Goldylocks: mère d’une ballerine

De la danse urbaine au ballet

La collision de 2 mondes

Dans la famille Mc Auliffe-Ameur, mère et fille forment un duo atypique. Pour Cindy aka Goldylocks, danseuse professionnelle de breakdance, telle ne fut pas sa surprise lorsque sa fille Kêanna âgée de 8 ans, a choisi le ballet. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles ont une passion commune pour la danse, mais comment explique-t-elle ce contraste radical entre son style et celui de sa fille?

Gifty Mane       Dossiers BreakdanceHip-HopCulture.

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Goldylocks est directrice et fondatrice de l’école de hip-hop Urban Element à Montréal. Danseuse depuis 15 ans, elle s’est essayée à tous les styles de danses de rue: krump, popping, locking, B-girling, waacking, house,… Plusieurs fois gagnante du concours national de hip-hop, on peut dire que sa vie tourne autour de la danse.

Origines

Originaire de Peterborough en Angleterre, Cindy a vécu une enfance difficile: victime d’intimidation à l’école, la jeune fille se renferme sur elle-même. En 1998, elle quitte l’Angleterre et prend un nouveau départ au Québec. Lorsqu’elle arrive à Montréal à 18 ans, elle découvre le monde du hip-hop et en tombe amoureuse.

Issu d’une famille très stricte, Cindy a trouvé dans le hip-hop une forme de liberté d’expression, une manière artistique de se rapprocher des gens. «Le hip-hop m’a tout de suite parlé, il n’y a pas de limite, j’ai trouvé une connexion avec les gens, la musique et la danse, j’ai adoré.» C’est dans la culture hip-hop que Cindy s’épanouit et devient Goldylocks. Elle fonde sa famille autour de cette culture et épouse le chorégraphe Angelo Ameur un des pionniers du hip-hop à Montréal. Aujourd’hui ils ont 2 enfants, Kiaran, 12 ans et Kêanna, 8 ans.

Passions

Si le monde de Cindy évolue autour du hip-hop, sa fille Kêanna, en revanche a choisi une tout autre discipline. C’est vers le ballet classique que la jeune fille s’oriente. «Elle voulait avoir l’air d’une princesse», explique sa mère. Très tôt, sa passion pour le ballet se manifeste «À 3 ans déjà, elle a commencé à marcher sur la pointe des pieds partout dans la maison. Elle voulait absolument faire des pointes, alors quand elle a eu 4 ans, on l’a inscrite dans une école de ballet. Elle continue jusqu’aujourd’hui, elle adore ça.»

DifférencesCindy danseuse breakdance

Bien que toute sa famille fasse du hip-hop, Kêanna a choisi le ballet, car selon elle, le monde du hip-hop ne laisse pas de place à la féminité. Tandis que le ballet colle parfaitement avec le monde de princesses et de poupées dans lequel vit la petite fille. «La danse classique a un prestige naturel que le hip-hop n’a pas», explique sa mère.

La technique, la posture sont complètement différentes, et le ballet exige une certaine droiture. C’est une danse très structurée, aux antipodes de ce que recherche Goldylocks dans la danse. Le hip-hop, lui, est plus libre, il s’inspire du background culturel et social du danseur. «Dans mon style personnel, j’essaye de refléter une certaine féminité, bien que j’ai appris à danser comme un gars, j’aime apporter ma touche féminine aux mouvements.»

Mélange des styles

Quand on demande à Goldylocks si il lui est déjà arrivé de mélanger le hip-hop à d’autres danses, la danseuse nous confie avoir déjà ajouté de la danse contemporaine dans ses chorégraphies pour créer un effet dramatique. Elle nous raconte aussi la fois où lors d’un événement, 2 de ses danseurs ont annulé à la dernière minute, et elle a dû improviser quelque chose avec sa fille. Kêanna est alors apparu en tutu, en plein numéro de breakdance. «Les gens ont capoté!» C’était la première fois qu’elle mélangeait hip-hop et ballet dans une représentation, et les spectateurs ont adoré ont résultat!

