La mode et l’hypersexualisation

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Petites filles hypersexualisées

Les lolitas des temps modernes

Aujourd’hui, nos petites filles ne font plus leur âge. Maquillage, vernis à ongles, brassière, g-string, tenues courtes et provocantes… le sexy est à la mode et il semblerait qu’il n’y ait pas d’âge pour s’y mettre.

Gifty Mane dossiers HypersexualisationSantéSociété.

Hypersexualité petites filles danger

Victimes de la mode de plus en plus jeunes, ces minis lolitas veulent tout faire comme des adultes et elles sont poussées, très tôt, à découvrir le culte de la beauté et de la féminisation du corps.

Mais une telle tendance comprend des risques et peut nuire à leur développement. Qu’est-il arrivé à l’âge de l’insouciance? Que pouvons-nous faire pour inverser la tendance?

Toutes les petites filles ont déjà joué «à la madame»: enfiler une jolie robe, se glisser dans les chaussures à talon de maman, porter ses bijoux, son parfum, son rouge à lèvres et déambuler dans la maison, maquillées comme une voiture volée, dans un accoutrement trop grand.

Jeux d’enfants

Cette phase d’imitation est tout à fait normale, quoi de plus naturel que de vouloir ressembler à son premier modèle féminin? Mais lorsqu’un marché se crée autour de cette phase de mimétisme et propose aux petites filles des produits initialement destinés aux adultes, la situation devient problématique. Notre société pousse les enfants à grandir trop vite, au risque de leur voler leur innocence.

«De nos jours, on a tendance à percevoir l’enfant à partir de considérations adultomorphes, en d’autres termes, on impose à l’enfant ce qui appartient à l’adulte, et on le voit comme tel», affirme la psychanalyste Marie-Claude Argant-Le Clair.

Petites reines du spa

Le phénomène des lolitas est une tendance occidentale inquiétante et la société de consommation y joue un rôle important. Au nom de la mode, nous laissons nos enfants consommer des produits et services normalement réservés aux plus âgés. Aujourd’hui, on peut voir des petites filles de 5 ans aller au spa ou chez l’esthéticienne pour un soin du visage, un bronzage ou une pédicure.

Depuis peu, le concept des instituts de beauté pour enfants gagne en popularité et se développe dans les métropoles: Montréal, Toronto, New York, Paris, Bruxelles… toutes les grandes villes sont touchées.

Ces instituts ont développé des produits et services spécialement destinés aux très jeunes enfants: soins du visage au chocolat, massages, manucures colorées, impression sur ongles, du rose, des paillettes… Il n’y a aucune limite, tout est fait pour plaire aux petites filles. Il est même possible d’organiser son anniversaire au spa.

Mimétisme

Cette nouvelle tendance intrigue: est-il vraiment sain de laisser des enfants si jeunes se préoccuper autant de leur image? «L’enfant naturellement se préoccupe de son image et veut être comme maman, mais en lui proposant sérieusement de se maquiller ou de se mettre du vernis, on vient perturber l’ordre des choses», explique le Dr Argant-Le Clair.

D’après Émilie Mane, conseillère familiale et spécialiste de la petite enfance, un enfant à 4/5 ans se construit d’images, il imite ce que fait l’adulte sous forme de jeu. «Il joue à la madame, à la maman, au pompier ou au docteur […]. Quand on l’emmène dans un institut de beauté, il n’y a plus de semblant, ça devient réel. On le pousse à reproduire l’adulte, on lui impose un modèle, sans le laisser exprimer sa créativité et cela pose problème, car on ne l’aide pas à bâtir son identité.»

Idoles dévoyés

En allumant la télévision ou en scrutant les pages d’un magazine, on comprend mieux l’origine de cette tendance. Les célébrités adulées par les petites filles (Rihanna, Selena Gomez ou Miley Cyrus) font la une de la presse à sensation dans des tenues provocatrices. L’image de la femme projetée dans les médias est réduite à l’état d’objet sexuel. Et laisser nos enfants suivre la mode sans discernement peut entrainer des risques sérieux.

Mini moi

Modèles sexys fillettes imitation

Le phénomène des lolitas touche les petites filles de plus en plus tôt et l’industrie de la mode est à remettre en cause. Il suffit de visiter les boutiques de prêt-à-porter ou les cours d’école pour se rendre compte de la réalité. Les tenues indécentes sont aux goûts du jour, et c’est ce que veulent les enfants et parfois, ce qu’encouragent les parents.

