V télé; on tue la une

V télé; on tue la une

Un documentaire sur l’Internet et l’avenir des médias présenté sur V télé. J’ai été très déçu de ce documentaire de Pierre Szalowski.

Raymond Viger   Dossier Internet, médias

25stanley.com-stanley-cup-sport-25stanley Jean Trudel, 25Stanley.com

Jean Trudel du blogue 25Stanley.com a eu de longs instants pour délirer sur le journalisme. Vraiment pas convaincu qu’il y avait-là matière à une grande discussion philosophique. Beaucoup de généralisations et de jugements personnels sans valeurs et sans fondements.

richard-martineau-illustration-dessin-journaliste-blogueur-franc-tireur Richard Martineau

Richard Martineau a été fidèle à lui-même avec des élans oratoires qui laissaient supposer que tout ceux qui se retrouvaient sur l’Internet étaient des ados qui mangeaient des chips et qui n’avaient rien d’autres à faire que de regarder du porno sur le web!

 Gabrielle Duchaine, journaliste en lock-out du Journal de

Montréaljournal-de-montreal-quebecor-lock-out-quotidien

Ensuite, Gabrielle Duchaine, journaliste en lock-out du Journal de Montréal, fait un plaidoyer dont je ne suis vraiment pas d’accord. Gabrielle Duchaine se présente comme une victime de l’Internet et soutient que, parce que son employeur lui demande d’être multimédia (papier, web, vidéo…), la qualité des nouvelles va en souffrir. Pourtant, j’y vois une opportunité de faire de meilleures nouvelles. Si je travaille 3 nouvelles différentes dans un laps de temps, je ne peux pas les approfondir autant que si je n’ai qu’une seule nouvelle à traiter mais que je la publie sur 3, 4 ou 5 plateformes différentes.

jean-benoit-nadeau-francais-auteur-pigiste-journaliste Jean-Benoît Nadeau, pigiste multi-plateformes

Parlez-en à Jean-Benoît Nadeau, le maître de la pige en journalisme au Québec. Il fait de la grosse argent et de gros contrats parce qu’il traîte peu de sujets mais qu’il le fait sur plusieurs médias différents. Exemple, un livre traite des Français pour les Français, un autre des Français pour les Américains… livre en Français, Anglais, Chinois, conférence sur le Français, des articles en différentes langues, toujours sur le même sujet. Et voilà qu’il se prépare à sortir son site Internet et son blogue et vendre des vidéos conférences sur Internet!

En travaillant moins de sujets et en les publiant sur plusieurs plateformes, notre temps de recherche est amorti sur plusieurs publications, nous permettant de pouvoir en mettre un peu plus, d’actualiser nos sujets, de mieux les connaître et d’avoir une meilleure connaissance des principaux acteurs nous intéressant.

centpapiers-cent-papiers-média-citoyen-centpapiers Journalisme citoyen, Rue 89 et Centpapiers.com

Finalement, on aborde les sites de journalisme citoyens. On y souligne que seul Rue 89 et Centpapiers.com sont des sites de journalisme citoyens. Quelle est la différence entre un site comme Centpapiers.com et un blogue collectif? Théoriquement, la modération. Mais la modération de Centpapiers.com est-elle réelle ou un simple fantasme. Depuis plus d’une année que Centpapiers.com se cherche, cherche un modèle d’affaire, cherche du monde pour faire la modération. Centpapier est prêt à offrir la une de son site à quelqu’un qui s’occuperait de faire la modération de son site! Pas fort comme qualité de ce qui pourrait y être publié.

C’est vrai que dans Centpapiers.com il y a 2 journalistes: Olivier Niquet et Jean-Philippe Wauthier. Mais depuis que leur autre site, Sportnographe, a été associé à Radio-Canada, ils n’ont plus le temps de s’occuper de Centpapiers.com qui périclite et qui a perdu de nombreux, très nombreux rédacteurs.

