Caribous en danger

Caribous en danger

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) Le caribou pourrait devenir aussi symbolique que l’ours polaire pour illustrer les méfaits des changements climatiques. Adapté aux déserts arctiques, il doit maintenant survivre dans des environnements, où la neige et le verglas s’annoncent plus abondants qu’auparavant. Au risque de s’épuiser et de mourir de faim…

Un déclin méconnu

«Nous avons plus d’images d’ours polaire que de caribous alors que la population d’ours est stable, même si la perte des glaces s’avère préoccupante. Ce n’est pas le cas des populations de caribous majoritairement en déclin», soutient Marco Fiesta-Bianchet, professeur de biologie de l’Université Sherbrooke et l’un des chercheurs de Caribou Ungava.

Ce programme de recherche québécois réunissant des chercheurs des universités Laval et Sherbrooke et des spécialistes du Ministère des Ressources naturelles et de la faune du Québec se penchera sur la dynamique des populations et l’utilisation de l’espace des caribous migrateurs pour évaluer les effets du climat sur leur habitat.

Migrations difficiles

Les conséquences des changements climatiques modifieraient les conditions de déplacement des bêtes. «L’épaisseur de neige influence les conditions de migration. Si elle est importante, il leur faut alors plus d’énergie pour se déplacer, ce qui influence la santé des populations de caribous», explique le chercheur.

Les caribous parcouraient plus de 5 000 km lors de leur migration dans des conditions plus difficiles. Ainsi, leurs sites de mise bas se situeraient maintenant à plus de 100 km des anciens sites.

Les chercheurs suivront les déplacements de deux troupeaux, celui de la rivière George – qui accusait déjà un déclin de 50% entre 1993-2001 et celui de la rivière aux Feuilles — qui se porterait beaucoup mieux, sa population ayant même doublé depuis 1991. Ils recueilleront des données de densité, de localisation, de structure des populations et même de productivité des habitats.

 

Alerte aux caribous

Les caribous canadiens les plus en danger seraient des espèces sédentaires. Parmi elles, le caribou de la toundra (Rangifer tarandus groenlandicus), dont le statut est jugé préoccupant, et le caribou de Peary (Rangifer tarandus pearyi), une espèce jugée en voie de disparition. Pourtant, ces espèces ne figurent pas encore sur la liste des espèces en péril.

Et le gouvernement fédéral hésite encore à légiférer. «Nous avons pourtant d’excellentes données qui montrent le lien entre la perte d’habitat et le déclin des populations», clame le professeur Fiesta-Bianchet. Et là, le climat n’est pas à blâmer! L’homme constitue le principal responsable de ces pertes: construction de routes, exploitations forestières et industrielles, etc.

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Des oies et un avion

Des oies et un avion

(Agence Science-Presse) – Pour assurer la survie des quelque 200 oies naines vivant toujours dans les pays nordiques, une dizaine de pilotes et de scientifiques allemands se transformeront en… mères. Leur mission: guider au moyen d’un avion ultraléger ces oiseaux migrateurs vers une autre zone d’hivernage, sans tomber sous les tirs des chasseurs. Volant en V, l’avion en tête comme s’il était la maman, les oies emprunteront ainsi une nouvelle route, moins dangereuse. Les chercheurs joueront les mères de substitution pendant trois années, afin que les oies repèrent bien leur nouvel itinéraire.

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Plongée avec la baleine à bosse

Plongée avec la baleine à bosseCaroline Lepage, Agence Science-Presse

Depuis 2002, la Polynésie française, dans le Pacifique Sud, est classée sanctuaire des mammifères marins. Et ceux-ci le lui rendent bien, en particulier les baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) qui, chaque année, de juillet à novembre, viennent s’y accoupler et mettre bas ! Inoubliable rencontre…

Nous voici, à Mooréa, dans l’archipel de la Société. Au-delà de la barrière de corail s’ébattent de gigantesques sirènes pouvant mesurer 16 mètres et peser 65 tonnes. Des baleines à bosse ou mégaptères, appelés ainsi en raison de leurs longues (mega) nageoires (ptera=ailes). Après s’être gavées de krill durant l’été en Antarctique, elles ont stocké suffisamment de graisses pour entamer leur longue migration vers le sud. Elles viennent passer l’hiver dans des eaux plus chaudes, mais aussi plus pauvres en zooplancton, notamment en Polynésie — autour des îles de la Société, des Australes et des Tuamotu — lieu idéal pour que les petits grandissent en toute sérénité à l’abri des prédateurs, les orques principalement… Les baleines passent si près des lagons qu’il n’est pas rare de les apercevoir, bondissant en surface, depuis la côte.

