Lire ou mentir

Lire ou mentir?

(Agence Science-Presse) – Deux Britanniques sur trois ont admis avoir un jour ou l’autre menti à propos d’un livre qu’ils disaient avoir lu.

En tête de liste, 1984, de George Orwell, cité par 42% des «menteurs», suivi de Guerre et paix de Leon Tolstoï (31%). Et en sixième place, un livre de science: Une brève histoire du temps, de Stephen Hawking (15%).

Le sondage a été réalisé par la Journée mondiale du livre.

Et quelle est la raison de mentir? Pas de surprise: tout simplement pour impressionner la personne avec qui l’on parle.

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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Prédictions alarmistes pour la planète

Prédictions alarmistes pour la planète

(Agence Science-Presse) – Si vous n’avez pas encore eu votre lot de lectures sur les catastrophes environnementales qui nous pendent au nez, Bruce Johansen, qui est professeur de journalisme américain, propose The Global Warming Combat Manual. Quant au Britannique Bill McGuire, qui est chercheur en environnement, il se mérite le prix du titre le plus alarmiste: Seven Years to Save the Planet. Le but, dans les deux cas: sensibiliser. Pour ceux qui ne le seraient pas encore assez…

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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Nouvelle à faire baîller

Nouvelle à faire bâiller

(Agence Science-Presse) – Faites l’expérience: il paraîtrait que le chien qui vous observe bâiller se mettra lui aussi à bâiller! Des chercheurs de l’Université de Londres ont testé la chose en bâillant devant différents types de chiens, puis en ouvrant grand la bouche — pour comparer. Sur les 29 chiens, 21 ont bâillé au moins une fois en réaction aux bâillements, mais aucun en réaction à la bouche simplement ouverte. Par ailleurs, si vous avez bâillé avant d’avoir terminé la lecture de cette nouvelle, ce n’est pas parce qu’elle vous a ennuyé!

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Le Salon du livre de Montréal 2008

Le Salon du livre de Montréal 2008 

Dossier livre, Dominic Desmarais

900588_21943998 Malgré que nous soyons encore dans la haute saison, essouflé et les traits tirés, nous en sommes à débuter les préparatifs pour notre présence au Salon du livre de Montréal 2008. L’événement se déroule à la Place Bonaventure du 19 au 24 novembre.

Vous pourrez revoir les artistes graffiteurs du Café-Graffiti et quelques unes de leurs créations. Le directeur artistique, M. Daniel Lauzon sera de la partie.

Du côté de Reflet de Société, je serais présent avec notre journaliste Dominic Desmarais. Une nouveauté, notre chroniqueur Jean-Pierre Bellemare, ayant retrouvé sa liberté, sera aussi présent pour rencontrer le public. Notre pigiste, Marie-Sophie Trudeau fera aussi partie de l’équipe. Marie-Sophie a participé au stage international au Costa Rica. Notre photographe et le concepteur des sites Internet de l’organisme, Patrick Landry sera aussi disponible pour vous accueillir. Nos stagiaires Français, Benjamin Boullier (communication) et le journaliste Robin Drevet feront parti de l’équipe.

Nous avons soutenu un groupe de journalistes finissants du Cégep de Jonquière  (arts et technologies des médias, ATM) pour un stage de journalis985450_35960998me international. Revenant du Costa Rica, Reflet de Société a décidé de leur offrir un numéro spécial hors série sur leurs expéditions en Amérique du Sud. Le groupe ayant participé au projet sera présent pour un lancement spécial qui aura lieu le samedi 22 novembre à 10:45 heures à l’Agora du Salon du livre de Montréal. Une belle occasion de les rencontrer et de vous laisser conter leurs aventures. Vous pourrez en profiter pour acheter un exemplaire de leur magazine, En DIRECTion du Costa Rica. Au coût de 5$, ce hors série de Reflet de Société permettra de financer les stagiaires 2009. Au fait, eux aussi seront présents lors du lancement officiel de la revue. Ils n’ont pas encore décidé vers quels pays ils s’envoleront. Vous pourrez leur demander lors de votre visite au Salon du livre de Montréal.

