Régime et chirurgie esthétique: le corps parfait?

Régime et chirurgie esthétique: le corps parfait?

Lisa Melia DOSSIER SANTE

Le 7 mai, c’est la journée sans diète, écrit Raymond sur le blogue du rédacteur. Ah bon ? Il y a une journée internationale contre les régimes ?! Une actualité qui me donne à réfléchir. Depuis que je suis au Québec, la question du corps (en particulier celui de la femme) me paraît presque omniprésente. Je ne peux pas m’empêcher de faire la comparaison avec l’Europe et la France.

Pression de la société

D’après un article du journal Le Monde, les français sont parmi les plus minces d’Europe. Ce sont pourtant ceux qui sont les plus insatisfaits de leurs corps: «les Françaises, dont la corpulence est la plus faible de toute l’Europe, se voient plus grosses qu’elles ne le sont» affirme une enquête de l’Institut National d’études démographiques français. C’est quelque chose que je crois volontiers. La pression sur le physique me semble plus importante en France qu’en Allemagne ou au Québec, les deux pays dans lesquels j’ai séjourné cette année, ce qui est un obstacle de plus pour «les grandes tailles», comme on les appelle, qui ont du mal à s’accepter et à s’intégrer. Cette pression peut, dans certains cas, devenir une véritable violence psychologique.

Pression des médias

En Amérique du Nord, la pression existe aussi, mais elle me semble différente. Plus que les amis, la famille ou encore les collègues, ce sont les médias qui véhiculent le message que pour être quelqu’un de bien, il faut être quelqu’un de mince. Dans un exemplaire du magazine Elle, il y avait une publicité montrant le corps nu et svelte d’une femme. J’aurais cru à une publicité pour un produit amincissant, si je n’avais pas vu le slogan: «Chirurgie esthétique. L’été approche, c’est le temps d’y penser.» Je ne lis pas souvent de magazines féminins en Europe, j’ignore donc si on peut y voir le même genre de publicité. Cependant, qu’un périodique, qui plus est Elle, qui a une large audience, montre une réclame qui propose la chirurgie esthétique comme une solution facile et anodine pour avoir un corps «socialement correct», ça me choque. Ma colocataire m’a également fait découvrir une émission américaine qui a beaucoup de succès au Etats-Unis: The biggest loser. Dans cette émission de télé-réalité, une vingtaine de personnes obèses se réunissent dans un ranch et doivent perdent le plus de poids possible, entraînés par des coach sportifs, consacrant à la fin le plus gros perdant (de kilos).

Régimes miracles

Revenons donc à notre journée sans régime. Comme Raymond le souligne dans son billet, les régimes, et en particuliers les régimes «yo-yo» sont dangereux pour la santé. Ils peuvent facilement mener à des troubles alimentaires, dont les plus connus, la boulimie ou l’anorexie. Basculer dans l’une de ces maladies est nettement plus facile que ce que la plupart des jeunes filles croient. J’ai eu une amie malade qui banalisait ses comportements en refusant d’associer ses vomissements à des tendances boulimiques. Elle s’en est sortie toute seule, mais combien sont piégées dans une spirale descendante ? Un régime ne peut être utile et bénéfique pour le corps que s’il est supervisé par un diététicien. Pourtant, aujourd’hui, les pressions pour un corps mince (pour les femmes) et musclé (pour les hommes) sont partout, et les «solutions» (ou proclamées comme telles) ne sont pas loin. A l’approche de l’été, chaque magazine propose la cure miracle, plébiscitée par une célébrité quelconque, les plus populaires promettant de maigrir sans se priver. Naturellement, rien ne marche vraiment, mais le corps se souvient de ce qu’on lui fait subir et la culpabilité des kilos en trop est toujours présente.

Fait amusant: une étude britannique a révélé qu’une personne grosse pouvait être en meilleure santé qu’une personne mince! D’après les chercheurs, c’est la graisse “viscérale”, celle qui se fixe sur les organes, qui a un impact sur la santé. Pour prévenir ce type de graisse, il faut pratiquer une activité sportive. Ainsi, les sumos sont en meilleurs santé qu’une partie des personnes minces qui ne pratiquent aucune activité physique. Finalement, c’est ce qu’on a à l’intérieur qui compte. Qui l’eût cru ?!

