Intervention: 25 ans auprès des jeunes

Au coeur de l’action

25 ans d’animation sociale et culturelle

Raymond Viger  

Nous soulignerons nos 25 ans d’intervention lors des Journées de la Culture fin septembre avec le lancement d’un livre qui relate nos expériences auprès des jeunes et des différentes institutions.

Du travail de rue à l’achat d’un Bistro pour financer le communautaire en passant par la création du Café Graffiti, de nos magazines et maisons d’éditions, le livre est une importante mémoire sociale du dernier quart de siècle.

Pour les Journées de la Culture, notre organisme et plusieurs de nos projets seront très actifs pour bien représenter le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Trois jours d’activités interactives, de découvertes et d’appréciation des arts et de la culture, offertes gratuitement à la population.

Les Journées de la Culture visent à sensibiliser la population sur l’importance d’un plus grand accès aux arts et à la culture. Le Ministère Culture et Communications a réuni plusieurs partenaires médiatiques pour orchestrer, une importante campagne publicitaire pour annoncer ce week-end culturel.

Quelques-unes des activités que nous présenterons pour ce week-end spécial :

  • Vendredi, 25 septembre 20h, le Ste-Cath présentera une soirée musicale avec Pascal Dufour.
  • Samedi le 26 septembre 15h, les Éditions TNT lancement de la bande dessinée À peu près temps de Bruno Robitaille.
  • Samedi le 26 septembre 16h, les Éditions TNT lancement du livre Je me ressens de Jean-Simon Brisebois.
  • Samedi, 26 septembre 19h, les Éditions TNT lancement du livre Au cœur de l’action, présentant le premier quart de siècle de notre organisme. Les auteurs et les artistes seront présents.
  • Samedi le 26 septembre 20h, le Ste-Cath, présentera une soirée tout en chanson avec Andréanne Martin (La Voix).
  • Dimanche de 14h à 16h, présentation des jeunes Stars d’Hochelaga-Maisonneuve. Des jeunes de 5 à 11 ans prennent le micro et auront l’opportunité de chanter avec un band.
  • Dimanche de 19h à 21h, rencontres poétiques avec des auteurs tels qu’Éric Arson animateur au 98,5, Jean-Simon Brisebois (7 publications), Bruno Robitaille (3 publications) et Raymond Viger (7 publications). Plusieurs autres poètes seront présents.
  • Tout au long du week-end un band de musique accueillera les différents artistes pour plusieurs prestations de style Jam.

La majeure de ce week-end sera sans contredit le lancement du livre relatant les 25 ans de l’organisme. Les débuts de l’organisme, son implantation dans la communauté artistique et des jeunes, du travail de rue jusqu’à la création du Café Graffiti, d’un magazine francophone et anglophone à une maison d’édition en passant finalement par un bistro.

L’histoire présente les différents évènements que les jeunes ont vécu et créé pour se terminer avec un regard sur les prochaines 25 ans!

En achetant à l’avance votre livre, vous le recevrez avec les autographes des auteurs et des artistes. 25$ taxe incluse. Pour commander, (514) 256-9000.

Admission gratuite pour les évènements des Journées de la Culture. Réservation (514) 223-8116

VOS COMMENTAIRES SUR 25 ans d’intervention auprès des jeunes

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

Pour ne pas manquer les nouveautés, inscrivez-vous à notre info-lettre sur le site http://www.le-ste-cath.com.

Merci d’inviter Le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: Bistro le Ste-Cath.

La programmation 2015 est affichée sur le site du bistro.

Bistro le Ste-Cath

bistro est montréal restaurant où manger quoi faire salle spectacleUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

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Raccrochage scolaire: Alain Lapointe intervenant

Jeunes en déroute

Alain Lapointe en centres jeunesse

Guitariste, claviériste et chanteur du groupe B.B., Alain Lapointe est un homme aux plusieurs vies. Il a connu un grand succès avec les B.B. à la fin des années 80. Aujourd’hui, l’homme a mis sa passion au service de sa communauté.

Éléonore Genolhac      Dossier culture.

Alain Lapointe groupe B.B intervenant jeunes centres jeunesse

Alain Lapointe œuvre depuis une dizaine d’années auprès des jeunes en raccrochage scolaire et intervient depuis un peu plus d’un an au centre de détention de Rivières-des-Prairies. Avec lui, la musique n’adoucit pas seulement les mœurs, elle permet de remettre de nombreux jeunes sur les rails.

