Sauver sa vie lors d’un feu de forêt… en affrontant les flammes

Sauver sa vie lors d’un feu de forêt… en affrontant les flammes
Mélanie Robitaille – Agence Science-Presse, envoyée spéciale en Australie

(Melbourne) Dans l’état de Victoria, dans le sud de l’Australie, la population n’est plus évacuée en cas de feux de forêt. Encore plus surprenant, les gens sont encouragés à rester chez eux pour défendre leur maison. Le passé a montré que c’est ainsi qu’ils auront la vie sauve, tout en pouvant réellement préserver leur foyer des flammes.

« Onze des 12 personnes mortes pendant un feu de forêt ces trois derniers étés étaient dans leur voiture. C’est la chaleur irradiante qui tue. La maison est une excellente barrière contre ça », explique John Schauble de l’Université de Melbourne et auteur du Australian Safety Guide of Bushfire.

Il faut éviter de s’exposer au feu lors d’une évacuation tardive. « Préparez-vous et restez, ou partez tôt » suggère le Centre de recherche sur les feux de forêt australiens. Mais il est rarement possible de partir tôt car les feux australiens sont imprévisibles..

Des flammes qui se propagent à une vitesse folle

Les vents australiens tournoient et poussent le feu à grande vitesse. « Qu’est-ce qu’on peut faire contre un feu qui galope à 80 km/h? » demande Meg Rive, dont les 12 000 arbres que son conjoint et elle avaient plantés ont été dévorés par les flammes. Son voisin, lui, a perdu son troupeau de moutons en entier.

Meg Rive explique : « Souvent, les gens ne prennent conscience du feu que lorsqu’il est déjà à la limite de leur terrain. » Avec un temps de réaction aussi court, il moins risqué de rester à la maison. Fumée omniprésente, chaleur intense, feu aux trousses, les gens sont déboussolés, paniqués et risquent leur vie à essayer de la sauver. Les évacuations tardives se réalisent dans les pires conditions.

Sauver sa vie… et sa maison

Rester à la maison permet également préserver les propriétés. Sachant que 90% des maisons qui brûlent sont sans surveillance, les résidents des zones à risque gagnent à y mettre les efforts. Mais lutter contre un feu ne s’improvise pas. Les autorités australiennes enseignent comment défendre activement les propriétés.

La population apprend à rester vigilante. Les maisons flambent généralement de 6 à 12 heures après le passage du front du feu à cause des « attaques de tisons ». Portés par le vent, ils se déposent sur les toits, sous les galeries ou se logent dans les orifices de la maison pour allumer le brasier. Il faut donc lutter avant le passage du front, se réfugier dans la maison pendant les dix minutes où le front du feu passe et, surtout, retourner arroser la maison et ses environs après.

La majorité de la population australienne, concentrée au sud, connaîtra 10 à 40% plus de jours avec un indice de danger extrême de feux d’ici 2020, selon Ross Bradstock de l’Université de Wollongong. Les changements climatiques intensifieront les températures et la sécheresse de ce continent, qui est déjà le plus sec au monde, en excluant l’Antarctique.

Au nord, l’eau jaillit du feu

La moitié du nord de l’Australie brûle chaque année. Depuis toujours. La végétation est non seulement prête à survivre face au feu mais elle en a besoin. Ainsi, les aborigènes brûlent intentionnellement des parties du bush pour assurer la régénération et la biodiversité des plantes, et même pour retourner à l’état de marécages ! Ils se basent sur un savoir vieux de milliers d’années. Leur expertise est désormais reconnue par les scientifiques qui assistent désormais le brûlage des terres.

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Conférence mondiale des journalistes scientifiques en Australie: Faut-il dénoncer les fraudes scientifiques?

Conférence mondiale des journalistes scientifiques en Australie: Faut-il dénoncer les fraudes scientifiques?