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Moi, Valérie, une Bleuet

Moi, Valérie, une Bleuet

J’ai toujours eu de la facilité à écrire sur moi pour me présenter, contrairement a plusieurs qui rechignent chaque fois qu’on leur demande de le faire. C’est que je me connais fort bien. Mais surtout, j’aime immensément écrire, et avoir du temps et une page pour le faire à ma guise est pour moi merveilleux.

Écrire, des fictions au journalisme

Ma mère m’a dit que petite fille, je demandais à ma gardienne d’écrire les histoires que je lui dictais. Je ne m’en souviens pas, toutefois; j’étais bien jeune… Je me rappelle par contre avoir souvent utilisé la dactylo de ma mère, dans la clinique médicale de mon père, pour écrire des histoires sorties de n’importe quel recoin de mon imagination, avant que des ordinateurs ne la remplacent. (Ne remplacent la dactylo, je veux dire, pas mon imagination; cette dernière est toujours bien intacte!)

En grandissant, j’ai toujours écrit, toutes sortes d’histoires, surtout, et j’écris toujours. Je passe même une grande partie de mon temps à écrire mentalement des mots qui ne seront jamais sur papier… Et c’est justement cette passion pour l’écriture qui m’a menée au journalisme. Ça et mon désir (voire besoin) d’aventure, d’action, de danger et d’impact dans la société, motivé par les si attrayants personnages que sont Spirou, Superman et surtout Tintin, tous journalistes. Enfin, bref, j’aime écrire, et aujourd’hui, j’aime à dire que l’écriture, c’est la moitié de moi, l’autre étant le théâtre, mon autre grande passion.

Une part de moi: le théâtre

J’ai eu quelques occasions de combler ma passion théâtrale, au cours de ma vie. La plus marquante jusqu’à maintenant est certes le personnage parmi les trois plus importants du spectacle qu’on m’a donné de jouer dans la première édition du La Nouvelle Fabuleuse ou les Aventures d’un Flo, spectacle à grand déploiement du Saguenay – Lac-Saint-Jean, région d’où je suis native. Mais il y a une autre expérience de théâtre que j’ai vécue et qui me tient particulièrement à cœur en ce moment: l’écriture collective d’une pièce théâtrale avec un groupe d’amis géniaux, et la production jusqu’à la présentation (il y a peu de temps) de cette pièce. Ce fut une expérience des plus amusantes de faire cela avec mes amis talentueux, en plus du plaisir que j’avais à jouer le personnage si troublant qu’était le mien…

Moi: la chrétienne

Si l’écriture est la moitié de moi-même et que le théâtre en est l’autre moitié, Dieu, lui, est toute ma vie. Ça a toujours été ainsi dans ma vie. Au primaire, déjà, Jésus était mon meilleur ami. C’est l’héritage que m’ont légué mes parents en m’élevant, mais je me suis bien vite approprié cette foi qui était leur. En grandissant, je me suis aperçu que je ferais toujours face à beaucoup de préjugés à cause de la foi catholique qui est mienne, mais il a toujours été hors de question que je renie qui je suis pour plaire, quel que soit mon besoin d’être acceptée.

Heureusement, en vieillissant, j’ai pris de l’assurance, et de la petite fille hyper gênée que j’étais, je suis devenue une jeune femme capable de s’affirmer. J’ai eu quelques occasions de parler de ce en quoi je croyais avec quelques camarades, cette année, et ça m’a fait du bien, parce qu’en discuter avec d’autres implique que ces autres l’acceptent. Et puis, pourquoi ne l’accepteraient-ils pas: je suis de si bonne volonté et j’accepte si aisément moi-même ce qu’ils sont!

Mes origines et mon avenir

Je suis deuxième d’une famille de sept enfants, j’ai vécu toute mon enfance dans le très joli village de Saint-Prime. Mes frères et sœurs, pour moi, sont mes meilleurs amis, et mon village, il restera toujours dans mon cœur.

Mon avenir, toutefois, je le vois à travers le monde, à faire du journalisme international, à organiser des missions humanitaires. Car à mes yeux, si mon village restera Saint-Prime et mes meilleurs amis, mes frères et sœurs, ma maison, c’est le monde, et ma famille, l’humanité.