1067843_29644623 Pour les Éditions TNT, M. Jean-Simon Brisebois sera présent pour vous parler du 3e et dernier livre de sa trilogie, Entité. Évidemment, étant auteur moi-même, je serais présent pour présenter mes livres.

Beaucoup de nouveautés. Beaucoup de gens qui seront sur place pour vous rencontrer. Tout ce monde sera présent dans le Kiosque du Journal de la Rue / Café-Graffiti.

Nous serons facile à retrouver dans les centaines d’exposants du Salon du livre de Montréal: kiosque no 7. Immédiatement après avoir grimpé le premier escalier, vous tournez à gauche.  Sinon, après avoir fait le tour du salon, juste avant de quitter, vous allez arriver face à face avec nous.

 

COMMENTAIRES SUR LE SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL 2008

Crédit photo nkzs

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Les genoux du bonheur

Journée d’alphabétisation familiale
Les genoux du bonheur
Isabelle Burgun – Agence Science-Presse

C’est elle qui a choisi le livre. Tenu fièrement par sa couverture bariolée, il rejoint les genoux de sa maman où vient de se hisser la petite Maëlle. «Pendant la lecture, nous sommes très complices, c’est comme si on s’évadait ensemble dans un monde imaginaire», explique Bérengère. La maman de la fillette de 4 ans et demi reste fascinée par le plaisir et la curiosité de son enfant pour chaque nouvelle histoire et espère que ce bonheur se prolongera quand Maëlle saura lire toute seule.

En marge de la Journée pour l’alphabétisation célébrée en novembre, la Journée nationale de l’alphabétisation familiale, qui se tenait le dimanche 27 janvier, célèbre depuis bientôt dix ans le plaisir d’apprendre à lire, écrire et compter en famille.

Lancé en 1999 par la Fondation pour l’alphabétisation ABC Canada, cet événement invite les familles à se livrer à différentes activités axées sur l’apprentissage. Son président honoraire, l’auteur jeunesse Robert Munsch, s’apprête même à fêter cette journée sur le thème des pirates avec la famille gagnante du concours Munsch chez soi : les Kurbis-Friesen de Winnipeg. Au Québec, de nombreuses activités encourageaient l’alphabétisation en famille ce dimanche, mais elles sont bien moins nombreuses que dans les provinces anglophones.

Un apprentissage de famille
«La famille, c’est le lieu de reproduction de l’analphabétisme. Lorsque les parents ne lisent pas, ne se sentent pas compétents pour épauler leurs enfants à l’école… C’est un héritage infernal de génération en génération dans les milieux pauvres et faiblement scolarisés», s’exclame Maryse Perreault, présidente-directrice générale de la Fondation pour l’alphabétisation.

Connue pour son programme La lecture en cadeau, la fondation possède aussi une ligne Info-Alpha (1-800-361-9142) d’aide et de référence pour les personnes analphabètes ou en quête de formation de base en lecture et écriture. Et comme le révélait l’enquête internationale sur l’alphabétisation et les compétences des adultes, rendue publique en 2005, près de 42 % de la population canadienne possède de faibles ou très faibles connaissances pour fonctionner dans la société actuelle du Savoir.

Il faut aussi changer l’idée reçue que les aînés sont les seuls qui ne savent pas lire et écrire. «C’est un tabou social et il y en a des analphabètes dans toutes les tranches d’âges. La corrélation se fait plutôt avec la pauvreté et le niveau de scolarisation», tranche Maryse Perreault. Elle relève que 36 % des 16-25 ans sont sous le niveau nécessaire (niveau 3 soit l’équivalent des compétences données par le cinquième secondaire) alors qu’ils ont toute leur vie active devant eux.