Mélanie Robitaille, Agence Science-Presse

(Melbourne, Australie) Malgré les honneurs remportés pour ses enquêtes, le journaliste australien Norman Swan ne voudrait plus révéler des fraudes scientifiques. À la Conférence mondiale des journalistes scientifiques tenue à Melbourne en Australie en avril, il a affirmé que les conséquences sont souvent lourdes pour les scientifiques à la source de la dénonciation. Sans décourager les journalistes à le faire, il met en garde cependant :  » Ces histoires ont rarement des fins heureuses.  »

En 1988, Norman Swan a mis à jour une importante fraude médicale sur les ondes de l’émission The Health Report qu’il anime toujours à la radio d’État australienne ABC. Il a révélé des falsifications dans les travaux de recherche de William McBride. Gynécologue vénéré, le Dr McBride s’était fait connaître en 1961. Il avait montré que la thalidomide, un anti-nauséeux pour femmes enceintes, causait des malformations congénitales. Phil Vardy, son associé de recherche au cours des années 1980, a longtemps eu des doutes sur son honnêteté scientifique sans jamais pouvoir le démontrer. Également présent à la conférence, Vardy a raconté qu’un jour, la preuve écrite est arrivée. Le Dr McBride avait trafiqué les résultats de leur plus récente publication. Vardy le savait puisqu’il avait lui-même fait les expériences. Voyant que son patron niait tout malgré les preuves, Vardy a démissionné en emportant avec lui les données incriminantes. Ce n’est que quelques années plus tard que Norman Swan a été mis en contact avec Phil Vardy et que le scandale a explosé.

Détruire l’institution qu’était le Dr McBride a valu au journaliste rien de moins que le prix Gold Walkley, la plus haute distinction du journalisme australien. Pour sa part, Phil Verby voyait la vérité triompher cinq ans après les faits. Les années avaient été dures pour lui, alors que le seul travail trouvé l’avait obligé à déménager et avait brisé son mariage. Il considère tout de même qu’il s’en est bien tiré, mais  » si un scientifique échoue dans sa dénonciation de fraude scientifique, sa carrière est finie. C’est arrivé à plusieurs. Ils avaient la vérité de leur côté, mais pas la reconnaissance.  »

Dénoncer une fraude médicale n’est donc pas chose aisée pour les scientifiques. Pour que leur courage ait un impact, Norman Swan croit qu’il faut  » mettre l’accent sur l’institution. C’est elle qui a laissé faire, directement ou indirectement, le chercheur fautif. Le jeu en vaut la chandelle seulement si ça change la manière de fonctionner des institutions.  » Dans l’affaire McBride, le centre de recherche a réagi en instaurant des directives éthiques claires, en plus de destituer le chercheur. Et si les dénonciateurs paient souvent un lourd tribut, les choses ne sont pas roses non plus pour les journalistes. Norman Swan est encore en procédures judiciaires pour deux autres cas de dénonciation où les institutions l’ont accusé de diffamation.  » On ne peut jamais savoir avant comment ça va tourner.  » conclut-il.

La dénonciation de l’administration en science n’est pas une sinécure

Le Dr Victor Ariel Gallardo, chercheur à l’Université de Concepción au Chili, a été expulsé de l’Institut de recherche en océanographie pour des motifs politiques. Depuis quelques temps, il dénonçait une mauvaise utilisation des fonds de recherche de ses quelques collègues auprès des autorités universitaires. Loin de recevoir de la sympathie, il a été informé par lettre de son expulsion du groupe, le privant désormais de fonds de recherche. À 72 ans, ce pionnier de l’océanographie désire se concentrer sur ses travaux, même avec des moyens plus limités, plutôt que de perdre du temps à avoir gain de cause.

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Un ciel pur au Nord du Chili !

 

 
 

Un ciel pur au Nord du Chili !

Agence Science-Presse, Mélanie Robitaille

 

De loin, la nuit, la ville de La Serena au Chili s’enveloppe d’un halo jaune. Jaune sodium. Les ampoules au sodium dans les réverbères ont récemment remplacé celles au mercure, diffusant une lumière blanche. Un choix énergétique et logique. La Serena est entourée d’observatoires astronomiques perchés dans les montagnes et les télescopes ont besoin d’un ciel libre de lumière blanche la nuit pour dénicher leurs trésors célestes.

Pedro Sanhueza, responsable du Bureau de protection de la qualité du ciel du nord du Chili, voit sa réussite en embrassant la ville du regard. Ses efforts ont d’abord abouti à l’entrée en vigueur en 1999 de la Norme d’émission pour la régulation de la pollution lumineuse. Depuis, 57 % des lampadaires des régions d’Antofagasta, d’Atacama et de Coquimbo utilisent des ampoules au sodium. La prochaine étape : il souhaite qu’il n’y ait plus de lumière diffuse dans le ciel d’ici trois ans. Que tous les faisceaux lumineux soient dirigés vers le bas par des abat-jour.