Dans un centre commercial, nous rencontrons Haley et sa maman: cette petite Ontarienne de 10 ans sort très rarement sans son lip gloss rose bonbon et son fauxpiercing au nez. Et lorsqu’on lui demande pourquoi, elle répond: «c’est jolie et çamatch avec le piercing que porte ma maman, comme ça on est pareilles.»

Il est vrai que la ressemblance de la fillette et de sa mère est frappante, d’autant plus qu’elles portent les mêmes vêtements: un mini short et une camisole rose. Ce petit jeu d’assortiment semble amuser sa mère Nancy: «Les gens trouvent qu’on se ressemble, ils pensent des fois qu’on est sœur. Haley aime bien qu’on porte la même chose pour qu’on soit « comme des jumelles ». Mais bon, c’est plus un mini moi qu’une jumelle.»

Victime de la mode

Le Dr Argant-Le Clair explique que c’est la responsabilité du parent d’éduquer son enfant et de lui apprendre le bon goût.

«C’est le rôle des parents d’imposer des limites. Et de savoir dire non. On ne va pas partout habillé de la même manière. On ne va pas à l’école habillé comme à la plage ou comme une star… On doit éduquer l’enfant à respecter les conventions sociales… Tout ce qui est à la mode ne convient pas forcément esthétiquement aux jeunes et ne sied pas non plus au corps de l’enfant. C’est aux parents de voir ce qui est convenable.»

Pour Ophélie (8 ans) et sa sœur Valérie (12 ans), magasiner est une vraie passion, et comme beaucoup de jeunes filles de leur âge, elles apprécient les sorties au centre commercial. Bien qu’elles soient encore trop jeunes pour aller magasiner sans leur mère, ces jeunes filles ont déjà une idée bien précise de ce qu’elles veulent porter.

«Moi j’aime les vêtements qui ont des couleurs et des paillettes, le rose et le violet surtout, confie Ophélie. Quand on va magasiner, je choisis mes habits et après c’est ma mère qui achète et décide ce que je peux porter à l’école.» «Moi j’aime les jeans, et les crop top (demi T-shirts), ajoute sa grande sœur, Valérie. Ma mère ne voulait pas m’en acheter au début, mais elle a dit oui, mais pas pour l’école, juste en vacances pour aller à la plage ou à la piscine.»

Rôle des parents

Le travail de supervision de Lucie, la maman, est très important, spécialement à cet âge-là. «En tant que parent, c’est vrai qu’on a une pression. Elles veulent être bien habillées, et nous, on veut qu’elles soient heureuses, mais si on ne dit pas non de temps en temps, elles vont suivre toutes les modes. Par exemple la grande (Valérie), elle voulait commencer à mettre du maquillage, comme les copines. J’ai dû dire non, pour moi elle est trop jeune. Du maquillage sur une fillette de 12 ans, ça n’a pas d’allure, elle ne va pas aller à l’école comme ça.»

Le Dr Argant-Le Clair encourage les parents à imposer des limites à leurs enfants. «Bien souvent la pression sociale sape l’autorité parentale. Mais il est important pour les parents de ne pas céder et d’imposer un cadre à leurs enfants pour qu’elles se construisent sainement.

«Quand on habille une fille de 10 ans comme une adulte de 18 ans, on lui envoie le message qu’elle peut tout faire comme une adulte de cet âge. Il y a là un problème de cadre et de limite qui incite aux débordements…», explique le Dr Argant-Le Clair. Les parents doivent considérer qu’avec certaines modes, il est facile de tomber dans l’hypersexualisation et en laissant les petites filles les suivre sans limites, on les rend vulnérables à la perversité de certains.

«À long terme, ces petites filles risquent de devenir des surconsommatrices, ajoute le docteur. Elles peuvent suivre la mode sans questionnement: est-ce que ça me convient? Puis-je choisir librement de façon appropriée ce qui me plaît?» Autant de dangers auxquels le Dr Argant-Le Clair veut alerter les parents.

Phénomène durable

Toute mode n’est pas forcement bonne à suivre, et le phénomène des lolitas est bien parti pour durer. Il appartient aux parents d’agir en adultes responsables et d’imposer des limites visant à protéger leurs enfants des excès de notre société de consommation.

L’impact de l’hypersexualisation et sa banalisation auprès des fillettes est un sujet ouvertement débattu. En revanche, l’impact de ce phénomène sur les petits garçons est encore un thème mystérieux qui reste à étudier.