Aujourd’hui, Goldylocks essaye de montrer à sa fille qu’il est possible d’être féminine dans le hip-hop. Depuis peu Kêanna s’est mise au hip-hop et a rejoint la troupe2small2catch. «Elle a enfin trouvé un moyen d’exprimer sa féminité à travers le hip-hop», confie Goldylocks. Aujourd’hui, il arrive à la petite famille de présenter des spectacles de hip-hop ensemble, pour le plus grand bonheur de Goldylocks dont les enfants suivent la trace.

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Billet n 3 de Marie Sophie en direct du Vietnam

Billet n°3 de Marie-Sophie en direct du Vietnam

Bonjour à tous!

Ça grouille au Viêt-nam et notre équipe est productive je vous l’assure!

Notre dernière journée dans l’ancienne capitale na pas passée inaperçue puisque nous avons réalisé nombreuses entrevues!

mercredi 20 mai

Notre journée a débuté avec la visite de la manufacture de sacoche de la compagnie Concubine.  Sue-Ann Pham, une vietnamienne d’origine mais aujourd’hui montréalaise, conçoit depuis quelques années des sacs à mains qu’elle produit au Viêt-nam, mais qu’elle vend aux Québécoises. Cette visite fut forte intéressante puisqu’elle nous a permis de discuter avec les travailleurs de la manufacture, mais aussi d’en apprendre davantage sur leViêt-nam par la designer qui en avait long à dire sur son pays!

Par la suite, nous avons suivi Sue-Ann Pham dans un orphelinat a l’extérieur de la ville. Pour l’occasion, nous avions fait une méga épicerie, question de donner des vivres à l’orphelinat lors de notre arrivée la-bas. Notre passage a été fort en émotions. Ce sont plus de 200 enfants qui sont sans parents!  Nous avons pris le temps de cajoler les petits bébés et de jouer avec les plus grands, nous étions quand même sept filles et notre cœur de futur mère avait de l’amour a donner. Nous avons distribué des bonbons et récoltés des sourires. Ce fut un moment magique, mais troublant, parce que malheureusement, cet orphelinat est loin d’être le seul dans les alentours d’Ho Chi Ming Ville et duViêt-nam au grand complet.

Après 30 minutes de taxis et un bref tour de motocyclette, Valérie C. et moi sommes allées rencontrer les membres de l’organisation de la Maison Chance. Cet organisme ancré auViêt-nam donne des formations professionnelles aux personnes handicapées dans l’intention de les intégrer sur le marche du travail. De plus, le centre envol, faisant partie de l’organisme, permet aux jeunes orphelins ou des enfants issus de familles pauvres, de complèter leurs cinq années obligatoires d’études. Quel beau moment, surtout que Tim Aline, la directrice et fondatrice de l’organisation originaire de Suisse, œuvre depuis 17 ans au pays dans l’intention de faire un monde meilleur!

jeudi 21 mai

Et oui! Nous l’avons eu notre première journée sur le bord de la mer!  Bien que nous soyons arrives au petites heures du matin dans la ville de Mui ne, notre réveil à la mer de Chine était magique! Piscine, mer, plage, une journée ou nous nous sommes grandement reposés! Toutefois, vers la fin de la journée, notre groupe est parti en jeep 4X4 visiter les dunes de sables blanches qui couvrent une bonne partie du paysage de la région!  Je me serais cru perdue en plein milieu du désert! Ha oui, sans oublier que nous avons eu la chance de glisser en cray carpet sur les dunes de sables! INCROYABLE!

Vendredi 22 mai

Nous sommes maintenant dans le berceau du colonialisme français, Dalat! Cette ville située dans les montagnes nous amène un vent de fraicheur que nous croyons impossible dans ce pays de la chaleur extrême. Des membres du groupe sont aller visiter un couvent ou l’on retrouve encore aujourd’hui des sœurs qui parlent le français. Pour ma part, avec Isabelle L. Jessica et Mélanie, je suis allée à la rencontre d’un poète vietnamien baragouinant le français qui nous a parlé du temps où il était journaliste tout en nous écrivant quelques vers en sirotant un thé aux cerises de sa propre invention!

