Santé: Les urgences … un bordel bordélique

Impacts sur le système de Santé

Le système de Santé en chute libre

Je profite d’un nouveau séjour à la même hôpital en deux ans pour comparer la dégradation du système de Santé. De 2013 à 2015, les hôpitaux ont bien changés.

Raymond Viger       Dossier Santé

Après avoir vu les différentes problématiques des urgences dans les hôpitaux, nous pouvons maintenant tenter d’en comprendre les impacts sur les patients et sur le personnel.

Conséquences

On comprend facilement et sans faire de grands calculs que les conséquence de ces premiers constats augmentent drastiquement le temps de réaction pour répondre aux patients. Je n’ai même plus de sonnettes pour aviser un préposé que j’ai besoin d’aide. Lève la main, crie plus fort que le voisin… Fais ce que tu peux pour être vu. Et ça ne veut pas dire qu’ils auront le temps de régler ton problème. Il y en possiblement d’autres qui ont fait des demandes avant toi ou qu’ils en ont faites des plus pressantes que la tienne.

Risques d’erreur et problèmes de communication

Lors de ma radiographie avec injection d’iode, le technicien me fait retirer pour 48 heures la pilule pour mon traitement du diabète. Il mentionne : ce médicament avec la présence d’iode pourrait endommager gravement mes reins.

La préposé qui m’amène mes pilules inclus malgré tout cette pilule. . Je la refuse en mentionnant que c’est la pilule qui pourrait endommager mes reins à cause d’un test à l’iode radio-actif. Le lendemain matin, après que le médecin alu les consignes de ses collègues, je reçois encore la pilule de la préposé. Elle me répond : Le médecin a dû considérer qu’il n’y avait pas de risques puisqu’il ne l’a pas enlevé du cocktail de pilules à prendre. J’ai refusé la pilule malgré tout. Elle a demandé une confirmation du médecin. Il appele le radiologiste et il a finalement retiré la pilule de ma prescription pour 48 heures tel que demandé.

Je ne pourrais pas vous dire avec précision ce qu’il aurait pu se produire si je n’étais pas demeuré maître de mon traitement.

Augmentation de la souffrance. Les patients, laissés dans une souffrance qui augmente et le manque de communication pour être entendu ne rassurent personne. La situation devient intenable. La violence verbale augmente le stress et la pression. Sans être médecin, je peux supposer que ce climat de guerre qui règne dans le dortoir n’aide pas le calme requis pour commencer une guérison. Et cette violence est palpable et vivante autant de jour que de nuit. Même la nuit, dormir est devenu un luxe.

Quand la morphine diminue à faire effet, certains patients regardent l’infirmière en criant Donnez-moi de la morphine… ça presse. Attendre que le médecin en prescrive d’autres ou encore attendre que le temps demandé entre deux injections soient écoulé ne semble pas être des arguments convaincants devant la peur du retour de la souffrance.

Augmentation de la violence. Les patients perdent leur titre de noblesse et deviennent des impatients. La violence verbale augmente. Certaines demandes deviennent irrespectueuses envers le personnel.

Quand une femme confuse tourne en rond dans le dortoir à la recherche de son lit même s’il faut répéter à plusieurs occasions, cela demeure une situation comique qui ne dérange personne. Elle s’arrête devant votre lit en affirmant que vous utilisez le sien. À chaque fois qu’on lui montrait où elle demeure, elle ne réussissait pas à s’y rendre sans se perdre à nouveau.

Quelques exemples

Le téléphone sonne. 20 à 30 coups. Pas de boîtes vocales qu’on auraient pas le temps de toute façon de vider. Pléonasme, dans le personnel, personne n’a le temps de répondre. Des patients, devenus impatients et essayant de dormir pour oublier leur souffrance se mettent à crier :

Y a-t’il quelqu’un qui va finir par répondre. J’ai censuré ici quelques sacres faisant comprendre le niveau d’intolérance des patients.

Personne n’a le temps d’aller voir et rassurer une italienne qui crie sa souffrance à tue-tête ou encore une personne psychiatrique qui crie après tout le monde pour avoir accès à un des rares téléphones mobiles pour la vingtaine de lits de l’urgence. Le personnel reçoit de violents commentaires.

