Kit Ou Double debute sur la scene rap

Kit Ou Double débute sur la scène rap

Lisa Melia           DOSSIERS Hip Hop ET Rap

«Rien ne va plus.» Car dans l’univers en équilibre instable du jeu, tout peut basculer en un instant. Dans la société actuelle aussi, «on a le sentiment que, vraiment, rien ne va plus dans le monde de nos jours.» Enfin, et surtout, maintenant qu’Orasio et Witness débarquent sur la scène, «rien ne va plus.» «On est un groupe solide, on veut ébranler le monde du rap.»

A tout juste 25 ans, les deux amis, qui forment le groupe Kit Ou Double, sont déjà des rappeurs confirmés qui ont le respect et l’estime de leurs paires. «Rien ne va plus», leur premier album, ne sera officiellement disponible qu’à compter du 18 juillet, mais a déjà reçu un très bon accueil, notamment dans les radios.

Photo KOD 2KOD d’éthique

Ils commencent le rap en 1999. En 2001, il devient clair qu’ils ont la même vision de leur art et qu’ils s’entendent bien. Ils forment alors Kit Ou Double. «J’ai lu le dictionnaire trois ou quatre fois avant de choisir définitivement le nom», sourit Witness. L’expression leur plaît, car elle reflète leur identité de joueurs mais surtout leur éthique de travail. Du haut de leurs 16 ans, ils ont déjà une solide réputation gagnée par un travail sérieux et régulier et par un talent évident.

En soi, l’album a demandé trois années de travail, mais il représente près de dix ans de composition et d’écriture. L’originalité du groupe ? «Le concept de nos chansons, c’est de faire des choses nouvelles. On cherche toujours à aborder les thèmes différemment. Jusque dans la forme, on évite certains mots qui ont été trop utilisés.» Ils se lancent maintenant dans la promotion de cet album, y compris sur scène, lieux privilégié pour démontrer de leurs talents.

Textes de rap

«On a grandit quand le rap avait encore de très bon artistes. On veut revenir à ça, à l’essence de la culture hip hop, quand la qualité des textes était importante», affirment les rappeurs. Le hip hop représente une véritable passion qui a littéralement dévoré toute leur jeunesse. Cette période les a durablement influencé et a participé à forger leur identité en tant qu’artistes.

Pour eux, l’album est un équilibre entre spontanéité et perfectionnement. Witness revient sur la chanson «La tentation est forte», dont les paroles à propos des femmes peuvent être assez dures. Il explique ainsi que le texte reflète ce qu’il ressentait à un moment précis, et qu’il ne le réécrirait probablement pas de la même manière aujourd’hui. «Mais changer mes mots aurait été malhonnête envers moi-même, et je veux que ça parle à ceux qui ressentent la même chose», soutient-il. Réaliser l’album a partir de ce matériel a demandé beaucoup de travail d’amélioration.

Photo KOD 3 Rap et gambling

«Car c’est une vie ou y’a que des trucs contradictoires/ Même un pocket pair d’as t’assure pas la victoire/ Sans savoir jouer d’astuce/ La roulette américaine devient plus dangereuse que la Russe.» («Rien ne va plus»)

Aussi bien le nom du groupe que celui de l’album, ou encore plusieurs chansons, renvoient à l’univers des jeux de hasard. «Nous sommes des joueurs, explique Witness, mais absolument pas des joueurs pathologiques.» Ils n’ont jamais perdu de sommes astronomiques au jeu et préfèrent le poker, qui allie le hasard à la stratégie. Ils condamnent Loto-Québec autant que le Casino de Montréal, car tout est devenu trop facile d’accès, et que l’argent est vite perdu.

«Le gambling permet beaucoup de métaphores sur la vie: la vie est un jeu de hasard, rien n’est sûr, il faut faire attention à ce que tu mises… Ce sont des métaphores faciles, mais elles parlent aux gens.»

La promotion de leur album à peine entamée, ils ont déjà des projets plein la tête. «Je pense que notre musique a le potentiel d’attirer une partie de l’Europe», souffle Witness. Mais avant ça, des shows les attendent, une participation à un CD collectif l’année prochaine, «L’Alpha et l’Oméga», et puis la préparation de leur deuxième album, peut-être dans deux ans. «On ne va pas se presser, on veut vraiment offrir quelque chose de qualité», concluent-ils avec un sourire.

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Sur le site de Kit Ou Double, vous pouvez retrouvez leur programme pour assister à leur show. Le 18 juillet, le lancement officiel de leur album aura lieu au KOÏ Lounge, sur le boulevard Saint-Laurent, à 22h. La liste des points de vente de leurs CD se trouve également sur leur site internet. www.kitoudouble.ca

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

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Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Les multiples tentations du jeu

Les multiples tentations du jeu

Rox Ann   Dossiers Gambling et jeu compulsifGamblers anonymes, Alcool et drogue

cenne_volante Intervenante auprès des joueurs excessifs, j’en ai vu des personnes en détresse… avec l’envie de s’en sortir. Parce qu’elles étaient vraiment rendues dans le «fond du baril».