Demain nous partons en motocyclette sillonner les rues de la vieille ville avec un charmant guide et ensuite nous partons en direction de Na trang!

A suivre…

Marie-Sophie

Billet n°1

Billet n°2

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Education alternative: cherchons professeurs et eleves a la maison

Éducation alternative: cherchons professeurs et élèves à la maison!

Gabriel Alexandre Gosselin

Dans le cadre d’un éventuel dossier sur les différentes formes d’éducation alternative, Reflet de Société est présentement à la recherche de témoignages de parents, enfants, proches, voisins qui donnent ou reçoivent, qui ont donné ou ont reçu l’école à la maison.

Dans le soucis de montrer les différentes facettes de cette méthode d’enseignement, qui rejoint un bassin de population restreint, mais bel et bien existant au Québec, nous aimerions entrer en contact avec vous et entendre vos histoires, vos réalités de tous les jours, savoir ce qui vous a poussé à choisir cette option. Quels sont les avantages pour vous? Les désavantages? Sentez-vous des préjugés de la population ou des gens qui vous entourent, l’appui du gouvernement?

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur l’école à la maison, l’Association québécoise pour l’éducation à domicile (AQED) distribue information, soutien et liens vers des blogues de familles qui donne l’éducation à domicile.

N’hésitez pas. Commentez ce billet, ou écrivez-moi à mon courriel: gabrielgosselin@refletdesociete.com

Au plaisir de vous lire.

Vos commentaires sur l’école à la maison

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Meilleures chances pour les enfants si l’aîné est un garçon

Meilleures chances pour les enfants si l’aîné est un garçon

(Agence Science-Presse) – Les mères qui accouchent d’un garçon dépensent plus d’énergie que si elles accouchent d’une fille, au point où l’enfant suivant aura moins de chances dans la vie. En remontant dans les registres des églises finlandaises des années 1709 à 1815, et en retraçant les descendants des enfants nés à cette époque, des chercheurs britanniques ont ainsi conclu à un «effet garçon», où les traits du premier-né influencent le sort du reste de la lignée. Même le taux de survie: si le premier bébé est une fille, le suivant a un peu plus de chances de survivre que si le premier est un garçon.

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Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

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Les vieilles

Les vieilles

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) Quand devient-on vieille? Femmes, âge et travail au Québec 1940-1980 est un livre qui s’adresse peut-être un peu plus aux femmes, des mères aux filles. Aline Charles y trace le portrait du vieillissement des femmes alors que s’instaurait au quotidien, avec la Seconde Guerre mondiale, le travail salarié.

Le lecteur suivra avec intérêt le passage du travail gratuit à celui rémunéré au sein des hôpitaux, la trame de fond de l’ouvrage. Le portrait des femmes actives se modifie avec la progression d’une reconnaissance du travail féminin et de sa rémunération, mais aussi de l’essor de la retraite « au féminin ».

Difficile de vieillir

À quel âge devient-on trop vieille pour travailler dans cette période où féminin ne rime pas toujours avec retraite? Cet ouvrage met en perspective le vieillissement des salariées et celui des femmes issues des communautés religieuses et des bénévoles.

Il offre un visage pas si suranné de femmes vieillissantes où déjà émergent des problèmes très actuels : l’âgisme et les préjugés, le temps partiel, l’activité post-retraite, etc., jusqu’au difficile état d’être vieille compris entre 53 et 77 ans.

« Quand devient-on vieille ? Femmes, âge et travail au Québec 1940-1980 » par Aline Charles, collection Culture & société, Les Presses de l’Université Laval, 3ème trimestre 2007.

 

 

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Ma vie… un jour à la fois

Ma vie… un jour à la fois

Les mots de Marilou

Jusqu’à vingt ans, j’ai été principalement sous l’influence de mes parents.  Dans une famille traditionnelle avec un père, une mère et plusieurs frères et sœurs.  Mes parents m’ont inculqué certaines valeurs, plus par leur exemple que par leur parole.

