Légaliser ou décriminaliser la prostitution?

Légaliser ou décriminaliser la prostitution?

Raymond Viger Dossier ProstitutionRichard Martineau et Sexualité.

Que ce soit Marie-France Bazzo sur Télé-Québec à l’émission Il va y avoir du sport ou encore Denis Lévesque à TVA, les médias nous ont régulièrement servi ce débat un peu réducteur.

Richard Martineau et Stella

On appelle le Franc-tireur Richard Martineau et on l’associe avec l’organisme Stella pour former le clan des Pour la légalisation de la prostitution. Pour leur faire face, le clan des Contre la légalisation de la prostitution, on retrouve des chercheurs abolitionnistes tels que Yolande Geadah ou encore Richard Poulin, membre de la coalition des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLÉS).

Un drôle de débat. D’un côté on se limite à deux positions extrêmes: pour ou contre la légalisation de la prostitution. Pourtant il y existe la décriminalisation de la prostitution. Mais on n’en parle pas. Du côté de Stella, on veut une décriminalisation complète de la prostitution: la personne qui se prostitue, le client, le proxénète, la maison de débauche et toutes les activités reliées à la prostitution. Du côté de la Coalition, leur position est une décriminalisation de la personne qui se prostitue sans décriminaliser le restant de cette industrie.

Confusion des genres

Pouvez-vous m’expliquer comment se fait-il que Stella, qui est contre la légalisation de la prostitution se retrouve aux côtés de Richard Martineau dans le clan des pour la légalisation? Malgré que Stella et la Coalition ont des finalités très différentes, les deux groupes ont deux points énormes en commun: ils sont premièrement contre la légalisation de la prostitution et, deuxièmement, ils sont en faveur de la décriminalisation de la personne qui se prostitue. Au lieu d’avoir un début de chicane, on a ici un bon début de discussion et de partenariat.

Oui! Vous avez bien lu. Un début de partenariat pour deux organismes diamétralement opposé. Parce que les politiciens se sont questionnés à plusieurs reprises pour faire passer une loi pour légaliser la prostitution. En unissant leur message, en montrant leurs points communs et ensuite de montrer leurs différences, ils ont plus de chance de faire du millage ensemble qu’à se tirer des tomates dans un faux débat créé par les journalistes.

Responsabilité des médias

Les médias ont mis ces deux groupes en opposition. Est-ce que les médias ont mal agit en présentant le débat sous cet angle? Non! Ce sont les deux groupes militants qui ont mal répondus. Ils auraient dû clairement donner leur position contre la légalisation. Et ça, ils ne l’ont pas fait, créant une confusion pour plusieurs.

Les médias ont présenté le débat sous l’angle qui est connu par le public. Le public ne connaît pas nécessairement toutes les subtilités des différences entre légalisation et décriminalisation. Même dans les groupes militants, pour en avoir rencontré plusieurs, certains membres ne comprennent pas eux-mêmes toutes ces nuances et les subtilités entre criminaliser ou décriminaliser la prostitution! Il est donc normal et acceptable que les journalistes nous présentent ce que le public reconnaît. Mais ce sont aux groupes militants de prendre ces occasions pour éduquer et informer le public.

Parce qu’il y a des conséquences et des impacts majeurs à vouloir légaliser la prostitution. Une chose est certaine, même si le message communautaire a souvent été confus sur le sujet, les principaux intéressés sont cependant unanimes: contre la légalisation de la prostitution!

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Jean-François Lisée de L’actualité et la légalisation de la prostitution.

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Les médias, la drogue et la prostitution; un mélange indigeste

Les médias, la drogue et la prostitution; un mélange indigeste

Raymond Viger, Volume 15 no 6, août 2007            Dossier Toxicomanie, MédiasProstitution et Sexualité.

Les médias présentent de façon cyclique des débats sur la légalisation de la prostitution en faisant le lien avec la légalisation des drogues. On cite quelques spécialistes qui réfèrent à leurs recherches, on se matraque avec des arguments punchés. Mais faisons-nous le tour de la question pour autant? Sommes-nous capables, comme citoyens, de prendre une position éclairée sur la question? J’en doute. Le débat télévisé est limité alors que les médias écrits cherchent à présenter des positions tranchantes. On oublie trop souvent le contexte. La réalité est souvent beaucoup plus nuancée que ce que les médias nous exposent.