Les actions ciblées sur les enfants et les adultes, l’aide aux devoirs, les programmes de lutte contre le décrochage des adolescents ne sont pas suffisants. «C’est trop peu et trop tard. Il faut agir auprès des parents et les ramener dans le giron de l’école de leur enfant», pense Maryse Perreault.

Grand lecteur, petit lecteur
La lutte contre l’analphabétisme passe aussi par l’exemple que l’on donne aux enfants: un parent qui lit le journal, une histoire racontée sur les genoux, etc. «Il faut transformer nos valeurs — importance de l’école, de l’éducation et de la lecture — en action. Les femmes ont particulièrement un grand ascendant sur le devenir de la famille et des enfants», affirme Maryse Perreault.

Pas étonnant que le YMCA lance un programme intitulé «ABC en famille» mais il n’est pas le seul à valoriser le foyer comme lieu de partage et d’apprentissage comme le témoignent des projets de recherche-action, tel celui de la Commission scolaire Marie-Victorin, «De A à Z, on s’aide!» ou encore l’incontournable «Une naissance, un livre» actif dans le réseau des bibliothèques de la province.

Sans compter que pratiquer la «lecture de genoux» s’avère une belle activité familiale à valoriser. Source de plaisir et d’échanges. Pour cette journée, et les jours d’après.

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Histoires de garçons

Histoires de garçons
Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – S’asseoir sur les genoux de papa pour écouter une histoire donnerait aux garçons non seulement le goût de la lecture, mais aussi le goût de l’école! Une expérience québécoise de valorisation de la lecture et de l’écriture démontre que, contrairement à ce que l’on pense, les garçons ne seraient allergiques ni l’une ni à l’autre.

«Les garçons ont peu de modèles masculins de lecteurs. Plus ils se sentent compétents, plus ils vont lire», soutient Natalie Lavoie, professeure en sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). Avec son collègue, Jean-Yves Lévesque, elle a mené une expérience auprès d’une trentaine de jeunes garçons de 9 à 13 ans à risque de décrochage scolaire afin de stimuler leur intérêt pour la lecture et l’écriture.

Cette recherche-action menée pendant cinq ans au sein de trois écoles du Bas-Saint-Laurent s’est avérée très positive. Et même si le nombre d’élèves reste modeste, mettre l’accent sur la lecture et l’écriture permet de freiner le redoublement (29,7 % contre 56,3 % dans le groupe témoin) et l’orientation en cheminement particulier (15 % contre 48 %).

Accroître l’intérêt des garçons pour les livres et modifier leurs habitudes de lecture augmentent leur participation aux activités et leur sentiment de compétence. «Cela exerce une influence certaine sur leur activité scolaire et leurs résultats», résume la chercheuse.

Lecture de garçons
Antoine, en sixième année de primaire, ne lisait pas et ne participait pas aux activités de lecture. Un an plus tard, il affirme lire tous les jours «pour apprendre de nouveaux mots» même s’il préfère toujours les livres d’action aux romans.

«Nous avions la préoccupation de partir de l’univers des garçons en leur offrant des livres proches de leur vécu et des modèles masculins, mais aussi, d’élargir l’univers culturel des garçons», explique Jean-Yves Lévesque. Car ceux qui démontrent le plus de difficultés proviennent souvent de milieux où l’on ne lit pas. «Certains n’avaient même jamais ouvert un journal», rapporte le chercheur.

Le spécialiste de la prévention des échecs et du décrochage scolaire à l’UQAR trouve aussi important de s’appuyer sur tous les supports possibles, de la BD jusqu’au cinéma. Les élèves se sont ainsi livrés à une analyse critique d’Astérix et Cléopâtre : «BD ou film, quelle est la meilleure version?»

Lire partout
Les chercheurs ont également mis en pratique de nombreuses recettes : aménager des coins lecture dans la classe, clubs de lecture, discussions autour de textes écrits ou lus, travaux d’écriture communs… jusqu’à la visite de personnalités locales qui venaient lire en classe. L’autre originalité de cette démarche a été de s’assurer différents soutiens – enseignants, municipalités, universitaires —, mais surtout de travailler dans tous les milieux, à l’école comme à la maison.

