Les limites de l’information dans le journalisme

Toute la vérité et rien que la vérité

Information ou voyeurisme?

Est-il bon de donner tous les détails d’une information? Étant journaliste, cette frontière entre l’information et le voyeurisme m’a déjà interpellée. Je n’en suis qu’au début de ma carrière, mais cette question ne cesse de me travailler.

Delphine Caubet dossiers Médias et publicité

Comme chaque matin, je lis les journaux et j’écoute les nouvelles. Mais ce jour là, c’est un viol dans le métro qui fait la une. Tragédie qui n’est pas une première.

Mais cet article est différent: il donne des détails intimes de l’agression (attouchements, fellation…). Bien sûr, ces informations ne sont pas gratuites, et elles ont un raison d’être car l’agresseur reconnait une partie des faits. Le journaliste ne fait que retracer ce dont l’homme se rend coupable.

Réflexions

Journalisme voyeurisme agression limite médiaCette nouvelle m’a mise mal à l’aise. Je me suis imaginée dans la peau de la jeune femme: comment aurais-je réagi si j’avais entendu le détail de mon agression?

Cette frontière entre l’information et le voyeurisme m’a déjà inquiétée, particulièrement lorsque je retraçais le vécu sensible de certaines personnes.

Dans les cours de journalisme, on nous dit de ne rapporter que les faits utiles. Mais quand bien même, ces derniers paraissent indécents par moment.

Il y a quelques mois, je travaillais un dossier sur les sectes. Un témoignage particulièrement intéressant, mais difficile, m’étais parvenu. Je crois que j’ai passé plus de temps à lutter contre moi-même pour ne pas tomber dans le voyeurisme, qu’à rédiger l’article.

Au final, ce dernier n’est pas paru: le fait de m’avoir parlé avait ravivé trop de souvenirs douloureux au témoin. Après discussion, il a été choisi d’enterrer l’article.

Cette subtilité dans l’information est un débat récurrent avec mes collègues à Reflet de Société. Au vu des témoignages parfois sensibles que nous retraçons, la «bonne» conduite est parfois difficile. Et lorsque je vois mes confrères, je me dis qu’à ce jour, personne n’a encore trouvé la formule magique.

Quant à vous, en tant que lecteur, vous êtes-vous déjà senti gêné par des informations que vous n’auriez pas dû avoir?

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Politique municipale et journalisme en conflit

Politique municipale et journalisme en conflit

François Richard    Dossiers Médias, Politique et Presse communautaire

Le maire de Roxton Falls a envoyé récemment une lettre à ses électeurs dans laquelle il affirmait qu’il boycotterait ‘pour un certain temps’ la journaliste Ariane Faribault du journal La Pensée de Bagot. Le premier magistrat de la municipalité montérégienne y annonçait aussi son intention de ne plus publier d’avis municipaux dans les pages du journal. Ces avis sont une source de revenus importante pour les publications régionales. Comment La Pensée s’est-elle attirée la fureur du maire? En publiant un article mettant à jour une pratique illégale mis en place par l’administration municipale.

Construire sans permis

Afin d’éviter d’aller en appel d’offres pour la construction d’une garderie dans sa municipalité, l’administration de Roxton Falls s’est donnée le statut d’entrepreneur en construction sans détenir le permis obligatoire de la Régie du bâtiment à cet effet. L’hebdomadaire régional La Pensée de Bagot a révélé l’information dans ses pages le 3 juin dernier.

Fureur et menaces de la municipalité

La réaction du maire Jean-Marie Laplante ne s’est pas fait attendre. En plus d’expédier une lettre contenant les menaces de boycott journalistique et publicitaire déjà mentionnées, le maire Laplante a déclaré qu’il réserverait à l’avenir ses achats publicitaires pour le principal concurrent de La Pensée, soit La Voix de l’Est, journal du groupe Gesca (La Presse, Le Soleil, etc.) situé à Granby.

