Bouffe bio et divertissement écolo à Saint-Michel

Bouffe bio et divertissement écolo à Saint-Michel

François Richard Dossiers Agriculture, Alimentation et Environnement

La sixième édition de la Fête Bio-Éco-Paysanne aura lieu du vendredi 14 au dimanche 16 août au Complexe environnemental de Saint-Michel à Montréal. L’événement marie marché biologique en plein air, ateliers et conférences sur le thème de l’environnementalisme, ainsi que de l’animation et des spectacles.

Bouffe bio

L’événement présenté par la Tohu et l’Union biologique paysanne permet à 80 exposants d’offrir aux habitants de la région montréalaise un vaste choix d’aliments et de produits cosmétiques biologiques. L’opération ne se limite toutefois pas à un simple marché en plein air. Plusieurs ateliers portant sur les différentes façons de vivre plus vert au quotidien sont proposés. Leurs animateurs aborderont entre autres les économies d’énergie, ainsi que les choix plus verts s’offrant aux acheteurs de produits nettoyant ou de matériaux de construction. Des conférences portant sur l’herboristerie et d’autres sujets seront aussi proposés.

Ferme, dégustations

L’aspect ‘pédagogique’ de la Fête Bio-Éco-Paysanne est contre-balancé par la tenue d’une foule d’activités de nature beaucoup plus festive. Dégustations, chasses au trésor, maquillage, ateliers de cirque et visites guidées du Complexe environnemental de Saint-Michel figureront au menu de la Fête. Les enfants montréalais pourront de plus profiter de la présence d’une fermette afin de se familiariser avec les animaux de la ferme. Deux grands spectacles seront finalement présentés. Une prestation de musique latine aura lieu le vendredi soir et une pièce de théâtre destinée à la jeunesse sera présentée le dimanche en après-midi.

Pour plus d’information quant au programme de la Fête Bio-Éco-Paysanne vous êtes invités à visiter leur page web.

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FER: jeunes marginaux, musique punk et rap

FER: jeunes marginaux, musique punk et rap

François Richard   Dossiers Festival d’expression de la rue, Jeunes de la rue et Organismes communautaires

Entrevue avec une Pair Aidante organisant le FER

L’équipe organisatrice du FER a vécu son lot de difficultés cette année. Le Festival aurait bien pu ne pas avoir lieu suite au refus de l’Université du Québec à Montréal d’accueillir l’événement sur son terrain de la Place Pasteur (rue Saint-Denis). Depuis sa création il y a 12 ans, toutes les éditions du FER s’étaient déroulées à cet endroit. Le Festival aura finalement lieu au Parc de la Paix, rue Saint-Laurent, lors du dernier week-end du mois d’août et ses organisateurs peuvent enfin mettre de côté la recherche d’un terrain pour consacrer leurs énergies à la préparation de l’événement. Malgré les délais qui raccourcissent, l’une des organisatrice du FER, Kim Heynemand, a accepté de laisser de côté son travail quelques minutes afin de s’entretenir avec Reflet de Société. Elle nous parle de l’organisation du FER, du milieu des jeunes de la rue auquel il s’adresse et des difficultés de cohabitation entre marginaux et autres citoyens dans le centre de Montréal.  

FER: spectacles musicaux, projection de flms, ateliers de sensibilisation

Kim est une Pair Aidante. Les jeunes participant à ce programme ont tous un vécu marqué par la vie dans la rue. Ils sont jumelés avec un organisme communautaire du centre de Montréal et viennent en aide aux jeunes de la rue. Les Pairs Aidants doivent de plus organiser chaque année le FER, un événement mariant spectacles musicaux, projection de films et ateliers sur différentes problématiques telles les maladies transmises sexuellement et les drogues dures. Les organisateurs du FER ont consulté les jeunes de la rue au cours des dernières semaines afin de connaître leurs préférences quant au contenu de l’événement qui leur est consacré. Plusieurs des spectacles présentés au FER mettent d’ailleurs en vedette des jeunes de la rue.

Programmation du festival

‘Nous devons avoir une programmation assez souple, car nous sommes souvent confrontés aux imprévus, explique Kim Heynemand. Parfois des jeunes que nous avons embauché sont en prison ou trop éméchés pour jouer quand l’heure de leur spectacle arrive. Le contraire est aussi vrai: des jeunes dont nous n’avions plus de nouvelles refont surface à la dernière minute et veulent participer. C’est pourquoi nous privilégions les soirées de type micro ouvert, comme ça il est plus facile de déplacer des performances au cours d’une soirée.’ Elle précise toutefois qu’une partie importante de la programmation est fixe, notamment les activités de jours comme les kiosques d’information et de sensibilisation.