Plusieurs intervenants en toxicomanie sont en faveur de la légalisation des drogues. Avec pour objectif la promotion de la santé et l’aide aux personnes aux prises avec des problèmes de dépendance. Selon eux, la légalisation des drogues permettrait de contrôler la qualité du produit, enlever la pression des groupes criminalisés, offrir des alternatives à la consommation de substances dangereuses, diminuer l’accessibilité à certaines drogues et aider à gérer la consommation.

L’humain n’est pas un produit

On en vient à croire que si légaliser les drogues permettait d’aider les personnes toxicomanes, légaliser la prostitution aiderait les personnes qui se prostituent. Il n’y a pourtant aucun lien à faire entre ces deux débats. Avec la prostitution, le « produit » est un être humain. Le contexte n’est pas le même, rien à voir avec les drogues!

Quand on utilise les arguments en faveur de la légalisation des drogues en l’appliquant à la prostitution, c’est comme si on comparait une personne qui se prostitue à un joint… J’ai entendu un animateur grande-gueule prendre position en faveur de la légalisation de la prostitution pour mieux contrôler la « qualité des prostituées » avec des examens médicaux obligatoires.

Lors du même débat, la représentante d’un organisme communautaire se disait aussi pour la décriminalisation de la prostitution, mais sans aucun contrôle et, surtout, aucune ingérence médicale dans le « choix » de se prostituer. Assises côte à côte, ces deux personnes s’exprimaient comme si elles étaient dans le même camp. Pourtant, elles avaient des positions diamétralement opposées.

Dans ce genre de débat, on finit toujours par faire le constat qu’il faut changer les lois. On parle de politique. En politique, on parle de compromis, d’alliances, de tractations. On en arrive à voir des gens de convictions différentes tenter de faire passer la même idée. On est bien loin des besoins des gens qui se retrouvent à la rue, que ce soit pour des raisons d’abus de drogues et/ou de prostitution.

Mais qu’est-ce qui devrait nous motiver dans le débat de la prostitution? L’objectif n’est-il pas d’aider les personnes qui se prostituent? Qu’est-ce qui nous empêche de les aider maintenant? Nous n’avons pas besoin d’un changement de loi pour nous impliquer, pour investir plus d’argent en promotion de la santé.

Pendant que nos politiciens tergiversent sur la décriminalisation de la prostitution et que des animateurs et des chroniqueurs vedettes s’amusent en parlant de sexe pour faire vendre de la copie, le public peine à comprendre les vrais enjeux du débat sur la prostitution.

Arrêtons de chercher un consensus sur la légalisation de la prostitution. Mobilisons-nous plutôt pour apporter de l’aide à ceux et celles qui en ont besoin.

Dossier Prostitution et Sexualité.

Autres textes sur Alcool et drogue 

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Avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?

Avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution
écrit par Raymond Viger, Vol 13.4 , Mai 2005

Dossier  Prostitution et Sexualité

Le débat sur la légalisation de la prostitution est faussé. Il n’existe pas une forme de prostitution mais plusieurs formes de prostitution.

Une personne prostituée à 4 000$ pour un week-end qui couche avec des politiciens à Québec, à Ottawa ou avec de grosses vedettes internationales ne vit pas dans le même contexte qu’une autre à 20$ pour une pipe, qui est toxicomane, avec des champignons dans la bouche et atteinte du Sida.

Certaines personnes se positionnent en faveur de la légalisation de la prostitution, sous prétexte de vouloir venir en aide aux personnes qui font de la prostitution de rue, assurer leur sécurité… Mais qu’adviendra-t-il de ces personnes lorsque nous aurons légalisé toutes les formes de prostitution?

Les dangers d’une légalisation sans encadrement

De la «viande fraîche»

En autorisant l’ouverture de bordel, les nouveaux entrepreneurs de l’industrie du sexe, pour utiliser leur langage, vont vouloir engager de la «viande fraîche» pour satisfaire leurs clients. Par «viande fraîche» on pense à des personnes de 18 à 23 ans en santé. Pour la majorité des personnes se prostituant dans la rue, l’entrée dans ces bordels leur sera refusée et elles devront continuer à exercer dans la rue. Dans les faits, l’âge moyen d’entrée dans la prostitution est de 14 ans!