Le principal changement constaté est l’évolution du regard que les garçons portent sur la lecture. «Cela n’est plus seulement une activité pratiquée à l’école, mais aussi à l’extérieur de l’établissement», résume Natalie Lavoie.

Cette recherche-action de l’UQAR et de la commission scolaire des Phares visait à augmenter la réussite scolaire des garçons. Elle a aussi permis de changer la croyance que «les livres, c’est pour les filles!»

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

Le livre est disponible au coût de 10,00$.
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La capitale mondiale du livre est au Québec

La capitale mondiale du livre est au Québec
Martin Ouellet, Vol 13-4

Montréal, capitale mondiale du livre!?

La ville de Montréal a été nommée capitale mondiale du livre pour l’année 2005-2006. Lorsque Raymond Viger, le directeur du magazine Reflet de Société m’a demandé mon avis sur la question, en tant qu’écrivain et journaliste, je ne connaissais même pas l’existence de ce titre! Il m’a fallu faire un peu de recherche pour comprendre de quoi il était question et partager mes découvertes avec vous… Voici ce que j’ai appris.

Le titre

Depuis 2001, une ville différente est choisie chaque année par un jury de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) en fonction de la prospérité de son industrie du livre. Le titre de capitale mondiale du livre est décerné le 23 avril, journée mondiale du livre, et est valable pour une année, c’est-à-dire jusqu’au 22 avril suivant.

La première ville à hériter de cet honneur fut Madrid en 2001. Alexandrie lui succéda en 2002, New Delhi fut choisie en 2003, suivie d’Anvers, en France, pour 2004.

Pourquoi Montréal?

Le jury a préféré Montréal à Barcelone et Turin, ses deux concurrentes pour le titre. Pourquoi? Les raisons sont multiples. D’après Jean-Louis Fortin, directeur de l’Association Nationale des Éditeurs de Livres (ANEL), Montréal a été choisi pour la richesse de son activité éditoriale et parce que le Québec serait «un des endroits les mieux organisés au monde en matière de distribution de livres». Le bilinguisme de la métropole et sa diversité culturelle ont également pesé dans la balance en sa faveur.

Des retombées positives

C’est bien beau, ce titre, diront certains, mais concrètement qu’est-ce que ça donne?

La nomination de Montréal augmentera la visibilité de notre littérature à l’étranger et renforcera davantage la présence du livre québécois sur l’échiquier mondial. L’ANEL mettra sur pied de nombreux projets pour souligner cet événement. On prévoit entre autres la conception d’un site Internet sur Montréal: capitale mondiale du livre, des activités de promotion (affiches, signets, panneaux dans le métro, etc.), l’organisation d’un forum international de l’édition, la création de deux circuits littéraires (un portant sur Montréal, l’autre sur le fleuve St-Laurent), une exposition sur l’histoire littéraire du Québec et l’ouverture de la Grande Bibliothèque Nationale du Québec en 2005.

De quoi être fier?

A-t-on raison d’être fier de ce titre? Y a-t-il de quoi se péter les bretelles? Bien sûr, il s’agit d’une nouvelle plutôt positive…

À mon avis, tout ce qui contribue à valoriser la lecture et à souligner l’importance du livre dans notre société est bienvenu. Bien sûr, d’un point de vue général, l’écriture a permis à l’humanité d’évoluer, de transmettre son savoir et de préserver les traces de son Histoire.

Personnellement, la lecture m’a aidé à traverser de nombreuses épreuves difficiles dans mon enfance et mon adolescence. Je peux dire sans exagérer que le fait de lire et d’écrire m’a permis de survivre à une enfance violentée, à la toxicomanie et à la délinquance, etc. J’ai trouvé dans les livres à la fois un refuge, une évasion, une ouverture sur le monde, le désir de communiquer. Par la lecture, j’ai fait ma propre éducation et j’ai appris à apprécier ces moments de solitude, en tête-à-tête avec soi-même. Évidemment, lire exige aussi un effort intellectuel et d’imagination. C’est une activité moins passive que de regarder la télévision en plus d’aider à améliorer la qualité du français écrit et parlé.