Fabuleux spectacle qui révèle toute leur puissance. D’ailleurs, les combats entre mâles peuvent être d’une grande violence, et le désir d’un mâle courtisant une femelle allaitante est tel, qu’il est capable de tuer son baleineau ! Pour espérer admirer ces géants ou entendre le chant envoûtant des mâles, armez-vous de patience et faites confiance aux professionnels. Ce type d’écotourisme est strictement réglementé dans les eaux polynésiennes. Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi avec des créatures de cette taille, par ailleurs protégées depuis 1986 par le moratoire sur la chasse à la baleine (la chasse intensive pratiquée durant la première moitié du XXe siècle a bien failli les exterminer).

En ce jour d’octobre, notre guide se veut rassurant :  » Elles seront au rendez-vous, comme toujours « . Nous sommes moins d’une dizaine à bord d’une petite embarcation, tous très excités à l’idée d’apercevoir ces impératrices des océans, osant à peine y croire. Un premier passage autour du lagon de Mooréa et soudain, effectivement… Elles sont deux ! Leurs souffles s’évaporent dans l’air, puis elles sondent. L’attente commence, pas plus d’une douzaine de minutes, le temps d’une petite apnée. Enfin, elles refont surface, exécutant sous nos yeux ébahis un somptueux ballet aquatique. Dans une parfaite synchronisation, les deux nageoires caudales se dressent vers le haut avant de glisser lentement vers le fond. Superbe.

C’est reparti, malgré la hauteur des vagues et le mal de mer qui guette. En voici une autre ! Cette fois, le guide suggère une mise à l’eau. Le cœur palpitant, nous nous équipons : gilet, palmes, masque, tuba. Dernière consigne :  » Doucement. Quand vous la verrez, ne nagez pas vers elle. C’est elle qui viendra. Les baleines sont curieuses « . Nous y sommes. Déception, pas l’ombre d’une baleine, juste ce bleu outremer profond et vertigineux. Elle doit déjà être loin… Mais non, la voilà, 15 mètres dessous ! Elle est énorme et nage avec une grâce émouvante. Paraissant se déplacer avec lenteur, elle remonte pourtant très vite à notre hauteur et nous fonce dessus ! Nous sommes si petits, si fragiles dans son univers que la peur nous envahit, ainsi que l’étrange certitude qu’elle ne nous fera aucun mal… Grosse montée d’adrénaline : la baleine s’approche, observant d’un œil curieux ces cousins éloignés bipèdes si mal adaptés au milieu marin. Arrivée à quelques mètres, elle amorce un virage avant de disparaître. N’était-ce qu’un rêve ? Non, mais ça en avait tous les ingrédients !

Lagons polynésiens en péril

Sur fond de carte postale, la Polynésie a autant à offrir côté terre, avec ses montagnes verdoyantes, que côté mer avec ses merveilleux lagons bleus. Mais l’équilibre de ces paradis sous-marins reste fragile. Ainsi, le tourisme, avec ses hôtels de luxe et sa cohorte de pollutions (sonores, rejets des eaux usées, dégradation des côtes, etc.) a fait des dégâts à Bora-Bora, célèbre perle du Pacifique. Aux endroits les plus exposés, l’eau n’est plus si cristalline, les coraux sont morts sur les récifs et la faune marine a pris la fuite. Tristes décors… A Mooréa, le lagon est préservé, écosystèmes marins et structures hôtelières plus modestes y faisant encore bon ménage. Pour combien de temps encore ?

Textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement

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