Prix Leviers: Sylvain Masse et Philippe Couillard

Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse

Les prix Leviers à l’Assemblée nationale

Raymond Viger  Dossier Communautaire

prix leviers philippe couillard sylvain masse assemblée nationaleLe ROCAJQ a remis les Prix Leviers à une quarantaine de jeunes de partout à travers le Québec. La cérémonie a débuté à l’Assemblée nationale à Québec.

Les Prix Leviers rendent hommage aux succès et aux réussites des jeunes et valorise l’excellence des organismes membres du ROCAJQ.

prix leviers rocajq jeunes assemblée nationaleSylvain Masse a reçu un Prix Levier pour son cheminement et s0n implication au Café Graffiti.

En plus des dignitaires présents, dont le Premier ministre Philippe Couillard, la fille de Sylvain, Imily, a tenu à lui faire une présentation à sa façon. Un témoignage touchant qui a su en rejoindre plusieurs.

jeunes prix leviers rocajq assemblée nationale jeunesseFélicitations à Sylvain Masse pour ton travail et ton implication.

L’an dernier, c’est Johnny Walker Bien-Aimé qui avait été honoré par les Prix Leviers.

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Autres textes sur Communautaire

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Statégies vers une nouvelle politique jeunesse

Le Sommet des jeunes

Nouvelles stratégies

Retour sur le Sommet d’août 2013, où des jeunes ont poursuivi leur réflexion pour une nouvelle Politique jeunesse. Déceptions et nouvelles stratégies pour arriver à leur but.

Normand Charest  Dossiers Valeurs de SociétéJeunesPolitique

Dans le numéro de septembre-octobre, nous avons couvert le Sommet des jeunes, tenu à Montréal. Et nous avons promis de suivre ce dossier, parce que nous croyons que cette implication mérite qu’on l’appuie. Les jeunes devaient présenter la synthèse de leur travail à la commission parlementaire annoncée pour l’automne.

Mais depuis, la commission a été remise à janvier ou février prochain, ce qui leur donne plus de temps pour peaufiner leur mémoire. De plus, le ROCAJQ (Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec) a offert aux jeunes un espace au sein de son Colloque tenu en octobre (le OFF Colloque).

Nous avons assisté à cet OFF Colloque en tant qu’observateur, afin de mieux comprendre leur démarche. Une dizaine de jeunes étaient présents, dont Maryann Gauthier, puis Judeisy de Léon et Ursy Ledrich du BCJ (Bureau de consultation jeunesse) que nous avons déjà interviewés en août dernier.

Retour sur le Sommet

Les jeunes se posent d’abord cette question: le Sommet de cet été a-t-il été une réussite? Ils ont la candeur de s’avouer qu’ils ont éprouvé de grandes difficultés à le réaliser. C’est clair, le projet était trop ambitieux.

Rappelons que l’événement s’est déployé sur cinq jours, avec de multiples ateliers simultanés, sans compter les soirées et le point de presse. De plus, ils apprennent deux semaines avant l’événement qu’ils doivent héberger 70 participants venus de France, alors qu’ils en attendaient au plus une vingtaine. Un énorme défi pour n’importe qui, peu importe son âge.

Donner une voix aux jeunes

Le BCJ a été fondé pour donner une voix aux jeunes. Son principe de base, comme l’explique Ursy, c’est que les jeunes dirigent et proposent des projets, tandis que les intervenants appuient leurs actions, en les aidant à obtenir du financement, par exemple. D’où le slogan «par et pour les jeunes». Si les adultes prennent trop de place dans ce processus, certains jeunes ne parlent pas. C’est pourquoi les jeunes font leurs rencontres sans les intervenants.

Récupération gouvernementale

Depuis des années, ce groupe de jeunes a connu plusieurs déceptions dans ses contacts avec le gouvernement. Des projets qu’ils avaient présentés ont été refusés pour être ensuite, selon eux, repris sans que le crédit leur en soit donné.

C’est le cas pour la tournée de consultation des régions. Même l’expression «En route pour le Sommet» leur aurait été prise. Les jeunes ont écouté ceux des régions, pour prendre note de leurs préoccupations.