Raccrochage scolaire

Chaque année au Québec, près de 25% des 16 à 25 ans quittent le cursus scolaire sans en être diplômés. Les centres d’éducation des adultes (C.E.A.) et les formations générales aux adultes (F.G.A.) dans lesquels officie Alain, sont une des réponses apportées au problème.

Pendant 10 ans, Alain a accompagné des jeunes en raccrochage scolaire en leur donnant des cours de musique. Il s’est d’abord rendu au centre La Croisée de Repentigny durant 5 ans et a par la suite rejoint le centre L’Envol de Joliette. C’est plus de 600 adolescents qu’il a vu défiler dans sa classe. 600 adolescents et autant de chemins de vie différents, d’embûches qui leur sont propres, mais pourtant un même constat, «ces jeunes manquent de repères.»

Intérêt et expression

Comment aider ces jeunes, là où leur famille et l’école ont échoué? «En les intéressant, en suscitant chez eux une passion», croit Alain. «Ces jeunes ont souvent quitté l’école, car le rythme demandé était trop lourd à supporter, qu’ils n’arrivaient plus à dealer entre ça et leurs problèmes.»

Aux centres La Croisée et L’Envol, les journées se divisent en 2 temps: 3 heures sont consacrées à l’apprentissage académique classique et 3 autres sont destinées à des ateliers pédagogiques, comme celui de musique tenu par Alain. L’un ne va pas sans l’autre: la réussite du tronc académique permet aux jeunes de continuer à suivre l’atelier qu’ils ont choisi.

Et c’est là toute la différence. Les élèves de son cours ne sont pas obligés de le prendre. «Ils se sentent libres, sont beaucoup plus intéressés parce que justement, ils ne sont pas obligés», confie Alain. «Avec eux, je me mets à leur service. J’écoute leurs envies et les aide à les réaliser. S’ils ont envie de faire du métal, on fait du métal. Du rap? On fait du rap. J’essaie de composer des pièces musicales sur mesure pour chacun de leur type de personnalité.»

Le cours de musique d’Alain est un endroit d’expression pour ces jeunes qui ont tant à dire. C’est un moyen pour eux «de se défouler», d’évacuer ce trop-plein qu’ils ont à l’intérieur en grattant les cordes de guitares, en tapant les touches du piano ou les tambours de la batterie. Une manière de se vider l’esprit, qui leur permet d’arriver à tête reposée aux cours conventionnels.

Figure du mentor

L’autre rôle d’Alain est d’instaurer un climat de confiance, où le jeune se sente à l’aise, en rompant notamment avec la didactique prof/élève.

«Je ne suis pas un professeur classique, autoritaire que l’élève craint. Au contraire, ils me voient plus comme un mentor, un tuteur, quelqu’un qui est là pour eux.»

Mais sans oublier de leur offrir un cadre, avec des normes à respecter. «Cet atelier, ce n’est pas juste du fun. À travers la musique, je leur offre une structure, des codes auxquels ils doivent se conformer.»

L’atelier de musique d’Alain a fait ses preuves dans les 2 centres. Intéressés et motivés, les jeunes ont évolué plus rapidement quand on se penche sur leurs résultats scolaires. Grâce à la musique.

Réceptivité des jeunes

La même conclusion s’impose au centre de détention de Rivière-des-Prairies dans lequel Alain intervient depuis bientôt 2 ans. Son atelier est plébiscité par les jeunes détenus, à tel point qu’une liste d’attente a dû être créée.

À raison de 10h par semaine, Alain vient donner des cours privés de guitare, de piano, de basse et de batterie à ces jeunes contrevenants. Une façon pour eux de découvrir autre chose. Et notamment cet homme qu’ils ont en face d’eux, lui qui a fait danser les foules, taper dans leurs mains des milliers de gens. Alain leur offre une autre image de l’adulte, celle de quelqu’un de cool, et leur prouve que l’on peut avoir 50 ans et être toujours fun.

Musique comme évasion

Là encore, les résultats ne se font pas attendre. De nombreux jeunes qui ont suivi son atelier en parallèle des cours académiques dispensés au centre ont vu leur peine réduite due à leur comportement irréprochable.