Hypersexualisation: terme moderne dont la définition est encore incertaine. Les professionnels de la santé s’accordent à dire que l’hypersexualisation désigne un comportement sexuel précoce. Jocelyne Robert, sexologue, résume ce terme comme une «représentation de l’enfant comme une sorte d’adulte sexuel miniature.» Ce terme peut aussi désigner l’utilisation de la sexualité à des fins commerciales.

Lolita: concept occidental relativement récent. Utilisé dans les médias, le terme lolita désigne les préadolescentes et les adolescentes qui plaisent par leur jeunesse. Ce terme provient du roman Lolita de Vladimir Nabokov, contant l’histoire du narrateur amoureux d’une fillette de 12 ans. Aujourd’hui, on parle de phénomène des lolitas pour décrire la tendance de ces petites filles qui se prennent pour des jeunes femmes, et qui par le biais de la mode, entrent de manière précoce dans le monde adulte.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet:http://www.editionstnt.com/livres.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

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Design au féminin: Folle Guenille

Mode et design pour femme

Éco designers vêtements pour femmes

Raymond Viger   Dossier Hochelaga-Maisonneuve, Commerce équitable

rainbow-dress éco designer design mode vêtements fémininsSitué dans les même locaux que la Coccinelle Jaune, la boutique de vêtements design la Folle Guenille mérite d’être visité.

Mission de Folle Guenille

Folle Guenille est une entreprise vouée à la valorisation de la récupération du « prêt-à-reporter » québécois et offre la visibilité aux éco designers et designers de vêtements mode pour femmes.

Folle Guenille fait la promotion de l’achat local à travers une conscience environnementale, sociale et soutient le commerce équitable.

Historique

colourful-tops vêtements femmes design mode toutes taillesC’est en avril 2005 que Folle Guenille prend racine dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal. La propriétaire, ISABELLE BOISVERT issue du domaine des arts et du milieu communautaire, véhicule déjà dans son quotidien, la valorisation de la création par la récupération.

C’est son grand désir d’autonomie et son sentiment d’appartenance au quartier qui la pousse à offrir un lieu où il fait bon de se vêtir de façon responsable et originale.

Ce que je trouve intéressant c’est que la boutique peut satisfaire toutes les tailles, fines à voluptueuses. En ce qui me concerne, c’est une marque de respect pour sa clientèle. Quand on ne sert qu’une catégorie de taille, pour moi c’est une forme de ségrégation. Une façon de compartimenter la société. Juste le contraire de rassembler les citoyens, d’être inclusif.

La boutique Folle Guenille en quelques mots:

  • S’habiller de façon responsable et originale
  • Plus de 20 éco-designers et designers québécois
  • Tailles fines à voluptueuses
  • Produits locaux

Événementiel

Isabelle Boisvert mode féminine design récupérationC’est aussi par le biais d’organisation d’événements que ISABELLE BOISVERT s’engage à véhiculer la mission de l’entreprise.

Elle offre ses services de coordonnatrice et relationniste aux entreprises, organismes, collectifs, coopératives et artistes qui ont à coeur leur projet en devenir ainsi que la continuité de leur action.

Folle Guenille est situé au 4236, rue Ste-Catherine Est Montréal. Téléphone: 514 845-0012. Site Internet: www.folleguenille.com

 

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Hip Hop: mode ou gang de rue?

Hip Hop: mode ou gang de rue?

Murielle Chatelier             Dossier Hip Hop et Gang de rue

Ils sont «yo». Ils rejettent les normes. Ils ont adopté la culture hip-hop. Ce sont parfois des Québécois d’origine étrangère, haïtienne, latino-américaine, chinoise, parfois des Québécois dits de souche. Ils font des «fuck you» à la police. Ils ont l’air de petits truands. Ces jeunes sont-ils des membres de gangs de rue?

Les adeptes de la culture hip-hop ne passent pas inaperçus. Pantalons au ras des fesses, chandails amples aussi longs que des robes, bijoux style «bling-bling», démarche trop cool pour être naturelle, avec en prime une attitude de hors-la-loi. Ils passent encore moins inaperçus quand ils sont impliqués dans des actes de nature criminelle et qu’ils font les manchettes. Mais ils trouvent que les médias les associent trop vite aux gangs de rue, comme lors de la mémorable émeute de Montréal-Nord, en août dernier. «Dès qu’on parle des jeunes qui adoptent le style hip-hop, tout est classé gang de rue», s’exapère Dub-D, un producteur de musique hip-hop qui vit dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Avec sa peau blanche et son style «yo» plutôt décent, il ne se sent pas moins opprimé que les jeunes issus de communautés culturelles. «On est peut-être des jeunes de rue, mais pas nécessairement des membres de gangs de rue!» Tatoué de toutes parts, il revendique constamment haut et fort son statut de contribuable, mérité à la sueur de son front.