Ma mère admirait mon père. Elle lui était dévouée et elle était fière de ses enfants.   C’était une personne marquée par son enfance et par la religion.  Elle a beaucoup souffert psychologiquement.  Elle a fait tout ce qu’elle a pu avec les moyens dont elle disposait.  Cela m’a rendu consciente des limites de l’être humain

J’ai reçu de mon père le goût d’apprendre.  C’était un autodidacte. Il était inventif, créatif et fidèle. Ensuite, j’ai rencontré mon conjoint. Il m’a grandement influencé, que ce soit dans ma façon d’être, l’éducation de nos enfants, mon engagement au travail, de croire en la vie et en mes moyens.

Depuis le décès de mon conjoint, je me retrouve seule face à moi-même, sans projet, sans engagement, sans énergie.  Qu’est-ce que je fais de ma vie maintenant?  À quoi me raccrocher?  J’ai peur de la solitude.  J’ai peur de ne pas bien utiliser le temps qui m’est donné.  Je cherche un sens à ma vie. 

Depuis trois ans, je marche dans le brouillard. J’ai essayé différentes avenues, mais j’ai dû souvent rebrousser chemin.  J’ai rencontré plusieurs obstacles : la maladie et le décès de ma sœur, une fracture au pied et quelques mois plus tard, à l’épaule.

Cet été, j’ai décidé d’en finir avec la recherche de projet, d’intégration, d’engagement.  J’ai décidé de lâcher prise, de vivre au jour le jour. Et je suis bien.

J’ai aidé mon fils lors de son déménagement à l’extérieur du Saguenay Lac-Saint-Jean. J’ai joué avec mes petits-enfants. J’ai restauré mon patio, ce qui me donne une nouvelle pièce à ma maison, et m’incite à profiter du beau temps. J’ai pris le temps de visiter mon autre fils.  J’ai joué au bridge. J’ai pratiqué mon anglais en faisant des mots croisés, en lisant. 

J’ai pris des vacances du deuil, de la retraite, de mes angoisses. Mon mari a atteint sa destination finale.  Moi je suis encore en chemin.  Je ne sais pas où la vie va me mener.  Peu importe, à chaque jour, à chaque échec, à chaque succès, un peu de brouillard se dissipe et la composition prend forme.

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Avorter?

Avorter?
Témoignage de Marie, Volume 16, no. 3, Février-mars 2008

Dossiers Avortement, Sexualité.

Je n’en croyais pas mes yeux. Cela ne pouvait pas m’arriver à moi. Pourtant, à regarder le résultat du test, il n’y avait aucun doute. J’étais enceinte.

À 38 ans, après plusieurs années d’essais, j’en étais venue à croire que c’était peut-être impossible, que j’étais infertile. Et voilà qu’à peine un mois dans une nouvelle relation, même avec protection, sans prévenir…une grossesse. Pendant un doux moment, je ne pouvais effacer le sourire formé sur mes lèvres. Pour moi, c’était comme un miracle.

Ma joie fut vite assombrie par la triste réalité de ma situation. Je retournais au pays après 6 ans d’absence pour faire le point sur ma vie. Je voulais changer de carrière et prendre le temps nécessaire pour faire un choix réfléchi. Je n’avais pas d’emploi stable et je n’en voulais point. Je souhaitais explorer différents métiers, écrire, faire de l’escalade et voyager.

Ne sachant pas moi-même que faire de ma vie et comment subvenir à mes besoins, comment pouvais-je même penser à subvenir adéquatement aux besoins d’un enfant? L’avortement semblait être un choix sain et responsable.

D’un autre côté, cela faisait 11 ans que je voulais un enfant. Je savais que mon horloge biologique me rapprochait du jour où une grossesse serait impossible. Était-ce ma seule occasion de devenir mère? En choisissant de ne pas avoir cet enfant, n’était-ce pas aussi un peu prendre le risque de renoncer à la maternité à tout jamais?

Tous les scénarios possibles et imaginables se bousculaient dans ma tête. Élever un enfant avec un homme que je connaissais à peine, être mère monoparentale, le mettre en adoption, avorter, un million de détails… tant de possibilités. Bien que le choix fut difficile, j’optai finalement pour l’avortement. Je ne me sentais pas capable de donner à cette nouvelle vie tout ce dont elle avait droit et besoin. En tout cas, pas maintenant.

