La Terre refroidit elle

La Terre refroidit-elle?

(Agence Science-Presse) – L’un des mythes les plus populaires des «enviro-sceptiques» est que «la Terre se refroidit depuis 1998». Le point de départ de ce  mythe étant que 1998 aurait été l’année la plus chaude, et que ce record n’a pas été battu depuis. Une nouvelle étude s’attarde justement, non pas à démontrer, mais avant tout à expliquer, ce qui est normal etgraphique-climat ce qui ne l’est pas.

Pourtant, même les «sceptiques» du réchauffement l’admettent: personne ne s’attend à ce qu’une courbe montrant la croissance des températures moyennes soit bien droite. Elle sera remplie de montagnes et de vallées, comme sur l’image ci-contre. Par conséquent, qu’est-ce qui est «normal» et qu’est-ce qui ne l’est pas?

Des fluctuations normales

Eh bien une «vallée» d’une décennie est tout à fait normale, quand on considère la tendance à long terme. C’est ce qu’écrivent David Easterling, du National Climatic Data Center — un organisme dont les chiffres sont souvent utilisés à tort et à travers — et Michael F. Wehner, du Laboratoire Lawrence Berkeley, dans leur article à paraître dans Geophysical Research Letters.

En soi, c’est quelque chose qu’on pouvait voir à l’oeil nu: dans le graphique ci-contre, tous les «pics» de température sont suivis d’une «descente» de plusieurs années. «Il est très facile de sélectionner une période pour renforcer un point de vue», écrivent-ils.

Mais globalement, sur plus d’un siècle, la tendance à la hausse des températures moyennes et est, elle aussi, visible à l’oeil nu.

Leur objectif est en partie pédagogique, répond Easterling au New York Times, parce que, scientifiquement, c’est le genre de démonstration qui a déjà été faite par le Groupe des Nations Unies sur les changements climatiques. Ce que nous voulions, nous, explique-t-il, c’est de montrer, d’une manière qui puisse être corroborée par les pairs, «qu’il n’y a aucune raison de s’attendre à ce que le climat se réchauffe de façon monotone, qu’il existe une variabilité naturelle», conjointement avec le réchauffement causé par l’homme.

Il est un peu dommage qu’il faille encore le répéter en 2009, mais le 21e siècle est encore jeune…

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Salmonelle: les produits bio ne sont pas épargnés

Salmonelle: les produits bio ne sont pas épargnés

Dossier Alimentation

Pascal Lapointe

(Agence Science-Presse) – L’alerte à la salmonellose qui a frappé les États-Unis depuis janvier a attiré les projecteurs sur un aspect méconnu: une bonne partie des aliments désormais étiquetés «bio» font partie de la même chaîne alimentaire.

Des tonnes de produits à base d’arachides, ou à saveur d’arachides ont dû être rappelées en janvier et février. Les rapports officiels font état de plus de 680 personnes qui auraient été malades, et d’au moins neuf morts… Aucun cas n’a été signalé au Canada, où des produits ont également été retirés des tablettes par l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Mais là où il y en a qui l’ont trouvé encore plus dure à avaler, c’est que l’usine d’où provenaient les arachides contaminées avait sa certification «bio».

À la base, selon l’Associated Press, il y aurait un inspecteur du ministère de l’Agriculture qui aurait négligé de vérifier si l’usine de la compagnie Peanuts Corporation of America (PCA) se conformait bel et bien aux normes «bio», en présumant que la certification était chose acquise.

Naïveté bio

Mais ceci n’a rien à voir avec la contamination à la salmonelle. Car derrière cette tuile qui tombe sur le mouvement bio, il y avait une grande naïveté. Parce que la nourriture bio offre «des bénéfices accrus pour la santé, les gens assument que c’est libre de pathogènes», résume Urvashi Rangan, scientifique à l’emploi de l’Union de défense du consommateur (qui publie le magazine Consumer Reports). «Je ne présumerais pas nécessairement que c’est plus sécuritaire.» Peut-être que ça l’est, mais peut-être pas.

Comme le souligne le New York Times dans un article intitulé It’s Organic, but does it means it’s safer?, la certification des aliments bio et la sécurité des aliments sont deux processus complètement distincts.