Gang de rue: stéréotypes tenaces

Charles Ali Nestor, le fondateur de l’école d’arts martiaux Ness Martial – et aussi le personnage principal du premier documentaire de Dan Bigras, Le Ring intérieur – ne comprend pas non plus pourquoi on parle tant des membres de gangs de rue dans les médias. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n’en a répertorié qu’entre 300 et 500 sur toute l’île de Montréal. « Les événements de Montréal-Nord et les débats sur les gangs de rue qui s’en sont suivis sont un bon exemple du mauvais lien que font les gens avec les gangs de rue.»

Ayant lui-même fait partie de gangs de rue dans son adolescence, le boxeur de 34 ans – et son âge rappelle du même coup que le phénomène des gangs n’a rien de nouveau – en a ras le bol de ces équations. « Aujourd’hui, on ne peut plus associer la culture hip-hop aux gangs de rue. Quand il y a eu l’émeute, on a parlé de gangs et de Noirs, et ça n’avait rien à voir! Les jeunes qui ont fait de la casse étaient des frimeurs. Et le vandale qui transportait une grosse télé volée sur sa tête et qu’on a tous vu dans les médias n’était pas un Noir!»

Pour se faire accepter par la société, Nestor s’est résolu à changer de style, à remonter ses pantalons et à couper ses cheveux. «Dans mon jeune temps, à la fin des années 80, je n’avais pas le choix de changer pour faire ma place. À cette époque, le hip-hop était un mouvement de rébellion des Noirs. Aujourd’hui, c’est une vaste culture urbaine qu’on retrouve dans le monde entier,. Il y a des groupes de Blancs qui adhèrent à la culture hip hop et qui ne se tiennent pas avec des Noirs.»

Profilage gang de rue et hip-hop

Se faire arrêter constamment par la police, les jeunes au style hip-hop en ont marre. « Les policiers outrepassent leurs droits d’agents de la paix, estime Dub-D. On dirait qu’ils se croient tout permis.»

Malgré son statut de personnalité publique, Charles Ali Nestor a déjà fait l’objet de profilage racial. «J’allais à un gala de boxe avec des jeunes, et je m’étais habillé comme eux pour la circonstance. Je conduis une Jeep de l’année, et on m’a arrêté sans raison. Un Noir avec des vêtements hip-hop au volant d’une belle voiture, c’est souvent suspect. Quand les policiers ont vu mon nom sur mes pièces d’identité, ils ont dit : «Ah, vous êtes le boxeur». Et ils m’ont laissé aller, sans autre forme de procès.»

Dub-D affirme avoir lui aussi été victime de ce genre de discrimination. «Le problème du profilage  touche tous les jeunes, dans tous les quartiers. J’ai déjà été à un party dans un appartement situé sur la rue Mont-Royal, et les policiers sont arrivés sans aucune raison pour nous disperser. C’était pourtant une soirée «relax» bien ordinaire.»

Charles Ali Nestor estime que les médias ont une part importante de responsabilité dans cette vision négative du hip-hop. «Souvent, les médias ne rapportent pas la bonne information. Ils sont les premiers à faire du profilage en associant continuellement les Noirs habillés selon le style hip-hop aux gangs de rue. Ce serait bien qu’ils commencent à parler plus des différents organismes qui sont là pour écouter ces jeunes qui vivent dans la marginalité.»

Gangstérisme et Hip Hop

L’un des traits caractéristiques des «jeunes de la rue» est leur besoin de se masser en gang. Rencontré dans une pizzéria de Montréal-Nord, Général, un jeune rappeur d’origine africaine, ne voit rien de mal à se regrouper entre amis et à boire sur le coin d’une rue en fumant un joint. «Dans notre langage, on appelle ça un «chilling». C’est comme un 5 à 7, sauf que c’est dans la rue et que ça dure peut-être plus que 2 heures.»

No Luv, un infographe rencontré au cours d’un de ces «chilling» dans le nord de la ville, croit que le style vestimentaire ne peut pas déterminer une personnalité. «Tu me vois là comme ça avec mon allure de «gangster», mais demain matin, je vais travailler de 9 à 5 comme tout le monde.» Propriétaire d’un condo, il dit avoir dû verser plusieurs mois d’acompte avant d’en prendre possession. «À cause de mon apparence.»