La cordillère des Andes dans la moitié nord du Chili offre les meilleures conditions d’observation astronomique de l’hémisphère. Mais Malcolm Smith, directeur de l’association des universités pour la recherche en astronomie au Chili (AURA), affirme que  » si le Chili ne se pliait pas aux exigences des observatoires, les nouveaux projets allaient chercher à s’installer ailleurs dans le monde.  » Et il ajoute :  » quand les changements d’éclairage seront terminés, la vie utile des télescopes sera augmentée d’une décennie ou deux.  »

En bichonnant ses invités internationaux, le Chili est bien rétribué : en plus de l’expertise chilienne en astronomie développée au fil des ans, l’économie du pays bénéficie des allées et venues des scientifiques venant visiter temporairement les installations, mais aussi ceux qui s’y établissent avec leur famille. Sans oublier le tourisme astronomique qui gravite maintenant autour de certains observatoires offrant des visites.

La petite ville de Vicuña, enfoncée dans la vallée à une heure de La Serena, a été une pionnière dans la conversion au sodium. Pour la remercier, on lui a construit l’observatoire touristique de Mamalluca qui initie des milliers de visiteurs par an aux constellations. Le guide résume la situation de pays hôte du Chili :  » Ils ont l’argent, on a le ciel.  » Et le Chili a compris que c’était à son avantage de bien traiter la visite.

Textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement

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À la rencontre des Kallawaya, la médecine traditionnelle bolivienne menacée

 
 

À la rencontre des Kallawaya, la médecine traditionnelle bolivienne menacée

Agence Science-Presse, Mélanie Robitaille

Il se cache, dans les hameaux entourant le village Charazani, un trésor en voie de disparition. C’est à cet endroit, au milieu des Andes boliviennes, que vivent la plupart des derniers Kallawaya, ces médecins herboristes traditionnels, reconnus par l’UNESCO depuis 2003, comme patrimoine oral et immatériel.

Environ 80 % de la population bolivienne aurait consulté, au moins une fois dans sa vie, un Kallawaya. Les gens s’y réfèrent pour leur approche plus cohérente avec leur culture que la médecine contemporaine, pour le prix plus abordable, pour la langue et les croyances communes.

Leur approche se base sur des connaissances et des croyances pour prévenir, diagnostiquer et traiter les maladies. Selon eux, la santé passe par l’association du monde spirituel et de la nature, d’où leur grande dévotion envers la Mère Terre, la Pachamama. Elle leur procure ce dont ils ont besoin, les herbes et plantes médicinales poussant naturellement en abondance.

Un traitement prodigué par un Kallawaya demande ainsi foi et patience. Selon ces médecins, la guérison est d’abord un état d’esprit. Ils considèrent dans leur traitement les aspects physique, émotionnel, psychologique et spirituel des malades et leur associent plantes, psychothérapie et rituels d’offrandes.

Selon le ministre Victor Cáceres, responsable de l’éducation et des sciences, ce respect de la nature fait partie de la culture bolivienne. Et les savoirs ancestraux des herboristes sont la fierté du pays. Il nomme même la médecine traditionnelle comme leur expertise scientifique distinctive.

Une médecine qui se fragilise

Chacun des villages de la région a son école Kallawaya. La médecine traditionnelle se transmet aussi de père en fils dans une langue connue d’eux seuls, le boquen. Selon Crispin Calancha, Kallawaya dans le petit village de Chari,  » il faut connaître les plantes, leur préparation et la posologie.  »  Certains médecins connaissent les propriétés de plus de 5 000 espèces. Et comme beaucoup de Kallawaya, il a appris son métier en accompagnant son père. À 45 ans, il a déjà 20 ans de pratique derrière lui. Ses fils l’imiteront.

Selon le directeur de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, la reconnaissance des Kallawaya font écho à  » l’urgence ressentie de protéger ce patrimoine compte tenu des menaces que font peser sur eux les modes de vie contemporains et les processus de mondialisation.  »

Des efforts de sauvegarde des connaissances et de la culture Kallawaya existent. En plus des livres qui consignent les propriétés des plantes, un documentaire Living Heritage : The Shamans of the Incas a été tourné par l’Autrichien Richard Ladkani. Présenté en Europe, le film raconte la vie de Aurelio Ortiz Huaricallo. Rencontré à Charazani, ce médecin dit participer à plusieurs ateliers donnés chaque année à l’université à Cochabamba, avec 80 autres Kallawaya venant de 36 ethnies dispersées en Bolivie. Ils échangent sur leurs connaissances, leurs rites, leurs musiques, leurs habits, pour fortifier leur culture face au courant d’extinction qui les mine.