Autrement dit, certification biologique ne veut pas nécessairement dire petit fermier qui fait pousser des arachides dans son potager. La certification biologique est le résultat de réglementations imposées aux fermiers par un gouvernement (non-usage de pesticides, restrictions sur l’alimentation des animaux, etc.). Cela s’avère important pour qui achète ses fruits et légumes au marché. Mais cela ne dit rien sur la façon dont un pot de beurre d’arachides a été traité, une fois à l’usine — cette partie-là incombe à l’agence d’inspection des aliments (la FDA aux États-Unis, l’ACIA au Canada).

La négligence a manifestement été à plus d’un niveau. Le Times rapporte que l’Association pour l’amélioration des produits biologique — une compagnie privée chargée d’émettre les certifications bio — a envoyé en juillet 2008 une note à la compagnie PCA, disant que son usine de Géorgie ne se conformait plus aux normes bio. En l’absence de réponse, ce n’est que sept mois plus tard — alors que la crise était commencée — que la firme a demandé au ministère américain de l’Agriculture que la certification bio soit retirée à l’usine

Certifié biologique: une étiquette vendeuse

«Pour le meilleur et pour le pire», résume un dossier du magazine en ligne Science Progress, le «bio» d’aujourd’hui fait partie intégrante du système d’alimentation traditionnel, dépendant des mêmes usines de transformation, des mêmes distributeurs et du même marketing qu’à peu près tout le reste de ce que nous mangeons. Et ainsi, lorsque le système d’alimentation traditionnel éternue, les bios attrapent le rhume. »

Plus sévère que d’autres, Emily Brown, de la firme de Pennsylvanie Certified Organics déclare: « le ministère de l’Agriculture insiste beaucoup sur le fait que la nourriture bio n’est pas une garantie de sécurité ou de qualité — c’est une norme de marketing. » Et c’est un marketing payant, souligne Science Progress: 20 milliards$ de ventes en 2008, pour un marché qui n’existait pratiquement pas il y a 20 ans.

Rappel du rappel

Le rappel d’aliments, qui a commencé en janvier et s’étirait encore, début-mars, serait le plus gros de l’histoire des États-Unis: la liste des produits à base d’arachides qui ont fait l’objet d’un rappel, produits bios et non bios confondus, fait… 46 pages de long! Ça va des barres d’énergie jusqu’aux biscuits pour chien en passant par plusieurs marques de beurre d’arachides. Si la liste est si longue, c’est parce qu’en général, ce n’est pas toute une marque qui est en cause, mais un type d’aliment, produit à tel endroit et entre telle date et telle date.

La compagnie PCA a annoncé le 20 février qu’elle se mettait sous la protection de la Loi sur les faillites. L’enquête se poursuit.

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Paul Krugman: Nobel, économiste, à gauche et vert

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Paul Krugman: Nobel, économiste, à gauche et vert

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(Agence Science-Presse) – Paul Krugman, le gagnant du prix d’économie 2008 décerné «à la mémoire d’Alfred Nobel», n’est pas seulement professeur à l’Université Princeton. Il est aussi… blogueur! Et ses interventions publiques montrent depuis des années des penchants très à gauche… et très pro-environnement.

Avant 8 heures du matin, ce lundi 13 octobre, il a sans doute pondu ce qui demeurera l’euphémisme de l’année dans la blogosphère universitaire. Un billet d’une seule ligne : «Quelque chose d’amusant s’est produit ce matin». Avec un hyperlien vers le communiqué du Comité Nobel.

Douze heures plus tard, ce billet avait généré 1900 commentaires.

Paul Krugman

Paul Krugman, 55 ans, a été récompensé pour deux types de travaux, comme d’habitude très obscurs aux yeux des profanes, sur la mondialisation de l’économie et sur la mobilité de la production et de la main-d’oeuvre. Sa «nouvelle théorie des marchés» et sa «géographie de l’économie», dans les années 1980 et 1990, sont censées démontrer comment sont interreliés commerce et géographie, urbanisation, démographie et libre-échange. Pourquoi Toyota, une compagnie japonaise, vend-elle des autos en Allemagne et Mercedes, une compagnie allemande, en vend-elle au Japon?

Mais au-delà de ces travaux connus de la communauté des experts, c’est une des rares fois que le gagnant du prix d’économie «à la mémoire d’Alfred Nobel» (il ne faut pas dire «le Nobel d’économie») est connu du grand public. Souvent invité à la télé, il est un collaborateur régulier de la page Opinions du New York Times depuis 1999, journal sur le site duquel il tient un blogue assez prolifique. Si ses collègues universitaires regrettent l’époque où Krugman était «seulement» un chercheur, le public y a gagné un vulgarisateur hors pair de l’économie.