Tous des enfants de chœur et des travailleurs honnêtes alors? «Euh, non, peut-être pas, bafouille Général, mais ce n’est pas une raison pour nous associer inévitablement à un gang.» Combines, trafic d’armes et de drogue sont des termes pourtant courants dans leur langage. Et les activités illicites semblent faire partie de leur quotidien. «Pourquoi veux-tu que je travaille pendant une semaine pour 500 $ si je peux faire le même montant en un jour», me questionne un «chilleur».

Bien que ces jeunes refusent obstinément d’être identifiés à des gangs de rue, ils correspondent aux profils dressés par le Service de police de la Ville de Montréal qui indique que «lorsque la violence et la criminalité prennent le dessus sur la vie de groupe, on s’approche, selon divers degrés, vers le profil d’un gang de rue».

Parole de jeunes sur le Hip Hop et les gangs de rue

Les jeunes adeptes du hip-hop se sentent victimes de profilage par les policiers en raison de leur habillement, identique à celui des membres de gangs de rue qui font eux aussi partie de la même culture.

Qu’en est-il des crimes commis par des gens vêtus de veston-cravate? Issus d’une culture qui implique le port du costume, les Vincent Lacroix de ce monde forcent-ils les policiers à arrêter tous les biens vêtus de la province? Y a-t-il profilage de la part des policiers dès qu’une personne bien habillée, conduisant une dispendieuse voiture, passe sur leur chemin? Les policiers, de même que la société, sont-ils en mesure de différencier les Vincent Lacroix des hommes d’affaires honnêtes? Les policiers débarquent-ils chez les fraudeurs à cravate, dont les dommages se comptent par centaines de millions, pour associer à leurs combines toutes les personnes qui gravitent autour d’eux?

Introduction Histoire des gangs de rue

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L’ABC de la mode équitable

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L’ABC de la mode équitable
Guillaume Brodeur, vol.16 no.2 déc.-janvier 2008

Dossiers Commerce équitable, cartes anniversaire et Calendrier 2012

«Comment, avec un groupe de jeunes couturiers péruviens, faire une marque internationale haut de gamme avec tout notre cœur, en sachant très bien qu’on n’atteindra jamais le niveau technique des autres marques, mais par contre avec une émotion et une implication indestructible qui ferait le charme du projet?» Grande question que se sont posée au départ Aurelyen et Mathieu Remaux, cofondateurs du projet Misericordia. La réponse est pourtant courte: avec beaucoup d’humilité.

«On se doit de comprendre des gens qui sont complètement différents de nous. Ne pas les transformer en quelque chose d’autre, mais essayer de les faire évoluer pour qu’ils avancent dans la vie. Et surtout, changer aussi soi-même.» Aurelyen a ainsi dû abandonner ses préjugés, s’impliquer dans la communauté et s’immerger complètement dans la culture populaire du Pérou, lui qui ne baragouinait pas un traître mot d’espagnol à son arrivée.

Un pas vers l’autonomie

«On a commencé dans un bidonville au nord de Lima, dans la maison d’une prof de couture, avec seulement 4 machines à coudre et deux tables à couper. La production était très petite, mais on commençait déjà à vendre dans de belles boutiques en Europe.» Une percée due en partie à la chance, en partie aux contacts des fondateurs de Misericordia, et surtout au travail colossal de toute l’équipe. «Au fur et à mesure, le projet a grossi, poursuit Aurelyen. On s’est acheté d’autres machines, on a eu un atelier à Gamarra, l’infernal marché du textile de Lima, pour ensuite s’installer dans nos nouveaux locaux de Lince, un quartier historique de la ville.»

Les ateliers au Pérou ressemblent en général à des soues à cochons où les employés travaillent des journées interminables. «Après quatre ans de travail, les vêtements de Misericordia sont maintenant confectionnés dans un bel atelier propre avec des fleurs, se réjouit Aurelyen. Tout le monde est bien organisé, tout le monde a son petit uniforme et tout et tout. Mais il ne faut pas oublier que ça a pris des semaines, des mois d’efforts et de sacrifices pour pouvoir se les payer.» Une patience qui paye, car aujourd’hui des grands de la mode comme Lutz, Bernard Willhelm ou Colette se bousculent au portillon pour prêter main forte aux designers de Misericordia.

Rester terre à terre

À moyen terme, Aurelyen espère ouvrir des boutiques Misericordia pour éliminer les intermédiaires. En parallèle à ses activités commerciales, il participe bénévolement à la création d’un atelier de couture en pleine jungle et encourage divers projets parascolaires au Pérou. Le designer demeure cependant discret sur ces actions, lui qui ne veut ni projeter l’image d’une Mère Térésa, ni celle d’un «kid kodak» opportuniste.