Pire, après un certain nombre d’années, lorsque les premières personnes ayant travaillé dans ces bordels commenceront à vieillir, les entrepreneurs qui veulent bien traiter leurs clients vont remplacer leurs personnels par des plus jeunes. Il y aura donc encore plus de personnes exerçant la prostitution dans les rues. Ceci se vérifie par les expériences des pays ayant légalisé la prostitution depuis une dizaine d’années et qui se retrouvent avec 3 à 10 fois plus de prostituées de rue qu’avant la légalisation (Australie, Pays-Bas, Allemagne…).

Les clients indésirables

Mais si un client peut aller en toute légalité dans un bordel pour engager une personne jeune et attrayante, pourquoi utiliserait-il les services d’une personne exerçant dans la rue? Parce qu’il est violent et qu’il se ferait sortir des bordels? Parce qu’il veut exiger de faire des choses qui devraient être refusées dans le bordel comme avoir une relation sans condoms? Ou encore parce qu’il veut payer moins cher? Pour toutes ces raisons et pour plusieurs autres, les personnes exerçant la prostitution de rue seront encore plus dans le trouble après la légalisation. Le nombre de mauvais clients rencontrés sur la rue sera encore plus grand et il sera encore plus risqué d’être une personne prostituée.

Citoyens et commerçants

Et que dire de nos honorables citoyens! Puisque la prostitution est maintenant légalisée, l’intolérance de ceux-ci aura monté d’un cran. «Puisque c’est légal et qu’il existe des bordels, je ne veux plus te voir traîner dans les rues de mon quartier ou devant les vitrines de mon commerce». Comment vont réagir ces citoyens quand ils vont s’apercevoir que non seulement la légalisation n’a pas diminué le nombre de personnes devant leur honorable résidence, mais qu’en plus, il y en a maintenant 3 fois plus! L’intolérance ne fera que grimper.

Bordels en région

En légalisant, le gouvernement fédéral ne doit pas s’en laver les mains en disant que ça sera du ressort des villes de gérer le tout?

Pourquoi les groupes criminalisés sont si forts en région? Parce que les petites municipalités avec un seul policier n’ont pas les moyens d’avoir le contrôle sur ces puissants groupes. Quand le policier en question est connu de tous, que tout le monde sait où il demeure et que tout le monde connaît sa famille au complet et à quelle heure sa petite fille sort de l’école, pensez-vous qu’il sera assez fou pour tenir tête aux groupes criminalisés? C’est un policier qui fait de son mieux, pas une personne suicidaire. Cela n’est pas sans rappeler encore une fois les pays ayant déjà fait l’expérimentation de la légalisation, qui avouent avoir perdu le contrôle. De plus, ils deviennent incapables de gérer ce nouvel engouement pour le sport sexuel.

Tous les paliers de gouvernements devront s’impliquer dans une approche multidisciplinaire. Pas question de laisser les municipalités se démerder seules dans une industrie qui est déjà internationale et qui a de gros moyens financiers pour brouiller les cartes.

L’industrie du tourisme

Un bel exemple que j’ai vécu personnellement. L’état du Nevada permet aux municipalités de légaliser la prostitution. Las Végas, malgré ses innombrables Casinos et ses spectacles grandioses, se refusent de légaliser la prostitution. La ville voisine a légalisé la prostitution. C’est pourquoi nous voyons sur certains coins de rue de Las Végas des dizaines de Mexicains qui tendent des annonces pour inciter l’achat de services sexuels dans la ville voisine. La ville de Las Végas est allée en cour pour tenter d’empêcher ces Mexicains de venir faire de la sollicitation dans les rues de Las Végas. Pour le bénéfice de la libre entreprise et de la liberté d’expression, la ville de Las Végas a perdu contre les Mexicains.

Ceux qui font le rabattage de clients sont majoritairement des garçons. Mais ce qui m’a déchiré le cœur, a été de voir une fille mexicaine d’environ 12 ans, faire du rabattage. Les questions que je me pose encore: le faisait-elle pour sa sœur ou sa mère? Va-t-elle se prostituer et à quel âge risque-t-elle de commencer?