Controverse autour du Nobel de l’économie

Évidemment, on accusera le choix de ce Nobel d’avoir été politique, à quelques semaines des élections présidentielles, et en pleine crise financière mondiale. Krugman, qui a clairement fait comprendre qu’il se situe à gauche, a plusieurs fois critiqué la politique économique du gouvernement Bush. Il s’est même ouvertement inquiété de la montée de la religion dans la politique de son pays.

Mais plus rare pour un économiste est le fait qu’il se soit prononcé en faveur de mesures fermes pour protéger l’environnement et pour se libérer de la dépendance au pétrole.

Paul Krugman: un économiste écologique

En 2006, iI a salué le film d’Al Gore, Une vérité qui dérange, et attaqué ses détracteurs qui prétendent que les mesures proposées «pourraient détruire l’économie… Eh bien, non, elles ne le pourraient pas. Il y a débat entre les économistes sur la vigueur avec laquelle nous devrions agir pour réduire les gaz à effet de serre, mais il y a consensus sur le fait que même un très fort programme de réduction des émissions n’aurait qu’un impact modeste sur la croissance économique… Et bien que certaines industries perdraient des emplois, d’autres en gagneraient.»

En 2007, il renchérissait : «Laissez-moi vous parler d’un contre-exemple bien réel. Une économie moderne qui est parvenue à combiner une hausse du niveau de vie avec une diminution importante de la consommation d’énergie par habitant, et qui a réussi à garder ses émissions de CO2 plus ou moins stables depuis deux décennies, en dépit d’une croissance rapide de son économie et de sa population… Le nom de cette économie? La Californie.»

Et en juillet dernier, en véritable économiste et mathématicien : «La question est, pouvons-nous convaincre les gens de faire de modestes sacrifices pour se protéger contre une faible probabilité de catastrophe dans un futur éloigné?»

Blogue de Paul Krugman

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Pétition pour une science plus politique

Pétition pour une science plus politique

Pascal Lapointe – Agence Science-Presse, 27 août 2008

Reste que, en cette année d’élections présidentielles, les scientifiques semblent plus nombreux que jamais à s’agiter autour de la chose politique. L’initiative Science Debate 2008, qui milite pour la tenue d’un débat sur la science entre les candidats à la présidence, a obtenu des dizaines de milliers de signatures, en plus de l’appui d’à peu près toutes les associations de scientifiques des États-Unis et de 200 universités.

Obama et McCain pour la science

Sans se laisser démonter par le fait que le débat qu’elle demandait n’a pas eu lieu, Science Debate 2008 a été derrière la publication, dans le Wall Street Journal du 17 avril, d’une lettre signée par deux Prix Nobel, appelant à un engagement américain dans la science. La lettre était intitulée « We Need a Science White House ». En juin, le groupe publiait une liste de 14 questions à teneur scientifique, appelant les candidats McCain et Obama à prendre position sur la génétique, les gaz à effet de serre, l’exploration spatiale et la santé.

Un organisme fondé en 2004, Scientists and Engineers for America (SEA), a organisé en mai, à Washington, un séminaire d’une journée destiné aux scientifiques intéressés à se présenter aux élections. Comme le souligne placidement le rédacteur de SEA, le Congrès, à Washington, compte parmi ses élus trois physiciens, trois chimistes, un microbiologiste, deux dentistes, 13 médecins… et 215 avocats.

Les jeunes contre les changements climatiques

S’ils se présentent aux élections, ces scientifiques devront peut-être apprendre le pragmatisme, à en juger par la description que fait le journaliste Andrew Revkin (New York Times) de l’ambiance qui régnait dans cette salle du Congrès, lors du discours de James Hansen, le 23 juin dernier : « les jeunes personnes semblaient motivées par l’appel qu’il leur lançait à se mobiliser, à voter et à en recruter d’autres pour les aider à combattre en faveur du climat dont ils vont hériter. Les adjoints politiques et les fonctionnaires semblaient inconfortables, comme s’ils mesuraient la grande distance entre les recommandations du Dr Hansen pour le climat et les réalités de la politique et de l’économie. »

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Les singes, les droits humains et le gouvernement espagnol

Les singes, les droits humains et le gouvernement espagnol

(Agence Science-Presse) – Le chimpanzé est devenu récemment le premier animal à obtenir des droits similaires aux vôtres… Sauf le droit de vote! Le Parlement espagnol a en effet voté une résolution en ce sens, applaudie par les uns, décriée par les autres.