Désolé M. Pierre Szalowski, j’ai pas aimé cette présentation sur l’avenir des médias et du web.

Plan d’affaire pour rentabiliser le web

Dernier petit commentaire pour V télé et les médias qui se cherchent un plan d’affaire pour rentabiliser leurs investissements sur le web. Après avoir vu le documentaire On tue la une,  j’apprends qu’il y avait eu une première partie la semaine précédente. J’ai cherché sur le site de V télé pour avoir accès à la première partie. Je n’ai trouvé que la deuxième! Si V télé m’avait offert un accès facile à ce documentaire, j’aurais payé sans problème 2$. Je ne comprends vraiment pas pourquoi on donne tout gratuitement sur le web.

Illustrations de Richard Martineau réalisé par Renart L’éveillé.

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Site d’injections supervisées, héroinomanes, morphine et le projet SALOME

Site d’injections supervisées, héroinomanes, morphine et le projet SALOME

Raymond Viger Dossier Toxicomanie et Sites d’injections supervisées.

659428_42488329 Pas de site d’injections supervisées pour les toxicomanes de Montréal. Le ministère de la Santé refuse de financer un traitement à la morphine pour les toxicomanes de Montréal. Il n’y a qu’un seul site d’injections supervisées au Canada et il se trouve à Vancouver. Éric Fabrès, coordonnateur au Cran et qui avait supervisé le projet Naomi, est déçu que le projet Salome n’obtienne pas son financement.

Confusion du Journal de Montréal

C’est ce que nous apprends le Journal de Montréal de ce matin sous la plume d’Éric Yvan Lemay. Il y a cependant une confusion importante que je me dois de corriger ici et qui fausse le débat sur l’ouverture d’un site d’injections supervisées à Montréal.

Un site d’injections supervisées est un lieu pour permettre aux personnes toxicomanes de faire leurs injections dans un lieu sécurisé. Une assistance médicale et psychologique est sur place pour intervenir en cas de besoin. Un site d’injections supervisées NE FOURNIT PAS LA DROGUE AUX TOXICOMANES.

Site d’injections supervisées l’Insite de Vancouver

Le site d’injections supervisées l’Insite de Vancouver n’en fournit pas aux usagers qui utilisent leurs services. J’ai visité le site d’injections supervisées l’an dernier et je vous avais fait un reportage sur cette méthode d’intervention.

Un site d’injections supervisées est une chose, un programme pour fournir de la morphine aux héroinomanes en est une autre.

Au Québec, nous avons eu les deux débats et il ne faudrait pas mélanger le sens du débat. Plusieurs citoyens sont contre le fait de payer la drogue aux « junkies ».

Ministre de la Santé Yves Bolduc et Philippe Couillard

L’an dernier, le nouveau ministre de la Santé, Yves Bolduc avait reculé dans un dossier que Philippe Couillard voulait faire avancer pour l’ouverture d’un site d’injections supervisées. Ici Yves Bolduc recule dans un programme qui aurait pu aider les héroinomanes. Souvenons-nous que Yves Bolduc est le ministre de la Santé qui aime voir ses citoyens malades. Est-ce que le ministre de la Santé Yves Bolduc est influencé par Stephen Harper qui tente, malgré un ordre de cour, de faire fermer le site d’injections supervisées de Vancouver.

On peut être contre un programme qui fourni la drogue aux héroinomanes tout en étant pour un site d’injections supervisées pour offrir un lieu sécurisé aux toxicomanes. Il ne faut pas créer la confusion entre ces deux débats.

La Santé publique de la Colombie-Britannique

Tel que décrit par la Santé publique de la Colombie-Britannique un site d’injections supervisées n’est pas une dépense, mais une source d’économie importante dans les soins de santé à offrir aux personnes toxicomanes tout en améliorant leurs conditions de vie et la sécurité publique.