Ce qui s’est passé à Las Végas risque de nous arriver. Montréal avec ces grands festivals et ces grands rassemblements ne tolérera pas de prostitution sur son territoire. Les entrepreneurs de bordels vont s’établir à Terrebonne ou à Bois-des-Filions. Ça va être bon pour l’industrie du taxi. Les gens viennent de partout pour un festival ensuite le taxi pour les bordels en banlieue. Parce que la prostitution, ce n’est pas bon pour l’industrie du tourisme. Ce n’est pas bon pour l’image d’un grand centre urbain. Quand on voit de nouveaux logements sociaux des auberges du cœur passer criminellement au feu dans le sud-ouest de Montréal, quand des gens font pressions pour empêcher des organismes communautaires comme Cactus de se relocaliser dans le Centre-ville de Montréal, les principes de «pas dans ma cour» vont continuer à se faire prévaloir.

Pénurie de main-d’œuvre

Les bordels vont se multiplier en région et les nouveaux entrepreneurs vont y faire la pluie et le beau temps. À un point où il ne serait pas surprenant qu’il manque de main-d’œuvre. Un peu comme il s’est passé quand on a légalisé les danses à 10$. On a manqué de filles pour aller travailler dans les isoloirs. Va-t-on créer un programme pour permettre à des danseuses exotiques étrangères de venir travailler au Canada? Devrons-nous réouvrir ce programme et l’élargir aux artistes de la prostitution? N’est-ce pas ce programme où des fonctionnaires et des intervenants du milieu mentionnent qu’il a profité aux groupes criminalisés? Plusieurs de ces danseuses ont disparu. Le gouvernement américain affirmait en 2003 que le Canada est une plaque tournante pour le trafic des femmes et des enfants.

Conditions essentielles

Si nous sommes sérieux dans notre volonté de légaliser la prostitution, il y a des préalables essentiels. La prostitution concerne des êtres humains qui doivent être considérés dans leur globalité. Ceci nous oblige à prévoir une approche multidisciplinaire.

Il faut faire de la prévention en ce qui concerne les jeunes de la rue et ceux placés par la DPJ. Ils sont des victimes vulnérables. La réforme de la DPJ devra tenir compte de cette vulnérabilité. Il faut aussi faire de la prévention et de la sensibilisation dans les écoles et les différents milieux de vie des jeunes.

Pour s’assurer que la prostitution est bel et bien un choix, et non pas un manque de choix face à la pauvreté ou à d’autres difficultés, il faut s’assurer d’offrir un soutien et un encadrement aux personnes concernées.

Il faut prévoir une aide accrue aux organismes d’intervention auprès des personnes prostituées de rue. Nous ne pouvons pas penser légaliser le marché du sexe sans aussi donner les services d’aide et de soutien aux personnes dans le besoin qui seront exclues et marginalisées. Si une municipalité veut ouvrir un bordel, les services aux personnes se prostituant doivent être présents avant son ouverture.

Il faut prévoir des mécanismes de contrôle et de sécurité avant la légalisation. Nous avons laissé à eux-mêmes des groupes criminalisés pendant des décennies. Ils sont devenus des forces redoutables, organisées, structurées et très bien financées. Reprendre le contrôle après coup est très coûteux, sinon impossible. La prostitution, ne se limite pas aux limites géographiques d’une ville, mais fait partie d’un réseau international, qui nécessitera une coordination des différents corps policiers qui devront apprendre à travailler efficacement ensemble. Cela nécessitera de généreux budgets aux différents corps policiers.

Il faudra donc s’assurer qu’il y ait une prise en charge complète par le gouvernement de ces bordels, à tous les niveaux: sécurité, administration, gestion, encadrement, surveillance, finance… Il n’y a pas d’entre-deux possibles pour éviter que la situation ne dérape et qu’il y ait abus.

Il ne faut pas s’imaginer que les revenus de taxes et d’impôt sur la prostitution permettront de compenser les investissements que nous aurons à faire pour légaliser la prostitution. Les pays qui ont déjà légalisé, ont perdu le contrôle et se sont retrouvés avec plus d’effets pervers que de problèmes résolus. Si nous n’avons pas l’argent nécessaire pour nous impliquer adéquatement, nous en aurons encore moins après.

