Les chiffres en Irak

Les chiffres en Irak

(Agence Science-Presse) – Une estimation du nombre de morts causés par l’invasion américaine en Iraq continue de susciter la controverse, mais pas pour les raisons qu’on imagine. Publiée en 2006 dans la revue médicale The Lancet, elle plaçait la barre entre 400 000 et 950 000 Irakiens, soit dix fois plus que les estimations officielles. Mais ce qui suscite aujourd’hui des critiques, c’est plutôt la réticence du chercheur principal (l’épidémiologiste Gilbert Burnham, de l’Université Johns Hopkins) à autoriser l’accès complet aux données de son enquête —une pratique pourtant courante en science, si l’on veut que d’autres chercheurs puissent progresser. L’université appuie son chercheur, accusant les demandeurs de vouloir faire un usage politique de ces données.

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Militaire et technologies

 

Militaire et technologies

Sylvain Sarrazin

(Agence Science-Presse) – Albert Einstein condamnait l’utilisation de ses travaux à des fins militaires. Tous ne l’ont pas suivi. Les scientifiques engagés par les gouvernements pour perfectionner leur matériel de défense se comptent par milliers. Et les trouvailles ont de quoi étonner, quand elles ne font pas frissonner. En tête de bataillon, on retrouve sans surprise l’Oncle Sam, plus important – et de loin – investisseur en matière de recherche militaire. Si les États-Unis aiment jouer aux petits soldats, ceux-ci ont souvent de gros bras, très bien équipés…

Jeux vidéos de combat

En janvier 2009, l’armée américaine débarquait en trombe… dans les centres commerciaux! Elle tentait de recruter du sang neuf par le biais de jeux vidéo. Des simulations de combat, bien sûr… très loin des champs de bataille irakiens. Les militaires se joueraient-ils des jeunes? Eh bien, pas tout à fait. Car une fois leur contrat signé, les engagés auront peut-être l’occasion de s’entraîner à nouveau de la sorte.

Au moment même où la jeunesse s’éclatait dans les arcades, des brigades entières de militaires professionnels ont pu tester un programme de réalité virtuelle, baptisé Joint Fire Coordination Exercise. Investis d’une mission, les participants contrôlent leurs moindres faits et gestes sur un terrain d’entraînement où ils peuvent être abattus à tout instant. Le principal avantage de cette nouveauté est qu’elle permet de s’exercer aux tirs groupés (plusieurs unités font feu sur la même cible), une manœuvre difficile à mettre en place dans une situation réelle.

Nanotechnologie et stratégie militaire

Ce divertissement très sérieux ne semble être qu’un amuse-gueule au vu des parties de cache-cache qui se profilent. Des scientifiques de l’Université de Berkeley viennent de présenter un nouveau matériau en trois dimensions complètement invisible à l’œil nu, une première. Grâce aux nanotechnologies, la lumière n’est plus reflétée par les objets; or, c’est ce processus qui permet à l’être humain de les capter visuellement. Le matériau redirige la lumière autour du sujet, un peu comme si elle le contournait.

Des formes simples sont actuellement employées pour la recherche, mais l’armée américaine planche sérieusement sur la mise au point d’une cape électromagnétique qui permettrait aux soldats de jouer à l’Homme Invisible. À terme, un char d’assaut entier pourrait se fondre dans le décor, ce qui présente un avantage certain sur l’adversaire au cours d’opérations militaires délicates. Au placard, la vieille tenue camouflage de papa…

Avions téléguidés

Ce n’est pas tout. Les militaires de tous pays tentent de renouer avec les joies des avions téléguidés de leur enfance. «La grande tendance internationale est centrée sur les véhicules sans pilote, quel qu’en soit le genre. On essaie de retirer la contribution humaine au plus loin des théâtres», indique Olivier-Pierre Jacquotte, chef de service de coopération de défense pour l’ambassade de France à Washington.