Ils ont également prouvé qu’on pouvait leur faire confiance en dépit des impairs commis. Grâce aux efforts conjoints d’Alain et de l’éducateur, ces jeunes ont désormais accès librement aux instruments de musique dans une salle qui leur est dédiée. Fruit de cette collaboration, un gala a d’ailleurs été organisé le 29 mai 2014 au centre de détention Rivière-des-Prairies.

Que ressent-on d’avoir aidé autant de jeunes quand on a rempli des salles entières de spectacle? «Beaucoup d’émotions et une grande fierté» confie Alain, «c’est encore plus gratifiant.»

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Autres textes sur les Jeunes

Une façon originale de soutenir notre intervention auprès des jeunes.

Bistro le Ste-Cath

bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

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Dossier Taz Pas juste un skatepark

Dossier Taz

Pas juste un skatepark

Gabriel-Alexandre Gosselin      DOSSIER Taz Skatepark

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

Plus qu’un formidable terrain de jeu pour les adeptes de sports extrêmes, Le TAZ est aussi un organisme à but non lucratif (OBNL) créé en 1996 dont la mission citoyenne se poursuit encore aujourd’hui. Un skatepark peut-il être socialement responsable et engagé?

image Marianne Villandré-Côté faisait de la gymnastique jusqu’à son adolescence. Fatiguée de la compétition, mais toujours avide de sensations fortes, elle se convertit au roller-blade grâce au TAZ. Lors de sa fermeture en 2001, elle y donnait des cours. Elle vient de compléter une technique en éducation spécialisée et s’implique «à 100%», comme elle aime le dire, dans la réouverture du centre. Marianne occupe désormais le poste d’intervenante.

«Nous nous retrouvons avec un nouveau TAZ entre les mains et surtout, nous sommes 8 ans plus tard. Tout est à revoir du côté de l’intervention », explique-t-elle d’entrée de jeu.

Un seul aspect de l’ancien Tazmahal s’est, selon elle, transmis vers sa réplique actuelle située dans le Complexe environnemental de Saint-Michel. «On vise toujours la cohabitation entre les différentes pratiques, ainsi que la cohabitation entre l’esprit jeune du sport extrême et les familles qui viennent dans notre édifice.» Marianne mentionne la différence entre Le TAZ et d’autres skateparks qui donnent des plages horaires fixes selon chaque pratique sportive (skateboard, patins, BMX). Cette façon de faire a ses avantages, comme par exemple d’éviter les confrontations entre athlètes de sports différents, «une guerre qui a toujours existé. Mais c’est justement le genre de défi qu’on recherche au TAZ. On veut créer une communauté plus large, favoriser le respect.»

Ainsi, dans le skatepark, environ six surveillants, techniciens et intervenants sont à l’affût en tout temps. La plupart d’entre eux patrouillent en patins ou en skateboard, une façon de se fondre dans le décor. Leur travail consiste à assurer la sécurité (port d’équipements de protection, circulation) et de gérer les conflits qui peuvent survenir sur les plateformes: les skateboarders et les patineurs qui trouvent que les BMX prennent trop de place et vice versa, les débutants qui ne savent pas circuler dans le skatepark, les plus expérimentés qui prennent trop d’espace et circulent dangereusement se croyant tout permis, des jeunes qui se frustrent parce qu’ils peinent à réussir un truc. «Notre but est de ramener le calme, sans prétendre que l’incident n’a jamais eu lieu. On veut générer la bonne humeur et l’ouverture d’esprit de la part de tout le monde.»

Approcher l’autre

À ce travail général s’ajoute une intervention plus personnalisée. Marianne Vilandré-Côté dit porter une grande attention à cet aspect de son travail. «Je me sens portée vers ceux considérés comme des ‘‘cas à problèmes’’. Dans mes expériences antérieures comme intervenante, j’ai tellement appris d’eux.» Elle souligne le défi de créer un lien de confiance avec certains de ces jeunes. «Ces cas-là ne se règlent pas en claquant des doigts. Ça implique un travail à long terme. Ce que je préconise, c’est de leur donner des objectifs pour les faire revenir. Un jeune peut manquer de motivation à l’école, mais être vraiment branché dans un skatepark. Si venir ici le valorise, tant mieux!»

image À ce chapitre, Marianne se donne un premier mandat: la rédaction d’un guide d’intervention efficace pour tout le personnel du TAZ. «Sur place, on est deux qui ont la formation comme intervenant, mais toute l’équipe est consciente des réalités du milieu, des situations qui peuvent arriver. J’aimerais les aider à aborder chaque individu avec une approche adaptée.»