Le refus de financement pour raison de «dédoublement» compromettait, pour eux, trois ans de travail. D’autant plus que leurs partenaires les avaient quittés pour se joindre à la tournée gouvernementale. Ils se sont alors sentis doublement floués.

Historique: un exposé brillant

Ursy nous présente d’ailleurs, de manière brillante, un historique de la Politique jeunesse au Québec, en partant de la création du BCJ en 1970 et en passant par les différentes étapes, dont celle du Conseil permanent de la jeunesse, aboli par Jean Charest en 2010, l’Année internationale de la jeunesse, et jusqu’à aujourd’hui. Une succession de belles paroles et de promesses dont la réalisation est continuellement reportée.

Écouter sans juger: deux tournées et deux approches différentes

En plus d’une perte personnelle, c’est la validité de la tournée gouvernementale que les jeunes remettent en question. Selon eux, il y a deux conditions pour comprendre vraiment les préoccupations de la jeunesse.

1. D’abord s’assurer que l’on rejoint les jeunes de tous les milieux, sans oublier les plus marginalisés, ce que la tournée gouvernementale n’aurait pas réussi à faire, disent-ils. «Nous, nous allons voir les jeunes de la rue. Eux s’adressent plus aux jeunes étudiants, déjà politisés.»

2. Il faut aussi recueillir les préoccupations de ces jeunes sans les juger. C’est ainsi que les jeunes du BCJ fonctionnent. À l’opposé, la consultation gouvernementale oriente le débat en sa faveur, en limitant l’expression des participants à des questions qu’elle leur impose.

Confidentialité

À partir des préoccupations recueillies lors de leur consultation, les jeunes vont maintenant élaborer leurs recommandations pour la Politique jeunesse.

Mais après avoir été déçus par la récupération gouvernementale, ils en ont tiré une bonne leçon. Dorénavant, tout leur travail demeurera confidentiel, jusqu’à ce que leur mémoire soit remis à la commission parlementaire.

Les jeunes du Sommet font partie du BCJ dont le rayon d’action ne couvre que la région de Montréal. Mais leur place au sein du ROCAJQ leur permet de s’associer à une cinquantaine d’autres organismes communautaires et à d’autres jeunes, étendant ainsi leur influence à tout le Québec.

Chacun de ces organismes pourra présenter son propre mémoire lors de la Commission parlementaire avec des recommandations similaires, ce qui ajoutera un poids politique à celles des jeunes.

«Les jeunes veulent s’approprier la Politique jeunesse, et pas seulement se la laisser imposer d’en haut par les politiciens. Si tu ne prends pas soin de la politique, c’est elle qui prendra soin de toi.» (Ursy)

On pourra dire que les jeunes manquent d’expérience, mais on ne peut ignorer leur bonne volonté et la pertinence de beaucoup de leurs idées. Si l’on promet de «donner une voix aux jeunes» comme on l’a fait, il faut bien les écouter par la suite.

Colloque sur l’action communautaire…

Lors du colloque organisé par le ROCAJQ, du 15 au 17 octobre, M. Nikolas Ducharme, secrétaire adjoint du Secrétariat à la jeunesse, est venu présenter la démarche gouvernementale de consultation qui comporte le dépôt, cet automne, d’un «Livre blanc sur la jeunesse» par le gouvernement du Québec.

Les membres d’Interjeunes et les jeunes du Sommet comptent étudier attentivement ce Livre blanc. Mme Sylvie Norris, directrice du ROCAJQ, déclare dans un communiqué de presse: «On veut s’assurer que la parole, les préoccupations, les besoins et les espoirs de tous les jeunes s’y retrouvent.» Ce qui résume bien la pensée de tous.

En fait, cette action va plus loin que le ROCAJQ parce qu’elle implique la Coalition Interjeunes qui représente 320 organismes fréquentés par 370 000 jeunes de partout au Québec. Les organismes membres de la Coalition Interjeunes sont:

  • Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) ;
  • Regroupement des maisons de jeunes du Québec (RMJQ);
  • Regroupement des Auberges du cœur du Québec (RACQ);
  • Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCQLD).