Je commençai donc à chercher où l’on pratiquait des avortements à Montréal. À mon grand étonnement, il était impossible de prendre rendez-vous immédiatement. Il y avait au minimum une semaine d’attente partout, à part le centre Morgentaler, plus dispendieux. Je savais que je n’étais pas la première à faire ce choix, mais j’étais loin de me douter du nombre de femmes qui avaient besoin de ce service également.

En cherchant sur Internet, j’ai appris qu’il y avait environ 46 millions d’avortements par année sur notre planète. J’étais une des chanceuses qui avait accès à des infrastructures médicales sécuritaires puisque le Canada a légalisé l’avortement. Mais ce n’est pas le cas partout dans le monde. Vingt millions de femmes par année n’ont pas cette chance; elles mettent sérieusement leur vie en danger en choisissant l’avortement. J’étais ahurie devant ces chiffres. Je ne croyais pas qu’on en était encore là en 2007.

Je réussis à obtenir un rendez-vous au Centre de santé des femmes de Montréal deux semaines plus tard. L’attente m’apparut interminable. Mentalement, ma décision était prise et je n’ai jamais changé d’idée par la suite. Mais ce n’était pas parce que j’avais décidé de ne pas le garder que j’étais moins enceinte. Tout au contraire!

Mon corps se transformait sous mes yeux. À 5 semaines de grossesse seulement, mes seins avaient déjà grossi au point que la plupart de mes soutiens-gorge ne me faisaient plus. Non seulement mes seins étaient-ils gigantesques, ils étaient aussi hyper sensibles et me réveillaient la nuit. J’avais également des crampes semblables à celles des menstruations. Extrême fatigue, acné, flatulences, constipation, nausée et changement du goût de certains aliments se mirent également de la partie. Pour moi, tous ces changements étaient d’autant plus difficiles à supporter que j’avais décidé de ne pas poursuivre ma grossesse. Je voulais seulement retrouver mon rythme de vie et mon corps d’avant.

La journée précédent l’avortement, je me rendis au Centre pour une rencontre afin de remplir les documents nécessaires, déterminer le stade de la grossesse et m’informer de la procédure du lendemain. Quel soulagement de me retrouver dans un endroit accueillant qui ne ressemblait en rien à un hôpital!

Le centre était un logement converti. Il y avait un salon et même une grande cuisine. Les intervenantes, toutes des femmes, étaient calmes, chaleureuses et compréhensives. Elles ont su me rassurer et me mettre en confiance immédiatement. La docteure a déterminé que j’étais dans ma sixième semaine de grossesse et qu’aucune complication n’était apparente. On pouvait donc procéder à l’avortement le lendemain.

Le jour J, à ma demande, on m’a donné des calmants et une injection pour m’aider à me détendre. Le centre donne toujours à chaque femme le choix des médicaments. Bien que j’avais confiance et aucun doute sur mon choix, j’étais nerveuse et je craignais la douleur qu’une telle procédure pourrait provoquer. Quoiqu’on m’avait assuré qu’un fœtus de cet âge ne se discernait qu’au microscope, j’avais peur de voir un minuscule bébé tout bien formé de quelques centimètres aspiré hors de moi.

J’étais consciente durant toute la procédure. Il y avait trois femmes avec moi dans la salle: la docteure, son assistante et une accompagnatrice à mes côtés pour me parler, me rassurer, m’expliquer ce qui se passait. La procédure ne dura que quelques minutes. Bien qu’inconfortable, cela n’a pas été atrocement douloureux. C’était comparable à des grosses crampes de menstruation. J’ai demandé à voir ce qui avait été retiré. À mon grand soulagement, je n’ai même pas pu identifier le sac embryonnaire. Tout était trop petit pour ressembler à quoi que ce soit. Ensuite, on m’accompagna dans une salle de repos.