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Maria Mourani et Mario Dumont chez les Francs-tireurs Richard Martineau et Patrick Lagacé

Maria Mourani et Mario Dumont chez les Francs-tireurs Richard Martineau et Patrick Lagacé

Dossier  Patrick LagacéRichard MartineauMario Dumont Prostitution et Sexualité

On annonce une émission des Francs-tireurs qui portera sur la prostitution. Ayant déjà écrit beaucoup sur le sujet, je décide d’écouter cette émission animé par la nouvelle équipe Richard Martineau et Patrick Lagacé.

Même si ce n’était pas la raison de ma présence devant mon téléviseur, l’émission débute avec Mario Dumont et Patrick Lagacé. J’ai admiré le travail et la présence de Patrick Lagacé. Une excellente recherche au préalable a permis à Patrick Lagacé de poser les bonnes questions. Après que la question était lancé, Patrick Lagacé laisse son invité se démener avec, ce qui permet au téléspectateur de se faire une idée de la vision et de la philosophie de l’invité.

En ce qui concerne le sujet qui m’intéressait, la prostitution débattu entre Maria Mourani et Richard Martineau, désolé, je n’ai aucune félicitation à faire à Richard Martineau. Un spectacle style « derby de démolition », il passe d’un sujet à l’autre, coupe son invité pour faire son spectacle… Ce n’est pas le genre de débat que je trouve intéressant. Ça n’aide en rien la réflexion sur la légalisation de la prostitution et cela ne fait qu’entretenir une série de préjugé sur la question.

J’airais préféré que ce soit Patrick Lagacé qui reçoive Mme Mourani. Richard Martineau compare la légalisation de la prostitution avec le débat sur la légalisation des drogues, de l’alcool et du jeu. Pourtant il n’y a rien de comparable. En ce qui concerne la drogue, l’alcool et le jeu, on parle d’un individu qui a une attirance envers un produit. Pour la prostitution, la grande différence est que le produit est un être humain. On ne peut mettre sur le même pied d’égalité un 40 onces de rhum à la régie des alcools avec une femme que l’on met dans une vitrine.

Grosse généralité de Richard Martineau quand il lance que tout le monde fume du pot! C’est vrai que beaucoup de gens en consomme, mais cela demeure une minorité. M. Martineau extrapole et lance des affirmations gratuites pour faire son spectacle.

Autre jugement lancé par Richard Martineau, « la Mafia ont un code d’honneur, ils règlent ça entre eux ». Est-ce à dire que Richard Martineau n’a pas entendu parlé des juges et des avocats qui ont été tué ou enlevé par la Mafia? C’est vrai que la Mafia tue moins gratuitement que des gangs de rue qui tire partout, mais n’en demeure pas moins qu’ils sont des criminels prêt à tuer toutes personnes, en poste d’autorité ou non, qui se mettent en travers de leur chemin.

Fort peu probable que le citoyen ordinaire se fasse harceler par la Mafia. Mais ils vont infiltrer le pouvoir, la politique, le commerce, la police… D’une façon indirecte, nous subissons l’influence de la Mafia.

Autre généralité de M. Martineau quand il parle de Stella, un organisme qui représente des personnes qui se prostituent. C’est vrai que cet organisme se bat pour des changements de règlementation et qu’on cesse le harcèlement envers les personnes prostituées. D’une part, cet organisme représente combien de personnes qui se prostituent? D’autre part, Stella n’est pas d’accord avec la légalisation de la prostitution que Richard Martineau voudrait avoir. Entre autre, contrairement à Richard Martineau, ils ne veulent pas subir d’examen médicaux et ne subir aucune ingérence de l’autorité dans la prostitution. Très différent de ce la légalisation à la Martineau.

J’aurais tant préféré que cette entrevue avec Maria Mourani se passe avec Patrick Lagacé. Cela aurait permis de faire un vrai débat.

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

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Nous n’avons pas l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution

Nous n’avons pas l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution
écrit par Raymond Viger, Vol 13.4 , Mai 2005

Dossier Prostitution et Sexualité.

Le débat sur la légalisation de la prostitution est faussé. Il n’existe pas une forme de prostitution mais plusieurs formes de prostitution.

Une personne prostituée à 4 000$ pour un week-end qui couche avec des politiciens ou des grosses vedettes internationales ne vit pas dans le même contexte qu’une autre à 20$ pour une pipe, qui est toxicomane, avec des champignons dans la bouche et atteinte du Sida.