NB. Je ne lis plus le Journal de Montréal, mais des gens me font parvenir les découpures des articles dont ils aimeraient que j’intervienne. Je ne le fait pas systématiquement dans tous les cas, mais quand cela cause préjudice aux débats sociaux qui nous concernent, il me fait plaisir de prendre la plume pour mettre mon grain de sel et alimenter la réflexion.

VOS COMMENTAIRES SUR LES SITES D’INJECTIONS SUPERVISÉES ET LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ.

 

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

show_image Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre, au coût de 4,95$, est disponible :
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Paparrazi et Barack Obama voyeurisme des médias

 

Raymond Viger    Dossier Médias et journalisme

Paparrazi et Barack Obama voyeurisme des médias

Barack Obama et Nicolas Sarkozy au G8 de l'Aquila en Italie

Cette photo a rapidement fait le tour du monde. Dès jeudi, la blogosphère s’est enflammé en traitant Barack Obama de voyeur, mateur, cochon et tout autres qualificatifs de même acabit.

Le Devoir

La photo a fait la une du Devoir vendredi dernier avec une mention d’un oeil torve et l’attention enjouée. Torve voulant dire un regard oblique et menaçant.

Éric Grenier, magazine Jobboom

Samedi, Éric Grenier de Jobboom reprend la photo mais en rajoutant que le réseau ABC a visionné la vidéo complète pour se rendre compte que Barack Obama est pris dans une histoire d’escaliers où il faut faire attention où l’on met ses pieds. Son titre, Obama vieux cochon est sûrement contradictoire avec son long billet de 112 mots. Les mots-clés pour enregistrer sa photo cul Obama encore plus démesurés. Ces mots-clés sont visibles de tous. Ils apparaissent lorsque vous approchez votre curseur sur la photo.

J’ai été agréablement surpris de la réaction des internautes sur la présentation d’Éric Grenier. 33% des internautes (4 sur 12) ont questionné le sensationnalisme de son titre. 16% (2 sur 12) ont soulevé une réserve sur une photo pris hors contexte. Les autres considérant que regarder sans toucher n’était pas un péché.

Paris Match et 20minutes.ch

La même journée que la publication du billet d’Éric Grenier, 20minutes.ch, a choisi le titre suivant pour présenter la nouvelle: Obama «innocenté» par la vidéo.

Dimanche, Paris Match reprend l’histoire complète. Le titre, Obama, un homme comme les autres? Vous avez deviné que le point d’interrogation est très important. Paris Match pose la question et y répond sans équivoque. Paris Match souligne l’excellent travail journalistique du réseau ABC pour remettre la photo dans son contexte. Les mots clés utilisés par Paris Match sont ceux du titre, sans tenter d’en rajouter.On y présente aussi la vidéo qui innocente Barack Obama. Voici le titre et la description que Paris Match a utilisé pour présenter la vidéo:

Obama, un président galant

Réhabilitons l’image du 44e président des Etats-Unis… Comme le prouve la vidéo d’ABC, Barack Obama ne regardait pas les fesses rebondies d’une charmante déléguée mais aidait une autre à descendre les marches.

Paris Match conclue « Cette histoire démontre qu’il est bien difficile de connaître la vérité d’une simple photo, dans un monde abreuvé d’images et de rumeurs contradictoires ».

J’ai été surpris de voir que les médias européens avaient trouvé un meilleur équilibre dans leur présentation que ces deux médias québécois. J’étais convaincu que l’Europe était le berceau des paparazzi. Surpris encore plus de présenter ici le Devoir et non pas le Journal de Montréal. Peut-être que le lock-out de ses journalistes leur ont fait manqué ce « scoop »? 

Et pour remettre le tout dans son contexte, les huit chefs d’états les plus importants du monde, le G8, sont réunis à L’Aquila en Italie pour parler de la situation mondiale et de la conjoncture économique difficile. Les thèmes sont le dialogue avec les pays émergents, les négociations sur les changements climatiques et le développement de l’Afrique.

