Le retour de Terminator, prise 2

Le retour de Terminator, prise 2

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Vous souvenez-vous du scandale Monsanto? Si les médias ne parlent plus guère de ces fameuses semences «Terminator» rendues stériles — et dont le brevet a été approuvé par le Canada et les États-Unis en 2005 —, le débat se poursuit en coulisse.

Car la probable commercialisation de ces semences divise encore les citoyens, chercheurs et politiciens. Plusieurs seraient favorables au développement des biotechnologies rendant possible de telles semences, alors que d’autres prôneraient plutôt une élimination pure et simple des OGM dans les champs.

Nombreuses sont les voix qui s’élèvent contre le scénario d’un contrôle de la fertilité des semences interdisant aux agriculteurs de réutiliser une partie des fruits de leur labeur.

La Commission de l’éthique de la science et de la technologie relance à sa manière le débat sur les technologies de restriction de l’utilisation génétique (TRUG) en publiant Regard éthique sur les TRUG, un supplément à son avis Pour une gestion éthique des OGM consacré à ces technologies controversées.

Destiné aux décideurs et au grand public, ce document cerne les enjeux éthiques de ces nouvelles technologies et les vulgarise à travers notamment les contextes scientifique, réglementaire et politique. La publication se penche également sur leurs impacts présagés sur l’environnement et les valeurs en jeu: santé, transparence, liberté de choix, développement durable, etc.

Les TRUG en question

Développées à la fin des années 1990 par l’industrie biotechnologique, ces technologies contrôlent la multiplication non autorisée des plantes génétiquement modifiées et leur dispersion dans l’environnement.

Et garantissent pour ces compagnies qui les développent, un moyen de s’assurer que les semences qu’elles inventent ne feront pas de petits. En les rendant stériles par différentes techniques, elles protègent leurs investissements.

Même si au Canada, la technologie derrière les semences Terminator a été brevetée, la commercialisation n’est pas encore permise. Les autorités canadiennes souhaiteraient procéder à des études d’impact en champ, ce que l’actuel moratoire ne permet toujours pas.

La publication de la Commission de l’éthique de la science et de la technologie recommande pour l’instant de poursuivre l’actuel moratoire en vigueur sur les essais en champ des TRUG évoquant le principe de précaution. Avant de songer à une possible commercialisation, les gouvernements du Québec et du Canada doivent veiller à protéger la santé de la population et de l’environnement.

La Commission rappelle que la transparence et l’avancement des connaissances sur ces technologies sont nécessaires à une levée du moratoire. On peut lire aussi que la liberté de recherche si elle est une valeur fondamentale ne peut être absolue.

C’est pourquoi la Commission enjoint le gouvernement du Québec et celui du Canada à participer activement au financement de la recherche publique sur les TRUG. Une des mises en garde de ce document porte d’ailleurs sur la responsabilité des États.

Terminator, plantes kamikazes et semences zombies

Leurs surnoms donnent froid dans le dos tout comme leurs capacités: «Terminator» ou contrôle irréversible de l’expression génétique des plantes, «plantes kamikazes» ou stérilité activée par un herbicide et parthénocarpie programmée.

Pour en savoir plus

Regard éthique sur les technologies de restriction de l’utilisation génétique – supplément à l’avis Pour une gestion éthique des OGM, par la Commission de l’éthique de la science et de la technologie, 2009

La technologie Terminator sur le site de la Bibliothèque du Parlement canadien

 

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OGM et maïs modifié mexicain: une controverse exagérée

OGM et maïs modifié mexicain: une controverse exagérée

(Agence Science-Presse) – Après une controverse de six ans, les experts des deux côtés s’entendent: oui, des gènes de maïs modifié mexicain ont bel et bien pu «contaminer» d’autres champs. Mais pas autant que ce que les plus alarmistes craignaient en 2001: seulement un pour cent des 2000 échantillons recueillis dans la région d’Oaxaca contenaient un gène modifié, conclut aujourd’hui Elena Alvarez-Buylla, de l’Université autonome de Mexico.

La chercheure et son équipe ajoutent dans la revue Molecular Ecology que ce ne sont pas toutes les méthodes de détection —ou tous les laboratoires— qui ont identifié les gènes modifiés en question, ce qui risque de compliquer toute future tentative pour normaliser les tests de dépistage.

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Élections: la science dans les programmes

Élections: la science dans les programmes

Pascal Lapointe           Dossier Pauline Marois

(Agence Science-Presse – novembre 2008) – Deux surprises: parmi les cinq principaux partis, le seul à aborder en détail l’hydrogène comme source d’énergie alternative est… l’Action démocratique! Et la seule occurrence du mot «science» dans le programme du Parti vert est à l’intérieur du mot… science-fiction!