Une méthode qui roule

Les méthodes d’intervention ne sont pas établies de façon systématique au TAZ. Elles ne l’ont jamais vraiment été  d’ailleurs. Le personnel du centre cherche plutôt à utiliser la force du milieu du sport extrême et l’intérêt qu’il suscite  chez les utilisateurs pour intervenir.

«À l’époque, ma drogue, c’était Le TAZ! L’endroit a vraiment changé ma vie. Il m’a permis de m’épanouir dans le bon sens du terme. Ça aurait été tellement facile de déraper avec les tendances que j’avais», se souvient l’ancienne rebelle devenue intervenante. Même son de cloche chez Stéphane Julien, utilisateur de longue date du TAZ et aujourd’hui patineur professionnel: «Le temps que je passais ici quand j’étais jeune, c’est du temps que je passais à ne pas faire de conneries. Ou du moins, des conneries qui auraient pu me coûter cher!» Ces deux personnes sont la preuve vivante que l’intervention, ce n’est pas tout. Seule la force d’un milieu bien exploitée peut faire la différence.

Reflet de Société, Vol. 18, No. 3, Juin/Juillet 2009, p. 14-15

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Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

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Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

Témoignage: d’intervenante sociale à dépressive

Témoignage: d’intervenante sociale à dépressive

Dominic Desmarais      DOSSIERS REFLET DE SOCIÉTÉ ET Santé mentale Sophie est intervenante. Elle a travaillé auprès de femmes victimes de violence conjugale et avec des familles désorganisées. Malgré son expérience, la vie lui a fait traverser des épreuves qu’elle n’a pu supporter. Elle-même victime de violence conjugale, abandonnée et ignorée par ses deux adolescentes, Sophie a fait une dépression qui l’a menée jusqu’à l’asile psychiatrique pour la protéger de ses idées suicidaires.

Souriante et énergique, Sophie ne ressemble pas à une victime de dépression. Curieuse de tout, elle aborde chaque jeune du Café Graffiti qu’elle croise. Intéressée par leurs peintures, elle leur pose un tas de questions et leur suggère un tas d’idées. Elle ressemble à un enfant dans un magasin de jouets qui s’émerveille à chaque découverte. En arrêt de travail depuis deux ans, Sophie bouillonne d’idées, comme si le chemin de la guérison apparaissait enfin après une longue traversée du désert.

Intervenante d’un organisme à l’autre

Un simple rappel à l’ordre pour entamer l’entrevue suffit à la reconnecter. Voilà Sophie concentrée, qui s’applique à se raconter. «Ma dépression a commencé quand j’ai changé d’emploi. Je suis passée d’une maison d’hébergement pour femmes à un organisme communautaire pour parents d’enfants en difficulté.»

Engagée pour ses capacités d’intervention «de plancher» (qui l’amène à recevoir des gens au bureau plutôt qu’à se déplacer vers eux), Sophie doit dorénavant travailler dans les maisons des familles qu’elle aide. Elle est la seule, où elle travaille, qui intervient à l’externe. Ses dossiers la mettent en contact avec des psychologues, des psychiatres et avec la Direction de la protection de la jeunesse. Les cas dont elle s’occupe sont trop lourds. Elle demande un support psychologique. «Je voulais quelqu’un avec qui parler de mes dossiers difficiles. Je ne pouvais pas en parler avec ma boss, elle n’avait aucune notion d’intervention. Les autres intervenantes non plus, parce qu’elles ne travaillaient pas sur les mêmes problématiques.»

p.14-15,_soupirs_d'amour.jpg Dégradation du milieu de travail

Sur les lieux de travail, Sophie est affectée par l’ambiance négative que les autres employés de l’organisme lui font ressentir. «J’ai perdu confiance en moi, petit à petit. Il y avait beaucoup de dénigrement envers ma personne. Ça ne me tentait pas de manger avec eux. Ils regardaient toujours mon lunch, ils faisaient des allusions à ma maigreur. C’était fatiguant! raconte-t-elle, comme si elle revivait ces moments. Je travaille pour aider les jeunes et les familles avec comme valeur de respecter les différences, et je me sentais jugée dans mon milieu de travail. Là, plus que partout ailleurs!»

