Mois de l’histoire des Noirs 3

Mois de l’histoire des Noirs 3

François Richard

Dossier Mois de l’histoire des Noirs

Mathieu Da Costa Afin de souligner le Mois de l’histoire des Noirs, Reflet de Société vous offre une série de quatre articles portant sur des personnages d’origine africaine marquants, souvent méconnus, de l’histoire nord-américaine. Troisième personnage, Mathieu Da Costa, interprète africain, ou d’origine africaine, pour les navigateurs français et hollandais auprès des autochtones canadiens au début du 17è siècle.

3. Mathieu Da Costa

Avant de raconter l’histoire de Mathieu Da Costa, il est important de préciser qu’il existe très peu d’informations à son sujet. Son nom n’apparaît en effet que dans quelques documents juridiques français et hollandais datant du dix-septième siècle et sa biographie est essentiellement inconnue. L’histoire de Mathieu Da Costa est donc intéressante surtout en ce qu’elle permet de prendre conscience d’une présence noire méconnue en Amérique du Nord aux tous débuts de la colonisation européenne, soit avant l’avènement de la traite des Noirs à grande échelle qui marquera l’histoire américaine au cours des deux siècles suivant. Mathieu Da Costa était un homme libre, venu travailler en Amérique en échange d’un salaire qui, pour l’époque, était élevé.  

Une existence juridique

Le nom de Mathieu Da Costa apparaît dans le compte-rendu d’un procès qui a eu lieu à Amsterdam au cours du mois de février 1607. Le litige porte sur un crime commis à Tadoussac quelques mois auparavant. Le bateau de l’explorateur français Pierre Dugua De Mons, qui a travaillé avec Samuel Champlain à l’époque, est alors attaqué par une flotte hollandaise. Selon le peu d’information disponible, l’interprète Mathieu Da Costa aurait à cette occasion été pris par les Hollandais, qui souhaitaient l’avoir à leur service. Il fait parti de ce que De Mons réclame au tribunal hollandais en réparation de l’attaque dont lui et ses hommes ont été victimes. Ces documents permettent d’établir que Mathieu Da Costa n’était pas d’origine européenne, puisqu’il y est affublé du qualificatif « nègre ». Son statut d’interprète entre les Européens et les Autochtones d’Amérique y est également précisé.

L’interprète emprisonné

Le nom de l’interprète apparaît ensuite sur un contrat d’embauche pour des voyages en Amérique qu’il a conclu avec De Mons à Amsterdam en 1608. Mathieu Da Costa est mentionné deux dernières fois sur des documents européens, au cours des années 1608 et 1609, notamment lorsqu’il purge une peine de prison dans la ville normande du Havre pour « insolence ».

S »il n’existe pas de preuve qu’il ait effectivement foulé le sol américain, le fait qu’il ait été à l’emploi de De Mons lors de l’attaque de Tadoussac permet de penser qu’il a accompagné l’explorateur dans ses voyages en Acadie et dans la vallée du Saint-Laurent.

Les explorateurs d’Afrique

La question qui surgit à l’esprit lorsque l’existence de Mathieu Da Costa est évoquée est : mais comment un Africain pouvait-il servir d’interprète entre les Européens et les Amérindiens? La côte Atlantique de l’Afrique est à cette époque visitée depuis près de deux siècles par les navigateurs et marchands portugais. Ces derniers ont établis des comptoirs de commerce permanents en Afrique et un dialecte de commerce, à mi-chemin entre le portugais et les langues africaines, s’y est développé. Comme les autres métiers à l’époque, celui d’interprète se serait transmis de père en fils, dans ce cas-ci de père en fils métis, issus des unions entre portugais et africaines. Ces métis étaient les mieux placés pour faire le pont entre deux cultures ayant peu à voir l’une avec l’autre et sont devenus au fil du temps autant des commerçants professionnels que des interprètes. Le nom Da Costa a d’ailleurs une consonance latine et permet de penser que Mathieu pourrait avoir eu des ancêtres portugais.

Il faut savoir de plus que les équipages des navires d’exploration européens étaient composés de gens d’origines diverses. Les « professionnels » de l’exploration étaient rarement attachés à leur pays d’origine et vendaient plutôt leurs services au plus offrant, à l’instar de l’Italien Christophe Colomb, qui a découvert les Antilles au nom de la couronne d’Espagne.