Inversement, il y en avait d’autres avec de la motivation, du bon vouloir et tout ce que vous voudrez… jusqu’à ce que le chèque du premier arrive pour quelques-uns ou la paye pour les autres. Parmi eux, il y en a qui ont fait une thérapie juste pour dire qu’ils la faisaient… d’autres voulaient vraiment la vivre… Deux contextes complètement différents qui influent grandement sur le résultat final.

Tout miser… jusqu’à la raison

Toutes les raisons sont bonnes pour jouer mais les bonnes raisons pour arrêter se font plus rares. Avec la petite bière ou la ligne de coke, vient les «gratteux» ou la machine. Ils sont les héros du jeu, capables de battre le hasard parce qu’ils ont tellement perdu la veille que ça ne se peut pas que «ça ne paye pas» !

Prendre un verre pour se donner encore plus de chance de gagner avant et pendant le jeu… et prendre encore un verre pour oublier l’argent du loyer, des comptes et de l’épicerie qui vient de passer dans la machine.

J’en ai vu qui ont perdu des condos, des maisons et qui ont vendu leur char sur un coup de tête pour aller jouer. Si ce n’était que le matériel qu’ils risquaient de se faire saisir… Mais finalement, la famille, les amis et les collègues de travail s’en vont. Ça aussi, je l’ai vu.

Thérapie par dessus thérapie

Trois, quatre thérapies pour certains! Des rechutes… et même des idées suicidaires, jusqu’aux tentatives. La honte, le désespoir, l’endettement, la solitude «même plus une larme pour pouvoir pleurer…» C’est la réalité, et ce n’est sans doute pas un hasard que tout cela vienne avec le jeu.

La question que je me pose c’est: pourquoi attendre d’être seul avec plus rien au monde pour penser, peut-être, suivre une thérapie, aller chercher de l’aide.

Tentation du jeu

C’est sûr qu’avec toute la tentation, «ce n’est pas un cadeau»! En allant au dépanneur pour acheter une pinte de lait, il y a un beau gros «pad de gratteux», n’est-ce pas tentant? Maintenant, il y a même des moniteurs qui présentent les gagnants, les lots à gagner, etc. À la pharmacie, la caissière qui demande «une petite loto avec ça?» Les publicités à la télévision, les affiches… tout ce qui nous entoure publicise et banalise le jeu. Combien de bars dans votre région possèdent des machines à loterie vidéo? Dans certaines villes, on organise même des voyages au casino! Une cinquantaine de dollars et voilà le voyage payé, dîner compris!

La santé mentale, pas important?

Dans bien des endroits, je me suis fait refuser d’apposer de la publicité pour l’organisme où je travaille… Pourquoi ? Peut-être par peur de perdre de la clientèle et de l’argent? On donne des «gratteux» aux enfants, on crée déjà l’illusion du gain facile en très jeune âge. J’ai déjà entendu, dans les groupes de thérapies, qu’on cache les cigarettes dans les dépanneurs mais pas la loterie… On parle d’une question de santé physique parce que la fumée c’est cancérigène. Mais que fait-on avec la santé mentale des joueurs ?

C’est à se demander, «si on ne cherche pas le trouble…» Posez-vous des questions! Essayez de trouver les réponses. Le hasard, on ne peut rien y changer.

Vaut mieux prévenir que guérir…

Reflet de Société, Vol.17, No 2, Février/Mars 2009, p.8

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Suicide, homophobie, gambling et gangs de rue

Suicide, homophobie, gambling et gangs de rue

François Richard, Dominic Desmarais

Dossiers Loto-QuébecGambling et jeu compulsif

Le magazine Reflet de Société souligne dans son édition février-mars 2009 la dix-neuvième édition de la Semaine de prévention du suicide, organisée par l’ Association québécoise de prévention du suicide.  Un dossier du journaliste Dominic Desmarais aborde la question de deux angles originaux, soit la vulnérabilité au suicide des membres de gangs de rue, ainsi que la prise en charge des proches des personnes suicidées par les entreprises des services funéraires. Ces articles permettent au lecteur d’ aborder cette douloureuse réalité par le témoignage de gens qui sont aux premières lignes lorsque l’ irréparable se produit. L’ exploitation de la détresse de certains jeunes à risques de se suicider par les recruteurs des gangs, ainsi que les conflits déchirant les familles dont l’ un des membres s’ est suicidé  y sont entre autres analysés.