Ce sont là deux des constats qui se dégagent d’un survol des programmes des cinq principaux partis politiques. Deux cent quarante pages (dont 125 dans la seule plate-forme de l’ADQ)… où, n’eut été les énergies alternatives, les mentions de dossiers scientifiques se seraient comptées sur les doigts de la main.

Génétique et hydrogène en politique

Par exemple, les mots gène et génétique sont absents, tandis que OGM n’apparaît que trois fois dans ces 240 pages — chez le PQ, Québec Solidaire (QS) et les Verts— chaque fois pour en promouvoir l’étiquetage. L’adjectif scientifique n’est guère plus chanceux: une seule apparition du côté du PQ, du PLQ et de QS, aucune chez les Verts… et sept présences chez l’ADQ, surtout dans le cadre de sa promesse de «rétablir des liens entre le milieu de l’enseignement et l’entreprise» (on ne précise pas quand ces liens auraient présumément été rompus).

La quête d’énergies nouvelles, en revanche, se détache un peu du lot: quatre partis sur cinq (le PLQ étant l’exception) parlent explicitement de réduire notre dépendance au pétrole, bien que les moyens varient considérablement. Outre sa promotion de la «filière hydrogène» et des économies d’énergie, l’ADQ vante le nucléaire («un choix intéressant du point de vue de l’environnement») tandis que le PQ et les Verts visent, entre autres choses, le respect des objectifs de Kyoto et l’adoption de normes d’efficacité énergétique. Québec Solidaire va jusqu’à recommander la nationalisation de l’éolien.

Absences significatives : les mots pollution (zéro apparition au PLQ et à l’ADQ), gaz à effet de serre (PLQ) et Kyoto (PLQ).

Énergies alternatives au Québec

Dans le cadre de son ambitieux Plan Nord, le PLQ parle surtout du développement de la filière hydro-électrique, prévoyant au passage de consacrer 20 % des nouveaux mégawatts aux énergies alternatives. Cela représenterait environ 850 MW, alors que le PQ, le seul autre à se risquer à chiffrer, promet 12 000 MW d’énergie éolienne, d’ici 2030.

Québec Solidaire (en 34 pages) et les Verts (en 13 pages) vont plus loin dans leur ambition de concilier écologie et économie. QS en fait carrément le premier de ses huit axes (soutien à une agriculture bio et aux villes qui limitent la circulation dans leurs centres, lutte contre la pollution de l’eau, etc.), bien qu’il soit par moments exagérément vague : «Québec Solidaire protégera les écosystèmes».

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Des OGM «bio»?

Des OGM «bio»?

(Agence Science-Presse) – Peut-on imaginer des aliments génétiquement modifiés et des aliments «bio» côte à côte sur la même table? C’est le pari que lancent deux auteurs dans leur livre Tomorrow’s Table (La table de demain): comment les progrès de la génétique pourraient aider l’agriculture bio, plutôt que de lui nuire. Le duo est inhabituel: en plus d’être mariés, Pamela C. Ronald et Raoul W. Adamchak sont respectivement généticienne végétale à l’Université de Californie… et agriculteur bio (Tomorrow’s Table : Organic Farming, Genetics and the Future of Food, Oxford University Press, 2008).

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Équitable, biologique et sans OGM, maintenant certifiés sans carbone

Équitable, biologique et sans OGM, maintenant certifiés sans carbone

Félix-Antoine Lorrain – Agence Science-Presse

Après les certifications « équitable », « biologique » et « sans OGM », les consommateurs soucieux de l’environnement pourraient bientôt chercher les petits sigles « sans carbone » sur les produits qu’ils achètent.

Le projet sera lancé à la fin de juillet par la Fondation américaine Carbonfund.org. Son objectif : fournir aux entreprises une certification « claire, transparente et pratique » que les gaz à effet de serre (GES) émis au cours du cycle de vie d’un produit seront compensés par des mesures équivalentes de séquestration du carbone.

Une première version de ce protocole avait déjà été inaugurée en juillet 2007 et quelques compagnies américaines affichent déjà le sigle bleu et blanc « sans carbone » sur leurs produits, dont le sucre de marque Florida Crystals Organic Sugar ou le miel Royal Hawaiian Honey.