Source des informations: Marie-Danielle Larocque, responsable des communications, ROCAJQ.

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Autres textes sur les Jeunes

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Plus de publications par un chercheur avec le temps

Plus de publications par un chercheur avec le temps

(Agence Science-Presse) – Contrairement à la croyance populaire, les chercheurs ne sont pas hyper-actifs dans leur jeunesse et plus tranquilles à mesure qu’ils vieillissent. Du moins, si on se fie au nombre d’articles publiés, qui continue d’augmenter légèrement quand ils atteignent la quarantaine et même la cinquantaine. La croissance du «taux de productivité» est simplement plus lente que lorsqu’ils avaient 30 ans. Les auteurs de cette étude, dirigés par Yves Gingras, de l’Université du Québec à Montréal, ont passé en revue 13 680 chercheurs québécois, en sciences et en sciences humaines, et noté, pour chacun, le nombre d’articles parus entre 2000 et 2007, ainsi que le «facteur d’impact» (le nombre de fois qu’un article est cité par un autre article). Par contre, disent tout de suite les critiques, une grosse production n’est pas synonyme d’originalité. Mais les promoteurs d’une retraite anticipée viennent de perdre un argument favorable à leur thèse…

 
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Décrochage et échec scolaire : faille dans le système d’éducation ou problèmes générationnels?

Décrochage et échec scolaire : faille dans le système d’éducation ou problèmes générationnels?

Robin, stagiaire Français.  Dossiers Décrochage, Éducation

J’ai décidé d’entamer une série d’articles traitant les diverses problématiques que l’on aborde dans Reflet de Société (le décrochage scolaire, la toxicomanie, le jeu compulsif, la dépendance affective, la violence…), je vais orienter ces articles en analysant les différences entre la France et le Québec.

Le décrochage scolaire est un des nombreux fléaux de la jeunesse actuelle, ce terme trouve d’ailleurs naissance au Québec avant d’être expatrié en France. Plutôt que d’en trouver les causes-ce que des sociologues, psychologues et autres spécialistes de toute sorte ont fait bien mieux que moi-, on va se centrer sur les analyses faites par ces auteurs pour comprendre pourquoi l’échec scolaire est plus ancré au Québec qu’en France.

En premier lieu, je propose de partir sur des chiffres pour mieux comprendre l’ampleur du phénomène dans les deux pays :

  • Nous avons en France 14.000.000 d’élèves inscrits dans un cycle d’étude dont 12.700.000 dans un cursus pré universitaire. On a 150.000 personnes qui sortent du système sans aucune qualification soit 1.2% du total.
  • Au Québec il y a 40% des garçons et 28.4% des filles qui quittent l’école sans diplôme, et plus de 1/3 des élèves n’ont pas terminé leur secondaire dans 50% des écoles de Montréal. Numériquement, la population d’étudiants représente 1.813.859 individus, et on estime les étudiants pré universitaire à 1.559.918. Il y a 533.492 personnes qui sortent du système sans diplôme soit 34.2%.

Ces chiffres quelque peu fastidieux nous permet de nous rendre compte que la différence est assez importante pour être soulignée.

En France, nous sommes en ce moment dans un but social d’atteindre 80% de notre génération avec le diplôme du Baccalauréat (diplôme d’entrée à l’université correspondant à la fin du CEGEP) que nous sommes en passe d’atteindre. La question que l’on pourrait poser serait est-ce que les élèves français sont plus doués que les jeunes québécois? Ce à quoi je répondrai rapidement : bien sûr que non!!!!!

La cause est bien plus complexe et profonde, regardons donc plutôt du côté du système lui-même et de la pédagogie. L’éducation en France a toujours été un secteur privilégié dans les politiques publiques et l’encadrement y est donc très prononcé avec un accompagnement et une diversité importante de l’enseignement. Les réorientations se font dès l’âge de 14 ans et donc les jeunes voulant travailler vite peuvent y trouver leur voie.

