Bénévoles francophones pour Vancouver 2010

Bénévoles francophones pour Vancouver 2010

Dossier OlympiqueVancouverFrancophonie     François Richard

À moins d’un an du coup d’envoi des Jeux olympiques d’hiver 2010, le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Vancouver (COVAN) est activement à la recherche de bénévoles francophones pour aider les organisateurs des Jeux dans la région de Vancouver.

Emplois variés pour les Jeux Olympiques

Vous pouvez faire du bénévolat avant et pendant les Jeux. Les périodes de travail, ainsi que les domaines dans lesquels il est possible de s’impliquer sont beaucoup trop nombreux pour être décrits ici, mais sachez que tous le monde y a sa place, du préposé au l’accueil au relationniste de métier, en passant par toutes sortes de tâches de manoeuvre, d’entretien ou de rédaction.

Je vous invite donc à consulter le site officiel des Jeux olympiques afin de prendre connaissances des offres de bénévolat et de vous inscrire, si vous souhaitez le faire.

Un siècle francophone à Vancouver

Si l’année 2010 est celle des olympiques à Vancouver, 2009 est plutôt celle du centième anniversaire de la ville francophone de Maillardville. Située dans la grande région de Vancouver, Maillardville est une communauté de langue française moderne et dynamique, qui a su conserver la langue française bien vivante à des milliers de kilomètres de la vallée du Saint-Laurent sans devenir folklorique pour autant. Pour ceux d’entre-vous qui passeront à Vancouver en 2009 et 2010, le détour en vaut la peine.

Raymond Viger y est d’ailleurs passé l’an dernier et en a profité pour rédiger un résumé de l’histoire de Maillardville. Pour d’autres renseignements, visitez la page de la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique.

Pour laisser vos commentaires sur Bénévolat pour les Jeux Olympiques de Vancouver.

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Les 100 ans de Maillardville: berceau de la francophonie dans l’Ouest Canadien et le Village international de la francophonie 2010 lors des Jeux Olympiques de Vancouver

Les 100 ans de Maillardville

Raymond Viger              Dossier Francophonie, Jeux Olympiques, Vancouver

Maillardville, berceau de la francophonie dans l’Ouest Canadien et le Village international de la francophonie 2010 lors des Jeux Olympiques de Vancouver

logo_village Maillardville est aujourd’hui un quartier de la ville de Coquitlam, en banlieu de Vancouver. Maillardville a été le berceau de la Francophonie en Colombie-Britannique.

L’année 2009 est une année toute particulière pour Maillardville. D’une part, c’est le centenaire de la fondation de Maillardville. D’autre part, Maillardville sera le Village international de la francophonie pour les Jeux Olympiques de Vancouver en 2010.

Fête et musique à Maillardville

C’est donc dire que Maillardville passe l’année 2009 à fêter ses 100 ans tout en se préparant pour les Jeux Olympiques de 2010. Si vous planifiez un voyage dans l’Ouest du Canada pour les 18 prochains mois, Maillardville doit se retrouver sur votre itinéraire.

Maillardville, c’est aussi le Festival du Bois, le Festival de musique de Maillardville, les 7 et 8 mars 2009. Une célébration culturelle francophone. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que La Bottine souriante fera partie du Festival de musique de Maillardville.

J’ai bien apprécié de découvrir l’histoire de la création de Maillardville. Je vous ai laissé le lien pour voir le texte original de la recherche de Jean Riou. Pour ceux qui le trouverait un peu long à lire, je me suis amusé à vous en faire une petite synthèse. Il est intéressant d’y voir la relation de travail entre les ouvriers Canadiens-français et les propriétaires anglophones, la présence de l’Église, du syndicat et l’arrivée des Caisses populaires dans la communauté de Maillardville.

L’histoire de la fondation de Maillardville

L’histoire de Maillardville a débuté lorsque la Canadian Western Lumber Co. Ltd a des difficultés avec sa main d’oeuvre, composé en partie de blancs turbulents venus de l’Europe centrale et d’asiatiques qui servent de cibles au racisme de l’époque.