Rap, culture, identité

En plus des aléas des horaires de chacun, Kim doit composer avec une difficulté particulière: elle est en charge de l’organisation de la journée hip-hop. Et alors? ‘Bien, dans le comité organisateur, nous sommes tous des punks.’ Kim explique ensuite que de plus en plus de jeunes de la rue adhèrent à la mode hip-hop plutôt que punk. ‘Ça ne créé pas de conflit particulier, mais il y a de grandes différences dans la culture. Contrairement aux punks, les hip-hop ne tirent pas de fierté du fait de vivre dans la rue. Ils ont le même mode de vie, font appel aux mêmes ressources de soutien, mais ils n’en font pas un élément central de leur identité.’

Marqué au FER

La thématique de cette année est ‘Marqué au FER’, en référence à l’attention particulière de la part des policiers dont sont l’objet les jeunes de la rue. ‘Dans le cas des punks, ça m’a toujours semblé évident. Avec les cheveux colorés, les vêtements militaires et les grosses bottes, il est normal qu’ils soient aisément identifiables. J’ai par contre été surprise d’apprendre que les policiers du centre-ville connaissent tous les rappeurs de la rue par leur nom. Quand tu vis dans la rue, tu deviens une espèce de propriété publique. Des tas de gens te connaissent, mais vu le grand nombre de rencontres que tu fais dans une journée, tu ne peux pas te souvenir de tout le monde.’

Pousser les jeunes dans le fleuve

Paradoxalement, une des raisons pour laquelle les jeunes de la rue deviennent une propriété publique, c’est qu’ils doivent de plus en plus ‘occuper des espaces semi-privés, explique Kim. Les jeunes sont systématiquement expulsés des parcs, ils doivent donc se rabattre sur les entrées de commerce et les institutions, comme l’UQAM ou les stations de métro. Ça exaspère les propriétaires et les utilisateurs, mais on ne peut pas pousser les jeunes dans le fleuve. Si on les bouge d’un lieu, ils en occuperont un autre.’ En ce sens, le déménagement du FER est conséquent. ‘Ça fait des années qu’il n’y a plus de jeunes de rue à la Place Pasteur, l’UQAM les chasse systématiquement de leurs propriétés.’

Soirée punk

Le FER tente d’atténuer les tensions qui surviennent continuellement entre marginaux et autres habitants du quartier. Les résultats sont difficiles à évaluer, selon Kim. ‘Ça peut occasionner de belles rencontres. C’est sûr que pour un non-initié, la soirée punk vers 10-11 heures est peut-être à éviter, mais les activités hip-hop et les ateliers d’après-midi nous permettent de rejoindre un public d’horizons divers.’  Kim affirme que le FER fait un grand bien à des jeunes qui ont des histoires de vie souvent pénibles. ‘Ils peuvent passer trois jours dans un parc sans se faire tasser. Ça les valorise de participer, même si c’est simplement pour donner un coup de main à l’entretien. Ils en parlent encore des mois plus tard.’

                                                                                            ***

Le FER aura lieu les 26-27 et 28 août au Parc de la Paix, situé à l’angle des rues Saint-Laurent et René-Lévesque. Nous publierons la programmation complète de l’événement lorsqu’elle sera disponible.    

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Journée mondiale du réfugié, rue Saint-Laurent

Journée mondiale du réfugié rue Saint-Laurent

François Richard Dossiers Culture et Immigration

Afin de souligner la Journée mondiale du réfugié, soit le 20 juin, l’organisme Sing l Style (lire Single Style) organise l’exposition Voyages extraordinaires. Des artistes réfugiés présentent des oeuvres d’art sur le sujet à la galerie OFF Interarts à Montréal du 29 juin au 3 juillet. D’une grande qualité artistique, les oeuvres font découvrir au visiteur de l’exposition différentes facettes de l’expérience de l’exil et du déracinement.