Mais avec l’objectif du 80% d’une génération bachelière, ne brade t’on pas le diplôme? En effet, le système a finalement peu changé par rapport aux années 70, on a toujours le même nombre d’années, le même cursus d’enseignement alors pourquoi serait on plus diplômé que nos parents? Finalement n’a-t-on pas sacrifié en France la qualité du diplôme à la quantité d’élèves diplômés?

Cette explication pourrait être la conséquence du fait que les chercheurs québécois sont meilleurs que nos chercheurs français…pour évaluer un parcours, il faudrait regarder aussi ce qui se passe après avoir eu le Baccalauréat, quel est le parcours de ces jeunes bacheliers, s’intègrent ils dans la société et parviennent ils à faire ce qu’ils veulent faire? Et là les résultats sont inquiétants.

En effet, de nombreuses personnes se retrouvent perdues après l’obtention de leur diplôme, car il faut savoir qu’aujourd’hui avoir le Baccalauréat ne signifie plus rien sur le marché du travail. On a donc de nombreuses personnes qui se retrouvent à l’université par dépit, ne connaissant pas les autres possibilités ou simplement ne sachant pas quoi faire, de plus les frais d’inscription de notre enseignement supérieur sont très bas (en France les étudiants financent seulement à hauteur de 3% leur cursus), seulement on remarque que plus de 2/3 de ses étudiants ne finissent pas le premier cycle et se retrouve dans des positions très inconfortables face à la volonté de trouver un emploi convenable.

Peut-on alors dire que le phénomène du décrochage scolaire est moins important en France qu’au Québec ou est ce de la poudre aux yeux que nous jettent les statisticiens et les différents ministres qui se sont succédé? Je pencherai plus pour cette dernière affirmation et plutôt que de toujours vouloir faire des comparaisons, on pourrait espérer que nos gouvernements s’entraideraient pour arriver à éradiquer ce fléau qui pourrit nos jeunes, et les fait s’enfoncer dans des abîmes souvent bien plus profondes.

Autres textes sur le Décrochage:

Multiples facettes du décrochage

Le décrochage, histoire de sexe?

Décrochage, musique et Sans Pression

CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

Comment vivre avec la dyslexie?

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Le Salon du livre de Montréal 2008

Le Salon du livre de Montréal 2008 

Dossier livre, Dominic Desmarais

900588_21943998 Malgré que nous soyons encore dans la haute saison, essouflé et les traits tirés, nous en sommes à débuter les préparatifs pour notre présence au Salon du livre de Montréal 2008. L’événement se déroule à la Place Bonaventure du 19 au 24 novembre.

Vous pourrez revoir les artistes graffiteurs du Café-Graffiti et quelques unes de leurs créations. Le directeur artistique, M. Daniel Lauzon sera de la partie.

Du côté de Reflet de Société, je serais présent avec notre journaliste Dominic Desmarais. Une nouveauté, notre chroniqueur Jean-Pierre Bellemare, ayant retrouvé sa liberté, sera aussi présent pour rencontrer le public. Notre pigiste, Marie-Sophie Trudeau fera aussi partie de l’équipe. Marie-Sophie a participé au stage international au Costa Rica. Notre photographe et le concepteur des sites Internet de l’organisme, Patrick Landry sera aussi disponible pour vous accueillir. Nos stagiaires Français, Benjamin Boullier (communication) et le journaliste Robin Drevet feront parti de l’équipe.

Nous avons soutenu un groupe de journalistes finissants du Cégep de Jonquière  (arts et technologies des médias, ATM) pour un stage de journalis985450_35960998me international. Revenant du Costa Rica, Reflet de Société a décidé de leur offrir un numéro spécial hors série sur leurs expéditions en Amérique du Sud. Le groupe ayant participé au projet sera présent pour un lancement spécial qui aura lieu le samedi 22 novembre à 10:45 heures à l’Agora du Salon du livre de Montréal. Une belle occasion de les rencontrer et de vous laisser conter leurs aventures. Vous pourrez en profiter pour acheter un exemplaire de leur magazine, En DIRECTion du Costa Rica. Au coût de 5$, ce hors série de Reflet de Société permettra de financer les stagiaires 2009. Au fait, eux aussi seront présents lors du lancement officiel de la revue. Ils n’ont pas encore décidé vers quels pays ils s’envoleront. Vous pourrez leur demander lors de votre visite au Salon du livre de Montréal.