Des Canadiens-français pour la Canadian Western Lumber

La Canadian Western Lumber décide de se tourner vers les Canadiens-Français, réputés pour avoir une grande expérience dans le travail du bois et dans le métier dur de bûcheron. Pour avoir une main d’oeuvre stable et régulière, la Canadian Western Lumber décide d’avoir une communauté canadienne-française proche regroupée autour d’une église.

Théodore Théroux, ainsi que le Père William O’Boyle se chargent du recrutement des ouvriers canadiens-français et leur famille. La compagnie s’engage de fournir gratuitement le bois pour construire l’église, le presbytère et l’école. Ces trois édifices devant être exempts des taxes foncières car la compagnie garantit à ses futurs employés de conserver leur langue et la pratique de leur religion.

Les Canadiens-Français pour acheter un âcre de terrain par famille et la Canadian Western Lumber s’engage à fournir le bois pour que chaque famille puisse se construire sa propre maison.

Notre-Dame de Lourdes, première paroisse de Maillardville

Le 27 septembre 1909, un train du Canadien Pacifique quitte Montréal en direction de la gare de Fraser Mills. Sous la direction du Père Edmond Maillard, curé fondateur de la paroisse Notre-Dame de Lourdes, le village prend forme.

La vie communautaire se développe rapidement. Une fanfare est formée. Des soirées de bingo sont organisées ainsi que des bazars. C’est en 1912 que la nouvelle communauté prend le nom de Maillardville, en l’honneur du Père Edmond Maillard, premier curé de la paroisse.

Maillardville VS Coquitlam; un débat politique

La communauté de Maillardville aurait pu devenir un village officiellement incorporé pour faciliter son expansion et l’épanouissement d’un village de langue française en Colombie britannique. Mais le gouvernement de Colombie-Britannique et le District de Coquitlam n’ont pas le goût d’avoir un village francophone. Maillardville demeura donc une partie de Coquitlam.

Les Canadiens-Français de Maillardville s’impliquent très activement dans leurs communauté. Un chef de police, Emery Paré, est nommé. D’autres se joignent à la brigade de pompiers, participent aux assemblées municipales et à la commission scolaire. Des organismes sociaux sont fondés, dont, le 16 mai 1917, la Congrégation des Dames de Ste-Anne.

Une fois la guerre 1914-1918 finie, la demande pour le bois baisse. Les relations de travail se détériorent. Les accidents de travail sont nombreux et le refus de faire un travail dangereux mène immédiatement au renvoi.

Le syndicat arrive à Maillardville

A partir des années 1927-28, le standard de vie baisse à Maillardville. Quatre coupures de salaire en l’espace de 20 mois ajoutées à plusieurs licenciements provoquent l’exaspération des travailleurs. Les Canadiens-français de Maillardville décident de joindre le syndicat Lumber Workers Industrial Union. Jusqu’à l’été 1931, le travail d’organisation se fait clandestinement.

Le 16 septembre 1931 les travailleurs votent la grève. Un comité de grève est formé : Harold Pritchet, un Canadien-français en est le président. Il deviendra, plus tard, le premier président du futur syndicat International Woodworkers of América (IWA).

La grève va durer trois mois et sera marquée par des altercations avec les forces policières et les grévistes. Les femmes sont même matraquées par la police. Le curé de l’époque, le Père Teck, essaie de faire retourner les ouvriers au travail. Il fait un sermon sur les dangers du communisme et la vengeance radicale et demande une prière pour la fin de la grève. Le Père Teck refusera l’absolution au confessionnal si les ouvriers grévistes ne rendent pas leur carte de membre du syndicat.

Caisse populaire de Maillardville; le centre nerveux de la communauté

La Deuxième guerre mondiale permet de redonner vie à Maillardville. Le 6 avril 1946, une demande d’incorporation pour former une Caisse populaire est signée sous le nom de Caisse Populaire de Notre-Dame de Lourdes. Ce nom sera changé quelques années plus tard pour celui de Caisse Populaire de Maillardville afin d’unir la communauté partagée entre deux paroisses. Tant sur le plan financier que communautaire, la Caisse Populaire de Maillardville est une réussite.

