Alimentation: des aliments frais à l’école

De la ferme à l’école

L’exemple de la Colombie-Britannique Alimentation saine

Un enfant qui mange mieux apprend mieux. Apportons donc des aliments frais dans les écoles. C’est ce qu’a fait Joanne Bays en Colombie-Britannique et Équiterre l’a invité à venir partager son expérience avec ceux qui souhaitent faire de même au Québec.

Normand Charest      dossier Santé

légumes-normand-charest-alimentation-saine-malbouffe-nutritionCela se passait à la Maison du développement durable à Montréal, le 1er octobre 2013. La conférencière vient d’une famille active dans l’agriculture et les jardins communautaires. Un grand-père britannique, l’autre canadien-français, puis deux grands-mères amérindiennes. Joanne Bays possède une formation de nutritionniste communautaire (community nutritionist).

Elle travaille d’abord dans des cuisines collectives en Colombie-Britannique et participe à la création d’un réseau pour l’alimentation saine, puis à l’établissement de jardins communautaires permettant de produire des légumes frais.

Produits frais à l’école

Cela mène éventuellement au projet d’apporter des produits frais à l’école, ce qui est la raison d’être du réseau qu’elle dirige: Farm to Cafeteria Canada (F2CC). Apporter la ferme à l’école, au campus, mais aussi dans les hôpitaux et dans les prisons, voilà ce qu’elle souhaite (1).

Il faut d’abord transporter les aliments des petites fermes jusqu’aux écoles, ce qui demande une bonne organisation.

En même temps, une autre solution consiste à faire pousser les légumes sur place. Dans des communautés éloignées où les aliments coûtent cher (dans des réserves autochtones, par exemple), on a établi des jardins communautaires pour les familles.

Mais son réseau a aussi mis en place un programme d’agriculture dans 16 écoles (Farming School program) qui permet de produire les aliments sur place.

Plus de légumes, moins de pilules

Il existe en ce moment deux grands programmes subventionnés par le ministère de la Santé britanno-colombien.

Un programme de comptoir à salade (Salad Bar program) dont bénéficient 20 000 enfants, et un programme de collations à base de fruits, légumes et produits laitiers, provenant de producteurs locaux (Fruit, Vegetable and Milk Snack program) dont bénéficient 450 000 enfants en Colombie-Britannique.

Pour en arriver là, il a fallu convaincre un gouvernement en mode réduction budgétaire que le fait de favoriser une meilleure alimentation entrainerait une réduction des dépenses de santé. Elle et son organisme ont réussi à le faire.

On a d’ailleurs prouvé qu’un enfant mieux nourri avait de meilleurs résultats à l’école, tout en étant en meilleure santé. Cela vaut aussi pour les adultes, qui seront moins malades et auront une vie plus productive.

Et au Québec?

Beaucoup de ceux qui assistent à la conférence cherchent à faire de même au Québec, et nul doute que les conseils et l’expérience de Joanne Bays les aideront dans leur recherche. Elle se déclare d’ailleurs prête à les soutenir.

________________
(1) De la ferme à la cafétéria, incluant: De la ferme à l’école, De la ferme au campus et De la ferme aux établissements de santé: http://www.farmtocafeteriacanada.ca/fr/

Politique de souveraineté alimentaire du Québec
Équiterre a collaboré à l’élaboration de la Politique de souveraineté alimentaire du gouvernement québécois. Mais Équiterre espère que cela ne demeurera pas lettre morte et qu’il y aura bientôt des résultats concrets de cette politique.

L’action sociale d’Équiterre
Mentionnons le programme Croqu’Plaisir en Montérégie pour l’acquisition de saines habitudes de vie en service de garde que soutient Équiterre avec d’autres organismes. Et le réseau des Fermiers de famille coordonné par Équiterre depuis 1995 qui permet d’obtenir des légumes frais, locaux et biologiques.

VOS COMMENTAIRES SUR Aliments frais à l’école, une nouvelle alimentation

Autres textes sur Santé

Après la pluie… Le beau temps

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

VOS COMMENTAIRES SUR Aliments frais à l’école, une nouvelle alimentation

Les aliments pour le coeur : les agrumes gagnent une manche

 

 

Les aliments pour le coeur : les agrumes gagnent une manche

Agence Science-Presse, Amélie Daoust-Boisvert

Les propriétés antioxydantes des fruits et des légumes, c’est bien, mais celles des agrumes, c’est peut-être mieux ! Voilà la conclusion que tirent des chercheurs du Département de médecine sociale et préventive de l’Université Laval et de l’Université McGill après avoir conduit une enquête épidémiologique chez plus de 1542 femmes de la région de Québec. Les résultats de cette étude, basée sur la consommation d’oranges, citrons et autres pamplemousses associée à deux marqueurs sanguins d’une bonne santé cardiovasculaire, ont été récemment publiés dans l’American Journal of Clinical Nutrition.

À partir d’échantillons de sang des participantes et de leurs réponses à un questionnaire détaillé sur leurs habitudes alimentaires dans la dernière année, les chercheurs ont réparti les résultats selon la consommation de différents types de fruits et légumes. Les aliments ont été classés d’un point de vue botanique (famille des choux, des légumineuses, des agrumes, etc.) et ensuite, selon les antioxydants qu’ils contiennent (vitamine C, β-carotène ou lycopène).

Les scientifiques ont constaté, avec ce découpage, que les agrumes favorisaient de hautes concentrations sanguines d’une hormone, la IGF-1, et de faibles concentrations d’une deuxième protéine associée, la IGFBP-3. Selon les auteurs, il s’agit de la première étude signalant cette corrélation. Des études antérieures lient ces profils à une protection contre plusieurs maladies cardiovasculaires. L’apport alimentaire d’autres fruits et légumes n’a pas révélé de lien avec les marqueurs étudiés. Les auteurs de l’étude soulèvent que la vitamine C, l’antioxydant présent en grandes quantités dans les agrumes, porte possiblement la responsabilité de la variation de ces marqueurs.

Toutefois, si les agrumes remportent une manche contre les maladies du cœur, ils ne gagnent pas la partie. Comme toute étude épidémiologique, il s’agit d’une nouvelle piste de recherche qui demande un examen plus en profondeur. Il existe, entre autres, des études contradictoires qui associent parfois les mêmes marqueurs sanguins à des risques accrus d’apparition de certains cancers.  » Ce résultat est intéressant, mais il a besoin d’être confirmé par d’autres chercheurs avant qu’on y attache de l’importance. Cependant, il est déjà clair qu’il est préférable d’adopter une alimentation diversifiée incluant quotidiennement quelques portions de fruits et de légumes « , explique Jacques Brisson, un des scientifiques impliqués. La combinaison de nouvelles études épidémiologiques, ainsi que de recherches in vitro pour expliquer le mécanisme d’action impliqué, s’avère nécessaire pour mieux comprendre les résultats divergents publiés à ce jour.

Autres textes sur la santé.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.