« Le but de cette certification est d’encourager les compagnies à comprendre les bénéfices de compenser l’empreinte carbonique de leurs produits », explique Julia Farber, responsable du programme de certification des produits chez Carbonfund.org.

Pour certifier les bonnes pratiques
Certaines compagnies aux intentions douteuses pratiquent l’écoblanchiment, qui consiste à se donner l’image d’une entreprise écologiquement responsable par des techniques de marketing trompeuses telles que l’inscription de « vert » ou « bon pour l’environnement » sur les étiquettes de leurs produits. En revanche, les fabricants qui souhaitent voir leurs produits certifiés doivent mesurer l’empreinte carbonique de ceux-ci et la neutraliser en finançant des initiatives de séquestration du carbone, comme la plantation d’arbres.

L’empreinte carbonique d’un produit comprend tous les GES qui sont émis au cours de son cycle de vie. La mesurer peut devenir très complexe, « mais c’est certainement possible avec les données de plus en plus complètes dont nous disposons », dit Mme Farber.

« Il faut d’abord identifier tous les matériaux utilisés dans la confection du produit », explique Bev Sauer, ingénieure chimique pour la firme américaine Franklin Associates, spécialisée dans les évaluations du cycle de vie de produits. « Nous rassemblons ensuite l’information sur chacune des étapes de production, de l’extraction de la matière brute jusqu’à la finition du produit, y compris son emballage et son transport. En intégrant dans un modèle les données sur l’énergie utilisée et les déchets produits à chacune des étapes, on calcule les émissions totales ».

« Évidemment, plus le produit comprend de pièces, plus c’est compliqué, ajoute Mme Farber. Même pour les produits simples, il n’est pas possible de calculer l’empreinte exacte. »

On peut facilement imaginer la complexité de calculer l’empreinte d’un produit dont les pièces proviennent de dizaines de fournisseurs différents répartis aux quatre coins de la planète, dans des pays où les processus de fabrication sont peu documentés. « Trouver les données est le plus gros défi, confirme Mme Sauer. Il est aussi difficile de calculer l’empreinte laissée par l’usage et la fin de vie d’un produit lorsqu’il est entre les mains du consommateur ». Malgré les écueils, les firmes de consultants spécialisées comme celle de Mme Sauer sont capables d’estimer l’empreinte de la plupart des produits de consommation.

Mais où s’arrêter dans le calcul des émissions secondaires? Faudrait-il inclure le méthane qu’émet un aliment lorsqu’il est digéré par le corps humain ou se décompose dans un site d’enfouissement? Devrait-on tenir compte du transport des employés ayant participé à la fabrication du produit pour se rendre à leur travail? Celles de la nourriture qu’ils ont dû ingérer pour fournir l’effort physique nécessaire? On imagine facilement la liste sans fin de sources secondaires de GES.

« Nous ne visons pas la perfection. Dans le domaine de l’environnement, le principe de précaution prévaut sur le besoin d’exactitude », relativise Renee Morin, analyste d’expérience chez Clear Carbon Consulting.

Par exemple, lorsqu’elle calcule l’empreinte d’un journal pour une entreprise, Mme Morin remonte jusqu’aux moulins à scie, mais pas jusqu’aux coupes forestières; elle calcule les émissions des carburants brûlés, mais pas de l’extraction pétrolière. Et à défaut de constater de visu si le journal est recyclé, elle se fie au taux de recyclage moyen du papier aux États-Unis : 88 %. « Heureusement, le corps d’études et de données sur les GES émis par les industries est de plus en plus complet », dit-elle.

Elle est aidée en cela par le fait que de plus en plus de compagnies effectuent leur « empreinte corporative », notamment afin de déterminer où des gains énergétiques peuvent être accomplis.

L’initiative de protocole sur la certification de produits « sans carbone » de Carbonfund.org est « louable », pense Mme Morin, même si le terme « carbone neutre » serait plus fidèle à la réalité puisque les émissions de GES sont compensées plutôt qu’éliminées.

L’experte est d’avis que le domaine de certification de produits est prometteur puisqu’il produit un effet d’entraînement sur tous les fournisseurs de la chaîne de production. « Plus on remonte les chaînes de production, plus on engage d’acteurs, dit-elle. La divulgation des émissions de gaz à effet de serre devient alors un effort de groupe ».

Selon Carbonfund.org, 60 % de l’empreinte carbonique de chaque Américain provient des produits qu’il achète. Le reste provient de son usage énergétique à la maison, en voiture ou en avion.