En quittant Chari, on ne peut cependant que remarquer les ouvriers installant des fils électriques aux poteaux récemment plantés. Ils ne sont plus qu’à quelques jets de pierre des premières maisons. La lumière, mais surtout la télévision, arrivent.

Chaque Bolivien connaît une histoire de guérison par un Kallawaya, propre ou proche. Même la doyenne de la faculté de pharmacie et de biochimie de l’Universitad Mayor de San Andrés de La Paz met sa confiance en leur expertise. Il y a 25 ans, une concoction de feuilles de kiswara, un arbuste de l’Altiplano bolivien, a arrêté la progression d’arthrite déformante chez la Dr Wilma Strauss. À chaque année depuis, elle répète le traitement préventif.  » À mon âge, ma mère avait les mains difformes. Pas moi. « , raconte-t-elle.

Rituel d’offrandes aux divinités

Le  » milluchar « , un rituel kallawaya pour la chance, accompagne les guérisons, protège les voyageurs, appelle ou arrête la pluie, garantit de bonnes récoltes ou bénit une nouvelle construction. Avant la cérémonie, de même pour les consultations, le Kallawaya revêt son poncho rouge distinctif, le pocaponcho. Il porte en bandoulière son sac rouge orné de pièces de métal, le chuspa. Il y met des feuilles de coca séchées à mastiquer avec lesquelles il peut lire le futur. S’ajoute ensuite son grand sac multicolore rempli d’herbes séchées, le kapachu. C’est ainsi que les Kallawaya marchent de village en village pour prodiguer leurs soins. Ils quittent leur famille souvent pendant plusieurs mois. S’ils utilisent désormais les moyens de transport pour aller dans les grandes villes, ils restent les seuls médecins à atteindre plusieurs coins reculés à pied.

Pendant la messe blanche de plus de deux heures, Crispin Calancha enchaîne prières et incantations à voix basse, meublées par la disposition d’offrandes. Dans de petites assiettes roulées en laine d’alpaca et en coton, il dépose feuilles de coca, gras de lama, brindilles de plastique multicolores, pétales de fleurs, morceaux de sucre, noix… Il asperge le tout d’alcool à l’aide d’un oeillet. Tous ses gestes sont empreints de lenteur, de totale présence. Il invoque les  » após « , les esprits suprêmes en langue indigène quechua. En terminant, un feu consume les offrandes dans le parfum suave du bois d’eucalyptus.

Pour en savoir plus :

Kallawayas sin fronteras (en espagnol)

http://www.redindigena.net/kallawaya/

UNESCO

Patrimoine oral et immatériel

www.unesco.org

Autres textes sur la santé.

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Viva la ciencia : notre journaliste en Amérique latine

 

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Des habitants malades de leurs montagnes

Mélanie Robitaille, Agence Science presse

Ce n’est pas parce qu’on habite à 3 600 mètres d’altitude qu’on est acclimaté au manque d’oxygène. Ni parce qu’on y est né, qu’on s’y fait ! Environ 200 000 hommes de La Paz, en Bolivie, souffrent du mal chronique de l’altitude.

Cette maladie fait suffoquer les cellules de leurs corps en permanence. Non seulement, ces cellules manquent d’oxygène, mais elles s’empoisonnent avec le gaz carbonique qu’elles produisent ne pouvant l’évacuer adéquatement dans le sang. Les poumons ne ventilent pas suffisamment causant une cascade néfaste.

Les malades vivent presque normalement, mais se fatiguent vite et manquent de concentration. Leurs facultés mentales et physiques déclinent au fil du temps. Leur espérance de vie est de 40 à 50 ans. On les reconnaît à cause de leur cyanose, leur peau bleutée.

Depuis l’identification de cette maladie en 1925 jusqu’à récemment, on pensait qu’elle n’affectait que les gens âgés. Les conséquences s’aggravent effectivement avec le temps, mais le docteur Enrique Vargas, directeur de l’Institut bolivien de biologie de l’altitude (IBBA), reçoit également des patients qui n’ont pas plus de 15 ans. La cause pourrait donc être génétique. De surcroît exacerbée par un début de vie difficile en altitude. À la naissance, les poumons du bébé doivent non seulement commencer à fonctionner, mais aussi composer avec le manque d’oxygène. Une rude épreuve initiatique ! Et si un mauvais départ se concrétisait en maladie chronique des années plus tard ? Le Dr Vargas enquête.