«Je me battais pour aider les familles et leur trouver des ressources. C’était épuisant. Je sentais que je devais justifier toutes mes interventions. Tu fais un travail épuisant, puis tu le recommences le lendemain, sans appui. “Me faites-vous confiance?” me demandais-je. Je ne me sentais pas soutenue. Les compétitions entre intervenantes, les coups bas, c’était malsain. Toujours de la jalousie et des remises en question de mes interventions, alors que mes collègues ne connaissent rien de la réalité des familles dont je m’occupais.»

Diagnostique: la dépression

«En 2005, c’est devenu insoutenable. Je ne fonctionnais plus. Je n’avais plus confiance en mes interventions. Je me disais que c’était peut-être parce que je n’étais pas bonne. C’est inconscient. Je me disais que je «chialais» peut-être pour rien. Je me demandais: “si je fais ça, que vont-ils dire? Vont-ils me le remettre sous le nez?” Je m’en suis voulue d’avoir pensé comme ça. Chaque fois que je faisais une intervention, je n’en avais plus le goût parce que je savais que je devrais me battre. Je travaillais dans le beurre.»

Excédée, Sophie quitte son emploi. Elle est diagnostiquée dépressive. Le mauvais sort s’acharne sur sa vie: elle perd son père qui se suicide et son ex-conjoint lui enlève ses deux filles. Sophie doit en plus se battre avec ses assureurs qui, soudainement, lui trouvent des antécédents familiaux de dépression et de suicide.

Une histoire avec un homme violent

Dépressive, isolée et se sentant abandonnée, elle entame une relation amoureuse qui tourne au vinaigre. L’homme qu’elle fréquente se révèle agressif. Lorsqu’elle veut mettre un terme à cette brève histoire d’amour, il la menace de mort.

Sophie touche le fond. L’idée d’en finir avec sa vie prend forme. Sa psychothérapeute l’envoie en psychiatrie pour qu’elle se repose en sécurité, mais l’homme la retrace. Paniquée, elle porte plainte à la police. «Je l’ai fait parce qu’il m’a appelée une trentaine de fois à l’hôpital. Quand j’ai vu que je n’étais pas en sécurité, même en psychiatrie, là, j’ai porté plainte.»

Porter plainte auprès de la police

Sophie sort troublée de cette expérience. «Je me sentais seule au monde. Pire, je me suis sentie jugée, critiquée et ridiculisée par la police. Fallait que je sois à bout. Là, j’avais vraiment peur.» Bien que dépressive, son côté intervenant refait surface. Elle explique aux policiers à quel point leur façon de ne pas la prendre au sérieux lui fait mal. Elle tente de les sensibiliser.

«J’avais peur de porter plainte. J’avais peur qu’il me menace encore davantage. Aussi, étrangement, j’avais pitié de lui. Il avait quand même quelque chose de sain. Ce n’était pas un monstre. J’étais tellement en quête d’amour. C’est le seul que je pouvais appeler à deux heures du matin, et il venait. Avec lui, je me sentais aimée. Ça ne me tentait pas d’être celle qui allait détruire la vie de quelqu’un. Je me sentais tellement «pas bonne». Je ne voulais pas qu’il soit triste parce que quelqu’un le rejetait. Je ne voulais pas être la méchante, qu’à cause de moi, il ne puisse pas réaliser ses projets. Pourtant, j’ai toute l’expérience nécessaire pour affronter ce genre de situation!»

Sophie, autrefois intervenante auprès de femmes violentées, est tombée dans le piège parce qu’elle n’avait plus confiance en elle. «Certains vont dire “quoi, elle est intervenante depuis plus de dix ans, comment ça elle n’a plus d’estime d’elle-même?” Si l’estime se construit, elle se détruit également.»

Séparée de ses enfants

En plus de sa dépression, Sophie vit une profonde tristesse causée par sa séparation d’avec ses deux filles. «La rupture a commencé dans un centre d’achats… Leur père m’a demandé qu’on s’y rencontrent, lui et moi. Quand je suis arrivée, il était avec mes filles. C’était déjà décidé. J’étais devant le fait accompli.»

Sophie devient plus émotive. La douleur de sa séparation est encore vive. C’est un sujet sensible qui est difficile à aborder avec elle. «Il n’arrêtait pas de m’abaisser. Il dit à mes deux filles que je ne suis pas une bonne mère. Ces paroles ont un impact sur mes enfants et sur moi. Je ne dirai jamais que ce n’est pas un bon père. Ça n’a rien à voir. Mais sa colère, lui, il la transmet en parlant de moi à mes filles. C’est de la violence psychologique. Moi, j’ai voulu penser aux enfants. Mais en pensant à elles, je passe pour la méchante», explique Sophie, qui a laissé ses deux filles habiter avec leur père sans se battre. Elle préfère prendre sur elle plutôt que de faire vivre l’enfer à ses enfants. En espérant que ses filles comprennent, un jour, son sacrifice.