Avons-nous passé à côté de l’essentiel?

Sondage des journalistes sur le sensationnalisme dans les médias.

VOS COMMENTAIRES SUR PHOTO DE BARACK OBAMA ET NICOLAS SARKOZY

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Vente du Canadiens de Montréal: Pierre-Karl Peladeau et le fonds de solidarite de la FTQ, un drôle de mariage!

Vente du Canadiens de Montréal:

Pierre-Karl Péladeau et le fonds de solidarité de la FTQ, un drôle de mariage!

Raymond Viger, Dossier Journal de Montréal, Patrick Lagacé

Le fonds de solidarité de la FTQ nous présente la synthèse de sa mission telle qu’elle apparaît sur sa page d’accueil:

Sa mission principale est de contribuer à créer et à maintenir des emplois au Québec, en investissant dans les moyennes et petites entreprises.

En allant chercher la mission complète du fonds de solidarité de la FTQ, on peut y lire:

Notre mission

  • Investir dans les entreprises québécoises et leur fournir des services en vue de contribuer à leur développement et de créer, maintenir ou sauvegarder des emplois au Québec.
  • Favoriser la formation des travailleuses et travailleurs dans le domaine de l’économie afin de leur permettre d’accroître leur influence sur le développement économique du Québec.
  • Stimuler l’économie québécoise par des investissements stratégiques qui profiteront autant aux employés qu’aux entreprises.
  • Sensibiliser les travailleurs et les travailleuses à épargner pour leur retraite et à participer au développement de l’économie par la souscription des actions au Fonds.

Si je fais une synthèse de la mission du fonds de solidarité de la FTQ on peut résumer ainsi: créer, maintenir et sauvegarder des emplois au Québec en investissant dans les moyennes et petites entreprises.

Fort de cette mission du fonds de solidarité de la FTQ, peut-on m’expliquer comme ce fonds de travailleur syndiqué en arrive à extrapoler un investissement dans le Canadien de Montréal?

Pire, en partenariat avec Pierre-Karl Péladeau. Comme le souligne Patrick Lagacé, l’histoire entre la FTQ et Pierre-Karl Péladeau est une histoire basée sur les conflits. Pour n’en nommer que quelques-uns, souvenons-nous des négociations avec le groupe Vidéotron, le Journal de Québec et plus récemment le Journal de Montréal qui est encore en lock-out.

Pour les puristes qui voudraient me pointer du doigt en soulignant que ce n’est pas la FTQ qui représentait les employés en lock-out ou en grève contre Pierre-Karl Péladeau, mais plutôt le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), voici une petite note biographique d’Henri Massé provenant du fonds de solidarité FTQ pris à même leur site: 

Avant d’être élu à la direction de la FTQ, M.Massé était directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le plus grand syndicat affilié à la FTQ

Évidemment, il fallait s’attendre à ce que Rue Frontenac, le blogue des journalistes du Journal de Montréal en lock-out, souligne cette incohérence. Michel Van de Walle s’en est chargé avec brio.

En ce qui concerne la vente du Canadien de Montréal, le chroniqueur économique Jean Gagnon avait déjà soulevé une incohérence provenant du gouvernement provincial.

Sur la page d’accueil du fonds de solidarité de la FTQ on peut lire:

Le Fonds de solidarité FTQ et les Productions Feeling sur les rangs DES INVESTISSEURS QUEBECOIS SE JOIGNENT À QUEBECOR MEDIA POUR DÉPOSER UNE OFFRE D’ACHAT DU CANADIEN

Moi ça me donne un drôle de « Feeling » de lire une telle nouvelle.

VOS COMMENTAIRES SUR LA VENTE DU CANADIEN, PIERRE-KARL PÉLADEAU ET LE FONDS DE SOLIDARITÉ FTQ.

