Manifestation Fredy Villanueva, invitation de Will Prosper de Montréal-Nord Républik

Manifestation Fredy Villanueva, invitation de Will Prosper de Montréal-Nord Républik

Raymond Viger Dossiers Montréal-Nord, Journal de Montréal

Plusieurs jeunes vivant à Montréal-Nord et d’autres qui y entretiennent des liens très rapprochés avec la communauté de Montréal-Nord m’ont invité à une manifestation en l’honneur de Fredy Villanueva et dénonçant la brutalité policière.

Plusieurs membres et artistes de la communauté Hip Hop seront présents: Sans Pression, Dramatik et Imposs (Muzion), Dupuis, Cyrano de MTL, Diaspora, Le Voyou, Catburglaz, MFG, Nomadic Massive, Metazon.

Je reçois à plusieurs reprises un sorte de communiqué de presse sur les revendications qui animent cette manifestation suivi d’un texte pour une conférence de presse. Un texte similaire, mais pas identique se retrouve sur le Facebook de la Coalition contre la répression et les abus policiers (CCRAP).

J’ai plusieurs questions sur toute cette information que je reçois. Le texte est signé par une vingtaine d’organismes communautaires. Je décide de vérifier leur niveau d’implication. Grande surprise! Un des signataires dit ne pas avoir signé ce texte et ne pas être d’accord avec plusieurs points de cette manifestation.

Cela ne fait que remonter toutes une série de questions.

– Dans les messages reçus, je n’ai aucune idée qui m’a vraiment envoyé le message, ses intentions…

– Dans le message, je n’ai pas de vrais signataires, ni de coordonnés pour rejoindre les personnes derrière le message.

– Plusieurs organismes ne sont pas de Montréal-Nord.

– Est-ce que les organismes de l’extérieur qui viennent manifester dans Montréal-Nord ont pris contact et travaillé avec les organismes déjà implantés dans la communauté?

– Est-ce que les artistes Hip Hop impliqués dans cette manifestation sont au courant de toutes les implications de celle-ci ou est-ce que leur générosité à vouloir aider la communauté les y amènent sans trop savoir avec qui ils travaillent?

– Le texte dénonce le Journal de Montréal qui aurait:

…semé la peur volontairement en diffusant de fausses informations sur la manifestation. C’est juste du sensationnalisme! Nous dénonçons le manque d’éthique journalistique du Journal, qui se plaît à discréditer une initiative politiquement juste et légitime. Pourquoi le Journal occulte les revendications? Pourquoi le Journal ne dit pas que la coalition est composée et appuyée par plusieurs groupes et individus de la communauté de Mtl-Nord? Pourquoi le Journal ment-il au sujet de nos intentions?

– Tout le monde, sans discernement serait de gros méchants:

Nous savons que la police, les autorités municipales et les vendus du communautaire entretiennent un climat de peur à Mtl-Nord

– Sur le site de la Coalition contre la répression et les abus policiers (CCRAP), les organismes communautaires se font pointer du doigt assez vertement, malgré que la coalition prétend qu’une vingtaine d’organismes auraient signé leur document:

Nous ne tomberons pas dans la dénonciation facile des émeutes, comme l’ont fait quelques groupes communautaires en manque de fonds gouvernementaux.

Je suis convaincu de la bonne foi des jeunes qui vont manifester à Montréal-Nord ainsi que des artistes qui prêtent leurs noms et notoriété à cette cause. Mais je me questionne sur le déroulement de l’événement et les moyens de communications utilisés.

Dans une heure 15 minutes la manifestation débutera. D’autres nouvelles à suivre.

VOS COMMENTAIRES SUR LA MANIFESTATION FREDY VILLANUEVA.

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Du Hip Hop à Cuba!

Du Hip Hop à Cuba!
Écrit par Movez, Vol 13-4

Août 2004, le Nomadic Massive, un collectif de Montréal composé d’artistes Hip Hop de diverses origines culturelles, a eu la chance de passer quelques semaines à Cuba où il avait été invité par l’Association Hermanos Saiz, à participer à la 10e édition du Festival International de Hip Hop de La Havane.

Depuis son retour à Montréal, l’objectif du Nomadic Massive est de continuer à faire ce genre d’échanges avec d’autres pays afin de sensibiliser les gens d’ici aux réalités des autres cultures et d’offrir au grand public une alternative aux messages souvent matérialistes et trop légers qu’offre l’industrie musicale Hip Hop d’aujourd’hui.

