Le LHC a causé la fin du monde dans un univers parallèle…

Le LHC a causé la fin du monde dans un univers parallèle…

(Agence Science-Presse) – Bien des théories apocalyptiques ont couru avant l’inauguration, en septembre, du LHC (Large Hadron Collider), ce méga-accélérateur de particules situé à la frontière franco-suisse. En voici une qui pourrait clore le dossier: selon un lecteur du New Scientist, la fin du monde a bel et bien eu lieu. C’est juste que personne n’a remarqué que, au moment où les protons ont été lancés dans ce tunnel, l’univers s’est dédoublé. «Heureusement, nous sommes dans celui qui a survécu, tandis que l’autre a été avalé dans un trou noir.»

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Les non-événements non scientifiques de 2008

Les non-événements non scientifiques de 2008

Pascal Lapointe

(Agence-Science-Presse) – Les événements marquants de l’année? Le LHC, la première photo d’une planète extra-solaire, les cellules souches reprogrammées… Mais de telles listes sont trompeuses, parce que la science n’est pas faite de découvertes spectaculaires. Elle avance lentement. Quelles furent les tendances lourdes de 2008, qui vont indubitablement nous accompagner — ou nous hanter — en 2009?

1. L’élection de Barack Obama

Que cela plaise ou non, quand les États-Unis éternuent, le reste de la planète se mouche. Impossible dire, à ce moment-ci, si la formation d’une équipe scientifique solide autour du futur président se traduira, comme promis, par des investissements massifs dans les énergies alternatives et une approche moins «confrontante» face aux faits… qui contredisent les croyances. Mais le simple fait d’avoir procédé à ces nominations est le signe d’un virage positif par rapport à l’attitude anti-science des huit dernières années.

2. Biocarburants: l’avenir n’est plus ce qu’il était

Les scientifiques ont beau avoir accumulé les avertissements, depuis 11 ans, à propos des risques de tout mettre dans le panier de l’éthanol, ce n’est que récemment que les craintes se sont cristallisées: en plus des études qui ont reconfirmé que la production d’éthanol à base de maïs augmenterait les émissions de gaz à effet de serre— plutôt que les réduire —, la crise alimentaire est venue porter le coup fatal. Désormais, les biocarburants de deuxième génération ont la cote: ceux produits à base de bois mort par exemple, et qui n’impliquent donc pas de priver de nourriture des millions de gens pour faire pousser de l’essence.

3. CO2: le Pôle Nord fond

On a beau dire depuis des années que le Grand Nord sera la première région affectée par le réchauffement climatique… le Grand Nord, c’est loin, et ça ne passionne pas les foules. Deux menaces ont par contre donné froid dans le dos cette année: d’une part, l’annonce que, pendant quelques semaines, la glace là-bas avait suffisamment fondu pour qu’un passage maritime soit ouvert — ce que plusieurs années plus tôt annonçaient les plus pessimistes — et d’autre part, les fuites de méthane qui, si leur multiplication se confirme, pourraient être un facteur accélérant des catastrophes futures.

4. Un chiffre: 350

Résultat du point précédent. Les scientifiques, qui prétendaient que les objectifs de réduction des gaz à effet de serre étaient trop modestes, ont gagné en crédibilité — certains se retrouvent même, désormais, au sein de l’équipe Obama. La ligne rouge traditionnelle — dépasser 450 parties par million de CO2 dans l’atmosphère serait catastrophique — a commencé à s’estomper en faveur d’une autre, plus inquiétante: c’est peut-être 350 parties par million qu’il n’aurait pas fallu dépasser (nous sommes actuellement à 386) et il faut tout faire pour redescendre vers ce chiffre magique. «Le délai de réponse du climat est certainement plus rapide que la durée de vie des perturbations atmosphériques causées par le CO2», a résumé le climatologue James Hansen cette année. Autrement dit: ce que nous envoyons là-haut y restera longtemps… mais la «réaction» de la Terre, elle, n’attendra peut-être pas aussi longtemps qu’on le croyait…

5. Comment la science peut résoudre la crise financière

Le peut-elle? En tout cas, depuis l’automne, les propos de ceux qui cherchent des solutions à la crise financière — repenser le capitalisme, repenser la société de consommation, simplicité volontaire, etc. — ont aussi eu une résonance scientifique: adopter un mode de vie plus «vert» pour, justement, moins consommer; abandonner le dogme d’une croissance perpétuelle, si cher aux économistes (et aux politiciens), dogme incompatible avec une planète aux ressources limitées; et tant qu’à se lancer dans des travaux d’infrastructure massifs pour relancer l’industrie, visons les parcs d’éolien et les technologies d’économies d’énergies.