Ainsi, de la Chine à la Turquie, chacun mise sur les drones, ces avions contrôlés à distance (le Predator, appareil aux allures futuristes et initialement conçu pour récolter des renseignements, en est l’exemple type), afin de les perfectionner.

Véhicules hybrides

En Europe, où la collaboration technologique est active entre les pays membres de l’Union, la bataille se joue à 20 000 lieues sous les mers. Les voitures ne sont plus les seules à être branchées «hybride»: le sous-marin nucléaire Barracuda, attendu pour 2012, sera muni d’un turbopropulseur doublé d’un moteur électrique, ainsi que d’un équipement complet en suspension. Le signal acoustique émis, principale trace trahissant la présence du sous-marin, est ainsi quasiment étouffé. Au sein du monde du silence, être muet comme une carpe est un atout majeur!

Le milieu marin est d’ailleurs l’un des chevaux de bataille de la recherche militaire canadienne. Peu étonnant au vu de l’étendue des eaux territoriales. Là aussi, les sous-marins jouent à cache-cache. Deux nouvelles technologies viennent de voir le jour pour échapper aux détections infrarouges, qui guident les missiles. La première autorise un refroidissement de la coque, la seconde réduit la température des gaz à échappement produits.

Bref, tout autour du globe, chacun aiguise son équipement en ayant recours aux toutes dernières technologies. Mais l’avantage n’est pas forcément acquis à celui qui est armé jusqu’aux dents. «L’équipement n’est pas une garantie de victoire, rappelle Yves Bélanger, directeur du groupe de recherche sur l’industrie militaire et la sécurité. Il faut aussi de la détermination et une stratégie adaptée.» Dans le cas du conflit israélo-palestinien, le chercheur indique que l’État hébreu «peut gagner la guerre, mais perdre la paix, tout comme les Américains en Irak.» 

 

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De la guerre à la paix

De la guerre à la paix

Agence Science-Presse– Isabelle Burgun

Des journalistes, habillés en treillis, commentent les opérations militaires de la journée. Les reportages « de terrain », réalisés par des équipes de télévision lors du débarquement américain en Irak, ont suscité un profond malaise chez de nombreux téléspectateurs. Ces journalistes en pays de guerre mais aussi les militaires appelés à réaliser des travaux de reconstruction et les femmes qui participent à la reconstruction du pays constituent les trois volets du champ vaste de la gestion humanitaire qu’a étudié Gérard Verna, professeur de management international de l’Université Laval.

Ce spécialiste de la gestion humanitaire et de la coopération internationale dirige actuellement une thèse de doctorat qui se penche, sur la base des expériences de Bosnie et du Rwanda, sur le comportement des journalistes face à un drame humanitaire. «Il est nécessaire de réfléchir sur le rôle de ces « super journalistes ». Au Rwanda, par exemple, tous les journalistes ont pris position sur une base ethnique », relève-t-il.

Quand l’observateur devient acteur

« Nous voulons connaître le passage du journaliste au militant, le procédé liminal – et donc préconscient – qui va lui faire choisir son camp et par la même occasion, qui va lui faire tourner le dos à l’objectivité qui caractérise sa profession », explique le professeur Verna.

Sur le terrain, les témoignages sont toutefois difficiles à recueillir, particulièrement au Rwanda où il s’avère physiquement dangereux de questionner le nouveau pouvoir en place. « Mon étudiante, Annie, a de grande difficultés à faire son travail, les journalistes sont terrorisés » rapporte même le chercheur. Prendre position reste encore périlleux, surtout sur le terrain.

Malgré les écueils, la voix des journalistes porte loin et différents organismes tentent de se l’approprier. Par exemple, l’OTAN déploie actuellement une campagne de propagande en Afghanistan, par le biais de stations de radios – CJ-POTF, Radio RANA 88,5 FM – pour changer son image auprès de la population civile.

Armée humanitaire et femmes de terrain

La coopération entre les civils et les militaires dans l’aide humanitaire est le thème d’un récent ouvrage du professeur Verna. Ce dernier livre d’une série consacrée à la gestion humanitaire, à la paix et au désarmement, et qui devrait paraître bientôt, se penche sur les relations entre la population et les militaires, particulièrement lorsque ces derniers effectuent des actions humanitaires.

