Enfants: plus grands et plus gros

Enfants: plus grands… et plus gros

(Agence Science-Presse) – Pendant que les variations du Q.I. d’une génération à l’autre suscitent des interrogations, les variations de la taille étonnent.

Des épidémiologistes irlandais viennent de confirmer que dans leur pays —comme, apparemment, dans le reste du monde occidental— les garçons de 14 ans sont passés d’une moyenne de 1 mètre 46 en 1948 à une moyenne de 1 mètre 69 en 2002. Une croissance spectaculaire, sans doute imputable à une meilleure alimentation, mais marquée, en parallèle, par une expansion tout aussi spectaculaire du tour de taille: de 37 kilos en 1948 à 61 kilos en 2002.

Les filles ont grossi aussi, à peu près dans la même proportion: de 40 kilos en 1948 à 59 kilos en 2002. Mauvaise nouvelle: la crise économique ne mettra pas nécessairement un frein à cette épidémie d’obésité, compte tenu du faible coût de la junk food.

Lire aussi : Une bonne alimentation n’a pas d’effet sur le quotient intellectuel

 

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Dans l’assiette des aînés

Dans l’assiette des aînés

Delphine Naum

(Agence Science-Presse) – Jean ne mange presque plus de viande parce que son dentier lui fait mal. Lucille a de la difficulté à couper ses aliments à cause de son arthrite. Jean-Claude ne mange que du junk food depuis que sa femme est décédée parce qu’il n’a jamais su cuisiner. Madeleine mange comme un oiseau parce qu’elle n’aime pas ce qu’il y a au menu de son centre de soins de longue durée. Pierrette a perdu du poids, mais se dit que c’est normal à son âge. Ces exemples fictifs reflètent une situation bien réelle : au Canada, plus de 40 % des personnes âgées vivant dans la communauté seraient à risque de connaître des problèmes nutritionnels. En milieu de soins, les chiffres sont encore plus élevés.

De la solitude à la pauvreté en passant par la maladie et les problèmes de mobilité, les facteurs qui font des aînés un groupe à risque sur le plan nutritionnel sont nombreux. Ajoutons à cela l’ignorance de la population. « La bonne nutrition des aînés est pourtant un enjeu important, car il en va entre autres de leur maintien à domicile », avertit Nancy Presse, diététiste et doctorante à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

Manque d’information

Les aînés, de même que ceux qui les conseillent, ne sont pas toujours outillés pour conjuguer correctement vieillissement et alimentation. « Les pratiques alimentaires des personnes âgées sont peu encadrées », déplore la spécialiste. De fait, il manque cruellement de diététistes pour accomplir le boulot. Au Québec, on en compte environ 1,33 par 1000 lits en CHSLD. Et lorsque les médias traitent de nutrition, ils laissent souvent les aînés dans l’ombre. « À l’exception des produits contenant des fibres, les messages nutritionnels véhiculés par les médias et par la publicité sont principalement destinés aux adultes et aux jeunes familles », remarque-t-elle.

De nombreux mythes alimentaires concourent à miner la bonne nutrition des aînés. L’un des plus persistants dans la société et même dans certains milieux de soins concerne leur perte de poids qui serait chose normale. « C’est faux! insiste Nancy Presse. Une perte de poids peut être un indicateur de problèmes de santé sous-jacents, il ne faut donc pas la banaliser ».

Quand vieillir et manger ne font pas bon ménage

« La solitude, l’isolement social et le deuil sont des facteurs qui amènent les personnes âgées à moins bien s’alimenter, ce qui s’accompagne le plus souvent d’une diminution de l’apport de protéines, explique la diététiste. Certaines études ont montré que les aînés vivant seuls présentaient des apports nutritionnels inférieurs à ceux vivant en couple ou en famille. Plusieurs études démontrent aussi que le revenu est un indice de la qualité de l’alimentation.

En milieu de soins?

Les menus sont bien plus souvent fonction de l’équilibre budgétaire que de la variété. Avec un budget de quatre à six dollars par jour en moyenne dépensé par les centres d’hébergement pour personnes âgées pour nourrir chaque aîné au Québec, l’Ordre des diététistes du Québec doute que cela leur permette de bénéficier d’une offre alimentaire qui puisse satisfaire leurs besoins nutritionnels tout en tenant compte de leur condition de santé.

La dénutrition, un mal qui passe trop souvent inaperçu

Lorsque ce que l’on mange ne suffit plus à répondre aux besoins de l’organisme survient la dénutrition. Si l’on se fie aux études américaines et européennes, elle toucherait jusqu’à 15 % des personnes âgées vivant dans la communauté et jusqu’à 65 % des aînés hospitalisés ou vivant en centre d’hébergement.

Plusieurs travaux ont mis en lumière un fait potentiellement inquiétant : le personnel soignant est souvent aveugle à la dénutrition. Une étude menée auprès de 1017 aînés vivant en résidence a montré que la dénutrition n’était décelée que dans 43 % des cas. Même s’il existe de nombreux outils de détection éprouvés, on ne fait pas le dépistage systématique de la dénutrition au Québec. Or, si elle passe inaperçue, la dénutrition n’est pas soignée. En plus d’entraîner de nombreux changements dans l’organisme, la dénutrition affecte le système immunitaire. Chez les aînés, elle augmente de deux à six fois la morbidité infectieuse et multiplie par deux à quatre le risque de mortalité.

Devant ce portrait, Nancy Presse dessine un souhait : « Dans la population et chez les professionnels, il faudra prendre acte de l’importance des troubles nutritionnels et de leur dépistage chez les aînés. Cela impliquera d’augmenter les services d’aide à domicile et le nombre de diététistes dans les CLSC et les CHSLD du Québec. Par la prévention, on peut éviter de nombreux problèmes de santé découlant d’une mauvaise alimentation. »

Pour en savoir plus
Ferland, Guylaine, Alimentation et vieillissement, Presses de l’Université de Montréal, 2007
Mémoire de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec :
Consultation publique sur les conditions de vie des personnes aînées : un enjeu de société, une responsabilité qui nous interpelle tous, 2007

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La malbouffe, Jean Charest et nos jeunes

La malbouffe, Jean Charest et nos jeunes.

Vis-à-vis l’obésité galopante qui envahit le Québec, les cafétérias des écoles sont questionnés. Notre cher Premier Ministre, M. Jean Charest, nous réponds que nous ne vivons pas dans une société d’interdit, qu’on ne peut pas forcer les commissions scolaires à sortir la malbouffe.

Il faut laisser des choix, dit-il. Ça ne veut pas dire que nous devions faciliter l’accès par nos jeunes à la malbouffe. Si une cafétéria d’école, en tant que bon père de famille, nous offre des choix équilibrés, nous laissons le choix aux jeunes de sortir pour manger leurs fameuses poutines et leur Hot-dogs. Nous ne les forçons pas à bien manger, mais nous leur offrons des choix équilibrés. Un certain nombre de jeunes ne s’alimenteront plus au junk food s’ils ont des choix responsables. Ça ne sera pas tous les jeunes, mais au moins, un certain nombre auront amélioré leur situation. Surprenant que notre Premier Ministre ait de la difficulté à se positionner sur les cafétérias, mais que ça semble si facile dans le cas du Mont Orford. Où est le choix qu’il nous offre dans ce dossier?

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