L’embauche d’interprètes africains procurait plusieurs avantages aux explorateurs européens, dont leur expertise de négociants interculturels professionnels, les similitudes entre les patois de commerce d’Afrique et d’Amérique et le fait que, puisqu’ils n’étaient pas Blancs, ils pouvaient constituer un équilibre dans les relations qui, déjà à l’époque, se dégradaient rapidement entre Européens et Amérindiens.

Mathieu Da Costa et le Canada

Si les historiens se montrent extrêmement prudents quant à l’existence et au rôle historique de Mathieu Da Costa, le gouvernement canadien n’hésite pas, pour sa part, à en faire un symbole de sa politique multiculturelle. Ainsi, un concours scolaire intitulé le Défi Mathieu Da Costa, visant à souligner le Mois de l’histoire des Noirs, se déroule depuis 1996 dans les écoles du pays. En 2009, la Chambre des communes a institué la Journée Mathieu Da Costa, à être célébrée à travers le pays la première journée de février. La mémoire de l’interprète africain est aussi soulignée au musée de l’Habitation du lieu historique national du Canada de Port-Royal à Annapolis, en Nouvelle-Écosse.

Ce billet est largement inspiré du texte Mathieu Da Costa et les débuts du Canada: possibilités et probabilités de A.J.B. Johnston, que vous pouvez consulter gratuitement en ligne.

Mary Ann Camberton

Le dernier personnage présenté dans le cadre de cette série sera Mary Ann Camberton, réfugiée américaine au Canada qui a vécu au dix-neuvième-siècle. Elle fut journaliste, fondatrice d’un journal en Ontario, recruteur pour l’armée du Nord durant la Guerre de Sécession, enseignante et militante de la cause noire.

Pour commenter ce billet sur le Mois de l’histoire des Noirs, veuillez consulter ce lien.

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Le Québec perd une guerre importante contre le Canada: choc interculturel

Le Québec perd une guerre importante contre le Canada: choc interculturel

Billet No 2 Circulation school Magazine Canada, Francophonie

Je suis présentement dans une formation avec Magazine Canada. Rien d’extraordinaire jusque-là. Sauf que je suis le seul francophone et le seul Québécois. Les autres participants proviennent de toutes les autres provinces du Canada. Un important choc des cultures se prépare.

Circulation school de Magazine Canada

Le thème de la formation est la circulation d’un magazine, c’est-à-dire notre lectorat, comme le rejoindre, comment le présenter aux annonceurs… Pour être efficace, la formation n’est pas que théorique, mais elle comporte un volet pratique. Divisé en équipe de quatre, je me retrouve avec Jennifer du Oyster Group de la Nouvelle-Écosse. Tout au long de cette semaine, nous allons travailler sur un magazine qu’il faut inventer et développer notre stratégie pour rejoindre nos lecteurs potentiels.

Magazine Famille, Santé et Alimentation

Nous travaillons sur un magazine sur la santé. Au départ, je réussis à influencer le groupe et l’objectif est de rejoindre la famille complète. Notre créneau sera les enfants à l’école et les grand-parents. Le nom du magazine est My Healthy Family. Des activités seront planifiées pour que nous soyons dans les écoles et dans les centres pour retraités, réunissant de nouvelles familles autour de la santé et des activités familiales. Un journaliste sera l’accompagnateur pour faire des reportages sur ces activités.

Changement de vision

Une rencontre en mon absence est planifiée. Un des instructeurs de Magazine Canada, Faith, est le patron de Jennifer. L’équipe commence à avoir peur de ma stratégie qui sort de l’ordinaire. Au lieu de viser la famille de 10 à 95 ans, nous nous retrouvons avec un concensus autour des parents, 30 à 40 ans. Le nom du magazine devient Fit Family.

L’argumentation principale pour se changement drastique a été de dire que ma théorie qui pourrait être bonne pour le Québec en français ne s’applique possiblement pas pour le Canada Anglais. De plus, vu que le patron de Jennifer est présent, pas question de prendre des risques et sortir de la norme. L’équipe va se contenter de dépenser 400 000$ en louant des listes de noms pour faire du marketing direct.