6. La vie artificielle

«Le premier génome artificiel» se retrouverait-il dans autant de revues de l’année 2008 s’il avait été l’œuvre d’un scientifique moins «marketing» que Craig Venter? Désavantage: une simple étape parmi d’autres avant la création d’une «vraie» vie artificielle a ainsi obtenu une attention démesurée. Avantage: tous les éthiciens de la planète surveillent maintenant de près Craig Venter, et seront prêts lorsqu’il annoncera, en 2009, l’étape suivante…

7. Bientôt dans une pharmacie près de chez vous…

Le premier décodage du génome humain, en 2001, avait pris plus d’une décennie et coûté 300 millions $. En octobre 2007, une équipe chinoise annonçait y être parvenue pour un million $ (et c’était la percée de l’année, l’an dernier). Cette année, une compagnie californienne a annoncé l’avoir fait pour 100 000 $, puis une autre, pour 60 000 $. Qui dit mieux?

8. Listériose, E. coli, biphényles polychlorés, salmonelle, mélamine…

Difficile de dire si c’est vraiment une des «tendances» de l’année: chaque année semble nous apporter son lot de peurs alimentaires! Mais la listériose dans le jambon au Canada et la mélamine dans les aliments pour animaux et les jouets chinois ont eu un point commun: faire prendre conscience que le risque zéro n’existe pas, particulièrement dans notre époque de mondialisation et de production en série. Améliorer les mécanismes de surveillance est une chose, croire que de meilleurs mécanismes de surveillance puissent éradiquer 100% des bactéries en est une autre.

9. Cosmos: l’avenir est en Chine.

Ou en Inde. La NASA, elle, a semblé plus perdue que jamais, alors que l’Inde envoyait sa première sonde sur la Lune, que des Chinois marchaient pour la première fois dans l’espace, et qu’on évoquait même la possibilité que d’autres astronautes chinois ne marchent sur la Lune dans 10 ans, avant que des Américains n’y retournent. Au moins, la NASA a eu Phoenix sur Mars pour se consoler.

10. Science 2.0

Des scientifiques qui expérimentent des «carnets de laboratoire» sous la forme de blogues, d’autres qui créent des wikis en génétique, qui découvrent ces nouveaux outils pour la classe, le mot «congrès 2.0» qui commence à circuler, et l’accélération du mouvement d’accès gratuit (ou accès libre) à la recherche scientifique… On ne sait pas où on va, mais on y va!

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L’année du voyage dans le temps?

L’année du voyage dans le temps?

Agence Science-Presse

2008: l’année où des visiteurs du futur débarqueront. Voilà, à n’en pas douter, une histoire de «premier contact» inédite. De toutes les théories, farfelues ou apocalyptiques, à avoir tourné autour des superaccélérateurs de particules, celle-ci est sans doute la plus originale.

Le Large Hadron Collider (LHC), qui doit normalement commencer cette année, près de Genève, en Suisse, à faire se percuter des protons à une vitesse proche de celle de la lumière, pourrait accidentellement ouvrir une porte vers un tunnel dans l’espace-temps, ont calculé deux mathématiciens russes. Faisant de l’année 2008 le «point d’arrivée» d’une machine venue d’un lointain futur.

On s’en doute, ce n’est pas le but premier du LHC. Cet anneau de 27 kilomètres de diamètre, construit à grands frais sous la terre, près de la frontière franco-suisse, est un «appareil» conçu pour «voir» plus loin que jamais auparavant dans l’infiniment petit; l’espoir de ses concepteurs est qu’il contribue à résoudre quelques-unes de ces énigmes qui passionnent les physiciens théoriques, comme l’existence du boson de Higgs.

L’apocalypse, version mathématique

Sur le LHC et les autres projets de ce calibre qui furent sur les tables à dessin depuis 10 ans, tout a été dit, ou presque. Il y a quelques années, un physicien a calculé que ces collisions entre protons, en raison de l’extraordinaire énergie concentrée dans un espace aussi petit, créeraient un mini-trou noir. Qui, dès lors, engloutirait notre planète, en commençant par la Suisse. Ne voulant pas être en reste, un autre a calculé que cela créerait plutôt une particule jusqu’ici inconnue, appelée strangelet en anglais, qui dévorerait l’Univers. Rien de moins.