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L’avenir des médias écrits

L’avenir des médias écrits

Raymond Viger Dossier Économie, Médias et publicationPresse Communautaire

Au moment où la presse communautaire lance un débat sur son financement et sa capacité de survie avec une relève qui l’abandonne, les dernières statistiques ont de quoi inquiéter. Nous avions déjà parlé de la faillite de GM ainsi que du rase-motte de Bombardier.

publicité2 Maintenant, l’économiste Jean Gagnon nous présente la réalité de la presse écrite avec un graphique sur les ventes publicitaires des médias écrits aux États-Unis. Celui-ci nous résume bien l’état de la situation.

Depuis 2006, les ventes de publicité diminue. Pour le premier trimestre de 2009, la chute s’est accéléré. On dirait un parachutiste qui a sauté sans son parachute!

Les gens le savaient que les ventes publicitaires sont en chute libre. L’Internet grugerait de plus en plus dans la tarte disponible. Erreur! Même les ventes sur l’Internet sont en chute libre.

10 millliards pour GM en faillite, combien pour les médias?

Le gouvernement canadien injectera plus de 10 milliards dans GM pour sauver des emplois. Combien les gouvernements seront prêts à injecter dans les médias, autant communautaire que de l’entreprise privée pour conserver la liberté de presse et assurer que la démocratie a encore des outils d’expression?

On démantèle Radio-Canada. La Presse et Radio-Canada ont coupé ses stages pour les futurs journalistes. Transcontinental a congédié beaucoup de monde. Le Journal de Montréal est en lock-out et ça doit faire l’affaire de Pierre-Karl Péladeau… Moins spectaculaires peut-être, mais les médias sont tout aussi ébranlés que GM, Bombardier et autres entreprises. Et cela dure depuis un bon bout de temps.

L’idée du siècle!

Une idée comme ça. Que les gouvernements achètent des pages de publicité pour annoncer les produits GM dans les médias. Ils vont aider deux industries en même temps.

Je me permets une petite plogue. Si vous êtes responsable d’un budget publicitaire ou que vous connaissez quelqu’un qui l’est, dites à cette personne de contacter Danielle Simard au (514) 256-9000 (journal@journaldelarue.ca). Danielle s’occupe de vos placements publicitaires pour le magazine Reflet de Société. Avec près de 500 000 lecteurs à travers le Québec, un tirage vendu exclusivement par abonnement et un lectorat représentant les leaders communautaires impliqués dans leur communauté, vous vous devez d’être présent dans Reflet de Société. Une presse indépendante et non subventionnée doit conserver sa place et continuer son travail.

VOS COMMENTAIRES SUR L’AVENIR DES MÉDIAS ÉCRITS.

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

Le livre est disponible au coût de 10,00$.
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L’avenir de la presse, André Desmarais, Pierre Karl-Péladeau

L’avenir de la presse, André Desmarais, Pierre-Karl Péladeau

Raymond Viger                   Dossier Économie, Journal de Montréal

Le chroniqueur économique Jean Gagnon nous présente dans son blogue la vision d’André Desmarais de Power Corporation, propriétaire de Gesca (La Presse) et de Pierre Karl Péladeau de Québécor (Journal de Montréal).

L’avenir des grands quotidiens n’est pas rose nous disent André Desmarais et Pierre-Karl Péladeau devant leur assemblée des actionnaires.

VOS COMMENTAIRES SUR L’AVENIR DE LA PRESSE, ANDRÉ DESMARAIS ET PIERRE-KARL PÉLADEAU.

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

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Internet: impact sur les journalistes et les organismes communautaires

Internet: impact sur les journalistes et les organismes communautaires

Raymond Viger     DOSSIER REFLÉT DE SOCIÉTÉ ET Internet

Dates prochaines Formation Web

raymond Le Web a été initialement utilisé par des citoyens qui voulaient faire du journalisme. Aujourd’hui, une armada de journalistes se prépare à envahir Internet. Les blogues, au départ un passe-temps, deviennent pour certains des emplois.