Le Hip Hop cubain

Le Hip Hop fait son entrée à Cuba dans les années 80 dans la municipalité d’Alamar (à l’est de la Havane) via les ondes des stations de télévision et de radio en provenance de Miami. Loin du circuit culturel et du centre de la capitale, les jeunes cubains habitants des H.L.M. syntonisent les radios du sud de la Floride pour écouter L.L. Cool J, Public Enemy et les autres rappeurs de l’époque.

Au départ, la culture Hip Hop cubaine se développe surtout autour du breakdancing. Au début des années 90, une suite d’événements viendra tout changer. Lors de l’effondrement de l’URSS et le début de ce que les Cubains appelleront «La période spéciale», l’économie du pays se retrouve au bord de l’effondrement. Cette nouvelle réalité amène les jeunes raperos cubains à développer de nouveaux moyens pour exprimer leurs frustrations. Enregistrant, lorsqu’ils le pouvaient, les versions instrumentales des morceaux qu’ils captaient sur leurs radios, les jeunes cubains d’Alamar créent leur propre Hip Hop.

L’expression d’un mouvement Hip Hop propre aux Cubains est facilitée par l’implication de l’exilée politique américaine Nehanda Abiodun, activiste de la Black Liberation Army. Découragée par la naissance d’un Hip Hop qu’elle voyait comme une imitation aveugle de la culture commerciale américaine avec sa violence, sa misogynie et sa glorification de la vie du gangster, elle prit contact avec le Malcom X Grassroots Movement aux États-Unis afin de faire venir des artistes plus progressistes de la scène Hip Hop américaine.

Un festival

Un autre acteur important dans la reconnaissance du Hip Hop comme élément authentique de la culture cubaine a été le collectif Grupo Uno. En 1995, un de ses membres, Rodolfo Renzoli, travaille avec l’aide de l’association Hermanos Saiz (une des principales institutions pour la jeunesse de Cuba) à la mise sur pied d’un premier festival Hip Hop cubain dans le district de Alamar, où tout avait commencé. Croyant fermement que la musique peut aider à changer la société cubaine, Rodolfo fera jusqu’en 2000, la promotion de son festival.

Malgré les interventions fréquentes de la police lors des événements non sanctionnés par l’État, le mouvement Hip Hop cubain ainsi que son public prennent de l’ampleur. Aujourd’hui, on peut compter près de 200 groupes à La Havane et plus de 300 à l’extérieur de la capitale.

La reconnaissance du peuple

Au printemps 1999, le gouvernement cubain adopte officiellement une position favorable au mouvement Hip Hop allant jusqu’à le déclarer «une authentique expression de la culture cubaine».

Il reviendrait à Harry Belafonte le crédit d’avoir expliqué la culture Hip Hop à Fidel Castro. Impressionné, celui-ci aurait même qualifié le Hip Hop «d’avant-garde de la révolution».

En 2002, le gouvernement formera l’Agencia Cubana de Rap offrant aux artistes sa propre étiquette de disque ainsi qu’un magazine, Movimiento. Avec la sanction et les ressources du gouvernement, le festival d’Alamar sera transformé en Festival international annuel de Hip Hop présenté au mois d’août à La Havane. Cet événement attire de nombreux groupes et artistes internationaux dont Mos Def, Talib Kweli, The Roots, Common et Dead Prez. Il permettra aussi la tenue de tables de discussion, d’ateliers et la projection de films sur la culture Hip Hop.

La couleur cubaine

Musicalement, le Hip Hop de Cuba est très différent de celui de son cousin américain. Plusieurs raperos n’hésitent pas à s’inspirer du riche héritage musical cubain, incorporant des rythmes de rumba, de mambo, des instruments tels la guitare basse, les congas, les batas et d’autres percussions traditionnelles.

Bien que le Hip Hop cubain ait capté l’intérêt de plusieurs médias et académiciens étrangers, peu de groupes cubains ont réussi à se faire entendre à l’extérieur de l’île. L’un des principaux producteurs de Hip Hop à Cuba, Pablo Herrera, a déclaré en parlant du futur de la révolution musicale cubaine: «Ce que nous voyons n’est que la pointe de l’iceberg… le Hip Hop d’aujourd’hui à Cuba est ce que la Old School était aux États Unis dans les années 80. Ce qui se fera dans l’avenir ne sera pas que du Hip Hop… ce sera une nouvelle forme de musique cubaine.»

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

Info: http://www.nomadicmassive.ca
www.terminus1525.ca/studio/view/1510

Autres textes sur le Hip Hop:

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/04/le-cafe-graffiti-au-bresil-pour-une-convention-internationale-graffiti/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/17/atach-tatuq-et-ladisq/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/12/5-artistes-du-cafe-graffiti-en-europe/

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
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