1067843_29644623 Pour les Éditions TNT, M. Jean-Simon Brisebois sera présent pour vous parler du 3e et dernier livre de sa trilogie, Entité. Évidemment, étant auteur moi-même, je serais présent pour présenter mes livres.

Beaucoup de nouveautés. Beaucoup de gens qui seront sur place pour vous rencontrer. Tout ce monde sera présent dans le Kiosque du Journal de la Rue / Café-Graffiti.

Nous serons facile à retrouver dans les centaines d’exposants du Salon du livre de Montréal: kiosque no 7. Immédiatement après avoir grimpé le premier escalier, vous tournez à gauche.  Sinon, après avoir fait le tour du salon, juste avant de quitter, vous allez arriver face à face avec nous.

 

COMMENTAIRES SUR LE SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL 2008

Crédit photo nkzs

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Les enfants les plus “poqués” de la DPJ

Les enfants les plus “poqués” de la DPJ

Raymond Viger Dossier Journal de Montréal

Le 8 décembre, Jean-Philippe Pineault signe dans le Journal de Montréal un article sur les enfants de la DPJ. Pour réaliser ce reportage, pendant une semaine, un journaliste du Journal de Montréal prend le rôle d’un intervenant.

Je suis obligé de me questionner sur l’impact d’un tel reportage sur des jeunes de 6 à 12 ans. Le Centre jeunesse où le reportage est réalisé est nommé. Je ne le renommerai pas ici pour éviter d’en rajouter. On y  parle du vécu de ces jeunes, de leur comportement… En lisant le reportage, ils vont se reconnaître. On présente les jeunes comme étant les plus “poqués” de la DPJ. En lisant le reportage, ces jeunes vont se reconnaître.

Ces jeunes ont déjà assez souffert. Est-ce utile de les traiter de: jeunes les plus “poqués”? Je suis convaincu que les lecteurs du Journal de Montréal sont assez intelligents pour comprendre la situation sans qu’on mette une étiquette sur ces jeunes.

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Vieillissement de la population; négocier le virage gris

Vieillissement de la population; négocier le virage gris
Danièle Jodoin Lajoie opinion d’une lectrice. Volume 15 no 6, août 2007

L’être humain est résolument tourné vers des valeurs de jeunesse. Il cherche à ralentir les effets du vieillissement par l’usage d’élixirs ou par la chirurgie esthétique. Conséquence: la perception du vieillissement s’avère trop souvent négative. Il devient pressant de lever les préjugés et les tabous.

Les jeunes font souvent preuve d’âgisme envers leurs aînés. Des préjugés regrettables et bien enracinés font perdre de l’importance aux rôles sociaux valorisants que les aînés peuvent jouer dans notre société. Faire le pont entre les générations devient alors essentiel.

Une bonne nouvelle!

Pour le sociologue Jean Carette, le vieillissement de la population est une bonne nouvelle. Les baby-boomers qui deviendront les aînés de demain ont une chance incroyable: bénéficier d’un capital de santé et des revenus assurés. Ils auront pour eux le temps et l’expérience.

Ce sont leurs exploits et l’émergence d’une force mature qui ont gravé leurs rides. Ils possèdent un bagage d’expériences et la sagesse. Ils devraient être considérés comme un apport précieux plutôt qu’une calamité. Pourquoi donc une majorité de personnes croit que le vieillissement de la population amènera des lendemains difficiles, des coûts incommensurables pour la société et la maltraitance des personnes âgées?