Si elle devient loi l’an prochain, et pour l’instant tout laisse croire qu’elle le deviendra, l’Espagne aura accompli une révolution: élargir aux chimpanzés les droits légaux. Les droits humains si l’on peut dire.

Défenseur des droits des animaux

Un moment historique, se sont évidemment réjouis les défenseurs des droits des animaux. Un moment-clef, a dit au Times de Londres Pedro Pozas, directeur espagnol du Projet Grand Singe, «dans la défense de nos camarades de l’évolution».

Plusieurs Espagnols étaient néanmoins perplexes, écrit le Times. Pas autant que l’éditorialiste du New York Times, qui écrit: « What’s next? ». À qui le tour?
Si, en effet, on interdit la violence contre les grands singes, interdira-t-on bientôt la mort brutale des boeufs dans les abattoirs? Et que dire des taureaux dans les corridas, sport cher aux Espagnols? Votre chien pourra-t-il vous poursuivre si vous n’avez pas changé son eau?

Pedro Pozas

Pedro Pozas, lui, se dit impatient de « briser la barrière des espèces ».
La résolution a été adoptée au Parlement espagnol avec l’appui de tous les partis. Elle en appelle à assurer la protection des grands singes contre « les abus, la torture et la mort ». Plus spécifiquement, une loi rendra illégales des expériences médicales « douloureuses » sur les singes — quelque chose qui n’existe de toute façon pas en Espagne — ainsi que l’utilisation de ces animaux dans des publicités télévisées ou des cirques. Les garder dans des zoos sera autorisé, mais les conditions de vie des 350 chimpanzés « locataires » de zoos en Espagne devront être améliorées. Pour les défenseurs espagnols des droits des animaux, les chimpanzés de ces zoos vivent dans des conditions « sous-humaines ».

Certes, ce n’est pas si ironique que ça en a l’air. L’éditorialiste du New York Times rappelle que les compagnies ont acquis des droits similaires à ceux d’une «personne» — on appelle ça une personne morale. « Si les chimpanzés obtenaient des droits, ils n’obtiendraient donc pas les mêmes que les humains; juste des droits jugés appropriés à leur statut. »

Chimpanzé autrichien Matthew Hiasl Pan

« What’s next »? Peut-être un chimpanzé autrichien appelé Matthew Hiasl Pan: des militants de là-bas se battent actuellement pour qu’il soit reconnu «une personne» au sens de la loi. Ils ont perdu devant les tribunaux et ont porté leur cause en appel devant la Cour européenne des droits humains.

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Médicament contre l’ostéoporose qui fragilise les os

Médicament contre l’ostéoporose qui fragilise les os

Dossier Protection du consommateur

(Amélie Daoust-Boisvert, Agence Science-Presse) – En 2006, la Dre Jennifer Schneider, 59 ans, est debout dans le métro lorsque le train fait un bon en avant. « J’ai senti un craquement et je suis tombée. Je savais que mon fémur était cassé », raconte-t-elle. La femme prenait du biphosphonate depuis sept ans. Ce médicament protège des fractures liées à l’ostéoporose après la ménopause, mais chez certaines patientes, les comprimés provoqueraient… une fragilisation des os. C’est ce que rapporte la Dre Lorich dans une étude se penchant sur 20 de ces cas, publiée dans le Journal of Orthopaedic Trauma. Après des semaines ou des mois de douleur inexpliquée, les femmes relatent avoir senti leur jambe craquer sous leur poids, les entraînant dans une chute. Ces patientes avaient pris du Fosamax, de son nom commercial, pendant 6,9 ans en moyenne. Ce phénomène demeure rare, et le médicament prévient 95 % des accidents et des décès liés à l’ostéoporose, selon Merck, qui commercialise le produit. Toutefois, en entrevue avec le New York Time, Dre Lorich recommande un suivi étroit de l’état des os après cinq ans de prise. « En fait, les biphosphonates ne devraient être utilisés que chez les personnes vraiment à risque élevé de fractures [liées à l’ostéoporose] », ajoute Dre Suzan Ott de l’Université de Washington.