Par contre, il ne faudrait pas penser que parce Montréal est la capitale mondiale du livre pour une année, ça signifie que tous les dangers qui menacent la littérature sont écartés. La culture souffre de sous-financement au Québec et les lettres n’y échappent pas. Les bibliothèques publiques et scolaires font souvent plutôt pitié.

Ce n’est qu’un début

Alors, le livre est-il en santé? Il y a quelques années encore, plusieurs alarmistes prédisaient que le livre électronique (e-book) allait remplacer le livre imprimé… Pourtant, il n’en est rien. Au contraire, l’informatique et l’Internet ont engendré une multitude de livres qui expliquent comment les utiliser!

Un préjugé tenace veut que les jeunes ne lisent pas suffisamment. Encore sur ce point, je ne suis pas tout à fait d’accord. Il suffit de penser à la récente Harry Potter mania, par exemple. Ou à voir la quantité phénoménale de livres pour la jeunesse qu’on retrouve au Salon du Livre. De plus, de nombreux magazines et revues spécialisées sont destinés aux jeunes. Qu’ils lisent des romans, des magazines (comme Reflet de Société, par exemple!), des bandes dessinées, des journaux, des biographies ou quoi que ce soit d’autre m’importe peu. Ce qui compte à mes yeux, c’est qu’ils s’habituent à lire et qu’ils trouvent de quoi lire qui leur con-vienne. Il n’y a qu’à voir la quantité phénoménale de livres publiés au Québec chaque année pour se convaincre qu’il y a de tout pour tous les goûts!

Je crois que l’important, c’est de faire la promotion du livre le plus souvent possible et de toutes les façons. Le fait que Montréal soit couronnée capitale mondiale du livre est un élément positif. Ça signifie que le livre se porte bien et qu’il faut tout faire pour continuer en ce sens. C’est une question d’avenir.

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

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Pomme d’Api et J’aime lire

Pomme d’Api et J’aime lire
écrit par Raymond Viger

Pomme D'ApiJ'aime lire

Vendredi après-midi. Le soleil va bientôt se couvrir. J’ai une belle opportunité pour quitter le tumulte du Café-Graffiti quelques instants. Une entrevue avec Paule Brière, rédactrice des magazines Pomme d’Api, pour les 3 à 7 ans, et J’aime lire pour les 7 à 12 ans.

Paule a la chance de pouvoir travailler en partie à domicile. Quand elle se présente au bureau des éditions Bayard, elle se fait envahir et questionner par tout le monde.

Une famille internationale

Bayard a été fondé au lendemain de la guerre de 1870 par les Augustins de l’Assomption. Il y a 40 ans, en France, un couple avait une petite fille handicapée mentale. Ils ont créé le magazine de Pomme d’Api pour rendre la lecture accessible à leur fille. Si cette revue était bonne pour leur fille, elle pouvait aussi l’être pour d’autres. Ils ont approché l’éditeur Bayard pour créer le magazine.

Pomme d’Api a ensuite été traduit en chinois. Le magazine existe actuellement en sept langues. J’aime lire est publié en trois langues. Chaque pays possède sa propre organisation pour rédiger localement le magazine. Pour le Québec, la responsabilité du contenu et de la rédaction de Pomme d’Api et de J’aime lire passe exclusivement par Paule Brière à Montréal.

La recette d’un magazine jeunesse

Un magazine jeunesse a deux composantes très importantes. Les illlustrations et les textes. Les illustrateurs qui travaillent pour le groupe Bayard proviennent de partout à travers le monde. Les meilleurs dessins sont choisis. Parfois un Russe, tantôt un Québécois ou encore un Chinois! Chaque éditeur de Pomme d’Api choisit parmi ce qui est proposé ou en commande spécialement pour lui.