Pour l’instant, à moins de convaincre les malades chroniques de l’altitude de vivre à un niveau plus bas, ce qui éliminerait leurs symptômes, le médecin a peu de traitements à leur offrir. Un médicament augmentant l’amplitude de la respiration existe pourtant. Mais un jeune Bolivien, vivant dans le pays le plus pauvre d’Amérique du Sud, ne peut se permettre d’y consacrer 4 $US par jour pour le reste de sa vie. La progestérone serait une autre solution. Cette hormone féminine stimule la ventilation. Mais aussi le développement de traits féminins. Non indiqué pour les jeunes hommes… Par contre, les plus âgés pourraient en prendre sans subir les mêmes préjudices. La progestérone explique aussi pourquoi le mal chronique de l’altitude n’affecte que des hommes. Les femmes sont naturellement protégées. Jusqu’à leur ménopause.

La pénurie d’oxygène dans le sang dicte au corps de produire plus de globules rouges. Mais le niveau d’oxygène est si faible que le nombre de globules rouges monte en flèche. Résultat : le sang devient visqueux et sa capacité à atteindre les cellules pour livrer l’oxygène diminue tout autant. En plus, le cœur se fatigue à pomper cette soupe et les vaisseaux sanguins s’altèrent.

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À Paris, 40% des enfants qui tombent d’une fenêtre sont Noirs

À Paris, 40% des enfants qui tombent d’une fenêtre sont Noirs

Mélanie Robitaille, Agence Science-Presse

Bien qu’ils ne représentent que 2,2% de la population en Île-de-France, les petits Noirs composent 40% des enfants qui tombent d’une fenêtre. Cette surreprésentation s’expliquerait-elle par des raisons culturelles? Les professionnels de la santé, un peu partout, savaient déjà que les défenestrations concernent surtout les enfants d’âge préscolaire et défavorisés qui échappent à la surveillance. Mais Patrick Meyer, anesthésiste-réanimateur à l’Hôpital Necker-Enfants malades en France, apporte des précisions pour l’Île-de-France, soit Paris et sa région métropolitaine. Les défenestrations causent environ 30% des traumatismes chez les moins de 6 ans et 10 décès par an. Ce sont en majorité des enfants de 18 mois de familles qui vivent pour la moitié en logement social. Et elles habitent surtout le quartier Seine-St-Denis, la banlieue pauvre et multiethnique au nord-est de Paris.

Une simple question d’immigration? Non, a-t-il répondu lors des Journées annuelles de la santé publique, tenues en octobre à Montréal où il présentait ces statistiques. Les Arabes ne ressortent pas dans les statistiques, ni les Asiatiques qui habitent pourtant les immeubles de grande hauteur du 13e arrondissement. Alors pourquoi les Noirs Africains? Le Dr Meyer précise que souvent,  » ils ont connu une immigration difficile, se retrouvent à travailler loin du domicile, sans système de garde des enfants. Il n’est pas rare de voir un grand de 14-15 ans à la tête de 3 ou 4 petits qui courent dans tous les sens et incapables d’appréhender un quelconque risque.  » Pour lui, c’est donc de l’inconscience du risque de la part des parents, qui sont plus préoccupés par les maladies infantiles et l’accès aux soins. Comment prévenir ces chutes? D’abord, essayer de rejoindre cette population souvent isolée et ne parlant pas bien le français. Il faut donc un langage adapté. Une publicité a été distribuée il y a un an, où on voit une fillette noire grimpant à la fenêtre, marquée d’une croix rouge. Mais le sujet des ethnies étant très sensible en France, le Dr Mayer raconte que  » la ligue contre le racisme [leur] a sauté dessus.  » C’était pourtant une manière délibérée de mieux interpeller leur public-cible. L’autre manière, qui semble bien fonctionner, c’est par les associations de femmes africaines. L’Institut national de veille sanitaire, auquel ce médecin est également associé, a aussi du travail du côté de la réglementation des bâtiments.  » À Paris, on a des balcons typiques Hausmanniens en volutes de fer forgé. C’est une super échelle pour les enfants. La réglementation de la plupart des copropriétés interdit d’installer un dispositif quelconque alors qu’il suffit de mettre une plaque transparente du côté de l’habitation pour ne pas défigurer l’immeuble. Alors, si nous pouvions interdire d’interdire d’installer des dispositifs, on sera déjà contents. 

 »

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