Gambler et homophobe

Dans la nouvelle édition de Reflet de Société, l’ équipe du magazine se penche de plus sur deux grandes problématiques sociales qui ont des liens avec le suicide, soit le jeu pathologique et l’ homophobie. Le jeu pathologique subit actuellement un procès à Québec qui pourrait remettre en cause l’utilisation par le gouvernement québécois de joueurs vulnérables afin de remplir les coffres de l’État. Le rappeur Éric Pelletier se confie pour sa part à Reflet de Société à propos des difficultés d’ être homosexuel dans le milieu du hip-hop québécois.

La nouvelle édition de Reflet de Société sera livrée à tous nos abonnés au cours des deux prochaines semaines. Pour ceux qui n’ ont pas accès au magazine, les textes seront publiés sur Internet au cours des prochains mois. Ce blogue vous en tiendra au courant.

La Semaine de prévention du suicide se déroule du 1er au 7 février 2009. Pour plus d’ informations, consultez le site de l’ Association québécoise de prévention du suicide à l’ adresse suivante:   http://www.aqps.info/

Vos commentaires sur la Semaine de prévention du suicide

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le suicide:

Autre textes Gamblers Anonymes

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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Prison intérieure

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Prison intérieure

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville.

Dossier Chronique d’un prisonnier

Au pénitencier nous avons accès aux réunions pour dépendants: toxicomanes, alcooliques, joueurs. C’est là que j’ai rencontré notre rédacteur en chef Raymond ainsi que sa charmante femme Danielle, deux êtres extraordinaires qui «contaminent» l’environnement par leur conscience collective.

Ils sont venus dans ma prison partager leur savoir avec respect et considération. Si le mépris engendre le mépris il en va de même avec la considération. Depuis ce jour, il me fait plaisir de partager avec vous ces bagages de prisons qui s’accumulent un peu plus chaque année.

Lors d’une réunion, un ex-dépendant aux drogues proclamait «il n’y a pas plus de prison sur terre que nous pouvons en retrouver dans l’homme». Après cette révélation, encore toute fraîche dans ma tête, un changement s’est produit, un tournant important dans ma vie. Cette phrase m’a marqué de façon indélébile.

Je regarde maintenant les autres différemment. J’ai compris que, malgré mon incarcération, je suis souvent beaucoup plus libre que certaines personnes de mon entourage. Leur tenue vestimentaire ainsi que leur expression faciale décrivent assez bien à quel point elles sont enfermées. Leurs réactions prévisibles et parfois même leurs propos, montrent leurs limites. Ces frontières qu’elles érigent autour d’elles pour se protéger, les isolent tout autant. Si elles ne peuvent en sortir, les autres ne peuvent y entrer.

Après 20 ans passés au pénitencier fédéral, où en suis-je de mon propre cheminement? Terminer des études, lire, chercher le meilleur de ma vie, mais surtout, me libérer de mes pensées toxiques. M’ouvrir tout doucement en choisissant les gens avec qui je me sentirais bien. Voilà un très grand progrès sur le plan personnel.

Plus je suis attentif à mon entourage, plus je deviens sensible. Par différentes activités, j’ai pu développer mon potentiel et augmenter mon estime personnelle.

Mon implication avec l’organisme de St-Maxime a été ma plus grande réalisation: aider les plus démunis, sortir du pénitencier sous escorte pour se diriger dans un sous-sol d’église, participer à l’organisation d’une soupe populaire, faire la collecte et la distribution des denrées. Aider est la meilleure prise de conscience que j’ai faite.

Voir des gens quémander leur nourriture avec leur famille a été révélateur. Mon orgueil, que j’ai toujours confondu avec ma fierté, devenait insoutenable. Il y avait plus de fierté dans leurs yeux que dans ceux rencontrés au cours de ma vie. Mon cœur se fissura et il en sortit un malaise terrible, un regret. Si j’ai eu suffisamment de courage pour m’attaquer à des banques et à kidnapper, je n’ai jamais eu le courage de demander de l’aide et encore moins de reconnaître mes faiblesses.

Voilà une de ces prisons qui nous enferment dans des comportements, des réflexions et des manières de faire qui limitent nos possibilités. Ce donjon a été conçu par mes faiblesse et résiste à toute raison. Lorsque j’envie ceux qui sont libres, je perds parfois de vue que la véritable liberté ne se trouve pas uniquement dans nos déplacements. Penser et agir autrement, se comporter différemment, fait partie de la liberté.

Dans ma prison, j’ai trouvé le pire juge et il travaille toujours avec le plus salaud des gardiens: ma conscience et ma raison. Celle qui devrait me protéger m’a condamné, celle qui devait m’ouvrir m’a enfermé.

Ma conscience et ma raison se sont construites à travers tous ceux que j’ai côtoyé. Ces gens de passage ont semé une graine qui a poussé. Je n’ai sûrement pas toujours su faire la différence entre le bon et le méchant.

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