Malgré une progression du chiffre d’affaires d’environ 25% par année -qui pourrait d’ailleurs aller bien au-delà-, Aurelyen préconise un modèle développement graduel et modeste pour l’entreprise. «On ne peut pas doubler notre production du jour au lendemain tout en respectant notre idéologie. Le défi est d’assurer la formation de nouveaux couturiers.»

Pour la plupart initiés aux rudiments de la mode sur place, les 27 employés jouissent de conditions enviables par rapport à leurs compatriotes: paye 35% supérieure au salaire minimum péruvien, sécurité d’emploi, congés de maternité… et même de paternité! Une exception dans ce pays aux mœurs conservatrices. L’entreprise pourvoit également une assurance maladie à ses employés. Un traitement semblable à celui d’un professeur d’école.

«Ce n’est pas énorme, mais c’est suffisant pour mener une vie “normale’’.» Si les conditions sont meilleures chez Misericordia que dans les autres ateliers, Aureleyn assure que «ce n’est pas par charité, mais parce que nos couturiers sont des professionnels qui font des vêtements de qualité.»

Misericordia en chiffres

  • 15 000 vêtements fabriqués par année
  • une griffe présente dans 17 pays
  • 27 employés réguliers
  • 1 couturier fabrique à lui seul 10 vestes par jour
  • 250 nouveaux modèles par an
  • rémunération 35% supérieure au salaire minimum péruvien
  • chiffre d’affaires de 700 000 $CAN

Mode équitable au Québec

Loin des bidonvilles du Pérou, dans un atelier de couture du boulevard Saint-Laurent à Montréal, des femmes immigrantes, isolées et sans emploi sont formées aux réalités du travail. L’organisme de réinsertion Petites-Mains confectionne des vêtements de travail et des articles promotionnels équitables.

«Nous aidons les immigrantes à se trouver du travail tout en leur fournissant les bases nécessaires pour vivre ici», explique la coordonnatrice du projet, Hamida Mukarurangwa.

À l’opposé de Misericordia, Petites-Mains, qui bénéficie de subventions gouvernementales, a choisi de créer des vêtements équitables bon marché. Pour Mme Mukarurangwa, la raison est simple: «Notre but n’est pas de faire de l’argent, mais de rendre accessible à ces femmes un milieu d’apprentissage adéquat.»

À ses débuts en 1994, 7 immigrantes prennent part au projet. Outillées de 4 machines à coudre, elles confectionnent les premiers morceaux. Depuis, l’entreprise ne cesse de grossir. En juillet dernier, Petites-Mains déménageait pour une 3e fois afin de répondre à la demande commerciale grandissante et permettre à plus de femmes de côtoyer l’organisme.

Avec un programme d’accompagnement pour nouveaux arrivants, des cours de francisation et une possibilité de faire des stages dans d’autres métiers, les Petites-Mains du Québec font aussi de grandes choses!

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Misericordia – Du luxe made in bidonville

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Misericordia
Du luxe made in bidonville

Guillaume Brodeur, vol.16 no.2 déc.-janvier 2008

Dossiers Commerce équitable, cartes anniversaire et Calendrier 2012

150$ pièce. C’est le prix qu’affichent de prestigieuses boutiques à Paris et Tokyo pour les vestes de sport confectionnées par des jeunes issus des bidonvilles de Lima, au Pérou. Un pari improbable qu’avait fait Aurelyen en 2002, cofondateur de l’atelier de mode équitable Misericordia.

Apprendre à utiliser des outils sans donner tout cuit dans le bec. Voilà le principe qui a guidé Aurelyen, un jeune Français avide de solidarité internationale, lorsqu’il a démarré le projet Misericordia. Cet atelier de mode éthique initie de jeunes déshérités de Lima aux rudiments de la couture. Une expertise qui leur permettra ensuite de se sortir de la misère des pueblos jovenes, ces bidonvilles poussiéreux –parfois sans eau potable ni électricité– qui bordent l’autoroute panaméricaine.

«Au début, les filles qui arrivent des bidonvilles ne sont pas mignonnes… «Après deux mois, si!» assure Aurelyen, chef d’orchestre de l’atelier fleuri. Des propos en apparence paternalistes pour qui ne connaît pas leurs conditions de vie déplorables. «On soigne notre outil de travail chez Misericordia. Organiser l’espace, c’est organiser sa vie. Notre philosophie est axée sur le respect et la noblesse humaine», ajoute cet architecte de formation.