Sniff! Sniff! Mes idées qui ont commencées par faire Wow, font maintenant Wo! Parce que ce n’était qu’un exercice qui ne durait que quelques jours, j’ai dû plier l’échine et laisser mes collègues ponctuels gagner leur point. Dans la vraie vie, je n’aurais jamais accepter cette défaite. Je commence à comprendre ce que René Lévesque a vécu lors de la nuit des longs couteaux.

Grand-père francophone et anglophone

Nous ne saurons la fin de cette histoire que lorsque notre organisme publiera un magazine en anglais et que nous aborderons le marché canadien. Un grand-père francophone du Canada? L’histoire est à suivre.

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Colloque sur les violences faites aux femmes. Femmes d’ailleurs

Colloque sur les violences faites aux femmes. Femmes d’ailleurs

Isabelle Burgun, Agence Science-Presse

Malaïka (nom fictif), jeune Congolaise vivant au Québec, l’a entendu de nombreuses fois :  » il ne faut pas détruire ta famille. Fais attention, tu seras rejetée, nous ne t’aiderons pas « . Victime de violence conjugale, elle ne s’est pas sentie soutenue par sa communauté.  » Le poids social est très important « , confirme Anne Kouraga, étudiante au doctorat à l’École de service social de l’Université Laval. Les abus et les maltraitances sont légion : crime d’honneur, traite des femmes, violences faites aux femmes en contexte d’immigration, etc., comme le rapportait le colloque international Violences faites aux femmes: réponses sociales et plurielles auquel participait Mme Kouraga. Elle était l’auteure, avec  » Maternité et violence conjugale chez les femmes immigrantes d’Afrique noire francophone « , de l’une des 200 présentations de ce colloque qui avait lieu récemment à Montréal.

Nés d’observation directe et de constats, les travaux d’Anne Kouraga visent à comprendre la réalité particulière de ces femmes immigrantes victimes de violence conjugale.  » Elles ont une culpabilité accrue liée à la maternité. Se perçoivent-elles comme de « mauvaises épouses »? Que vivent-elles, prises entre deux cultures ? « , s’interroge l’étudiante tchadienne qui a souvent accompagné des femmes lors de démarches d’information auprès de maisons d’hébergement pour les femmes violentées.

De nombreux facteurs musellent les femmes. Les menaces, la honte, le rejet de la communauté, l’isolement lié au contexte d’immigration, la peur d’être renvoyée au pays, la peur que la DPJ ne lui enlève les enfants… Sans compter que culturellement, la violence familiale est le plus souvent niée.  » Le système patriarcal africain affirme que la femme est inférieure à l’homme et doit lui obéir. La violence est perçue comme une affaire privée  » rapporte la chercheuse.

Pas facile de se défaire d’un tel joug, surtout dans une société d’accueil emplie de préjugés sur les femmes africaines.  » J’ai accompagné une femme battue à l’hôpital, la première question de l’infirmière a été : avez-vous le sida ? « , s’indigne Anne Kouraga.

Le contexte d’immigration

Marie Lacroix, de l’École de service social de l’Université de Montréal, se penchait elle aussi, dans le cadre de ce colloque, sur les femmes en contexte d’immigration, plus particulièrement sur la pratique du mariage par correspondance. Une pratique qui prend de l’ampleur, particulièrement depuis Internet.  » L’Internet a facilité cette pratique, particulièrement pour les hommes. « On entend parler de ces femmes promises depuis bien plus longtemps,  » avec les romans, les films, pourtant nous les connaissons bien mal, tout comme leurs motivations à user de ce biais pour immigrer « , résume le Pr Lacroix. Avec ses travaux sur  » Le mariage par correspondance « , menés avec sa collègue Sue Brigham de la Faculté d’Éducation de Mount Saint-Vincent University (Nouvelle-Écosse) et différents collaborateurs du Feminist Public Policy Project (FPPP), Marie Lacroix désire rattacher cette pratique à la féminisation de la pauvreté à l’échelle internationale.Si l’on commence à connaître les pénibles conditions des  » aides familiales  » domestiques, il existe bien peu de statistiques sur les  » femmes promises  » et le sujet reste encore tabou.

On sait qu’elles sont très nombreuses à provenir des Philippines, de Russie et d’Ukraine. Et il s’avère difficile de les retracer car elles arrivent souvent dans le cadre d’une réunion familiale et ne se définissent pas comme  » femmes promises « . De plus, elles  » ne représentent pas un bloc homogène. Les femmes des Philippines ou d’Ukraine ont des motivations propres, une vision du couple et du rôle de la femme très différentes « , souligne la chercheuse.