« Ils ont démontré leur efficacité et les gros moyens dont ils disposent lors du dernier tsunami de décembre 2004. Mais c’est un mélange des genres corrupteur », relève Gérard Verna. En effet, depuis les attentats du 11 septembre, le virage militaire de la gestion des catastrophes humanitaires s’est accentué.

Cette « militarisation » de l’action humanitaire a de nombreux effets pervers dont celui de compromettre les conditions de travail des gens qui œuvrent dans les ONG. « Lorsque celui qui reconstruit porte un fusil dans son dos, nombreux sont ceux qui ne voient que le fusil », souligne le chercheur. Ce qui expliquerait une partie de la recrudescence de la violence faite contre les civils.

Et la paix, lorsqu’elle revient, peut-elle être un moteur pour la prospérité ? C’est ce que soupçonne Gérard Verna qui dirige aussi une seconde thèse sur la prise de conscience des femmes qui, dans un pays en reconstruction, décident de sortir de la survie quotidienne pour jeter les bases d’une activité plus rémunératrice.

« Il s’agit aussi de cerner ce qui motive les femmes qui se lancent en affaires. Le retour à la paix pourrait être une motivation supplémentaire dans leur démarche », explique le professeur. Pour dépasser la survie, pour oublier la guerre.

Pour en savoir plus sur les travaux de Gérard Verna et la gestion humanitaire

À feuilleter

Gérard Verna a publié une série de trois ouvrages aux Presses de l’Université Laval.

L’action humanitaire du Canada, 2004

Faire la paix, 2005

DDR : Démobiliser, désarmer et réinsérer les combattants, 2006

À visiter

Site personnel de Gérard Verna

http://www.fsa.ulaval.ca:80/personnel/vernag/

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Voir dix mille étoiles en Irak…à nouveau

 
 

Voir dix mille étoiles en Irak…à nouveau

Haut dans les montagnes de la région autonome du Kurdistan, en Irak, se dresse la carcasse vide d’un observatoire astronomique qui aurait pu rivaliser tous ceux du monde. Construit en 1973 à coups de millions de dollars, il devait être le seul observatoire majeur du Moyen-Orient… mais a eu la mauvaise fortune de se trouver sur un sommet stratégique situé à moins de 50 km de l’Iran. Les autorités kurdes, conscientes de l’importance de la science et de l’éducation dans la reconstruction de leur société, souhaiteraient désormais le restaurer. Projet non farfelu, puisque les technologies astronomiques courantes peuvent maintenant créer des télescopes très puissants et compacts. Ceci pourrait redonner un coup de vitamines à la science en Irak qui en a bien besoin.

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Ben Laden, Saddam Hussein, boucs émissaires des États-Unis?

Ben Laden, Saddam Hussein, boucs émissaires des États-Unis?

Par Alain Martel, Carrefour Jeunesse Longueuil

Quiconque regarde un tant soit peu les nouvelles, de ce temps-là, en a entendu parler. Saddam est «L’ENNEMI». Il en faut un: Ben Laden est disparu. Il faut concentrer l’attention de la population sur quelqu’un d’autre. De plus visible, plus accessible, plus facile à attraper. Sinon, l’attention reviendra sur l’économie. Sur ces merveilleuses entreprises du «Rêve américain» qui viennent de mettre des milliers de gens, d’épargnants d’une vie, dans la dèche. Les Enron, Nortel et autres. C’est plus payant politiquement de taper sur un pays que nous avons nous-mêmes armé et entraîné quand cela faisait notre affaire, parce qu’il ne veut pas se plier à «l’idéal américain», la belle démocratie capitaliste…

Questionnement

Oh boy! Le problème, c’est qu’il est impossible de savoir ce qui se passe vraiment. Il faut avoir une confiance aveugle en nos dirigeants. Le méritent-ils? Je trouve ça très difficile. Personne nous dit la vérité. Ça finit toujours par une forme de démagogie subtile ou non. On joue avec nos sentiments, nos peurs, nos susceptibilités et nos sensibilités. On sait comment obtenir de nous à peu près n’importe quoi.