Reflet de Société, Vol. 17, No 3, Avril/Mai 2009, p. 14-15

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le  suicide:

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operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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Internet: impact sur les journalistes et les organismes communautaires

Internet: impact sur les journalistes et les organismes communautaires

Raymond Viger     DOSSIER REFLÉT DE SOCIÉTÉ ET Internet

Dates prochaines Formation Web

raymond Le Web a été initialement utilisé par des citoyens qui voulaient faire du journalisme. Aujourd’hui, une armada de journalistes se prépare à envahir Internet. Les blogues, au départ un passe-temps, deviennent pour certains des emplois.

Notre façon de vivre se transforme. Avec l’augmentation du prix du papier et la baisse des revenus publicitaires et des abonnés, plusieurs entreprises de presse cherchent à définir leur nouveau plan d’affaires Internet pour conserver leur marché et en conquérir de nouveaux. On ne pense plus marketing, on pense Webmarketing.

Les entreprises de presse veulent envahir le Web avec le contenu de leurs journalistes. Les journalistes veulent protéger leurs droits d’auteur. Le Journal de Montréal clame un lock-out? C’est par la bouche des canons du Web que réagissent les journalistes en lançant leur webzine, Rue Frontenac.

Pour les nouvelles internationales ou encore les archives des meilleurs documentaires, l’Internet devient de plus en plus crédible pour de plus en plus de citoyens. Pour les autres, il y a l’horoscope, les travaux scolaires, la météo ou les dernières recettes. On ne voit pas la fin des possibilités du Web. Internet va-t-il prendre toute la place?

Impacts sur les organismes communautaires

Des jeunes de la rue et des sans domicile fixe ont une adresse sur le Web. On peut maintenant les rejoindre plus facilement grâce au courriel ou apprendre à les connaître sur My Space. Certains ont même leur site Internet!

Les gens sont déprimés et suicidaires? Ils se retrouvent sur Internet. Ils y cherchent des moyens pour se suicider. Ils y trouveront peut-être des solutions à leur détresse, un lieu pour partager leur souffrance, une communauté. Nous n’en sommes plus à attendre leur appel: nous les rencontrons là où ils se trouvent, sur Internet.

Pour un organisme communautaire comme le nôtre qui s’aventure sur Internet, le terrain d’intervention s’élargit. La personne en crise vient peut-être du quartier, mais peut-être aussi de l’autre bout du monde. Doit-on s’empêcher d’aider un être humain qui souffre parce qu’il n’est pas Québécois?

Lorsque j’interviens dans un quartier, je prends des ententes de partenariat avec le CLSC du coin, la police de quartier, un hôpital et quelques organismes communautaires du secteur. Combien de protocoles devrons-nous maintenant préparer et planifier pour servir et soulager tout ce nouveau monde qu’Internet nous amène?

Comment devrons-nous négocier avec les bailleurs de fonds qui sont prêts à investir pour une intervention locale, mais qui ne voudraient pas soutenir une intervention internationale?

Internet offre des opportunités d’affaires et de nouveaux revenus pour l’entreprise privée. L’objectif de plusieurs compagnies est de croître au-delà des frontières pour grossir leur marché et diminuer leurs coûts.

Pour le communautaire, ça demande plus d’intervention, donc plus de moyens pour y parvenir. En résumé, des dépenses supplémentaires et encore plus d’argent à trouver.

Internet: nouveau terrain d’intervention

Reflet de Société a débuté son travail d’intervention sur Internet. Annuellement, c’est plus de 150 000 internautes suicidaires qui lisent un de nos textes sur le suicide. Parmi eux, plus de 10 000 vont être référés aux ressources pertinentes. C’est aussi plus de 3 000 témoignages de détresse que ces internautes nous laissent chaque année. Et ce n’est qu’un début.

Des églises et des partis politiques ont investi pour s’acheter un espace sur des sites comme Second Life. Jusqu’où les organismes communautaires devront-ils investir l’Internet?