Vieillissement et vieillesse sont 2 notions souvent confondues. Le vieillissement se reconnaît à des signes objectivement observables — notamment sur le corps —, mais il est plus difficile d’identifier la vieillesse. Si le vieillissement humain est un processus normal composé de déclins, il est aussi ponctué de nombreux développements.

La sagesse, pas la vieillesse

Il faut voir au-delà des signes physiques, car la vieillesse est avant tout est un état d’esprit: la sagesse. En transmettant les secrets qui ont permis aux aînés de contourner les pièges du découragement, de la solitude et de l’échec, on parvient à faire reculer la vieillesse.

Il semble difficile pour un jeune de regarder avec lucidité le vieillissement d’une personne âgée, puisque rien ne lui permet d’être complètement conscient de cette possible étape de sa vie. Pour comprendre ce phénomène, il faut acquérir des connaissances en créant un pont entre les générations.

Travailler ensemble pour faire une différence et avoir la volonté de négocier le virage gris, c’est faire en sorte de vivre pleinement chacune des phases de la vie, en comptant sur la santé, la sagesse et la sérénité. N’est-ce pas là une aspiration que nous devrions tous partager?

La société doit comprendre qu’il est primordial de bien négocier le virage gris. Progressivement, il s’impose et permet à la population vieillissante de constituer une force vitale. Vieillir n’est pas une maladie. Avec les progrès de la médecine, c’est non seulement la vieillesse qui change, mais aussi le regard porté sur elle qui doit changer.

Quelques chiffres

Quels seront la place et le rôle des baby-boomers dans la société de demain? Quelle perception du vieillissement l’ensemble de la population a-t-elle? Des questions importantes, puisque dans une vingtaine d’années, le nombre de personnes âgées dépassera celui des jeunes de moins de 15 ans. Selon Statistique Canada, il y aurait au pays près de 7 millions de personnes âgées en 2021, soit 19 % de l’ensemble de la population. D’ici 2041, le nombre de Canadiens de plus de 65 ans passerait à plus de 9 millions, soit environ 25 % de la population.

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

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Sur le chemin de sa vie: 89 ans de sagesse

Sur le chemin de sa vie: 89 ans de sagesse

Dominic Desmarais
Béatrice Amiot n’aime pas travailler avec les gens de son âge. Ils pensent qu’ils savent tout. Elle croit plutôt en la jeunesse, qu’elle tente non pas d’aider, mais d’informer afin qu’ils prennent conscience de leur capacité de prendre leur vie en main.

Le ton de la voix, énergique et bon-enfant, trompe facilement. Béatrice a 89 ans bien sonnés. Avec elle, pas de morale, de jugement. Elle a compris: pour aider autrui, il faut montrer la voie et non en imposer une.

Béatrice transpire le bien-être. Pas étonnant, elle écrit couramment sur l’individu et la voie du bonheur. Pourtant, elle, si optimiste aujourd’hui, a eu une vie difficile qui l’a menée vers le burn-out. Aînée d’une grande famille, Mme Amiot avoue avoir vécu pendant 50 ans comme un calque de son père. «Mon père a eu beaucoup d’influence sur moi. J’avais développé mon côté masculin plus que mon côté féminin. Je regardais les gens plus sévèrement.»

Ses parents sont placés en foyer d’accueil mais son père est incapable de s’adapter à son nouvel environnement. «Je l’ai repris à la maison. Pendant 3 ans. Je suis devenue épuisée. J’en ai parlé à mon père. Il m’a fait un beau cadeau: il m’a dit je pars pour ton bien-être.»

Béatrice commence alors un voyage intérieur. Elle va à sa propre rencontre. «Avant 50 ans, on organise sa vie à l’extérieur, pas à l’intérieur», affirme l’octogénaire qui en a long à raconter sur la vie. «Je trouve que le monde d’aujourd’hui n’est pas beau. Mais j’ai toujours confiance. Il faut travailler sur l’individu. Je n’en reviens pas comme on est savant de nos jours. Nous avons plein de connaissances mais, en même temps, on ne sait rien sur soi.»

