Le côté sombre des feux d’artifice

Le côté sombre des feux d’artifice

Marine Corniou                 Dossier Environnement

(Agence Science-Presse)

 

Si les feux d’artifice marquent le début des festivités estivales au Québec, ils sont aussi synonymes de pollution… et de risques pour la santé! Un «revers de la médaille» souvent ignoré par le public, mais qui commence à ternir l’image des spectacles pyrotechniques.

Une étude, publiée cette année dans le journal Environmental Science & Technology, révèle qu’après l’éclatement de feux d’artifice, on retrouve de 24 à 1068 fois plus de perchlorate dans les eaux environnantes, selon le nombre et la qualité des fusées utilisées. Or, l’inhalation de perchlorate – un dérivé du chlore, qui apporte l’oxygène nécessaire à la combustion des fusées — ou la consommation d’eau contaminée peut entraîner des troubles de la thyroïde. Et ce n’est pas tout: les colorants utilisés dans les fusées contiennent des métaux lourds qui peuvent contaminer l’environnement tandis que les fumées qui s’en dégagent peuvent causer des troubles respiratoires…

À quand des feux écolos?

Forts de ce constat, de nombreux chercheurs travaillent désormais à la fabrication de fusées moins polluantes. C’est le cas de David Chavez, du Los Alamos National Laboratory de New Mexico, qui vient de développer des fusées sans perchlorate et contenant un combustible moins dommageable. «En explosant, ces fusées produisent aussi moins de fumée susceptible de ternir les couleurs, et nécessitent donc moins d’agents colorants», explique le chercheur, dont les produits sont déjà utilisés dans des spectacles intérieurs.

Du côté de l’International des feux Loto-Québec, l’aspect environnemental commence aussi à être pris en compte. «C’est la première année que nous décernerons une mention spéciale pour l’introduction de technologies vertes et du respect de l’environnement», explique Martin Roy, porte-parole de la Ronde. «Notre directeur technique a le droit de retirer des produits qu’il jugerait trop fumigènes, par exemple. Mais les firmes en compétition utilisent en général les produits les mieux conçus, qui sont aussi les moins polluants», ajoute-t-il.

Et pour la première année, le programme de l’événement porte aussi une mention indiquant que «le panache de fumée peut incommoder certaines personnes sensibles». Espérons que nous pourrons bientôt applaudir des fusées rouges, bleues ou dorées, qui auront toutes le label «vert»!

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Cyanobactéries : comment les détecter en moins de 24 heures

Cyanobactéries : comment les détecter en moins de 24 heures
Denise Proulx – Agence Science-Presse

À l’heure de la frénésie qui parcourt le Québec au sujet des cyanobactéries, une entreprise montréalaise, BIOphage PHARMA, offre la possibilité de mesurer la contamination de l’eau en moins de 24 heures. Un autre avantage non négligeable de cet analyseur de toxicité est qu’il élimine l’utilisation des animaux de laboratoire. Actuellement, c’est la rapidité de la mort de dizaines de souris qui détermine l’intensité de la contamination.

Le biocapteur permet la détection de cyanobactéries via un signal qui contrôle les flux de courants électriques. La méthode de mesure est simple à utiliser par le personnel des municipalités ou des Directions de Santé publique. Il s’agit de brancher au biocapteur PDS-16 —de la taille d’un ordinateur portable— un plateau de la taille d’un lecteur MP3. Ce plateau est divisé en huit ou 16 puits, au fond desquels se trouve une micro-électrode en or, un métal conducteur d’électricité. L’utilisateur remplit chacun des puits d’échantillons d’eau pris en différents endroits et y ajoute des cellules de mammifères en bonne santé, produites en laboratoire, pour mimer l’effet d’un élément toxique sur la vie humaine ou animale.

S’il y a des toxines, les cellules meurent et le courant circule entre les électrodes. Mais s’il n’y a aucun élément toxique, les cellules bloquent le passage du courant entre les électrodes, parce qu’elles jouent le rôle d’un isolant avec leurs membranes: on mesure alors cette augmentation de la résistance du courant. Si le blocage de courant est partiel, la toxicité est faible et peut même être acceptable, dépendamment des normes en vigueur.

Le type de test rendu possible par le biocapteur dépasse le cas des cyanobactéries. Il peut détecter toutes les toxines pouvant se retrouver dans l’eau, notamment celles engendrées par les pesticides, par les métaux lourds ou par les nanoparticules. «Ce biocapteur permet de détecter la toxicité de ce qui est actuellement connu ou de faire avancer des découvertes dans le milieu scientifique», précise Dr Béatrice Allain, directrice Recherche et Développement chez BIOphage PHARMA. De plus, le biocapteur peut effectuer un autre type d’essai ne nécessitant même pas la présence de cellules de mammifères: ce peut être pour évaluer la qualité de l’eau potable ou encore les jus et le lait. Enfin, il précise le degré de résistance de ces bactéries aux antibiotiques.

Consciente de l’inquiétude vive des citoyens aux prises avec un délai d’attente de sept jours, Mme Allain tend la main: «à court terme, les municipalités et les directions de Santé Publique peuvent également s’adresser à nous pour faire faire des tests de toxicité dans nos laboratoires», dit-elle.

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