Verrons-nous une nouvelle génération de travailleurs de rue du Web? Qui va financer ces interventions qui ne sont plus définies par un secteur géographique mais plutôt par une détresse commune? Un organisme communautaire qui a fait ses preuves devrait pouvoir étendre son aide partout où le besoin se fait sentir. Comme une entreprise peut vendre ses produits là où il y a une demande.

Notre monde se transforme, pas seulement notre économie. Internet en est le meilleur exemple.

Reflet de Société, Vol. 17, No 3, Avril/Mai 2009, p. 3

Dates prochaines Formation Web

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

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Gang de rue et suicide

Gang de rue et suicide

 Dominic Desmarais       Dossiers Gang de rue et Suicide

Les jeunes membres de gang sont présentés comme des voyous violents. Et si derrière cette façade de tough se cachait un être en détresse, en proie aux idées suicidaires? Et si le gang offrait ce refuge pervers qui retient le délinquant de s’enlever la vie? Comment, alors, le sortir de son enfer? Reflet de Société vous présente les gangs de rue sous un angle différent: celui de la détresse, de la désorganisation. Conversation avec Claude Hallé, l’âme dirigeante de la Fondation québécoise des jeunes contrevenants (FQJC).

Fusillade dans un bar entre deux gangs de rue rivaux. Meurtre d’un jeune lors d’une transaction de drogue. Enlèvement, séquestration pouvant mener à la torture, l’ombre des gangs se profile.

Violence expliquée

La gravité des gestes commis par les jeunes membres de gangs, des adolescents de 14, 15, 16 ans, fait froid dans le dos. Cette violence est difficile à justifier. Pourtant, certains de ces jeunes sont aux prises avec le désespoir lorsqu’ils s’engouffrent dans cette violence. «Les jeunes qui ont des idées suicidaires, souffrent d’une dépression, présentent des problèmes de santé mentale, ce sont eux qui se font ramasser par les gangs. Ce sont des gens à risque. Ils sont vulnérables» explique Claude Hallé, coordonateur à la FQJC.

Ce jeune, qui n’a pu être signalé par l’école, la famille et la communauté, trouve un réconfort auprès de sa famille d’adoption, son gang. En y comblant ses besoins, par l’estime et la compréhension de ses pairs délinquants, le jeune tisse des liens qui forment une toile d’araignée. Une toile qui le sécurise et étouffe ses idées suicidaires. Une toile qui rend ses amis de plus en plus indispensables.

Le gang, centre de la vie

«Le gang peut sauver temporairement le jeune du suicide», confirme M. Hallé. La jeune cinquantaine, l’homme s’exprime davantage comme un intervenant qui a passé sa carrière sur le terrain, avec des contrevenants. Son propos est imagé, comme s’il s’adressait à un adolescent. «Pour certains jeunes, la vie c’est comme passer à l’épicerie. Dans le chariot, tu mets l’amour, l’église, le travail, les partys, le sport, etc. Moi, quand je remplis mon panier, je vais prendre un peu de travail, d’amour, de loisir, de party, un peu de spiritualité. Nos gars, ils sont tellement fuckés, déséquilibrés, qu’ils remplissent leur chariot d’une seule chose: le gang.

Le problème, c’est la violence qui y est très présente. Si tu es en dépression, tu risques d’être enrôlé par le gang. Et le gang a un impact externe. Tu vas rebondir sur les gens autour. Comme, dans un cas extrême, tirer sur quelqu’un dans la rue», explique le coordonnateur de la FQJC.

Ces jeunes, déséquilibrés, ont de la difficulté à quitter la famille qu’ils se sont créée. «Les jeunes se sont bâti une société en soi, le gang. Quand on désaffilie un jeune, il faut le réinsérer socialement. C’est la même chose quand tu sors quelqu’un d’une secte.»

Des jeunes fragiles

À l’arrestation du délinquant, le centre jeunesse prend le relais du gang. Sa jeune clientèle souffre de problèmes multiples: consommation, signes précurseurs maniaco-dépressifs ou schizophrènes, idées suicidaires. Plusieurs ont subis des abus ou vivent des situations familiales difficiles. «On ne les a pas placés en centre jeunesse pour rien», s’exclame M. Hallé pour qui le problème criant survient lors du retour à la maison.