Les sujets proposés par Paule et son équipe peuvent être utilisés par les différentes publications de Bayard. Paule peut puiser dans un vaste répertoire de textes et les adapter pour ses lecteurs.

Par exemple, le vocabulaire est différent entre la version québécoise et française. Chaque organisation peut aussi inclure dans son magazine le contenu local qui lui convient. C’est ainsi que plusieurs chroniques et histoires réalisées au Québec sont exclusives au magazine Pomme d’Api du Québec qui bénéficie donc de grandes possibilités. Paule peut publier une histoire suisse, choisir des pages de jeux finlandais. La liberté rédactionnelle appartient à Paule Brière.

Une congrégation religieuse

Lorsque j’ai demandé à Paule quelle congrégation était actionnaire de Bayard, confuse et gênée par sa mémoire défaillante, elle n’a pu répondre qu’à la fin de l’entrevue. Il n’y a donc pas d’ingérence des Assomptionnistes dans la rédaction du magazine. Paule partage une anecdote pour montrer l’importance de cette congrégation dans la vie du magazine:

«Lorsque j’ai débuté pour Bayard, il y a 12 ans, je venais de perdre un emploi. L’éditeur pour qui je travaillais a fermé ses portes. Trois mois après mes débuts chez Bayard, Suzanne Spino, la directrice, était malheureuse. Avec les derniers bilans sous le bras, elle rencontre le conseil d’administration. Elle s’attendait à ce que nous soyons obligés de fermer les portes. Il y avait beaucoup de rouge dans les chiffres comptables. J’étais désespérée de perdre ainsi un deuxième emploi en si peu de temps.»

«À la fin de la réunion, la directrice reste bouche bée. Pas question de fermer les portes, on continue, ont décidé les membres du conseil d’administration. Jamais une entreprise privée aurait conservé un magazine qui ne génère pas de profits.»

«Encore aujourd’hui, la rentabilité est très relative et cyclique. Seule une communauté religieuse peut se permettre de conserver un magazine de qualité qui ne couvre pas ses frais. On s’amuse à dire que c’est le bon Dieu qui est notre actionnaire principal. Mais il n’y a aucune pression pour enseigner la religion. Ce sont des valeurs humanistes qui animent nos magazines.»

«En ce qui concerne les finances, ce n’est pas toujours facile. Contrairement au monde du magazine conventionnel, nous n’avons que très peu de publicité. Cela fait une énorme différence dans les budgets. Le magazine est publié pour des jeunes. Le papier doit être de meilleure qualité pour éviter qu’il ne se déchire facilement. Ça coûte très cher.»

La lecture, une passion

Paule, qui est aussi une auteure de livres-jeunesse, est une passionnée. «Je lis beaucoup. J’ai redécouvert les livres avec mes enfants. Avec eux, j’utilise un livre ou un magazine quand ils sont malades, quand on attends chez le dentiste. Lire, c’est une forme d’évasion, un apprentissage, une découverte.» Paule est très attachée à Pomme d’Api. Toute petite, un oncle curé a fait de Paule l’une des premières abonnées de ce magazine. «Quand un jeune me dit qu’il n’aime pas lire, c’est qu’il n’a pas encore trouvé son livre. Tout se trouve quelque part. Il faut continuer à chercher, apprendre à faire nos choix de lecture.»

«Quand un jeune dit que c’est difficile de lire, il ne comprends pas pourquoi il se force. La lecture, ça doit être drôle et intéressant. Le jeune pourra ainsi comprendre pourquoi il fait des efforts. L’effort est récompensé par le plaisir qu’il développera.»