Depuis sa fondation, la Caisse Populaire agit comme centre nerveux de sa communauté. Elle devient même un point d’union pour la communauté divisée en deux paroisses. Après des expansions rapides et trois édifices, la Caisse Populaire de Maillardville est devenue rapidement l’une des plus importantes institutions de Maillardville.

Grève scolaire pour des écoles catholiques

En 1951, une grève scolaire s’organise par la Commission scolaire catholique des deux Paroisses de Maillardville, avec l’autorisation de Monseigneur l’Archevêque de Vancouver. Les Canadiens-français payent des taxes scolaires et foncières pour l’éducation publique laique et ils doivent se cotiser pour soutenir le financement de leurs écoles catholiques. Les Canadiens-français ne peuvent même pas utiliser les autobus scolaires de la municipalité!

Cette grève qui durera une année fait l’effet d’une bombe dans le pays d’autant plus que les grévistes sont de langue française dans cette province de langue anglaise.

Écoles église de Maillardville saisie par la municipalité de Coquitlam

En 1954, la municipalité de Coquitlam de revenir sur la promesse de 1909 d’exempter de taxes foncières l’église et les deux écoles catholiques de Maillardville. La Municipalité de Coquitlam exige les arriérés des taxes. Les écoles et l’église seront saisis en 1956 par la municipalité. Maillardville devra payer les arriérés de taxes de 1909 à 1956 pour récupérer son église. Les écoles catholiques auront gagné officiellement leur exemption. Malgré tout, l’enseignement du français ne deviendra officiel qu’en 1969.

Maillardville participe aussi à la vie communautaire de langue française sur le plan provincial. Ayant participé à la fondation de la Fédération Canadienne-Française de la Colombie-Britannique en 1945, Maillardville continue à participer au développement de cet organisme.

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Reportage sur le quartier chaud de Vancouver et son site d’injection supervisé

Pourquoi Reflet de Société propose un reportage sur Downtown Eastside, le quartier chaud de Vancouver et son site d’injections supervisées? Quel est le lien avec les lecteurs du Québec?

Éditorial Reflet de Société septembre 2008                 Dossier Francophonie

Danielle et moi avons décidé de prendre des vacances à Vancouver. J’aime bien faire du tourisme social. Je voulais profiter de l’occasion pour réaliser un reportage sur les Francophones hors-Québec. Comment une communauté francophone peut-elle survivre dans un milieu anglophone? Avons-nous des choses à apprendre?

Je m’attendais à un reportage simple, rapide et facile pouvant se combiner avec mes vacances. La réalité est très différente. Le nombre de sujets pouvant être traités est plus grand que prévu. Le contexte historique de la francophonie en Colombie-Britannique donnerait lieu, à lui seul, à un grand reportage. Vancouver gère le seul site d’injections sécurisées en Amérique du Nord. Par voie légale, le gouvernement fédéral tente de fermer ce centre. Québec devrait annoncer la création d’un site similaire cet automne. Un reportage sur le site d’injections est donc d’actualité.

L’éducation francophone en Colombie-Britannique a dû, elle aussi, se tourner vers la justice pour faire respecter le droit à l’enseignement en français. Les Francophones ont aujourd’hui des associations de parents, un conseil économique, des festivals… En 2009, on fêtera les 100 ans de Maillardville, le berceau de la francophonie en Colombie-Britannique. En 2010, on présentera les Jeux Olympiques d’hiver. 5 000 bénévoles accueilleront les athlètes dans un village francophone.

Des jeunes ont quitté le Québec pour travailler en Colombie-Britannique: plantation d’arbres, cueillette de fruits, hôtellerie, enseignement… Certains ont vu leur rêve se transformer en cauchemar. Les francophones constituent 1,6% de la population totale. Selon les recherches consultées, les jeunes francophones représentent entre 16% et 22% de l’itinérance totale. Et ce sont les francophones qui ont le moins accès aux services d’aide et de soutien. Pour plusieurs, l’itinérance se heurte à la barrière de la langue.

À Montréal, notre organisme a rencontré de nombreux jeunes provenant de l’Ouest. De leur côté, plusieurs jeunes Québécois que nous avons accompagnés ont quitté Montréal pour tenter leur chance dans les rues de Vancouver. Pour certains, c’est l’appel de la mer, des montagnes. Pour d’autres, c’est vivre une itinérance sans hiver et sans neige, vivre une aventure différente, changer le mal de place et briser la routine.