Conflit d’intérêt

On voit des exemples de «gestion américaine». Ce qui me fâche, c’est que Monsieur Bush lui-même s’est arrangé pour sauver ses économies en récupérant ses investissements quelques jours à peine avant que ça ne s’écroule. Comme on peut facilement s’en douter, il ne fait pas ce qu’il demande aux autres. Pourquoi devrait-on faire différemment d’un gars respecté, le Président des U.S.A., un gars qui connaît la gimmique? S’il enlève son argent, il doit savoir? Alors, j’enlève le mien?

Pendant que des personnes dites expertes, payées à coups de millions, engloutissaient les économies de personnes comme vous et moi, ils se payaient le luxe qui ne nous est même pas accessible dans nos rêves. Quand les gens se sont mis à récupérer leurs économies aussi, la Bourse a capoté. Et là, on s’est décidé à faire payer quelques boucs émissaires, quelques vice-présidents de ceci ou conseillers de cela afin que nos yeux se ferment et que notre argent se retrouve encore entre les mains dont on ne sait trop qui qui refera la même chose, etc, etc.

Nos économies

Voilà donc ma question. S’il est impossible de faire confiance à nos dirigeants en ce qui concerne nos économies, (ce qui nous a pris des années à ramasser afin de pouvoir jouir de la vie quand nous serons considérés comme trop vieux pour y participer); s’il leur est impossible de faire attention à nous quand ça nous concerne aussi directement, comment pouvons-nous les endosser en ce qui regarde l’Irak et tous ceux qui suivront? Je ne peux les soutenir les yeux fermés.

La paix

Demandons à nos députés fédéraux de porter nos voix aux Communes et de dire à notre gouvernement que nous ne voulons pas de cette guerre et de cette vendetta. Nous voulons que le Canada conserve son rôle de médiateur et sa neutralité. Il y a assez de femmes, d’enfants et d’hommes de tous âges qui meurent pour que nous puissions continuer à nous faire fourrer dans notre grande utopie du rêve américain. Finalement, pouvons-nous leur en vouloir de ne pas jouer le grand jeu américain?

Pied-de-nez à George W. Bush, Jimmy Carter prix Nobel de la paix

Le 11 septembre

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Pied-de-nez à George W. Bush. Jimmy Carter, prix Nobel de la paix?

Pied-de-nez à Georges W. Bush. Jimmy Carter, prix Nobel de la paix?

Par Mathieu Thériault du Comité Logement Bordeaux-Cartierville

À la fin d’octobre, plusieurs auront probablement été surpris de voir qu’on a remis à Jimmy Carter, ex-président américain (de 1977 à 1981), le prix Nobel de la paix. Officiellement, les responsables du prix Nobel ont déclaré qu’ils attribuaient le prix Nobel à Carter pour faire un pied-de-nez à Georges W. Bush et à son attitude belligérante face à l’Irak. Carter, en effet, est actuellement un partisan déclaré du multilatéralisme, c’est-à-dire de bombarder l’Irak avec l’accord préalable de l’ONU, plutôt que de faire ça tout seul dans son coin. Alors Jimmy Carter est-il un grand défenseur de la paix dans le monde? Rien n’est moins sûr…

Guerre sainte islamique

Contrairement à ce qu’on nous présente souvent dans les médias, le Jihad (la guerre sainte islamique) n’est pas apparu quelque part dans les années 90 sous la forme de terrorisme anti-occidental orchestré par Ben Laden. En fait, il est impossible d’avoir une idée claire du bordel actuel au Moyen-Orient sans remonter à la guerre entre l’URSS et l’Afghanistan, de 1979 à 1989. C’est effectivement en 1979 que les Russes entrent en Aghanistan pour protéger le gouvernement «pro-communiste» de Kaboul et que plusieurs pays, les USA en tête, voient enfin l’occasion de s’en prendre à la domination soviétique en se servant des Afghans. Bref, les stratèges américains veulent faire vivre à l’URSS une répétition de ce qu’eux mêmes ont vécu au Viet Nam: une guerre longue, coûteuse et démoralisante pour tout l’empire. Or, qui se trouvait à la présidence des U.S.A. en cette année fatidique de 1979? On vous le donne en mille, Jimmy Carter en personne.