Journalisme incompris

Le maire Laplante a démontré son incompréhension totale du rôle des médias d’information en écrivant dans sa missive que La Pensée devrait traiter de ‘sujets plus positifs, tels le développement du milieu, les exploits et réalisations accomplis par les citoyens des municipalités’. Il aurait de plus affirmé que La Voix de l’Est pouvait se permettre d’être plus critique envers les élus municipaux, mais pas ‘un journal communautaire comme La Pensée’. Il faut ici rappeler que La Pensée de Bagot n’est pas un journal communautaire, mais que même s’il l’était, son rôle serait tout de même de rapporter les informations les plus exactes possibles à ses lecteurs, que les nouvelles soient bonnes ou mauvaises.

Maire dans l’illégalité

Selon le directeur de La Pensée, Michel Dorais, l’administration n’a pas agit de mauvaise foi dans cette affaire. Il explique qu’un appel d’offres pour la construction de la garderie aurait risqué de favoriser un entrepreneur de l’extérieur de la municipalité, dont la taille permet de soumissionner à coût moins élevé. Michel Dorais souligne toutefois que ce n’est pas une raison pour enfreindre la loi, et encore moins pour punir un journal qui le mentionne. Le directeur de La Pensée croit que les nombreuses réactions que la lettre du maire a suscité l’ont fait réfléchir et il considère que ‘pour moi, cette histoire est déjà du passé’.

Réactions négatives

Les réactions ont effectivement été nombreuses, spontanées et quasi-exclusivement dirigées contre le maire Jean-Marie Laplante. De nombreux médias, régionaux comme nationaux, se sont saisis de l’affaire, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec est intervenue auprès du maire et de nombreux lecteurs ont manifesté leur sympathie à l’égard de l’équipe de La Pensée et de son travail. Une réaction est particulièrement digne de mention, celle du chroniqueur de La Voix de L’Est, Michel Laliberté. Le maire Laplante est traité de ‘petit despote’ et comparé à Maurice Duplessis. C’est à se demander si le maire de Roxton Falls souhaitera toujours redirigé ses dépenses publicitaires vers un média beaucoup plus dur avec lui que ne l’a été La Pensée de Bagot. Patrick Lagacé en parle aussi de façon éloquente dans son blogue.

Nombreux abus

Michel Dorais dit se réjouir d’une certaine façon que cette histoire soit arrivée et qu’elle ait fait le tour du Québec. ‘Des situations d’intimidation se produisent chaque semaine dans les médias régionaux. La plupart du temps il s’agit de menaces financières liées à la publicité. Le maire Laplante est toutefois le seul qui ait écrit ces menaces.’ Selon Michel Dorais le débat reste à faire sur le journalisme municipal en région et les pressions dont sont victimes ses artisans. Reflet de Société a d’ailleurs abordé la question dans une série de textes sur l’état et l’avenir de la presse communautaire au Québec que vous pouvez consulter ici. La Fédération professionnelle des journalistes du Québec a pour sa part profité de cet incident afin d’annoncer la création d’un comité chargé de répertorier et d’analyser les cas d’abus liés au journalisme municipal. Des modifications légales et réglementaires pourraient éventuellement être proposées.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Les maladies mentales: dépression juvénile

Les maladies mentales: dépression juvénile

Lisa Melia       Dossier Santé mentale

Affichage_Brisons_le_silence_Campagne_Sensibilisation_2009

«Briser le silence», c’est l’objectif de la campagne de la Fondation des maladies mentales (FMM), qui lutte depuis 1980 pour faire connaître les maladies mentales, les prévenir, et sensibiliser la population à ces problématiques. La volonté, cette année, est de mobiliser autour de la dépression chez les jeunes, phénomène plus courant que ce que l’on pourrait croire, mais pas assez abordé dans la société selon la FMM.