Valérie

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Muhammad Yunus, le père du micro-crédit

Muhammad Yunus, le père du micro-crédit

Lisa Melia

DOSSIER CONSOMMATION

Prix Nobel de la paix 2006: Muhammad Yunus

En 2006, le bangladais Muhammad Yunus a reçu le prix Nobel de la paix. Ce qui a pu surprendre ceux qui le connaissaient déjà: Yunus est en effet un économiste. Né en 1940 dans ce qui était encore à l’époque une partie de l’Inde sous colonisation anglaise, il étudie d’abord près de chez lui. Il visite cependant pendant sa jeunesse l’Amérique du Nord, l’Europe, et une partie de l’Asie.

En 1957, il part à l’université de Dakha étudier l’économie, obtient son diplôme et devient enseignant. Il s’essaie à diriger une entreprise, et rencontre le succès. Mais il décide finalement de partir étudier aux États-Unis, où il obtient son doctorat.

Il restera pour travailler, mais en 1971 éclate la guerre de libération du Bangladesh. Muhammad Yunus soutient les indépendantistes Muhammad Yunus le 17 mars à Tokyo. Photo AFP/Yoshikazu Tsunoet s’implique. Il rentrera finalement chez lui en 1972, quelques mois après la déclaration de l’indépendance du Bangladesh.

Une banque pour le développement: la Grameen Bank

Il occupe alors le poste de responsable du département d’économie de l’université de Chittagong. La pauvreté qui règne le choque: «Une terrible famine frappait le pays, et j’ai été saisi d’un vertige, voyant que toutes les théories que j’enseignais n’empêchaient pas les gens de mourir autour de moi.»

En étudiant la situation des pauvres, il en vient finalement à la conclusion que le principal problème vient du fait qu’ils n’ont pas accès à des capitaux. Les banques refusent de prêter et les usuriers locaux pratiquent des taux d’intérêts à la limite de l’indécence. L’idée germe alors. En utilisant son propre argent, ils proposent à quelques villageois des «micro-prêts» de quelques dollars, dont les conséquences s’avèrent très positives. En 1977, il crée finalement sa propre banque, la Grameen Bank, qui se consacre au micro-crédit.

Le micro-crédit: qu’est-ce que c’est?

Le fonctionnement est relativement simple. Lors de ses recherches, Yunus a rencontré un groupe d’artisans ayant besoin de 27 dollars pour acheter du bambou. Les banques refusaient de prêter une si petite somme à des clients soi disant insolvables. Yunus a finalement prêté les 27 dollars de sa propre poche, ce qui a permis aux artisans d’acheter le bambou, donc de produire, et même de créer de nouveaux emplois. Ils ont remboursé le prêt sans difficulté. C’est là tout le principe du micro-crédit.

La Grameen Bank propose à des artisans ou entrepreneurs à l’échelle locale des petits prêts à taux d’intérêt nul, ce qui leur permet de financer leurs activités et d’entrer dans une dynamique de production et de profit. L’impact sur le développement social est considérable car le micro-crédit profite à divers secteurs et directement aux plus pauvres qui peuvent alors améliorer leur situation économique par leurs propres moyens.

Cela a également permis l’accès aux services sociaux de bases, ainsi que la revalorisation de la place et du travail de la femme dans plusieurs pays en développement, car ce sont les femmes qui utilisent en majorité ce système de prêt. Le micro-crédit est donc un vecteur de pacification social et d’amélioration de la vie de ses utilisateurs.

C’est pour cela que Muhammad Yunus et son institution la Grameen Bank ont reçus en 2006 le prix Nobel de la paix. La Grameen Bank a soutenu quelques 2,4 millions d’emprunteurs. Selon la Banque mondiale, il y aurait maintenant près de 10 000 institutions de micro-crédit dans 85 pays qui brassent 30 milliards de dollars. Environ 300 millions de personnes dans le monde en bénéficient.

Profiter de la crise économique pour changer le monde

Muhammad Yunus est intervenu ce mardi à Tokyo, où il a estimé que la crise financière était une opportunité de changer le fonctionnement du monde de la finance à l’échelle mondiale en faveur des plus démunis.

Dans le journal Le Monde, il a ainsi déclaré: «Le système financier doit être entièrement repensé. Il ne fonctionne pas pour le peuple de toute façon ! Pour les riches, oui ! Les grandes entreprises, oui ! Mais pas pour le peuple […]. Un petit nombre de personnes d’un seul pays avaient créé une situation désastreuse pour le monde entier, [ce qui démontre] la fragilité du système capitaliste actuel.»

VOS COMMENTAIRES SUR LE MICRO-CREDIT 

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Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

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