Certaines personnes se positionnent en faveur de la légalisation de la prostitution, sous prétexte de vouloir venir en aide aux personnes qui font de la prostitution de rue, assurer leur sécurité… Mais qu’adviendra-t-il de ces personnes lorsque nous aurons légalisé toutes les formes de prostitution?

Les dangers d’une légalisation sans encadrement

De la «viande fraîche»

En autorisant l’ouverture de bordel, les nouveaux entrepreneurs de l’industrie du sexe, pour utiliser leur langage, vont vouloir engager de la «viande fraîche» pour satisfaire leurs clients. Par «viande fraîche» on pense à des personnes de 18 à 23 ans en santé. Pour la majorité des personnes se prostituant dans la rue, l’entrée dans ces bordels leur sera refusée et elles devront continuer à exercer dans la rue. Dans les faits, l’âge moyen d’entrée dans la prostitution est de 14 ans!

Pire, après un certain nombre d’années, lorsque les premières personnes ayant travaillé dans ces bordels commenceront à vieillir, les entrepreneurs qui veulent bien traiter leurs clients vont remplacer leurs personnels par des plus jeunes. Il y aura donc encore plus de personnes exerçant la prostitution dans les rues. Ceci se vérifie par les expériences des pays ayant légalisé la prostitution depuis une dizaine d’années et qui se retrouvent avec 3 à 10 fois plus de prostitués de rue qu’avant la légalisation (Australie, Pays-Bas, Allemagne…).

Les clients indésirables

Mais si un client peut aller en toute légalité dans un bordel pour engager une personne jeune et attrayante, pourquoi utiliserait-il les services d’une personne exerçant dans la rue? Parce qu’il est violent et qu’il se ferait sortir des bordels? Parce qu’il veut exiger de faire des choses qui devraient être refusées dans le bordel comme avoir une relation sans condoms? Ou encore parce qu’il veut payer moins cher? Pour toutes ces raisons et pour plusieurs autres, les personnes exerçant la prostitution de rue seront encore plus dans le trouble après la légalisation. Le nombre de mauvais clients rencontrés sur la rue sera encore plus grand et il sera encore plus risqué d’être une personne prostituée.

Citoyens et commerçants

Et que dire de nos honorables citoyens! Puisque la prostitution est maintenant légalisée, l’intolérance de ceux-ci aura monté d’un cran. «Puisque c’est légal et qu’il existe des bordels, je ne veux plus te voir traîner dans les rues de mon quartier ou devant les vitrines de mon commerce». Comment vont réagir ces citoyens quand ils vont s’apercevoir que non seulement la légalisation n’a pas diminué le nombre de personnes devant leur honorable résidence, mais qu’en plus, il y en a maintenant 3 fois plus! L’intolérance ne fera que grimper.

Bordels en région

En légalisant, le gouvernement fédéral ne doit pas s’en laver les mains en disant que ça sera du ressort des villes de gérer le tout.

Pourquoi les groupes criminalisés sont si forts en région? Parce que les petites municipalités avec un seul policier n’ont pas les moyens d’avoir le contrôle sur ces puissants groupes. Quand le policier en question est connu de tous, que tout le monde sait où il demeure et que tout le monde connaît sa famille au complet et à quelle heure sa petite fille sort de l’école, pensez-vous qu’il sera assez fou pour tenir tête aux groupes criminalisés? C’est un policier qui fait de son mieux, pas une personne suicidaire. Cela n’est pas sans rappeler encore une fois les pays ayant déjà fait l’expérimentation de la légalisation, qui avouent avoir perdu le contrôle. De plus, ils deviennent incapables de gérer ce nouvel engouement pour le sport sexuel.

Tous les paliers de gouvernements devront s’impliquer dans une approche multidisciplinaire. Pas question de laisser les municipalités se démerder seules dans une industrie qui est déjà internationale et qui a de gros moyens financiers pour brouiller les cartes.

L’industrie du tourisme

Un bel exemple que j’ai vécu personnellement. L’état du Nevada permet aux municipalités de légaliser la prostitution. Las Végas, malgré ses innombrables Casinos et ses spectacles grandioses, se refusent de légaliser la prostitution. La ville voisine a légalisé la prostitution. C’est pourquoi nous voyons sur certains coins de rue de Las Vegas des dizaines de Mexicains qui tendent des annonces pour inciter l’achat de services sexuels dans la ville voisine. La ville de Las Vegas est allée en cour pour tenter d’empêcher ces Mexicains de venir faire de la sollicitation dans les rues de Las Vegas. Pour le bénéfice de la libre entreprise et de la liberté d’expression, la ville de Las Vegas a perdu contre les Mexicains.