Point commun toutefois,  » la politique d’immigration est discriminatoire pour les femmes. Elles ont souvent moins accès à l’éducation que les hommes. Choisir un époux étranger pour parvenir à s’en sortir, cela est aussi un choix « . Aux Philippines, il existe depuis les années ’70 un programme d’exportation de la main d’œuvre doublé d’une  » tradition  » d’immigration féminine.  » L’argent envoyé à la famille par ces expatriées atteint les 6 milliards de dollars « , relève Marie Lacroix. Un facteur qui n’incite pas les autorités à ralentir le flux…

À voir

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Les poissons, c’est fini?

Les poissons, c’est fini?

Agence Science-Presse

Et s’il n’y avait plus de poissons dans nos assiettes? Ni fruits de mer? D’ordinaire, la crainte est de voir disparaître une espèce, comme la morue, ou une série d’espèces. Mais jamais auparavant n’avait-on envisagé la disparition de la totalité de la faune sous-marine. Du moins, la faune sous-marine commerciale, c’est-à-dire celle qui est la cible des pêcheurs. Si ces derniers ne changent pas radicalement leurs pratiques, il pourrait bien ne plus rien rester à nous mettre sous la dent aux environs de l’an 2050. Dans une étude qui a fait le tour du monde en quelques heures, des chercheurs de cinq pays dressent ainsi un portrait plus noir que jamais de l’avenir de la pêche. Et de l’avenir de notre alimentation après l’an 2050.

Comment l’équipe dirigée par Boris Worm, biologiste marin à l’Université Dalhousie de Halifax (Nouvelle-Écosse) est-elle arrivée à cette estimation? À partir de l’analyse de 50 années de données sur les pêches. Et ces données proviennent d’un projet, appelé Sea Around Us, qui a justement été institué il y a une quinzaine d’années en réponse au déclin appréhendé des espèces commerciales de poissons. Ce programme de recherche, hébergé à l’Université de Colombie-Britannique, est aujourd’hui devenu une méga-base de données: 500 millions d’items sur les captures de pêcheurs des quatre coins du monde, remontant aux années 1950.

L’objectif de départ n’était toutefois pas de documenter le déclin des espèces commerciales, qui ne fait pas de doute, mais de répondre à l’objection selon laquelle des perturbations chez quelques espèces autres que des poissons peuvent nuire à l’ensemble des réserves de poissons.

Autrement dit, cette étude, disent ses auteurs, démontre que tout est interelié: une chute rapide de la biodiversité depuis 200 ans s’est accompagnée d’un déclin de la qualité des eaux près des côtes qui elle-même s’est accompagnée d’une croissance d’algues qui sont dévastatrices pour la vie sous-marine.

Ceci dit, leur conclusion la plus spectaculaire —la mort de la pêche commerciale vers 2050 si rien n’est fait entretemps— suscite quelques objections. Ainsi, pour Steve Murawski, scientifique en chef au service des pêches de l’Administration nationale des océans et de l’atmosphère des États-Unis (NOAA), bien qu’il ne fasse pas de doute que les réserves de poissons doivent être protégées avec plus d’ardeur, le modèle choisi par Boris Worm et ses collègues, et paru dans la revue Science, s’appuierait sur une définition économique du mot « effondrement » (collapse) qui ne fait pas l’unanimité: on parle d’effondrement d’une population lorsque celle-ci atteint 10% de son maximum historique. Or, on ignore totalement si ce chiffre correspond à quelque chose d’aussi dramatique pour le reste d’un écosystème.

« Ce n’est pas un bon indicateur de ce qu’est une réserve de poissons en santé », déclare Murawski parce que cela fait courir le risque de sous-évaluer une population de poissons à partir d’une seule saison de surpêche.

N’empêche que cette étude rappelle que 29% des réserves de poissons qui étaient disponibles en 1950 se sont d’ores et déjà effondrées. Tout au plus Boris Worm et ses collègues se réjouissent-ils que certains des efforts de conservation des dernières années aient renversé le déclin dans certaines des 44 zones protégées. Si l’effort était accentué, l’échéance de 2050 reculerait d’autant.

Textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement

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