Un respect du travail et de soi-même essentiel à inculquer aux apprentis couturiers qui débarquent à l’atelier. «Le rôle de Misericordia n’est pas seulement de leur fournir un travail et de leur donner de l’argent. C’est de les éduquer. À travers la création, ils développent un savoir-faire, une confiance en eux.» Au concept de charité – qui maintient trop souvent dans la précarité -, Aurelyen en oppose un de solidarité qui vise l’excellence. Encadrés par des couturières d’expérience (Herminda, Monica et Melina), les nouveaux venus deviennent rapidement des artistes de l’aiguille.

La qualité, une fierté

«On ne fait pas des vêtements, on fait de beaux vêtements avec notre cœur», clame Aurelyen avec fierté. Un orgueil bien placé si l’on se fie aux façons de faire de l’atelier, dont les pratiques vont à contre-courant des grandes tendances du marché. «Nous sommes une des rares marques à produire elle-même ses vêtements. À l’exception du tissu, on fait tout nous-mêmes, et seulement des vêtements Misericordia.»

«Chaque vêtement est conçu de A à Z par une seule personne, poursuit-il, de la couture des manches jusqu’au zip, comme dans les ateliers de haute couture. Plutôt que d’être des ouvriers à la chaîne, nos jeunes deviennent des artisans: “Je ne suis pas un rouage d’une machine, je suis la machine. Je sais faire une veste.”» Des contraintes qui limitent la production annuelle à 15 000 pièces, faites des meilleurs matériaux. Tout le contraire des habituels ateliers insalubres du tiers-monde qui fabriquent à la chaîne pour les magasins à grandes surfaces.

«Notre modèle d’affaires n’est économiquement pas viable, admet Aurelyen. Mais nos couturiers font LEURS vêtements, avec des messages en espagnol qui racontent LEUR histoire. Des vêtements qu’ils portent, avec des matières qu’ils connaissent, pour des gens qui comprennent le message et qui savent très bien d’où ils viennent.»

Et comment donc concilier dignité du travailleur et rentabilité? Équation simple: en vendant la collection Misericordia dans de prestigieuses boutiques de Paris, Stockholm, New York ou Tokyo. À des prix qui garantissent un niveau de vie décent aux 27 employés de Misericordia, en majorité des femmes dans la vingtaine, et qui permettent à l’entreprise de mettre en œuvre les préceptes du développement durable. Tout cela malgré une méthode artisanale vouée en théorie à l’échec.

Sensibiliser par la beauté

Avec ses produits haut de gamme aux messages évocateurs, Aurelyen se réjouit de «toucher une clientèle qui n’est pas a priori préoccupée par le commerce équitable et les questions sociales. Misericordia a le mérite de conscientiser des gens de l’univers de la mode qui, il faut l’admettre, ne se sentent généralement pas concernés par les problèmes planétaires. On peut convaincre par la beauté!»

«No mas utopia», affichent plusieurs des 250 nouveaux modèles créés annuellement. Si ce n’est pas utopique que de faire payer le prix fort pour le travail « éthiquement correct » des plus humbles, ça prend un sacré culot. Un culot griffé Misericordia.
Site web de Misericordia

Transformation extrême

Patricia Cordova Vilcapaza, 21 ans

À son arrivée chez Misericordia il y a trois ans, Patricia était encore une frêle adolescente qui vivotait dans l’extrême pauvreté du bidonville de Ventanilla. Partie de zéro, c’est aujourd’hui une femme dynamique et ambitieuse. Elle a rapidement gravi les échelons de l’organisation jusqu’à gérer les commandes et remplir le rôle de secrétaire.

«J’ai maintenant une bonne santé à cause de l’assurance maladie [fournie par Misericordia], dit-elle, redevable. J’ai ici une famille qui me permet d’avancer dans l’art de la mode.» Après sa journée de travail à l’atelier, Patricia trouve l’énergie pour suivre des cours de soir à un institut de mode. Et c’est sans compter les deux heures de transport qu’elle doit se taper matins et soirs. «C’est un grand sacrifice, mais c’est le prix à payer. Je suis près de devenir une vraie artiste de la mode, ajoute-t-elle avec confiance. Je ne veux pas travailler uniquement pour l’argent, mais aussi pour m’accomplir.»