Ceux qui font le rabattage de clients sont majoritairement des garçons. Mais ce qui m’a déchiré le cœur, a été de voir une fille mexicaine d’environ 12 ans, faire du rabattage. Les questions que je me pose encore: le faisait-elle pour sa sœur ou sa mère? Va-t-elle se prostituer et à quel âge risque-t-elle de commencer?

Ce qui s’est passé à Las Vegas risque de nous arriver. Montréal avec ces grands festivals et ces grands rassemblements ne tolérera pas de prostitution sur son territoire. Les entrepreneurs de bordels vont s’établir à Terrebonne ou à Bois-des-Filions. Ça va être bon pour l’industrie du taxi. Les gens viennent de partout pour un festival ensuite le taxi pour les bordels en banlieue. Parce que la prostitution, ce n’est pas bon pour l’industrie du tourisme. Ce n’est pas bon pour l’image d’un grand centre urbain. Quand on voit de nouveaux logements sociaux des auberges du cœur passer criminellement au feu dans le sud-ouest de Montréal, quand des gens font pressions pour empêcher des organismes communautaires comme Cactus de se relocaliser dans le Centre-ville de Montréal, les principes de «pas dans ma cour» vont continuer à se faire prévaloir.

Pénurie de main-d’œuvre

Les bordels vont se multiplier en région et les nouveaux entrepreneurs vont y faire la pluie et le beau temps. À un point où il ne serait pas surprenant qu’il manque de main-d’œuvre. Un peu comme il s’est passé quand on a légalisé les danses à 10$. On a manqué de filles pour aller travailler dans les isoloirs. Va-t-on créer un programme pour permettre à des danseuses exotiques étrangères de venir travailler au Canada? Devrons-nous réouvrir ce programme et l’élargir aux artistes de la prostitution? N’est-ce pas ce programme où des fonctionnaires et des intervenants du milieu mentionnent qu’il a profité aux groupes criminalisés? Plusieurs de ces danseuses ont disparu. Le gouvernement américain affirmait en 2003 que le Canada est une plaque tournante pour le trafic des femmes et des enfants.

Conditions essentielles

Si nous sommes sérieux dans notre volonté de légaliser la prostitution, il y a des préalables essentiels. La prostitution concerne des êtres humains qui doivent être considérés dans leur globalité. Ceci nous oblige à prévoir une approche multidisciplinaire.

Il faut faire de la prévention en ce qui concerne les jeunes de la rue et ceux placés par la DPJ. Ils sont des victimes vulnérables. La réforme de la DPJ devra tenir compte de cette vulnérabilité. Il faut aussi faire de la prévention et de la sensibilisation dans les écoles et les différents milieux de vie des jeunes.

Pour s’assurer que la prostitution est bel et bien un choix, et non pas un manque de choix face à la pauvreté ou à d’autres difficultés, il faut s’assurer d’offrir un soutien et un encadrement aux personnes concernées.

Il faut prévoir une aide accrue aux organismes d’intervention auprès des personnes prostituées de rue. Nous ne pouvons pas penser légaliser le marché du sexe sans aussi donner les services d’aide et de soutien aux personnes dans le besoin qui seront exclues et marginalisées. Si une municipalité veut ouvrir un bordel, les services aux personnes se prostituant doivent être présents avant son ouverture.

Il faut prévoir des mécanismes de contrôle et de sécurité avant la légalisation. Nous avons laissé à eux-mêmes des groupes criminalisés pendant des décennies. Ils sont devenus des forces redoutables, organisées, structurées et très bien financées. Reprendre le contrôle après coup est très coûteux, sinon impossible. La prostitution, ne se limite pas aux limites géographiques d’une ville, mais fait partie d’un réseau international, qui nécessitera une coordination des différents corps policiers qui devront apprendre à travailler efficacement ensemble. Cela nécessitera de généreux budgets aux différents corps policiers.

