de scientifiques, dans le cadre du congrès de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS), qui avait organisé un atelier sur la couverture journalistique des changements climatiques. Et les scientifiques présents dans cette salle bondée auraient bien aimé savoir pourquoi les courants atmosphériques, les variations régionales des températures et la circulation thermohaline, entre autres passionnants sujets, ne se retrouvent pas plus souvent à la Une.

Parce que, leur a énuméré Andrew Revkin, «il n’y aura pas d’impact perceptible demain, parce que c’est une science difficile à faire comprendre, parce que ça entre en compétition avec le manque chronique d’espace et de temps…» Qui plus est, tout bon rédacteur en chef réclame pour sa première page une histoire «équilibrée» — les deux côtés de la médaille — et… de l’émotion. Le climat, ça ne fait pas une bonne photo!

N’empêche que les climatologues seraient malvenus de se plaindre. En dépit de tous ces obstacles, le climat a réussi à se tailler une place de choix dans les journaux, comme l’a rappelé Matthew Nisbet, de l’American University à New York, auteur d’une étude sur «Vingt années de changements climatiques dans l’oeil du public». Son tableau — le nombre d’articles publiés dans le New York Times et le Washington Post — montre une ligne qui, frôlant le zéro pendant toutes les années 1980, vit une montée en flèche depuis 2004 — après avoir connu quelques «hauts», comme en 1991 avec le Sommet de Rio, mais surtout des «bas», de 1991 à 1998 et de 2002 à 2004, guerre d’Irak oblige.

Une mode qui va passer?

N’y a-t-il pas un risque que la vague actuelle finisse par passer à son tour, lorsque les rédacteurs en chef — et les lecteurs — se seront lassés? Eh bien oui, c’est ce qui va se passer, admet Revkin, qui juge toutefois que les lecteurs n’y perdront pas au change: sa prévision, c’est qu’au cours des prochaines années, le réchauffement cessera d’être une «histoire», et que les journaux se concentreront plutôt sur les questions d’énergie.

Pour sa part, il estime être passé depuis longtemps au-delà de la couverture journalistique «classique» — des nouvelles, jour après jour, sans mise en contexte: avant même d’entrer au Times, Revkin avait eu le temps d’écrire cinq livres, dont un, The Burning Season, mettait en contexte, dès 1990, les questions économiques et environnementales; il a été traduit en neuf langues et a remporté de nombreux prix. Au Times, ce gagnant du Prix Pulitzer est décrit comme étant celui qui couvre «les questions environnementales dans leur contexte social et politique».

Le risque du parti de la victime

David Dickson, directeur du média britannique SciDev, s’inquiète pour sa part d’un autre biais, méconnu des scientifiques, et que les journalistes préfèrent passer sous silence: «la coalition d’intérêts» qui se dessine entre organisations non gouvernementales et journalistes. «Tous les deux courent après le sujet qui aura le plus grand impact, veulent avoir la nouvelle qui frappera l’imagination… Greenpeace, Les Amis de la Terre, ont été des sources continues de nouvelles: ils savent trouver la bonne idée. Mais ces ONG ont elles aussi leurs intérêts, et les journalistes ont la responsabilité de s’en tenir loin.»

C’est que ces organisations veulent aussi ramasser de l’argent; et pour cela, ils ont tout intérêt à accroître la couverture journalistique de l’environnement, ils augmentent leur financement. Cela implique que les nouvelles qu’ils «créent» peuvent avoir un côté flamboyant, mais pas nécessairement méritant. Beaucoup de voyages de journalistes, à Bali l’an dernier ou à Montréal l’année d’avant, ont par ailleurs été payés par ces ONG, qui organisent aussi des bourses pour étudiants ou journalistes débutants.

La formule est indéniablement utile à notre époque où les médias sabrent dans leurs budgets, mais, note Dickson, «ça laisse un parfum de manipulation».

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Joindre le web à l’agréable

Blogues et démocratie

Joindre le web à l’agréable

Raymond Viger, Volume 16, no. 4, Avril-Mai 2008

Les blogues et l’Internet peuvent créer des histoires d’horreur, de désinformation. On parle même de cyberdépendance. Lorsque j’ai commencé à bloguer, je ne savais pas dans quelle galère je m’embarquais. Reflet de Société étant publié chaque 2 mois, je me retrouvais avec des tonnes d’idées d’articles et de prises de position qui ne peuvent prendre place dans le magazine. Partager avec le cyberespace ces prises de position me permet de trouver un équilibre dans ma vie et de protéger ma santé psychologique.

Au début, je n’ai pas pris au sérieux le potentiel des blogues. J’avais l’impression qu’il y avait des millions de pages dans le cyberespace et que personne ne finirait par tomber sur les miennes. Il est vrai que je ne suis qu’une goutte d’eau dans l’Internet. Mais lorsque j’ai écrit un billet sur une publicité mensongère d’une certaine entreprise, je me suis rendu compte, grâce aux outils statistiques, qu’à tous les jours des gens cherchaient des informations sur le magasin et arrivaient sur mon billet.

Même s’il y a des millions de pages Internet, ma page présentant la publi-cité frauduleuse de ce magasin devenait particulière. Pour la majorité des internautes, ce texte passe inaperçu. Mais pour les internautes désirant faire affaire avec cette entreprise, je suis devenu une source d’information. J’ai partagé ma mauvaise expérience avec les bonnes personnes.