«Quand je suis dans un salon du livre et que je fais des séances d’autographes, j’écris toujours un petit slogan pour les jeunes tels que « Lire c’est l’aventure », « Lire est un plaisir »…»

La mission

Paule est très rassurante sur la mission des magazines qu’elle coordonne: Le plaisir de lire. «Rien de scolaire. Juste le fun de lire. Ça ouvre tout plein d’horizons. Dans Pomme d’api, il y a différents styles; histoire, bande dessinée, jeux, bricolage, un volet plus scientifique…»

«Dans J’aime lire, il y a des romans d’humour, d’action, historique, des bandes dessinées, des jeux… Dans les deux cas, c’est le plaisir immédiat, passant d’une émotion à l’autre: rire, pleurer, s’émerveiller. Le magazine est le copain de papier du jeune, l’ami des enfants, pas un éducateur rigide.»

«Les deux magazines se soucient des jeunes. Ils offrent un apprentissage qui les suivra partout. Les mots sont simples, d’usage courant et reliés au vécu de l’enfant. Certains parents et professeurs auraient voulu que le magazine enseigne de beaux grands mots à nos enfants. Si on veut qu’un jour ces enfants aient le goût de s’amuser avec toutes les nuances de notre langue, il faut commencer par la base; le plaisir de lire et de s’amuser avec un magazine.»

Les lecteurs

«On retrouve beaucoup de nos abonnés dans les régions. Possiblement parce qu’ils ont moins accès à des librairies ou des bibliothèques. Pour Pomme d’Api, qui touche les jeunes de 3 à 7 ans, les parents aident leur enfant en faisant la lecture. Ça les rapproche en même temps. Ça crée une relation basée sur le plaisir d’apprendre. Dans le cas de J’aime lire, pour les 7 à 10 ans, le jeune est plus autonome. Ça devient «son» magazine. Les jeunes aiment bien recevoir par la poste le magazine à leur nom. Au début de chaque chapitre, il y a un résumé du chapitre précédent. Cela facilite la compréhension de l’enfant. Il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils lisent le magazine tout d’un trait.»

«Chaque exemplaire de Pomme d’Api contient un cahier «Parents». Il développe le thème principal du magazine à l’intention des parents avec des mots d’enfants, parfois des témoignages de parents, des pistes de réflexion, des conseils, des suggestions de livres et de sorties, des concours, etc.»

La vie de tous les jours

«Certains peuvent nous le reprocher, mais nous ne voulons pas avoir un magazine qui ne conte que des histoires fleurs bleues. On y parle des réalités de la vie. Il peut arriver que des personnes se chicanent. Mais, avant la fin de l’histoire, on va trouver une solution, ça va se régler. C’est un apprentissage de la vie, une forme de résolution de conflit.»

«Notre mandat est d’aider l’enfant à se comprendre et à comprendre le monde qui l’entoure. Il faut faire confiance à nos enfants. Ils sont capables d’en prendre plus qu’on peut le penser. Ils en ont plus dans leur tête qu’on voudrait bien le croire. Ils ont des pulsions. Ils doivent apprendre à les maîtriser. En tant que parents, il ne faut pas se mettre la tête dans le sable. Nous ne voulons pas être un modèle de perfection, mais un modèle de vie.»

«Parfois, quand il arrive un incident, il est difficile d’en parler avec l’enfant. Ce n’est pas toujours facile de mettre nos limites. Avec un livre de lecture, on peut revenir à froid sur les événements, en parler. On lit ensemble, on parle en famille des différents thèmes et des histoires qu’on a lus. Cela nous donne aussi des phrases, des références pour nous aider dans l’éducation et dans la relation avec nos enfants.»

Les écoles

«Les magazines sont bien connus du milieu scolaire et fortement utilisés. Il ne faut pas avoir peur de lâcher les manuels standards recommandés par le ministère de l’Éducation. Plusieurs enseignants m’ont fait parvenir leur grille d’évaluation du concours Imagine ton J’aime lire en mentionnant tout ce qu’ils apprennent aux jeunes en lien avec le nouveau programme. Dans la mesure du possible, il faut profiter des occasions de la vie pour atteindre les objectifs.»

«C’est important, les multiplications et la grammaire, mais il ne faut pas seulement rester assis avec ses tables et ses règles.»

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/20/a-la-decouverte-des-magazines-dici-quebec-science/

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