Il faudra donc s’assurer qu’il y ait une prise en charge complète par le gouvernement de ces bordels, à tous les niveaux: sécurité, administration, gestion, encadrement, surveillance, finance… Il n’y a pas d’entre-deux possibles pour éviter que la situation ne dérape et qu’il y ait abus.

Il ne faut pas s’imaginer que les revenus de taxes et d’impôt sur la prostitution permettront de compenser les investissements que nous aurons à faire pour légaliser la prostitution. Les pays qui ont déjà légalisé, ont perdu le contrôle et se sont retrouvés avec plus d’effets pervers que de problèmes résolus. Si nous n’avons pas l’argent nécessaire pour nous impliquer adéquatement, nous en aurons encore moins après.

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Pour ou contre la légalisation de la prostitution?

Jean-François Lisée de L’actualité et la légalisation de la prostitution.

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À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

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Lettre ouverte à Jean-François Lisée de L’actualité: Égalité pour les vices!

Lettre ouverte à Jean-François Lisée de L’actualité

Dossier Prostitution et Sexualité

Ré: Égalité pour les vices!, 15 novembre 2006

Globalement, je voudrais vous féliciter et vous remercier pour les positions que vous avez pris dans votre chronique. Majoritairement, nous soutenons et avons publié des positions similaires depuis fort longtemps. Je suis content de voir que d’autres journalistes en arrivent à soulever un débat qui doit se faire.

Seule nuance que je voudrais souligner. Vous mettez sur le même pied la légalisation de la prostitution et celle de la marijuana. J’ai fait de même pendant une vingtaine d’années. En tant qu’intervenant en toxicomanie, je suis conscients des effets pervers de judiciariser le pot. Pendant longtemps, j’ai extrapolé qu’il en était de même pour la prostitution.

Avec le recul de toutes mes années d’intervention auprès de prostituées, j’en suis arrivé à nuancer ma position. En légalisant le pot, nous arrêtons de judiciariser la relation d’un consommateur avec sa drogue. Il n’y a qu’une personne d’impliquée, le consommateur de pot. Le produit que nous légalisons est un produit réel, sans âme et sans émotion.

En légalisant la prostitution, il y a une relation à plusieurs niveaux. Le produit que nous légalisons est un être humain. Cette personne qui devient un produit est en relation avec un client, mais doit aussi faire face à la pression de son entourage. Combien de fois ai-je entendu des parents, des proches et des conjoints mettre de la pression sur une fille? Se faire dire: “C’est normal pour une fille d’aller danser ou de se prostituer quand son chum est dans la merde” “T’as juste à te prostituer quelques temps pour te sortir du trou”… En légalisant la prostitution, la pression des proches sur certaines femmes va augmenter, avec l’approbation de la société qui va l’avoir légalisée.

Cette nuance dans ma réflexion m’amène aujourd’hui à être contre la légalisation de la prostitution. Je suis en faveur qu’on arrête de criminaliser la personne qui se prostitue. C’est une personne qui a besoin d’être aidé et soutenu, qui a besoin de services.

Dossier Prostitution et Sexualité.

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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Prostitution; légalisation ou décriminalisation

Prostitution; légalisation ou décriminalisation

Dossier Prostitution et Sexualité

Le débat va recommencer pour la énième fois. Les rumeurs mentionnent qu’un comité de travail va se remettre en branle à l’automne pour débattre encore une fois du statut de la prostitution. Les journalistes s’activent et ont commencé à contacter différents intervenants pour faire des panels télévisés sur la question fin août, début septembre.

Je commence à être fatigué de répéter sans cesse nos positions sur ce sujet qui ne cesse d’être redondant. D’un côté le Bloc Québécois avec quelques alliés de Vancouver semble vouloir porter le débat sur la légalisation de la prostitution jusqu’à ce que leurs idées finissent par passer. Est-ce de la démocratie ou de l’acharnement politique? On consulte jusqu’à ce qu’on finisse par entendre ce qui fait notre affaire.

Notre magazine d’information et de sensibilisation, Reflet de Société a déjà réalisé plusieurs reportages sur les effets pervers de la légalisation de la prostitution, des conséquences de la légalisation de la prostitution sur les régions. Je ne recommancerais pas à en faire le débat dans mon blogue. Je vous laisse les liens de quelques articles que nous avons écrits et nous attendons vos commentaires.

Dossier Prostitution et Sexualité.

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operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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