On m’a raconté qu’à Whistler, un lieu touristique recherché, on rencontre beaucoup de francophones du Québec. Drôle de coïncidence, 2 de nos artistes, Fluke et Axe, ont été demandés pour animer, pendant 10 jours, le Kokanee Crankworx à Whistler au mois d’août dernier.

Dans ce numéro, je vous présente le premier reportage sur Vancouver, son quartier chaud et le site d’injections supervisées. Dans le prochain numéro je traiterais de l’éducation francophone.

De Jonquière au Costa Rica

Notre magazine soutient un projet de formation internationale en journalisme. Des finissants du Cégep de Jonquière en journalisme ont passé une partie de leur été à parcourir le Costa Rica. Gabriel Alexandre Gosselin et Marie-Sophie Trudeau signent, dans ce numéro, un article sur l’Université pour la Paix. Mais il y avait trop d’articles pour les présenter tous. Nous avons décidé d’offrir à ces nouveaux journalistes leur propre magazine, un magazine publiant leurs reportages et leurs aventures, un magazine entièrement conçu et réalisé par eux.

Ce numéro annuel sera publié le 1er octobre prochain. Au coût de 5$, il permettra de boucler le budget des journalistes qui rentrent du Costa Rica. Il sera aussi un moyen de préparer le financement du projet de formation internationale 2009, parce qu’il a motivé les futurs finissants à partir eux aussi.

Commandez votre exemplaire de ce magazine «Spécial Costa Rica» directement auprès des jeunes journalistes, au Cégep de Jonquière ou encore au Journal de la Rue, (514) 256-9000, en région 1-877-256-9009.

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Maillardville et le Festival du Bois, Steveston Village à Richmond

Maillardville et le Festival du Bois, Steveston Village à Richmond

Raymond Viger    Dossier Francophonie, Vancouver

Vancouver, chapitre 24

Jeudi le 4 juillet. La journée débute à Maillardville pour une rencontre avec la directrice de la Société francophone de Maillardville et la directrice artistique du Festival du Bois, Johanne Dumas. Oui, Mme Dumas occupe les 2 postes.

Maillardville est le bastion de la francophonie en Colombie-Britannique. En 1909, un moulin, la Canadian Western Lumber, a de la difficulté à recruter un main d’oeuvre stable et travaillante pour son moulin de Fraser Mills. Pour les attirer des canadiens-français, reconnus comme de solides bûcherons, dans l’ouest du pays, la Canadian Western Lumber leur garantit la construction d’une église et d’une école pour qu’ils puissent conserver leur religion et leur langue.

C’est la naissance de Maillardville, un village francophone qui passera par toutes sortes d’aventures et de mésaventures pour fêter, à partir du 1er janvier 2009, ses 100 ans. Pour le magazine Reflet de Société, nous publierons un reportage sur le centenaire de Maillardville ainsi que le Festival du Bois, un festival qui attire plus de 15 000 francophiles.

Nous aurons un 2e reportage pour souligner le village francophone qui sera réalisé pour les Jeux Olympiques de 2010.

Suite à cette rencontre qui fera couler beaucoup d’encres, Danielle et moi avons continué pour une visite touristique du Steveston Village à Richmond. Situé près du fleuve Fraser, nous pouvons y visiter une ancienne cannerie de saumon.

La visite nous permet d’apprendre que les anglophones gagnaient plus cher que les francophones, qui eux gagnaient plus chers que les autochtones, qui eux gagnaient plus chers que les Chinois. Une discrimination pyramidale! Il y a 100 ans, autour du Fraser, il y avait jusqu’à 200 usines pour mettre en conserve le saumon.

Les moyens de réfrigération inexistant obligeait à mettre en conserve le saumon. Cependant, les conserves étaient soudées au plomb, ce qui était très nocif pour la santé.

Histoire complète sur le voyage à Vancouver.