Son rêve : posséder un jour sa propre entreprise de mode, avec un style qui sort de l’ordinaire. Un objectif qu’encourage Aurelyen, «car si Misericordia cesse un jour ses activités, nos employés posséderont un savoir-faire qui leur permettra de voler de leurs propres ailes… Quand je regarde Patricia, je me fous de la mode et de l’argent. C’est elle, la vraie réussite!»

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Paul Piché, formule pour prévoir la mode et les tendances à Tout le monde en parle

Paul Piché, formule pour prévoir la mode et les tendances à Tout le monde en parle

Dossier Tout le monde en parle.

À Tout le monde en parle dimanche dernier, Guy A. Lepage recevait Paul Piché. J’avais hâte de voir cette entrevue. Paul Piché fait partie des philosophes québécois qui ont mon admiration. Au même titre que les Richard Séguin, Michel Rivard et Gilles Vigneault.

Au lieu d’avoir une entrevue sur sa philosophie de vie et sociale, nous y avons vu un Paul Piché qui vient de sortir un livre sur une formule qu’il a inventée pour prédire les tendances de la mode et des tendances sociales. Ouf! Complètement pathétique. J’y ai vécu une grande déception. Paul Piché est parti sur tout un trip. Je ne veux même pas commenter le sérieux ou la pertinence de sa formule.

Je suis obligé de me questionner sur l’état mental de ce philosophe qui a eu toute mon admiration pendant si longtemps. Sera-t-il capable de revenir à la chanson et de me charmer par le choix de ses mots? Est-il affligé de maux qui vont détruire le sens de ses mots?

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Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

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La mode des jeunes

La mode des jeunes
Écrit par Alain Martel, Vol 14.5

Dossier Sexualité et l’Hypersexualisation .

Je ne comprends pas qu’à chaque fois que la question des codes vestimentaires est amenée sur le tapis, on revient encore aux mêmes vieilles solutions redondantes et inefficaces.

Je comprends que la situation puisse être inquiétante pour certains. Mais, moi, ce qui m’inquiète, c’est plutôt comment les adultes abordent ce sujet. On cherche des responsables, des coupables, on est outré, écœuré et quoi encore? J’ai donc décidé de vous poser quelques questions.

Qu’est-ce qui m’indispose dans la tenue vestimentaire des jeunes d’aujourd’hui? Qu’est-ce qui me choque? Est-ce que ma tenue vestimentaire d’adolescent choquait mes parents? Y a-t-il une utilité, dans le développement psychologique des adolescents, à s’habiller différemment? Est-ce que porter le costume dans les écoles réglera le problème? Le problème de qui? Y a-t-il de mes comportements qui ont un impact sur ce phénomène? Y a-t-il un danger à diaboliser ce qui touche les jeunes, tout ce qui les touche et qui nous dérange? Que signifie «recherche d’identité» et quelle est son importance dans le développement des enfants?

Ceci dit, depuis un bout de temps, je regarde un peu comment on agit avec les jeunes filles en tant qu’adultes. Je suis assez stupéfait de la rapidité avec laquelle on en fait des poupées. Les petites robes, les barrettes assorties, les démonstrations mode pour grand-maman, grand-papa, le parrain… et elles ne savent pas encore marcher! Combien de fois sont-elles changées par jour? J’ai souvent l’impression qu’elles sont traitées comme la poupée Barbie. Barbie, on lui achète plein de vêtements et on la change souvent.

Elles sont élevées pour plaire. Plaire à leur maman en premier, puis à leur père, plus tard, ce sera leur chum, leur pimp, et quoi encore? On oriente souvent notre relation adulte/jeune fille en fonction de leur beauté et de leur pouvoir de séduction. Est-ce que cela pourrait avoir un impact sur la volonté des jeunes filles de séduire?

J’aimerais bien que, pour une fois, on regarde nos agissements, nos réactions comme parent, en tant qu’adulte qui côtoie des jeunes femmes en devenir. Quand je ris de la naissance de leurs seins, est-ce que je les humilie? Est-ce que je leur apprends qu’elles ont des outils qu’elles pourront utiliser pour être en meilleure position sociale ou avoir certains avantages dans la vie?

Voyez-vous, je voudrais qu’au lieu de condamner les Britney Spears… qu’on puisse regarder les choses sur lesquelles on peut avoir une emprise. Merci de me publier.

utres textes sur la Sexualité et l’Hypersexualisation.

Hypersexualisation: le Québec abandonne-t-il ses enfants?

Le sexe banalisé?

Danse érotique, danse poteau et sexe récréatif

Hypersexualité; la mode des jeunes

Hypersexualité vue par de jeunes écoliers

Jeune, sexe et alcool

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