Dans son livre, Sur le chemin de notre vie, Béatrice estime vivre dans une société technologique déshumanisante. «Si la société a haussé le niveau de vie, elle a aussi abaissé la qualité de vie et nous en sommes tous conscients. Les valeurs humaines qui donnent un sens à la vie ont été englouties dans une débâcle du progrès.» La vie extérieure va si vite que l’on oublie notre essence. D’où la perte de nos valeurs.

Après avoir compris qui elle est, trouvé la sérénité, Béatrice a voulu communiquer aux autres comment reprendre possession de leur vie. Sans raconter ses malheurs, sa vie. Simplement dire aux gens, aux jeunes, qu’ils ont la possibilité de se prendre en main. «Ils ne savent pas comment. La société nous amène toujours à fuir notre vie intérieure, nous force à sortir de la réalité, vers l’extérieur. Je ne fais pas le bien, j’informe. Comme on m’a informée quand j’avais une dépression.»

Malgré les histoires d’horreur qui composent notre quotidien, Mme Amiot ne pense pas que le monde soit méchant. «Le monde est souffrant, nuance-t-elle. C’est pour ça que certains deviennent méchants. Nous enseignons aux gens toutes sortes de choses. Sauf la plus essentielle: la vie.»

Béatrice renchérit: «Il faut travailler sur la cause du problème. Qui est responsable de cette misère? Je pense que les adultes ont une grande part de responsabilité. C’est nous qui avons créé cette société. On a créé une société de misère pour nos enfants. Arrêtons de nous péter les bretelles, descendons de notre piédestal.»

Les familles éclatées sont pointées du doigt. Les séparations, l’absence de valeurs familiales, autant de raisons expliquant la perte de repères. Mme Amiot relate une rencontre avec un jeune fraîchement sorti de prison, il y a quelques années. Lui enfilait juron par dessus juron, elle écoutait patiemment. Sa seule question: «Pourquoi agis-tu comme cela?» Malgré la différence d’âge, elle lui a fait réaliser qu’il était bon, qu’il avait du potentiel mais qu’il l’utilisait mal. «Je l’ai revu. Il a un fils de 3 ans. Il m’a dit: je vais en faire un homme comme vous avez fait un homme de moi.» La voix de Béatrice est fière. Pas en raison de son rôle dans le mieux-être du jeune homme. Juste de le savoir heureux. «C’est drôle, je n’ai pas encore rencontré de monde qui n’était pas intéressé à se rencontrer. Ils ne savent juste pas comment.»

Il n’y a pas de solution miracle, pas de théorie, insiste Béatrice. Personne ne peut dire aux autres quoi faire. Surtout quand il s’agit de leur vie. Le travail sur soi doit venir de la personne elle-même. L’idée est simple: pour vivre sa vie, il faut se connaître. Y parvenir semble plus compliqué…

Pour se procurer Sur le chemin de notre vie, contacter Mme Amiot au (450) 743-4561 ou communiquer avec le Centre des aînés de Sorel-Tracy.

Conflit de générations

Sexualité et aînés

Les aînés mal-aimés

Le courage d’une mère aveugle

Pour la dignité et le bien-être des personnes âgées

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L’industrie de la pauvreté

L’industrie de la pauvreté

Pierre Péloquin

La compétition est vive sur le marché de l’emploi. À Montréal, il est plus difficile pour un jeune, issu de quartier pauvre, de lutter à armes égales et sortir de sa pauvreté endémique. Naître pauvre et mourir pauvre, est-ce une obligation?

Le jeune défavorisé a de la compétition dans son groupe d’âge. Immigrants, jeunes des autres provinces venus s’installer dans la métropole, jeunes des autres régions du Québec, jeunes des banlieues.