Je n’oublierai jamais cette expérience. Bien qu’un avortement ne soit pas un événement souhaitable, je suis reconnaissante de l’avoir vécu dans un endroit aussi chaleureux et compatissant que le Centre de santé des femmes à Montréal. Dire qu’il y a quelques mois à peine, je me trouvais en Turquie. Je n’ose même pas imaginer ce que mon expérience aurait pu être là-bas…

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autres textes sur l’avortement:

Ressources sur Internet:

Canadian for choice

Fédération du Québec pour le planning des naissances

Coalition pour le droit à l’avortement au Canada

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Mère un jour, mère toujours

Mère un jour, mère toujours
écrit par Martine, Vol 15-2, Décembre 2006

relais familleÇa fait plus d’un an que je n’ai pas vu mon garçon. Aux dernières nouvelles, ma sœur l’avait vu au centre-ville au coin d’une rue en train de vendre de la drogue. Je suis partie à sa recherche. Je suis revenue complètement bredouille de ma chasse au trésor. Je me disais: «Bon Dieu, faites qu’il se retrouve avec les bonnes personnes. Faites qu’il soit encore en vie.»

J’ai une conversation avec une amie. Un acte criminel s’est produit quelques jours auparavant. Elle me demande comment je réagirais si mon fils était impliqué? C’était clair pour moi que je ne pouvais le savoir sans l’avoir vécu.

Fin janvier 2006, je m’installe devant le téléviseur pour écouter les nouvelles. La première image que je vois est celle de mon fils. Il est activement recherché pour meurtre au premier degré.

Sous le choc, je me dis que je suis en train de vivre le pire cauchemar, celui que je redoutais le plus. Est-ce le ciel qui vient de me tomber sur la tête? En tentant de garder mon sang froid, je mets tout en branle pour le retrouver.

L’amour inconditionnel

Pour le moment, juste de penser qu’il peut être impliqué dans ce genre d’affaires m’angoisse. Je suis une mère, et quand on est une mère on doit aimer nos enfants inconditionnellement. Ce soir-là, malgré moi, j’ai su comment je devais réagir.

Je ressentais beaucoup d’impuissance. J’ai pris mon courage à deux mains. J’ai appelé un journaliste pour lancer un appel en direct à la télévision, pour qu’il se rende aux autorités.

En faisant des téléphones, je réussis à lui parler. Sous le choc et en larmes, il me dit: «Mam, j’ai rien fait… Excuse-moi!» Je lui ai dit: «Je sais, tu n’as pas besoin d’en dire plus, je sais… Tu es encore mon gars et je t’aime… Je veux t’aider, fais-moi confiance.»

Une jeune femme de 17 ans y a laissé sa peau. Elle aurait pu être ma fille. Je ressens une profonde tristesse. Je sors de ma bulle lorsque la sonnerie du téléphone retentit pour la millième fois. J’entends mon gars me dire: «Mam! La police encercle la maison, il faut que je me rende.» J’ai senti la peur et la panique dans sa voix… J’aurais tellement voulu être près de lui. Mais, il fallait que j’accepte la situation. Après avoir raccroché le téléphone, je ressens un grand vide.

Le procès

Puisqu’il est à l’extérieur de la ville, il est transféré à Montréal pendant la nuit. La nuit et la fin de semaine la plus longue de ma vie. Sans nouvelle de lui, le lundi matin, je me rends au palais de justice de Montréal pour assister à sa première comparution devant un juge.
Arrivée sur place, je ne me sens pas à l’aise dans ce milieu. C’est la première fois que j’y mets les pieds. Une vingtaine de journalistes à l’affût de la moindre information s’y retrouvent. Les yeux rivés sur moi, ils sont déjà en train de me photographier. Je ne peux me cacher.

Je me rappelle que je suis là pour mon fils. Je ne veux pas être une victime dans cette affaire. Je ressens des sentiments contradictoires: impuissance, colère, peur et la hâte de revoir mon fils. Je veux que, malgré tout, il sente que je l’appuie. Je suis donc allée m’asseoir dans la salle d’audience.

Quand je vois ce grand gaillard de six pieds et quatre entrer par la porte des accusés, une vague de tristesse et d’amour m’envahit en même temps. Je me dis: «C’est mon gars, mais, qu’est-ce qu’il fait là? C’est tellement surréaliste que je ne comprends pas. Mais regarde-moi, je suis là!» Son regard croise le mien. J’ai senti chez lui une profonde tristesse et une grande honte. J’imagine qu’il se demande ce que je fais là, encore une fois!