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Meeting francophone, Fête du Canada et des tramways pour Arpi

Meeting francophone, Fête du Canada et des tramways pour Arpi

Raymond Viger    Dossier Francophonie, Vancouver

Vancouver, chapitre 22

Mardi 1er juillet. C’est la Fête du Canada. Danielle n’aime pas les foules. N’étant pas bilingue, elle aime encore moins se retrouver dans une foule ou elle ne serait pas comprise. Pas question de se retrouver dans Vancouver et risquer d’être une minorité très minoritaire dans une grande foule.

Nous allons rester près de la maison. Petite épicerie, un peu de ménage. Je termine le premier jet de mon reportage sur la francophonie en Colombie-Britannique. J’ai de la matière pour d’autres reportages. Celui-ci va être publié le 1er septembre. J’y traite beaucoup de l’éducation en français dans un milieu majoritairement anglophone.

Pour le printemps 2009, c’est le 100e anniversaire de Maillardville, une communauté francophone qui soutient la culture avec un festival. Je publierais un reportage touchant plus le volet culturel de la francophonie en Colombie-Britannique.

Danielle et moi avons sorti pour prendre les photos d’un restaurant original qui va plaire aux graffiteurs du Café-Graffiti. Surtout Arpi qui a peint des centaines de toiles avec des trains, des métros et des tramways. Le restaurant est construit sur 5 tramways. Malheureusement, le restaurant étant fermé, nous n’avons pas pu prendre de photos intérieures.

J’ai profité de cette journée pour planifier tous nos déplacements pour les prochains jours. Les gens que je voulais rencontrer ont pris 5 journées de congé. Un long week-end pour la Fête du Canada. Vendredi je n’ai pu leur parler directement, étant à l’extérieur et ils ne retournent travailler que mercredi. Cela ne me laisse pas beaucoup de temps « ouvrable » pour terminer mes entrevues.

J’ai donc sorti les cartes routières et fait ma navigation pour éviter de me perdre d’un endroit à l’autre. Je n’aime pas arriver en retard. Je ne connais pas encore tous les méandres routiers et les congestions. Je préfère planifier le plus possible mes déplacements. Déformation professionnelle de mes 5 années comme pilote dans l’aviation.

Danielle a trouvé des lieux de rencontres pour Francophones. Il y en a plusieurs dans différents lieux. Il y a même eu des regroupements pour fêter la St-Jean Baptiste en Français. Je vais inclure 2 de ces rencontres à l’agenda. Une pour mercredi soir. Mon dernier rendez-vous étant au même endroit, je n’aurai pas à stresser pour le voyagement. La 2e rencontre se déroulera samedi matin.

C’est curieux, je suis intervenant. Je travaille très souvent avec des fraternités d’entraide telles que Alcooliques Anonymes, Gamblers Anonymes… La liste des rencontres de francophones ressemblaient aux listes de meetings des fraternités! Comme si être francophone était un rétablissement similaire à un alcoolique qui ne veut plus boire ou un joueur qui ne veut plus jouer!

Il y a tout de même une similitude. Si je veux arrêter de boire, je dois entretenir mon désir d’arrêter de boire. Si je veux demeurer francophone dans un milieu anglophone, il faut que j’entretienne mon français.

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Raymond Viger    Dossier Francophonie, Vancouver

Vancouver, chapitre 12

Après la visite de l’école Gabrielle Roy à Surrey, Paul de la Riva, directeur des communications du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique nous transporte à l’école Rose-des-vents dans Vancouver.

C’est maintenant au tour de la directrice, Carole Massé de nous accueillir. Cette école primaire vit une transition extrême. Une école secondaire est en construction sur les terrains de l’école primaire: l’école Jules-Verne. L’école primaire va graduellement laisser sa place à l’école secondaire qui va prendre toute l’espace. Des locaux temporaires sont installés à l’extérieur, des classes ont été réaménagés, le gymnase ne fera pas exception. L’école Jules-Verne ouvrira ses portes à temps pour accueillir les élèves en septembre 2008.

Les nouvelles installations permettront d’avoir un nouveau gymnase, une salle de spectacle. Cette salle n’est pas exclusive aux élèves de la future école Jules-Verne. Elle sera disponible aussi à la communauté francophone.