Devant cette forte compétition, le jeune défavorisé part avec deux handicaps contre lui. Le premier, l’inertie culturelle, suppose que le jeune d’un quartier pauvre sort moins souvent de son quartier. Le second, l’effondrement du secteur manufacturier, diminue l’offre d’emploi dans son environnement. Le jeune, s’il veut trouver un emploi, doit sortir de son quartier. Il n’y a tout simplement pas de travail pour lui à proximité! Mais encore faut-il le laisser sortir…

Un des problèmes majeurs, c’est l’inertie culturelle des animateurs de l’industrie de la pauvreté, qui ont le même problème que leurs clients: ils ne sortent pas de leur cour. L’industrie de la pauvreté? Ce sont ces organismes qui obtiennent des fonds du gouvernement pour venir en aide aux démunis. L’industrie a ses professionnels, ses intervenants, son lobby officiel avec le Chantier de l’économie sociale. Tous ces gens ne peuvent s’occuper que des personnes présentes sur un territoire bien précis. Leur façon de vivre, d’opérer, n’est pas basée sur le déplacement.

Pour cette industrie, si tu gardes tes pauvres dans ton quartier, tu gardes tes subventions. Plus tu as de pauvres, plus tu reçois de l’argent. Car les subventions sont ciblées sur les indicateurs de pauvreté. Donc pour conserver ce financement, les gens du quartier ne doivent pas s’enrichir.

Mais avec les des conditions de vie qui s’améliorent et notre taux de chômage au plus bas depuis les 10 dernières années, l’industrie crie famine. Veut-elle vraiment aider les jeunes à améliorer leur sort? En a-t-elle les moyens?

Des jeunes plus mobiles

Les jeunes en provenance de l’extérieur de Montréal sont plus mobiles que ceux des quartiers pauvres. Ils vont gagner la compétition, rafler les emplois disponibles. Il convient donc d’aider les perdants. Sinon, ils demeureront perdants.

Il faudrait que les jeunes décrocheurs, les jeunes adultes chômeurs et les élèves du secondaire obtiennent une passe de transport en commun gratuite. Le jeune chômeur, qui s’inscrit au Centre local d’emploi, devrait obtenir un titre de transport. Comme le jeune n’a pas envie de sortir de son quartier, il n’achètera pas la carte mensuelle à 63$.

Un transport en commun plus cher?

Est-il normal que, depuis 2002, la Société des Transports de Montréal (STM) ait augmenté ses tarifs de 26%? Encore cette année, la Ville de Montréal a annoncé une autre augmentation tarifaire. La Ville veut régler ses problèmes de finances publiques et de relations de travail sur le dos des usagers du transport en commun.

Les raisons avancées pour justifier une nouvelle augmentation sont l’indexation des salaires prévus à la convention collective, les lois sur l’équité salariale et les congés parentaux, la hausse du prix de l’essence et la hausse du nombre de déplacements pour le transport adapté. Des raisons qui n’ont rien à voir avec le transport en commun…

Pourquoi ne pas faire comme Londres? Que ceux qui doivent se rendre sur l’île paient. Ceux qui vont y flâner n’iront plus. Ou ils iront en métro, en bus. L’argent des véhicules payants permettrait que certaines couches de la société ne paient pas pour le transport en commun. Certaines lignes, certains jours, pourraient être gratuites. Ce qui pourrait favoriser le commerce la fin de semaine, par exemple.

Autre exemple, celui de l’université de Sherbrooke. Le transport en commun est gratuit pour tous ses étudiants. Après environ 2 ans d’expérience, les étudiants utilisent la voiture de  40 à 60% moins qu’auparavant. Ça désengorge le trafic, oblige la Ville de Sherbrooke à assurer un service de meilleure qualité en raison d’un plus grand nombre d’utilisateurs et l’université songe construire de nouveaux bâtiments à la place de stationnements. Comme quoi, en fournissant le transport gratuit à certains, tous deviennent gagnants.

Pierre Péloquin est économiste. Il a commencé à la fin des années 1970 dans les Cantons de l’Est à l’époque où la récession poussait les entreprises vers la faillite. Il voyait à la relance ou au recyclage de ces compagnies en difficultés financières. Suite à la crise économique de 1987, son aide est demandée pour redresser la barre des caisses de retraites de la Ville de Montréal.

En plus d’agir comme consultant, M. Péloquin a enseigné en économie pendant 15 ans à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Le désengagement du gouvernement envers le communautaire

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

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