Mais l’idée du voyage dans le temps est suffisamment exotique pour s’être mérité la Une du New Scientist il y a quelques semaines — et fournir le prétexte à une petite leçon de physique des particules.

Il faut d’abord savoir que la physique n’a jamais rejeté la possibilité du voyage dans le temps. C’est juste qu’il faudrait, pour réussir l’exploit, disposer d’une masse d’énergie suffisante pour «plier» la structure même de l’Univers. La plier au point d’en faire une boucle qui revient vers l’arrière — vers le passé. Ne cherchez pas chez le quincailler du coin, même la masse de plusieurs soleils réunis ne suffirait pas.

Ces théories circulent depuis Einstein, mais les choses sont devenues plus intéressantes pour les amateurs de science-fiction quand le physicien californien Kip Thorne a démontré, en 1988, qu’il ne serait pas nécessaire de construire une machine pour courber ainsi l’espace; il suffirait de profiter d’un trou de ver, c’est-à-dire un «tunnel», peut-être naturel, à travers l’espace-temps.

Et pour ouvrir une porte qui deviendrait la sortie de ce tunnel, un «simple» Large Hadron Collider de notre primitive année 2008 suffirait, selon les mathématiciens russes Irina Aref’eva et Igor Volovich, de l’Institut Steklov de mathématiques, à Moscou. Sous certaines conditions, affirment-ils, les énormes ondes gravitationnelles générées par deux protons entrant en collision pourraient ouvrir une porte — une déchirure — dans la fabrique de l’espace-temps. Une civilisation du futur n’aurait ensuite qu’à manipuler un trou de ver pour l’amener jusqu’à cette «porte».

Le problème avec leur calcul, c’est sa marge d’erreur. Elle est impossible à évaluer, car savoir quelle énergie précise il faut pour ouvrir cette «porte» est au-delà de nos connaissances, lit-on dans le New Scientist: si notre couple de mathématiciens affirme que c’est à la portée du LHC, d’autres affirment que le LHC n’est qu’un nain. Ce qui génère, du coup, plusieurs autres possibilités, mais beaucoup moins alléchantes. Par exemple, le LHC pourrait bel et bien ouvrir la porte à un trou de ver, mais microscopique, au point où seules des particules plus petites qu’un atome pourraient s’y faufiler.

Leurs calculs ont été déposés sur ArXiv, la base de données publique de pré-recherches en sciences physiques. Bien qu’ils aient attiré la curiosité de plusieurs physiciens, ces calculs n’ont pas fait l’objet d’une véritable révision par les pairs. Et l’on peut comprendre pourquoi. Comme l’avait écrit Stephen Hawking en 1992, les lois de la physique «conspirent» contre le voyage dans le temps. Comment revenir dans le passé pour tuer notre grand-père si nous sommes déjà nés? Mais qui sait? Peut-être, suggère le journaliste Michael Brooks, serait-il temps d’augmenter le personnel du Bureau d’information touristique de Genève. Juste au cas…

Encadrés

Qu’est-ce que le LHC?

C’est un accélérateur de particules, c’est-à-dire un tunnel (ici, circulaire) de plusieurs kilomètres de diamètre (ici, 27) où des particules plus petites qu’un atome sont précipitées, à une vitesse proche de celle de la lumière. Il en résulte de temps en temps des collisions entre ces particules qui, compte tenu de la vitesse phénoménale, dégagent une énergie tout aussi phénoménale, laquelle ouvre une fenêtre sur des portions inconnues de l’infiniment petit.

Qu’est-ce que le boson de Higgs?

C’est un de ces mystères de l’infiniment petit. Une parmi les dizaines de particules plus petites que l’atome dont on ne fait que soupçonner l’existence; il serait «la» particule qui donne sa masse aux autres — donc, il est le facteur-clef pour déterminer la masse du cosmos. Détecter sa présence, c’est combler plusieurs trous dans les hypothèses émises par les physiciens sur la structure même du cosmos, du Big Bang jusqu’à aujourd’hui, et au-delà.

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