La journée même où je me suis rendu compte qu’il y avait une publicité frauduleuse, j’ai pu en témoigner. Les recours conventionnels tel que l’Office de la protection du consommateur ne me permettent pas de réagir aussi rapidement. Enquête, étude, prise de position avant de rendre disponible l’information: pendant ce processus, un marchand frauduleux continue d’arnaquer des consommateurs. Un blogue permet de lancer un avis rapidement. Il ne remplace pas ces démarches, mais il peut être un outil complémentaire d’information pour le consommateur.

Si j’ai une nouvelle information, je peux la rajouter. Mieux encore, tout citoyen qui a un commentaire à formuler peut le faire aussi. Pas nécessaire d’attendre la publication du prochain magazine. La mise à jour rapide de l’information est un avantage certain.

Les blogues permettent aussi de donner une permanence à l’information. En page 39 d’un grand quotidien, nous avons lu qu’une grande entreprise a été condamnée par l’Office de la protection du consommateur. Peu de gens l’auront vu ou s’en souviendront une semaine plus tard. Si elle est reprise par un blogue, cela permet à tous les consommateurs qui font des recherches de retracer cette nouvelle. Et ça, même des années après les faits. Si un consommateur est insatisfait d’un commerçant, même si l’information n’est pas publiée dans un média, même s’il décide de ne pas porter plainte, il pourra trasnmettre les faits à d’autres consommateurs par l’intermédiaire de son blogue.

Un blogue aura permis d’aider des consommateurs à faire un choix plus éclairé. Cela répond à l’objectif que je me suis fixé: donner une voix plus puissante aux citoyens. Le blogue permet de rajouter un peu de démocratie dans une société devenue trop anonyme.

J’ai vu un organisme communautaire passer en entrevue sur caméra vidéo des politiciens et d’autres acteurs significatifs pour leur communauté. Les vidéos intégrales se retrouvent sur leur blogue. Les promesses des politiciens en visite dans la communauté peuvent maintenant être immortalisées.

Un blogue n’est pas un remède miracle pour tous nos besoins de justice, d’équité et de vérité. Cependant, bien utilisé, il peut faire parti des moyens que nous utilisons pour atteindre nos objectifs.

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Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

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Vidéo VHS, compétition de break-dance.

Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
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Média sans papier

Média sans papier

L’équipe de CentPapiers, Volume 16, no. 4, Avril-Mai 2008

Un média citoyen?

Absolument! Comme n’importe quelle source d’information que l’on peut retrouver sur le web, que ce soit le site de Radio-Canada ou celui de La Presse par exemple, CentPapiers a été créé, il y a près de deux ans, dans un désir d’utiliser le pouvoir de plus en plus imposant de cet outil de communication qu’est Internet. À la différence que CentPapiers a été conceptualisé et créé en fonction du citoyen, afin de permettre une diffusion de nouvelles plus personnelles, mieux dirigées vers le citoyen, et surtout, par le citoyen.

L’objectif? Faire participer tout un chacun à la production d’information afin d’amener sur une échelle plus large et interactive les débats de société et d’intérêt public!

Et ça fonctionne?

En fait, ça fonctionne très bien! À chaque jour, près d’une dizaine de nouveaux textes, qui touchent à des sujets d’actualité, de débats de société et des opinions sur des événements du moment, qui soulèvent passions et intérêts, sont publiés! Ces textes sont produits par plus de 300 rédacteurs et lus par plus d’un million de lecteurs depuis sa création et par près de 100 000 visiteurs à chaque mois!

Il est clair aujourd’hui que l’information et la communication sont à la base de la cohésion sociale. De fait, la circulation de l’information est primordiale, non seulement pour la survie des sociétés mais particulièrement pour leur développement.

Avec l’avènement de ces sociétés où l’information, grâce aux technologies, prend une place prépondérante, chacun d’entre nous a le moyen de partager l’information, de la faire circuler. Les téléphones portables, les ordinateurs, la télévision ont amené le citoyen vers un désir toujours plus grand d’être informé et surtout, de partager cette information.

Les nouvelles technologies ont amené avec elles de nouvelles manières de fonctionner. Entre les médias traditionnels, où l’information est souvent statique, et les blogues et autres sources diverses qu’on retrouve sur le web, il est facile de s’y perdre.

Le média citoyen se situe alors à la croisée des chemins. Autant il est nécessaire de pouvoir accéder à une source d’information fiable, autant il est important de pouvoir la communiquer facilement. CentPapiers a été créé dans cet esprit: permettre au citoyen de s’informer et d’informer, quand bon lui semble.

Mais attention! Il ne faut pas croire que toute information doit être communiquée sans être vérifiée! Les textes soumis par les citoyens, lecteurs et rédacteurs de CentPapiers, sont scrutés attentivement. Car la rigueur est de mise! L’information est à la source de toute société en développement et il est primordial d’en assurer la qualité.

CentPapiers a instauré une plateforme solide, reconnue pour sa rigueur et sa qualité. Une source d’information qui est aujourd’hui inévitable dans l’univers médiatique francophone! Et tout ça grâce aux citoyens des quatre coins du monde!

Plus qu’une simple source, ou qu’un véhicule d’information, CentPapiers devient également un forum où les idées sont regroupées pour être vivement débattues. Tous les citoyens ont alors le pouvoir d’écrire, de publier et d’être lus. C’est toute la force de CentPapiers et tout son succès!

Car être un citoyen comporte plus que la simple obligation de voter, mais bien le devoir de s’informer, de discuter, de partager. Tel est le devoir du citoyen et tel est le pouvoir de CentPapiers.com où l’on espère vous retrouver afin que vous puissiez faire grandir la communauté!

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conte-illustre-enfant-jeune-ecrivain-livre-illustrationConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
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