 

Ressources protection du consommateur

Office de la protection du consommateur du Québec
Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs
Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

Protégez-vous

Rédaction
courrier@protegez-vous.ca
2120, rue Sherbrooke Est, bureau 305
Montréal (Québec) H2K 1C3

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Cultiver des légumes dans les gratte-ciel de New-York

Cultiver des légumes dans les gratte-ciel de New-York

(Amélie Daoust-Boisvert, Agence Science-Presse) – Pour votre salade, cueillir la laitue au 21e étages, les pêches au 15e, et les tomates fraîches juste au-dessus … Voilà une recette que pourraient cuisiner les habitants des fermes verticales, des gratte-ciel appelés à s’élever dans le ciel de New-York. La ferme verticale est née dans l’imagination de Dickson Despommiers en 1999, mais elle suscite maintenant l’intérêt de Scott M. Stringer, président de l’Arrondissement de Manhattan, rapporte le New-York Times du 15 juillet dernier. L’équipe de M. Stringer prévoit remettre une étude de faisabilité au maire de la ville d’ici quelques mois. Une tour de 30 étages pourraient nourrir 50 000 personnes de produit locaux. Si plusieurs on dit au professeur Despommiers de redescendre sur terre, il semble maintenant que ses idées touchent les hautes sphères du pouvoir, attirées par l’efficacité énergétique possible du projet.

Pour en savoir plus:
http://www.verticalfarm.com/

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Google News, version scientifique, par Michael Imbeault, scientifique du Québec

Google News, version scientifique, par Michael Imbeault, scientifique du Québec 

Amélie Daoust-Boisvert (Agence Science-Presse) – Le site Web du doctorant de l’université Laval Michael Imbeault a non seulement été consulté par 400 000 internautes en un mois, mais également par les journalistes de la prestigieuse revue scientifique Nature, qui y consacre un article dans son numéro du 25 juin.

E! Science News (www.esciencenews.com) ne se contente pas de rassembler les nouvelles scientifiques de plus de 40 sources différentes, dont Eureka et le New York Time. À l’instar de Google News, ce site regroupe les actualités automatiquement selon la fréquence de mots clés. Il définit l’importance des nouvelles selon le nombre de sources qui les mentionne et la date de publication. Par exemple, si vous consultez article sur la découverte de médicaments contre le cancer et les maladies tropicales par la couleur des insectes, on vous proposera de vous renseigner sur les maladies tropicales oubliées ou les chauves-souris.

C’est l’insatisfaction qui a poussé ce passionné de sciences à consacrer ses rares « temps libres » à l’élaboration de e! Science news. « Un site Web favori ? Je n’en avais pas, c’était justement ça le problème ! », dit-il en riant. Deux géants bien connus, Google News et Yahoo! News, ne sont pas friands de science. Les autres sites d’actualité scientifique laissaient Michael Imbeault plutôt froid. Des nouvelles du jour pas toujours fraîches et une interface graphique rebutante lui ont donné envie de faire mieux.

C’est une expérience renouvelée pour celui qui a également étudié la bio-informatique. Il entretenait un site de nouvelles en biologie depuis déjà quatre ans (www.biology.net). Outre la passion de construire quelque chose, il « avait envie de donner un service aux gens, de faire mieux pour le public et les professeurs ».« La première fois que ça a fonctionné, c’était l’euphorie ! Et c’est plus concret que des résultats scientifiques, ça sert immédiatement »

Maintenant que son bébé virtuel vit de manière presque autonome, comment le scientifique occupera-t-il ses soirées? « J’aimerais créer un site en français éventuellement, mais pour l’instant, l’offre de nouvelles n’est pas suffisante », dit-il. Aussi, il caresse le rêve de révolutionner rien de moins qu’un des plus populaires moteurs de recherche en sciences médicales, Pubmed, qui est utilisé par les médecins, les scientifiques et les étudiants partout dans le monde. « Je trouve que Pubmed gagnerait à être amélioré : c’est difficile de trouver un article et impossible de laisser un commentaire ». Sa vision : Un Facebook scientifique et sérieux!

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Changements climatiques et médias ne font pas bon ménage

Changements climatiques et médias ne font pas bon ménage

Pascal Lapointe – Agence Science Presse, dossier réchauffement de la planète.