Pourquoi ?

Je suis la mise en accusation tant bien que mal. Mon regard fixe mon garçon. Je me demande pourquoi? Il plaide non coupable à l’accusation de meurtre au premier degré. Je sors de la salle. Je me retrouve entouré de journalistes qui voulaient avoir une entrevue. Même que certains me disent pouvoir m’aider. Comme si c’était moi qui avais besoin d’aide.

Étourdie par le flash des caméras et les propos discordants, je m’enfuis par la porte de sortie qui se trouve devant moi. Dure réalité. Je sens que tout cela fait maintenant parti de ma vie, et pour toujours. Alors, mieux vaut vivre avec l’idée que je ne resterai pas dans l’anonymat. Mais, quel triste combat!

Pourquoi ne pas m’en servir positivement? Je prends la décision d’appeler un journaliste et d’offrir une entrevue exclusive sur une chaîne de télé qui a toute ma confiance. En parlant au journaliste, je lui dis que j’ai un message à livrer et que j’ai aussi des condoléances à offrir à la famille de la victime. L’entrevue a eu, sur le moment, un effet thérapeutique.

Je n’ai pas à m’isoler ou à me cacher. Comme parent, je sais que j’ai fait de mon mieux pour élever mon enfant. Loin de moi l’idée de dire que je suis parfaite. Il n’y a personne de parfait. La vie l’a poussé à faire de mauvais choix. Est-ce que ma vie s’arrête là? Mon rôle auprès de mon fils est différent, à mes yeux. Il n’est jamais trop tard pour qu’il prenne le droit chemin. Je garde plein d’espoir. Si ça prend un tel drame pour y arriver, je l’assumerai jusqu’au bout. Mère un jour, mère toujours.

Prendre notre enfant dans nos bras

Il est détenu dans un centre à Montréal. Je vais le voir à l’occasion. On a aussi des échanges de lettres. On a des rencontres riches en émotions. Malgré la vitre qui nous sépare, on se sent plus proches que jamais.

Ma plus grande peine, c’est de ne pas pouvoir le prendre dans mes bras. Après neuf mois de détention, il est en attente de son enquête préliminaire qui aura lieu au mois de décembre.

En attendant, il se concentre sur son cours par correspondance pour terminer son secondaire 5. Il fait des démarches pour s’inscrire à un cours de musique. Je suis tellement fière de lui. Il fait un beau cheminement et il a les deux pieds sur terre. Comme il me dit, «quand tu sors de ton état de choc, ça fait mal de réaliser ce qui s’est vraiment passé. Je me suis mis les deux pieds dans les plats et je vous ai tous entraînés là-dedans. Je le regrette. Mon seul souhait serait d’avoir la fille devant moi, de la prendre dans mes bras et de lui demander pardon. Je sais que c’est impossible. J’aurai à vivre avec ça sur la conscience toute ma vie. Elle est là la vraie punition.»

La suite des choses

Chacun de notre côté, on se prépare psychologiquement à la suite, c’est-à-dire à l’enquête préliminaire et au procès qui va suivre. Cela va être long et pénible pour nous tous de voir ressortir la nouvelle. Je sais que ce sera très médiatisé.

Avec le temps et avec tous les efforts que je vois qu’il fait pour se garder la tête hors de l’eau, je garde espoir qu’il va s’en sortir grandi et qu’il pourra toujours compter sur sa famille pour l’appuyer.

Depuis le début, je peux compter sur l’appui de mes amis et sur celui de l’organisme Relais Famille, qui aide les familles qui ont un proche qui est détenu. Je me sens moins seule. J’y retrouve des intervenantes formidables et dévouées. J’y trouve aussi des femmes qui vivent la même chose que moi. C’est merveilleux d’arriver à un endroit où tu ne ressens aucun préjugé et où tu peux parler de cette épreuve sans retenue. Chaque fois, j’y retrouve une famille. Le plus beau, c’est qu’elles offrent aussi un programme nommé Machinabulles, adapté aux enfants. Sans ce support, je ne tiendrais pas le coup.