  • Y a personne qui va la voir ?
  • Y a personne pour faire sa job icit ?
  • Arrêter donc de parler et de vous pogner le cul.
  • Faites donc votre job…

Plusieurs patients en sont même venus à se crier des bêtises directement de l’un à l’autre dans un total manque de respect.

Le ton a monté jusqu’à devenir des menaces aucunement voilé.

  • Si t’arrêtes pas j’vas aller t’en crisser une.
  • M’a la tuer la tabarnac…
  • J’su pas capable.

Devant le manque de service, les patients deviennent inquisiteurs. Quand j’ai demandé un téléphone quelques minutes pour aviser le bureau de mon absence prolongée, le préposé part à la quête du téléphone. Le temps perdu à ce genre d’opération empêche les préposés de faire leur vrai job en matière de santé. J’ai pu assister à une crise d’hystérie de la patiente « propriétaire » du téléphone qui ne voulait pas accepter que son tour était terminé. Deux préposés ont dû intervenir.

L’intraveineuse d’une femme âgée se défait. Son sang pisse à terre. Trois ou quatre voisins cri l’urgence la situation au préposé. Pour le personnel soignant comment comprendre que ces cris sont plus importants que les autres cris entendus aux quatre coins du dortoir. Il ne reste plus de places pour augmenter l’intensité quand une urgence supérieure arrive.

Une histoire à suivre…

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Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

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Morphine et codéine naturelle pour bloquer la peur

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(Agence Science-Presse) – Si vous êtes régulièrement exposé à un son avant de subir une douleur, vous en venez à moins ressentir la douleur. C’est le système opioïde qui est responsable, lui qui produit naturellement des substances telles que la morphine ou la codéine. Or, des scientifiques allemands ont démontré que si on bloque l’action de ce système, la réponse à la peur se maintient. Cette observation, qu’on avait déjà faite chez des rongeurs mais jamais chez des humains, ouvre une piste pour de nouveaux traitements contre les troubles anxieux, une piste constituée par la prise d’opioïdes artificiels. Toutefois, plusieurs problèmes se posent avant d’en arriver là, en particulier celui de la dépendance chez le patient.

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Afghanistan : Faites fleurir le pavot, pas la guerre

Afghanistan : Faites fleurir le pavot, pas la guerre

La présence de soldats canadiens en Afghanistan a pris un visage différent lorsque les médias nous ont présenté des soldats canadiens morts au combat. Des lors, des gens ont demandé le rapatriement des soldats canadiens de l’Afghanistan.

En se référant à un article publié par Jean-Claude Leclerc dans le Devoir du 23 octobre 2006, les problèmes que connaît l’Afghanistan pourraient être résolu autrement.

Les États-Unis ont dépensé 780 millions de dollars pour tenter vainement d’éradiquer le pavot en Afghanistan. Même les talibans ultrareligieux, avaient interdit cette culture et n’avaient pu l’éliminer. Les Nations unies estiment à plus du tiers du produit national brut de l’Afghanistan l’importance de ce commerce illégal. L’héroïne qu’on en tire fait plus de victimes dans le monde que les conflits militaires. Aucune plante de remplacement n’est aussi payante. En s’en prenant à la culture du pavot, Washington menace avant tout la subsistance des fermiers et des cueilleurs, de quoi les pousser du côté des insurgés.

Le pavot sert à fabriquer l’héroïne, une drogue illégale qui fait des ravages. Mais elle sert aussi à fabriquer la morphine et la codéine que l’on retrouve dans la fabrication de médicaments contre la douleur. Des pays riches (États-Unis, Royaume-Uni, France, Japon, Allemagne, Australie, Canada) consomment la quasi-totalité de ces médicaments. Le reste du globe, soit 80 % de la population, en est privé.

Une meilleure stratégie existe pourtant, signale le professeur John Polanyi, un chimiste canadien et Prix Nobel : légaliser la culture du pavot et fabriquer des médicaments. En doublant la production afghane de pavot, on fait d’une pierre deux coups: aider l’économie de ce pays et soulager les patients des pays pauvres qui en sont privés. En recyclant le pavot dans le marché des médicaments, on prive les trafiquants de revenus colossaux. L’achat de ce pavot devenu légal coûterait 600 millions de dollars, beaucoup moins que ce qui est dépensé pour tenter de l’éliminer!

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