BOSTON – Quel est le plus grand danger qui menace la couverture journalistique des changements climatiques? Les médias eux-mêmes et leur culture du clip? Le risque que le public finisse par se lasser d’en entendre parler? Ou bien cette tendance qu’ont les journalistes à toujours prendre le parti de la victime?

La culture du clip

Le changement climatique est effectivement l’un des pires sujets à vendre à un média, a expliqué hier Andrew Revkin, journaliste scientifique au New York Times depuis 14 ans. Revkin s’adressait alors à une salle essentiellement composée de scientifiques, dans le cadre du congrès de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS), qui avait organisé un atelier sur la couverture journalistique des changements climatiques. Et les scientifiques présents dans cette salle bondée auraient bien aimé savoir pourquoi les courants atmosphériques, les variations régionales des températures et la circulation thermohaline, entre autres passionnants sujets, ne se retrouvent pas plus souvent à la Une.

Parce que, leur a énuméré Andrew Revkin, «il n’y aura pas d’impact perceptible demain, parce que c’est une science difficile à faire comprendre, parce que ça entre en compétition avec le manque chronique d’espace et de temps…» Qui plus est, tout bon rédacteur en chef réclame pour sa première page une histoire «équilibrée» — les deux côtés de la médaille — et… de l’émotion. Le climat, ça ne fait pas une bonne photo!

N’empêche que les climatologues seraient malvenus de se plaindre. En dépit de tous ces obstacles, le climat a réussi à se tailler une place de choix dans les journaux, comme l’a rappelé Matthew Nisbet, de l’American University à New York, auteur d’une étude sur «Vingt années de changements climatiques dans l’oeil du public». Son tableau — le nombre d’articles publiés dans le New York Times et le Washington Post — montre une ligne qui, frôlant le zéro pendant toutes les années 1980, vit une montée en flèche depuis 2004 — après avoir connu quelques «hauts», comme en 1991 avec le Sommet de Rio, mais surtout des «bas», de 1991 à 1998 et de 2002 à 2004, guerre d’Irak oblige.

Une mode qui va passer?

N’y a-t-il pas un risque que la vague actuelle finisse par passer à son tour, lorsque les rédacteurs en chef — et les lecteurs — se seront lassés? Eh bien oui, c’est ce qui va se passer, admet Revkin, qui juge toutefois que les lecteurs n’y perdront pas au change: sa prévision, c’est qu’au cours des prochaines années, le réchauffement cessera d’être une «histoire», et que les journaux se concentreront plutôt sur les questions d’énergie.

Pour sa part, il estime être passé depuis longtemps au-delà de la couverture journalistique «classique» — des nouvelles, jour après jour, sans mise en contexte: avant même d’entrer au Times, Revkin avait eu le temps d’écrire cinq livres, dont un, The Burning Season, mettait en contexte, dès 1990, les questions économiques et environnementales; il a été traduit en neuf langues et a remporté de nombreux prix. Au Times, ce gagnant du Prix Pulitzer est décrit comme étant celui qui couvre «les questions environnementales dans leur contexte social et politique».

Le risque du parti de la victime

David Dickson, directeur du média britannique SciDev, s’inquiète pour sa part d’un autre biais, méconnu des scientifiques, et que les journalistes préfèrent passer sous silence: «la coalition d’intérêts» qui se dessine entre organisations non gouvernementales et journalistes. «Tous les deux courent après le sujet qui aura le plus grand impact, veulent avoir la nouvelle qui frappera l’imagination… Greenpeace, Les Amis de la Terre, ont été des sources continues de nouvelles: ils savent trouver la bonne idée. Mais ces ONG ont elles aussi leurs intérêts, et les journalistes ont la responsabilité de s’en tenir loin.»

C’est que ces organisations veulent aussi ramasser de l’argent; et pour cela, ils ont tout intérêt à accroître la couverture journalistique de l’environnement, ils augmentent leur financement. Cela implique que les nouvelles qu’ils «créent» peuvent avoir un côté flamboyant, mais pas nécessairement méritant. Beaucoup de voyages de journalistes, à Bali l’an dernier ou à Montréal l’année d’avant, ont par ailleurs été payés par ces ONG, qui organisent aussi des bourses pour étudiants ou journalistes débutants.

La formule est indéniablement utile à notre époque où les médias sabrent dans leurs budgets, mais, note Dickson, «ça laisse un parfum de manipulation».

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