Chaque jour, je me lève en me disant que j’ai une mission à accomplir: parler de mon histoire à ceux que je rencontre. Du même coup, j’aide les gens à s’exprimer à leur tour et à trouver les bons mots pour exprimer haut et fort leurs émotions.

Mon but est de faire tomber les préjugés à l’égard des parents des détenus. Nous ne sommes pas la cause de leurs gestes et surtout pas les victimes de leurs actes. Je veux que, aux yeux de tous, les jeunes qui ont fait de telles gaffes aient droit à une seconde chance.

relais famille

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/19/les-prisonniers-de-linstitut-leclerc-remercient-leurs-benevoles/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/25/linstitut-leclerc-sexprime/

Textes sur la famille.

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Le courage d’une mère aveugle

Le courage d’une mère aveugle

Conrad, Roberval

Sans jamais se plaindre, Madeleine, une mère de famille qui a fait sa vie et continue de la vivre en étant privée de sa vue. À sa toute première année d’école, elle ne voyait presque pas au tableau. Elle pensait que c’était normal. Elle fut obligée d’abandonner ses études en quatrième année.

Les années ont passé. Elle a rencontré Laurent. Ce fut le coup de foudre. Le mariage ne tarda pas à venir. Leur premier fils fut bien sûr, le beau Conrad. Mais ça ne finit pas là. Ces quatre premiers enfants sont tous nés en juillet, avec une année de différence entre chaque. Quatre autres enfants se joignent à la famille pour totaliser quatre garçons et quatre filles. Tout cela dans neuf ans de mariage.

Elle a essayé de se faire soigner de sa maladie. Malheureusement, la cornée des yeux était séchée. Cela ne se traitait pas. Elle possède une force mentale qui est une très belle qualité de l’esprit. Elle fait preuve d’une très grande acceptation et d’une joie de vivre exceptionnelle. Elle est la bonté même. Elle a déjà été une compositeure-interprète de grands talents et une excellente danseuse malgré qu’elle ait été privée de sa vue. Elle a toujours fait son ménage et ses pâtisseries.

À l’âge de 55 ans, Laurent est décédé. Elle a tout de même continué de faire sa vie avec la même joie de vivre, toujours sans se plaindre de quoi que ce soit. Elle avait le don d’accepter ce qu’elle ne pouvait pas changer.

Elle a connu un autre homme qui est devenu son mari. Il est décédé à 75 ans. Elle a vécu cette épreuve sans se plaindre. Par la suite, deux de ses garçons sont décédés à un an d’intervalle. Elle a trouvé la force d’accepter les choses de la manière qu’elles arrivent.

Je ne l’ai jamais entendu dire «Si j’avais mes yeux!». Quand on l’aidait pour ses sorties, elle nous demandait combien de marches il y avait, quels étaient les obstacles qu’elle rencontrerait. Elle ne voulait pas que cela paraisse quand nous l’aidions. Elle n’a jamais voulu se servir de sa canne.

Je me rappelle d’un jour où elle ne se sentait pas bien et due être hospitalisée. Quand elle a eu le résultat du médecin, elle m’a dit: «J’ai quelque chose à te dire. Cela me gêne un peu. Le docteur m’a dit que je n’avais rien. J’ai simplement trop mangé de tarte au sucre en cachette.» Aujourd’hui, ce qui lui manque le plus c’est de faire des tartes. Mais je crois que suite à l’histoire de l’hôpital, c’est mieux comme ça!

Encore aujourd’hui, c’est une personne très fière. Ses bijoux sont toujours bien placés. Elle continue toujours de prier sans se lasser. Mon frère Mario reste avec elle à plein temps et ses quatre filles sont très près d’elle. Dernièrement, à 83 ans, elle m’a dit: «Tu sais que je suis chanceuse de ne pas avoir de maladie pour mourir.» C’est un exemple qui me donne le courage de continuer sans me plaindre. Je t’aime maman. Ton exemple compte beaucoup pour nous tous. Continue à nous partager ton courage, ta joie de vivre et ton amour.

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