Livraison clandestine d’armes

Sous les bons conseils de son conseiller en sécurité, Zbigniew Brezinski, fervent opposant au communisme, M. Carter signe les premières directives accordant de l’aide aux moujahidin, les combattants islamistes radicaux. Trois semaines plus tard, le 14 janvier 1980, les premières livraisons clandestines d’armes aux rebelles islamistes afghans sont officiellement autorisées par Carter. On dit officiellement, parce que Brezinski lui-même avoue qu’elles auraient plutôt commencé en juillet 1979, dans le but avoué de précipiter le déclenchement de la guerre.

Américains complices?

Dès lors, la table était mise pour le Jihad et les années à venir: des milliers d’armes (soviétiques), en provenance d’Israël et d’Égypte, allaient se rendre en Afghanistan par le biais des services secrets pakistanais. Plus important encore, des dizaines de milliers de combattants afghans et des mercenaires de tous les pays arabes allaient être entraînés au terrorisme, au sabotage, au complot, au trafic de drogue, à la guérilla et au contre-espionnage par la CIA et les services secrets pakistanais. Au retrait des Soviétiques en 1989, tous ces combattants, dont les futurs ta-libans, allaient continuer les massacres généralisés, les actes de terrorisme et la répression systématique des femmes, entre autres choses.

On se rappelle que Jimmy Carter a réussi à faire signer des accords de paix en 1978 entre l’Égypte et Israël. Encore là, le «grand artisan de la paix» qu’est Jimmy Carter avait bien des arrière-pensées. En effet, dès 1979, l’Égypte, Israël et les États-Unis allaient devenir parmi les plus chauds partisans du Jihad, unis par une même haine viscérale des communistes. Sadate, le président égyptien de l’époque, réarma son pays par l’achat d’une énorme quantité de matériel militaire américain (pour près de 5 milliards de dollars), dont une partie servirait ultimement aux rebelles afghans. Notons que Sadate revendit une partie de ces armes à un certain Saddam Hussein, alors en guerre contre l’Iran, le tout avec la complicité des Américains et des Britanniques.

Crise à Cuba

Jimmy Carter s’est également mérité le prix Nobel de la paix pour s’être rendu à Cuba dans la dernière année. Il s’agissait du premier président américain (en fonction ou non) à se rendre dans l’île depuis l’arrivée de Castro. À la suite de son voyage officiel, Carter a appelé à la levée des sanctions contre l’île, une idée qu’il semble pourtant n’avoir pas eue lors des quatre années où il dirigeait la Maison-Blanche. Bien au contraire, sous sa présidence, à l’été 1979, des obscures rumeurs de «brigades soviétiques» avaient déclenché une nouvelle crise à propos de Cuba qui faillit dégénérer.

En terminant, faut-il s’étonner que des hommes d’État tels que Jimmy Carter et Henry Kissinger qui ont tant fait pour répandre la guerre, la terreur et la mort dans le monde reçoivent le prix Nobel de la paix ? Peut-être pas tant que ça, surtout lorsqu’on se souvient que dans son jeune temps, Alfred Nobel a fait fortune en inventant, produisant et vendant… de la dynamite!

Source: Cia et Jihad: 1950-2001, contre l’URSS, une désastreuse alliance. John K. Cooley. Éditions Autrement, Frontières, 2002 pour la traduction..

Ben Laden, Sadam Hussein, boucs émissaires des États-Unis

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