Images de Kinshasa pour le public québécois

Images de kinshasa pour le public québécois

François Richard

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L’artiste et travailleur communautaire originaire de la République Démocratique du Congo Paul Henry Kiese présente pour la deuxième à Montréal son exposition de photographies et de montages vidéos: Kinshasa dans le regard de Paul Henry Kiese. Les oeuvres pourront être admirées du vendredi 20 mars au jeudi 26 mars 2009, au Centre social d’aide aux immigrants, situé au 6201 rue Laurendeau, dans le quartier Ville-Émard (métro Jolicoeur).

La vie au Congo

Les photographies de Paul Henry Kiese illustrent la vie quotidienne à Kinshasa, une ville secouée par les flots de réfugiés, victimes de la guerre dans l’est du Congo, qui y débarquent, l’absence de services publics et la brutalité de forces de l’ordre corrompues. L’artiste ne s’appesantit toutefois pas sur les misères quotidienne des Kinois. Il laisse une large place dans son exposition aux aspects plus positifs, notamment les cérémonies de mariage, de la vie dans sa ville natale. Son emploi de travailleur communautaire auprès des jeunes de la rue à Kinshasa a permis à Paul Henry Kiese de porter un regard compatissant et averti sur les réalités d’une ville en pleine mutation.

Un artiste et travailleur communautaire

L’histoire de Paul-Henry Kiese sera contée plus en détail dans l’édition de juin de Reflet de Société. Les lecteurs pourront alors faire plus ample connaissance avec cet artiste qui se bat quotidiennement pour assurer aux enfants de Kinshasa un avenir meilleur. Son travail auprès des jeunes de rue montréalais sera aussi évoqué. Rendez-vous en juin.

Pour visiter la page Facebook de Paul-Henry Kiese, cliquez sur le lien.

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«Dehors, sorcier!»

Terre des Débrouillards
Des projets de développement pour une planète solidaire

Chronique préparée par l’ Agence Science-Presse en collaboration avec le magazine Les Débrouillards

«Dehors, sorcier!»
Nicolas Castéran

Ils errent par milliers dans les rues de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Pourchassés, battus, parfois tués: ce sont les «enfants-sorciers». On les accuse de porter malheur.

Responsables de tous les maux
Les parents de Ngandu sont morts. Alors qu’il vivait chez son oncle, celui-ci a perdu la vie dans un accident de train. Des voisins ont convaincu le reste de sa famille que Ngandu lui avait jeté un sort. «C’est un sorcier» ont-ils prétendu. On l’a maltraité et chassé de la maison.

Lui aussi orphelin, Munu a huit ans. Une de ses cousines a perdu son bébé. Elle a prétendu que c’était à cause de Munu. Lui aussi a fini à la rue.

Heureusement, ces deux garçons ont trouvé refuge à l’ORPER (Œuvre de reclassement et de protection des enfants de la rue), un organisme qui vient en aide aux enfants de la rue. À Kinshasa, de 20 000 à 25 000 enfants vivent seuls dans la rue. La majorité est accusée de sorcellerie, presque toujours par des membres de leur famille appartenant à une secte ou par des pasteurs.

Les infortunés «sorciers» sont souvent confiés à des gourous de sectes religieuses pour être exorcisés: on les prive de nourriture, on les oblige à boire d’étranges mixtures, on les ligote, on les enferme dans des cachots. Plusieurs enfants en meurent.

Pourquoi martyriser des enfants?
La population congolaise est parmi les plus pauvres du monde. Les guerres, le sida, le divorce et le chômage ont brisé de nombreuses vies. Devant tant de malheurs, on tente de trouver des coupables. Avec l’aide de gourous sans scrupules, on montre du doigt les plus faibles: les enfants.

Le phénomène des «enfants-sorciers» se rencontre également dans d’autres pays pauvres, comme l’Angola, le Bénin, le Cameroun, le Nigéria, et le Togo. Il est même présent dans certaines communautés africaines vivant en Europe.

Non, ce n’est pas ta faute
En république démocratique du Congo, l’organisme local ORPER tente de changer les choses. Une centaine d’enfants sont hébergés dans ses quatre foyers. Les jeunes y sont soignés et y apprennent à lire et à écrire. On leur montre aussi un métier. Il existe également deux centres d’accueil, où les enfants de la rue viennent prendre un repas, se faire soigner, passer une nuit, faire leur lessive ou parler avec un adulte bienveillant.

Une autre équipe tente de réinsérer les enfants dans leur famille. Pour cela, il faut beaucoup discuter. Il faut bien faire comprendre à la famille que les enfants ne sont pas responsables de ses malheurs. Ils sont plutôt d’innocentes victimes.

En 2006, l’ORPER a accueilli près d’un millier d’enfants dans ses centres.

Cet article est publié avec la collaboration de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

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