La dépression chez les jeunes

Lancée le 12 janvier 2009, la campagne insiste sur le fait qu’être adolescent n’épargne pas de la dépression et que des milliers de jeunes en sont affectés chaque année, soit 5 à 10% de la population juvénile. «[Elle] s’inscrit dans une démarche de cinq ans amorcée l’année dernière et dont l’ultime objectif est de démontrer l’urgence d’agir dans le domaine des maladies mentales» explique la directrice générale de la Fondation, Mme Nicole Allard. D’autant plus que les symptômes de la dépression sont souvent confondus avec ceux de la crise d’adolescence, et que les parents ne savent généralement pas comment réagir pour aider leur enfant. «Aujourd’hui encore, le Québec possède l’un des plus hauts taux de suicides chez les jeunes.»

La Fondation des maladies mentales

Affichage_Brisons_les_tabous_Campagne_Sensibilisation_2009 La FMM est un organisme non lucratif qui se donne comme objectifs principaux de «prévenir les maladies mentales, réduire la souffrance des personnes atteintes et mobiliser la personne atteinte et la société qui l’entoure pour lutter contre les conséquences des maladies mentales.»

Les tabous et les préjugés à l’encontre des personnes atteintes de maladie mentale sont en effet encore très présents. «La Fondation des maladies mentales souhaite avant tout dispenser l’information sur les maladies mentales de façon à déjouer les tabous, en les présentant aux gens directement et sans artifices, afin de les encourager à en parler, mais aussi afin qu’ils sachent qu’une fois diagnostiquée, la maladie mentale se traite.»

Pour la FMM, la maladie mentale est un problème qui ne se limite pas à l’individu mais qui concerne toute la société. C’est pourquoi elle investit aussi dans la recherche, afin d’améliorer les traitements et les solutions possibles.

Il est possible de s’engager dans les différents programmes de la Fondation, notamment le programme Solidaires pour la vie, qui est né après le suicide de cinq jeunes en Estrie, en 1996 et 1997.

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autres textes sur le suicide:

Autres textes sur Santé mentale

Etienne Gervais au dela de la folie.

Martin Matte, l’humour et les traumatismes crâniens à Tout le monde en parle.

Ma schizophrénie

Les réalités de l’autisme.

Des artistes atteints de déficiences intellectuelles

École Irénée Lussier: Bricoler l’estime de soi

La rage du trop gentil

La dépression des jeunes

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Visibilité des régions sur Internet: maregion.ca

Visibilité des régions sur Internet: maregion.ca

Gabriel Alexandre Gosselinlogo             Dossier Francophonie

Un tout nouveau site Internet vient de prendre l’affiche sur la grande toile. Le site maregion.ca est une plateforme pluri-médiatique qui regroupe les médias régionaux indépendants du Québec et de la francophonie canadienne.

Donner une force aux régions sur Internet

L’idée vient de GROUPE PANICAN inc., une entreprise médiatique vieille d’à peine un an, fondée par trois acteurs de l’information régionale de la Beauce, André Labonté, Nicolas Lapointe et Patrick Gravel. Conscients de la présence proéminente de l’information nationale sur Internet, et de la quasi-absence de celle provenant des régions, ces derniers ont voulu créer un réseau qui diffuse sur une échelle nationale, mais qui permet de s’informer précisément sur les régions du Québec, ainsi que sur les différentes concentrations francophones du Canada.

Avec un tel regroupement de médias, GROUPE PANICAN inc. souhaite rendre plus forte et accessible l’information régionale sur le web. Les médias regroupés sur maregion.ca — des journaux, radios et autres passionnés d’information régionale, tous indépendants — seront mis à la disposition de 174 MRC et régions de la francophonie canadienne.

maregion.ca: un site web en continuel développement

Pour l’instant, 2 régions ainsi que 20 organisations indépendantes ont manifesté l’intérêt de divulguer de l’information sur le site. Nicolas Lapointe, un des trois fondateurs de GROUPE PANICAN inc., tient à mentionner que dans les mois à venir, le site «sera en continuel développement et de nombreux éléments et modules complémentaires sont en ce moment en production afin d’offrir un outil des plus performants aux organisations membres.»