Réintégration difficile

Quand il ressort du centre jeunesse, il retrouve le même environnement qu’il a quitté pour quelques mois. «Le jeune va être confronté avec SA réalité. Nous, au centre jeunesse, on va lui dire où trouver un emploi, des amis, des loisirs. Mais il part déjà avec un handicap social: terminer son secondaire et travailler sur son comportement. Et ce double défi va l’amener à commettre des gestes nuisibles», raconte M. Hallé.

«Lorsque le jeune retourne chez lui, dans son milieu, il est laissé à lui-même, avec ses défis et ses réalités. Ça augmente la possibilité de suicide. Souvent, la famille n’est pas ouverte à sa réintégration. On parle de jeunes qui ont commis un délit. C’est un constat d’échec important, au sein de la famille. Les parents se sentent coupables et ils ne veulent pas nécessairement le prendre sur leurs épaules», précise l’ancien intervenant.

Jeune délinquant seul restera jeune délinquant…

M. Hallé considère qu’on demande beaucoup à ces jeunes délinquants dont la vie se résume à quelques années. «Moi, j’ai 51 années d’expérience de vie. Eux, ils en ont 14, 15, 16. C’est peu d’ancienneté pour leur faire porter le poids de leurs choix. Il faut les guider, mieux les appuyer.»

On peut bien aider nos jeunes délinquants pour les réinsérer dans la vie. Mais les laisser seuls, sans appui à 14 -15-16 ans, lorsqu’ils quittent le centre jeunesse, c’est les renvoyer à leur ancienne vie.

Reflet de Société, Vol.17, No 2, Février/Mars 2009 p.14-15

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE  (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

Autres textes sur le suicide

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Fraternité d’entraide et internet

Fraternité d’entraide et l’Internet

Dossier Alcoolisme,Alcool et drogueAlcooliques Anonymes (AA).

L’Internet est un nouvel outil qui se développe et prend de nouvelles couleurs. Depuis maintenant un an, je fais de l’intervention auprès de personnes suicidaires grâce à l’Internet. Cela me permet de rejoindre les gens dans leur milieu, la blogosphère et de pouvoir intervenir quand les ressources conventionnelles ne réussissent plus à le faire.

Prévention et intervention sur Internet531484_44845958

Faire de la prévention ne comporte pas vraiment de problématiques. On met en ligne des textes de sensibilisation, les coordonnés des organismes qui peuvent intervenir et le tour est joué.

En ce qui concerne l’intervention, la réflexion est encore à être faite. Beaucoup d’intervenants se questionnent encore sur comment intervenir avec l’Internet, si on doit le faire, les risques et les problématiques reliés à ce type d’intervention…

Personnellement, je suis convaincu que l’Internet est une plus value à nos interventions. Les gens peuvent avoir accès à des textes de sensibilisation, des ressources qui peuvent intervenir, ils peuvent poser des questions, faire des partages, lire les commentaires de personnes vivant des difficultés similaires… La partie interactive permet de briser l’isolement de certains.

Association Entraide Internet Anonyme

L’usage de l’Internet pour intervenir commence à s’élargir. Je vous présente aujourd’hui un site Internet qui présente des témoignages de membres de la fraternité des Alcooliques Anonymes: l’Association Entraide Internet Anonyme.

En réalité Association Entraide Internet Anonyme est ouvert à des témoignages de tous membres d’une fraternité quelconque, que ce soit Alcooliques Anonymes (AA), Narcotiques Anonymes (NA), Gamblers Anonymes (GA), Cocainomanes anonymes (CA)… Pour l’instant, ce sont majoritairement des partages et des témoignages de membres des Alcooliques Anonymes (AA) que l’on retrouve sur le site Internet de l’Association Entraide Internet Anonyme.

Cela est intéressant parce qu’il permet de rendre public et disponible à tous les témoignages des membres d’une fraternité. Si une personne qui souffre n’ose pas encore faire le premier pas vers une salle de meeting, la salle de meeting peut maintenant se déplacer à lui. Et ce, 24 heures sur 24, 7 jours semaine, partout à travers le monde.

Ce travail demande beaucoup d’énergie. Étant bénévole, il pourrait arriver que les membres s’essoufflent et arrêtent de nourir le site de l’Association entraide Internet anonyme. Malgré tout, le site peut demeurer une ressource pour aider la personne prise avec une problématique de faire les premiers dans la reconnaissance de sa maladie. L’outil demeurera malgré tout un plus pour les fraternités. L’Internet permet de donner une permanence et une accessibilité aux interventions réalisées.

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