Notre façon de vivre se transforme. Avec l’augmentation du prix du papier et la baisse des revenus publicitaires et des abonnés, plusieurs entreprises de presse cherchent à définir leur nouveau plan d’affaires Internet pour conserver leur marché et en conquérir de nouveaux. On ne pense plus marketing, on pense Webmarketing.

Les entreprises de presse veulent envahir le Web avec le contenu de leurs journalistes. Les journalistes veulent protéger leurs droits d’auteur. Le Journal de Montréal clame un lock-out? C’est par la bouche des canons du Web que réagissent les journalistes en lançant leur webzine, Rue Frontenac.

Pour les nouvelles internationales ou encore les archives des meilleurs documentaires, l’Internet devient de plus en plus crédible pour de plus en plus de citoyens. Pour les autres, il y a l’horoscope, les travaux scolaires, la météo ou les dernières recettes. On ne voit pas la fin des possibilités du Web. Internet va-t-il prendre toute la place?

Impacts sur les organismes communautaires

Des jeunes de la rue et des sans domicile fixe ont une adresse sur le Web. On peut maintenant les rejoindre plus facilement grâce au courriel ou apprendre à les connaître sur My Space. Certains ont même leur site Internet!

Les gens sont déprimés et suicidaires? Ils se retrouvent sur Internet. Ils y cherchent des moyens pour se suicider. Ils y trouveront peut-être des solutions à leur détresse, un lieu pour partager leur souffrance, une communauté. Nous n’en sommes plus à attendre leur appel: nous les rencontrons là où ils se trouvent, sur Internet.

Pour un organisme communautaire comme le nôtre qui s’aventure sur Internet, le terrain d’intervention s’élargit. La personne en crise vient peut-être du quartier, mais peut-être aussi de l’autre bout du monde. Doit-on s’empêcher d’aider un être humain qui souffre parce qu’il n’est pas Québécois?

Lorsque j’interviens dans un quartier, je prends des ententes de partenariat avec le CLSC du coin, la police de quartier, un hôpital et quelques organismes communautaires du secteur. Combien de protocoles devrons-nous maintenant préparer et planifier pour servir et soulager tout ce nouveau monde qu’Internet nous amène?

Comment devrons-nous négocier avec les bailleurs de fonds qui sont prêts à investir pour une intervention locale, mais qui ne voudraient pas soutenir une intervention internationale?

Internet offre des opportunités d’affaires et de nouveaux revenus pour l’entreprise privée. L’objectif de plusieurs compagnies est de croître au-delà des frontières pour grossir leur marché et diminuer leurs coûts.

Pour le communautaire, ça demande plus d’intervention, donc plus de moyens pour y parvenir. En résumé, des dépenses supplémentaires et encore plus d’argent à trouver.

Internet: nouveau terrain d’intervention

Reflet de Société a débuté son travail d’intervention sur Internet. Annuellement, c’est plus de 150 000 internautes suicidaires qui lisent un de nos textes sur le suicide. Parmi eux, plus de 10 000 vont être référés aux ressources pertinentes. C’est aussi plus de 3 000 témoignages de détresse que ces internautes nous laissent chaque année. Et ce n’est qu’un début.

Des églises et des partis politiques ont investi pour s’acheter un espace sur des sites comme Second Life. Jusqu’où les organismes communautaires devront-ils investir l’Internet?

Verrons-nous une nouvelle génération de travailleurs de rue du Web? Qui va financer ces interventions qui ne sont plus définies par un secteur géographique mais plutôt par une détresse commune? Un organisme communautaire qui a fait ses preuves devrait pouvoir étendre son aide partout où le besoin se fait sentir. Comme une entreprise peut vendre ses produits là où il y a une demande.

Notre monde se transforme, pas seulement notre économie. Internet en est le meilleur exemple.

Reflet de Société, Vol. 17, No 3, Avril/Mai 2009, p. 3

Dates prochaines Formation Web

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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