Voyages extraordinaires 1 Vision des Occidentaux

En grande majorité des toiles, les oeuvres présentées dans le cadre de Voyages Extraordinaires ont le mérite de briser l’image trop souvent simpliste qu’ont les Occidentaux de la réalité des réfugiés, soit celle d’immenses camps de tentes  africains ou asiatiques où des femmes et des enfants affamés se font ‘manger’ par les insectes. Bien que cette réalité doivent être soulignée, la réalité est que la majorité des réfugiés au Québec sont plutôt issus des classes moyennes de leurs pays, ne serait-ce qu’en raison des coûts de déplacement qu’ils ont dû défrayer pour se rendre ici. La solitude et l’incompréhension sont donc des réalités avec lesquelles ils doivent composer au quotidien. 

Voyages extraordinaires 7 Massacre, exils, islamistes radicaux

Les artistes exposés à la galerie OFF interarts dépeignent une réalité plus axée sur les conflits militaires et la séparation familiale que sur la misère à proprement parler. Des toiles évoquent entre autres le massacre et l’exil des artistes irakiens aux mains des islamistes radicaux, la violence politique en Chine, ainsi que des familles dont les membres se réconfortent les uns les autres devant des fonds flous et sinistres.

Voyages extraordinaires vitrinePolyvalente de Pointe-Claire

La misère des camps est quant à elle invoquée entre autres par le ballon de soccer du réfugié, une boule de bas et de sacs de plastiques tenue par une ficelle grossièrement attachée autour. La vitrine évoque aussi les grands camps de l’ONU tels que vus dans les reportages sur le Soudan ou le Sri Lanka. Le montage de sacs de riz de l’ONU et de bidons de plastiques a été réalisé dans le cadre d’un projet mis en place par l’école St-Thomas de Pointe-Claire. Les adolescents de cette école ont construit un camp de réfugié à l’intérieur de leur polyvalente et y ont vécu une journée.

Grand nombre d’artistes

La sélection des artistes s’est faite par un vaste appel à tous et plusieurs candidatures ont dû être refusées en raison d’un grand nombre d’offres. Les artistes réfugiés ont exprimé un grand désir de partager leurs expériences et certains d’entre eux ont créé de nouvelles oeuvres pour l’occasion. L’organisme qui a mis sur pied l’événement, Sing l Style, vise à offrir des services de formation en communication et marketing aux groupes humanitaires afin de les aider à mieux vendre leur cause auprès des grandes organisations caritatives. 

La galerie OFF Interarts est située au 5145 rue Saint-Laurent, au nord de Laurier, à Montréal.  Les photographies présentées dans ce billet sont d’Andrew Bacchus, fondateur de Sing l Style et co-organisateur de l’exposition avec Margot Legault.

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Images de Kinshasa pour le public québécois

Images de kinshasa pour le public québécois

François Richard

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L’artiste et travailleur communautaire originaire de la République Démocratique du Congo Paul Henry Kiese présente pour la deuxième à Montréal son exposition de photographies et de montages vidéos: Kinshasa dans le regard de Paul Henry Kiese. Les oeuvres pourront être admirées du vendredi 20 mars au jeudi 26 mars 2009, au Centre social d’aide aux immigrants, situé au 6201 rue Laurendeau, dans le quartier Ville-Émard (métro Jolicoeur).

La vie au Congo

Les photographies de Paul Henry Kiese illustrent la vie quotidienne à Kinshasa, une ville secouée par les flots de réfugiés, victimes de la guerre dans l’est du Congo, qui y débarquent, l’absence de services publics et la brutalité de forces de l’ordre corrompues. L’artiste ne s’appesantit toutefois pas sur les misères quotidienne des Kinois. Il laisse une large place dans son exposition aux aspects plus positifs, notamment les cérémonies de mariage, de la vie dans sa ville natale. Son emploi de travailleur communautaire auprès des jeunes de la rue à Kinshasa a permis à Paul Henry Kiese de porter un regard compatissant et averti sur les réalités d’une ville en pleine mutation.

Un artiste et travailleur communautaire

L’histoire de Paul-Henry Kiese sera contée plus en détail dans l’édition de juin de Reflet de Société. Les lecteurs pourront alors faire plus ample connaissance avec cet artiste qui se bat quotidiennement pour assurer aux enfants de Kinshasa un avenir meilleur. Son travail auprès des jeunes de rue montréalais sera aussi évoqué. Rendez-vous en juin.

Pour visiter la page Facebook de Paul-Henry Kiese, cliquez sur le lien.

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