Pour une diffusion minimaliste de l’information nationale, maregion.ca s’est également associé avec la Presse canadienne.

Visitez le site maregion.ca pour en savoir et en découvrir plus.

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Autres textes sur la Francophonie

Éducation francophone dans l’Ouest du Canada

Éducation francophone en milieu anglophone. École Gabrielle Roy.

Éducation francophone en milieu anglophone. Écoles Rose-des-vents et Jules-Vernes.

Société francophone de Maillardville, bastion de la francophonie en Colombie-Britannique

La qualité du français dans la blogosphère

Meeting francophone. Le français est-il une maladie en voie d’extinction?

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Pour ou contre Wikipédia ?

Pour ou contre Wikipédia ?

Une encyclopédie libre et gratuite… mais attention !

Par Audrey Miller, Agence Science Presse

L’encyclopédie en ligne Wikipédia (http://www.wikipedia.fr) est de plus en plus populaire. On y trouve des quantités incroyables d’informations sur presque tous les sujets, même les plus actuels.

Le contenu est écrit par des bénévoles de partout dans le monde. Publiée en 229 langues, Wikipédia compte à ce jour plus de quatre millions d’articles, dont 300 000 en français !

 Chacun peut modifier une page après s’être inscrit. Wikipédia est l’exemple le plus connu d’une technologie de plus en plus répandue sur Internet, qu’on appelle le  » wiki « . Le contenu des sites créés en format  » wiki  » peut être modifié directement par tous les visiteurs enregistrés.

Une idée risquée ?

Oui et non. Il y a des avantages à ce que tout le monde mette son grain de sel sur un site Web. On peut ainsi mettre à jour continuellement l’encyclopédie et modifier rapidement les erreurs. D’autres disent que c’est risqué, car on ne peut plus se fier aux informations qui sont sur le site.

Des exemples délicats…

La plupart des utilisateurs de Wikipédia sont honnêtes, mais certains le sont moins… Selon le quotidien montréalais La Presse, un groupe mystérieux d’internautes travaillerait sans relâche pour que les textes concernant les magasins Wal-Mart soient positifs ! Tant pis pour les opposants à Wal-Mart…

Alors, comment t’assurer que les informations publiées dans Wikipédia sont vraies ? Consulte une ou deux autres sources fiables. Ainsi, le risque de te faire duper diminue.

Cependant, même les encyclopédies traditionnelles peuvent contenir des erreurs. En décembre 2005, des experts ont comparé Wikipédia avec la prestigieuse encyclopédie Britannica. Ils ont cherché et vérifié l’information portant sur 42 sujets. Résultat : les articles publiés sur Wikipédia contenaient en moyenne quatre erreurs, comparativement à trois pour Britannica ! L’encyclopédie de papier a remporté la palme, mais l’étude montre qu’il faut toujours garder son sens critique, car aucun ouvrage n’est parfait !

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Gambling et Jeu compulsif

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Les médias, la drogue de l’an 2000

Les médias, la drogue de l’an 2000

Par La belle au bois dormant

Je n’écoute plus la télévision ni la radio. Malgré tout, on est bourré d’informations. Les médias nous montrent un accident, des images-choc de la scène et ils te disent qu’il y a quatre morts. Ils ne sont même pas capables de nommer les personnes, mais il y a eu un accident. Ça donne quoi? S’ils prenaient le temps d’identifier les gens, ceux qui les connaissent pourraient au moins être informés de ce qui vient d’arriver. Mais non. Juste un accident, point à la ligne.

Je ne lis pas les journaux, je n’écoute pas la radio, mais malgré moi, les nouvelles me bombardent. Comment ça se fait que je sais tout cela? Ça entre dans une oreille, les informations s’infiltrent. Les bonnes affaires que les gens font, on n’en entend jamais parler. Ça l’air que les nouvelles, c’est ça. C’est une drogue, les nouvelles. C’est vrai.