Carole lance un message à tous les Québécois: collaborer avec les cultures francophones dans votre province et même ailleurs. Carole nous présente Marielle et Brigitte, deux enseignantes Françaises et Mylène, une Québecoise. Mylène s’est retrouvée en Colombie-Britannique parce qu’il n’y avait plus de perspectives d’emploi au Québec. Elle était 400e sur une liste d’appel avant d’obtenir un emploi.

Après cette visite, Paul nous amène pour le dîner à la maison de la francophonie de la Colombie-Britannique. Plusieurs organismes communautaires de la francophonie logent à la même adresse: une salle de spectacle, le journal francophone l’Express du Pacifique. Ce lieu permet de croiser par hasard les principaux acteurs impliqués auprès de la communauté francophone. Même Johanne Dumas du Festival du bois à Maillardville (Coquitlam) y était présente.

En quittant le restaurant, Danielle et moi remarquons que nous avons tendance a dire « Gracias » au gens que nous voulons remercier au lieu de « Thank you ». Nous sommes en vacances. Pour nos vacances nous avons toujours été dans des endroits tel que la Jamaique, Cuba, Bahamas… Des endroits ou l’espagnol est la langue utilisé. Nous devons nous habituer a être en vacance en français et en anglais. Nous devrions survivre a cette petite technicalité.

Histoire complète sur le voyage à Vancouver.

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Bière, banque Maillardville et Hindou à Vancouver

Bière, banque, Maillardville et Hindou à Vancouver

Vancouver, chapitre 9                    Dossier Ville de VancouverFrancophonie

Lors de notre première journée de visite dans Vancouver, Danielle et moi remarquons qu’il y beaucoup de rues avec des commerces de toutes sortes. Restaurants, beaucoup de cliniques vétérinaires et beaucoup de banques aussi. C’est comme si Vancouver était composé d’une vingtaine de rue St-Laurent. À certains endroits les commerces sont bas de gammes, puis arrivent les plus luxueux et on recommencent.

Pour terminer cette journée, nous décidons de faire notre première épicerie. Question bière et alcool, nous devons faire un arrêt dans un liquor store, un lieu spécialisé du gouvenement de Colombie-Britannique dans la vente d’alcool.

Je suis entré avec l’idée d’acheter une caisse de bière. Quand j’ai vu le prix de la bière, 40$ pour une caisse de 24, j’ai décidé de forcer sur le vin et le rhum. J’ai été renversé de la différence de prix. La majorité des prix sont similaires. Mais pour la bière, c’est presque le double. Il va falloir que je vérifie pourquoi cette différence est si grande entre le prix au Québec et en Colombie-Britannique.

Ensuite c’est le tour de l’épicerie plus alimentaire. Première surprise. Une allée qui annonce des produits mexicains, une autre pour les produits provenant de l’Inde, une autre pour une alimentation asiatique… À Montréal, nous avons accès à de la diversité, mais jamais autant que cela.

Quand arrive le temps de payer, à Montréal, on nous crédite 5 sous par sac que nous avons amené pour notre épicerie. À Vancouver, on vous en charge 4 pour les sacs que vous avez oublié.

En parlant avec la caissière, la cliente de la caisse d’à côté a compris que nous arrivons de Montréal. Elle nous questionne pour savoir si nous nous installons à Vancouver pour de bon. ­­Mais non, nous sommes en vacances pour 15 jours ai-je répondu. Nous continuons à discuter ensemble en nous dirigeant vers les stationnement. Elle était contente de pouvoir s’adresser à quelqu’un en français. Elle aime pratiquer son français. Je suis surpris. Je lui mentionne que la communauté francophone est pourtant bien présente à Vancouver. Elle me répond: c’est vrai qu’il y a une communauté francophone comme à Maillardville. Mais à Vancouver, après l’anglais, c’est plus facile de parler Hindoue que français!!! Ouf! Dure nouvelle pour un journaliste en vacance qui veut faire un reportage sur les francophones hors-Québec!

Bon, demain, c’est la tournée des écoles francophones à Surrey et Vancouver. Comme on dit dans le film Star War lorsque les héros ont une bombe à aller porter et qu’ils ont une série d’ennemis prêts à faire sauter leur vaisseau spatia: STAY ON TRACK!

Histoire complète sur le voyage à Vancouver.

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