Je connais du monde qui écoute LCN heure après heure. C’est un enregistrement, qui recommence tout le temps. Une boucle sans fin qui reprend la suite des événements. Ça fait même des chicanes dans leur vie de couple. D’habitude, on est deux dans un couple. Mais ici, pas moyen de zapper, de changer de canal. Elle en avait mal au cœur. Moi qui essaye de me sauver de tout cela, ça me rattrape. Je ne suis pas contre les nouvelles, j’y vois moins d’intérêt. J’aime être au courant, mais pas de n’importe quoi, n’importe comment.

Que ce soit la radio dans l’automobile ou au travail ou encore à la maison (on est quatre!), il y en a toujours un qui veut écouter les nouvelles. On te répond que c’est important, qu’il faut être informé. Mais informé de quoi? Je vais au dépanneur, c’est écrit gros comme ça que tel ministre a dépensé d’une façon honteuse l’argent des contribuables Dans 2 mois, on en entendra plus parler. Il y a tellement de scandales, de millions de dollars d’impliqués. En bout de ligne as-tu déjà entendu parler d’un ministre qui va en prison? Toi, tu fraudes le chômage de 18$ et tu as toute la cavalerie sur le dos!

Je ne connaissais rien de la politique. La première paye que j’ai eue, je ne comprenais pas pourquoi quelqu’un pigeait sur mon chèque. Tu apprends ça assez vite. Aujourd’hui, je trouve ça normal que le gouvernement prélève des impôts, il y a du monde qui en a besoin. Mais quand c’est du monde croche qui abuse du système, qu’il soit premier ministre ou chômeur, tu abuses du système. On dirait que c’est moins grave quand c’est des gens haut placés. On crie au loup, mais personne mord. Mais, si ça vient à mes oreilles, tu peux t’imaginer que ça doit être assez gros comme scandale et que ça doit faire longtemps que ça se passe! On nous bombarde avec tellement d’informations à répétition, que tout ça va tomber aux oubliettes comme le reste.

Je ne comprends pas qu’on reste tous les bras pendants. On dirait que plus rien n’est grave. Ce que je trouve dur à accepter, c’est que ceux qui ont le pouvoir de faire quelque chose ont l’air de rien faire. J’imagine que la population en général doit se sentir comme moi.

Les vieux dictons comme «l’union fait la force», ça ne s’applique plus. J’aurais dû venir au monde en 1800 quelque chose. Je ne suis pas née dans le bon temps. Parce que dans ces années-là, quand ta maison passait au feu, tout le monde se passait un seau d’eau pour t’aider à l’éteindre. Aujourd’hui, quand ta maison brûle, tout le monde arrête pour regarder le feu brûler et te voir embarquer dans l’autobus rouge.

Notre société a tellement évoluée, tellement changée, que je me demande si tout ça est réel et véridique. Les politiciens dépensent tellement en voyage de toute sorte, mais on n’a pas d’argent pour réparer nos systèmes d’aqueduc. Pas grave, on remonte les impôts et on va tous encore payer.

Je me souviens de la mort d’Émile Genest. Deux jours avant sa mort, un média l’avait déjà déclaré mort. Ça a fait scandale. Un journal annonce sa mort. La radio lit la nouvelle de ce journal. Le lendemain, ils font la même gaffe! Ils ont été mal à l’aise la 3e journée d’annoncer sa vraie mort.

Il faut, à mon humble avis, se questionner sur le rôle que les médias ont. Parfois, je me questionne à savoir s’ils sont là pour nous informer ou pour mieux m’endormir. Les médias sont devenus le nouvel opium du peuple. En sommes-nous rendu à faire des nouvelles avec des banalités? Est-ce toujours d’intérêt public? Dans certains cas, sont-elles trop indécentes? Si les nouvelles nous agressent, c’est à nous de réagir et de se réajuster. Si vous avez des idées à me lancer, j’ai bien hâte de vous lire.

Le silence des ados ou l’indifférence des médias

Viol médiatique

Fuck, les médias tuent

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