 

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Les partis politiques, les élections et la science

Les partis politiques, les élections et la science

 

Pascal Lapointe — Agence Science-Presse

N’eut été des changements climatiques, la science aurait été complètement absente de la campagne électorale. Des recherches sur les gènes jusqu’à celles sur le vieillissement en passant par la culture scientifique des citoyens, les nanotechnologies ou les bactéries résistantes, certains des enjeux les plus lourds de conséquences pour les générations futures ont complètement échappé aux écrans radars.

Par exemple, des mots comme « cellules souches », « clonage » ou « reproduction assistée », n’apparaissent dans aucun des cinq programmes des partis politiques. Même « gènes » et « génétique », pourtant des vedettes, ne reviennent que trois fois, uniquement lorsqu’il est question de promettre un étiquetage des OGM (deux fois dans le programme du NPD et une fois dans celui des Verts). Le décodage du génome humain, les bases de données génétiques et les risques qu’elles posent pour la confidentialité, le brevetage des gènes et bien d’autres sujets, sont donc balayés sous le tapis.

C’est jusqu’à l’adjectif « scientifique » qui n’apparaît nulle part dans les deux plus courts documents mis en ligne (Bloc et Verts), et une seule fois dans les 48 pages de la plate-forme du NPD, lorsque ce parti y promet davantage de recherches scientifiques… pour asseoir la souveraineté canadienne dans l’Arctique. Du côté conservateur, dans les 33 pages du programme publié le 7 octobre, les mots « science » ou « scientifique » ne reviennent qu’en trois endroits, dont un concerne, là aussi, la souveraineté canadienne dans l’Arctique.

Le programme libéral se démarque : « crédit d’impôt à la recherche scientifique », subvention à la recherche interdisciplinaire; le mot « recherche » revient 36 fois en 88 pages, quoique généralement assorti du mot « développement », comme dans « recherche-développement ». Cela s’ajoute aux promesses partagées par tous ses adversaires : réduction des gaz à effet de serre (les conservateurs sont les moins ambitieux des cinq), investissements dans des technologies « vertes » pour la production d’énergie (tous les partis s’en mêlent), les transports ou la maison, amélioration de la qualité de l’eau et de l’air, etc.

Et c’est dans le Plan vert des libéraux qu’on retrouve cette phrase qui semble taillée sur mesure pour flatter les scientifiques : « nos investissements en recherche-développement vont faire en sorte que les politiques publiques soient toujours influencées par la recherche et les sciences ».

Sur le rôle particulier des scientifiques, le Bloc québécois va toutefois plus loin encore, dans sa réponse à l’une des 10 questions posées aux cinq partis par l’Agence Science-Presse : « que les scientifiques soient à l’emploi de n’importe quelle institution ou entreprise, ils devraient pouvoir exposer librement les conclusions de leurs recherches, afin d’orienter de nouvelles politiques et/ou d’adapter celles qui sont en place à de nouvelles réalités ».

Si le NPD et le Parti libéral ont accusé réception de ces 10 questions, envoyées le 23 septembre aux cinq partis, seul le Bloc y a répondu. On peut lire la version complète ici. http://jevotepourlascience.blogspot.com/2008/03/questions-les-rponses-du-bloc-qubcois.html

Ces 10 questions à teneur scientifique l’entraînent parfois en territoire inexploré : « les cellules souches offrent un potentiel énorme pour aider à mieux comprendre le développement humain et traiter des maladies dégénératives ». Mais la politique reprend vite le dessus : « il est toutefois très important de rappeler la compétence constitutionnelle du Québec en matière de santé, de réglementation et d’encadrement de la pratique médicale et de la recherche à l’intérieur des établissements du réseau québécois de santé ».

Au final, même si l’item « science et technologie » n’est pas un élément négligeable des dépenses gouvernementales (9,2 milliards $ dans le budget 2007-2008), les doléances des scientifiques auront eu peu d’échos pendant la campagne. Les quelques sorties publiques, comme celle du climatologue Andrew Weaver, de l’Université de Victoria, un des coauteurs du rapport du GIEC (le groupe d’étude des Nations Unies sur les changements climatiques), qui a dénoncé les coupes dans la recherche, n’ont eu droit qu’à quelques entrefilets. Si jadis, on disait que les élections ne se gagnent pas avec des prières, aujourd’hui, elles ne se gagnent pas avec de la science!

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Riz génétiquement modifié et règlement anti-OGM

Riz génétiquement modifié et règlement anti-OGM

(Agence Science-Presse) – En 2000, les médias annonçaient en grandes pompes l’avènement d’un riz modifié génétiquement, le riz doré (golden rice), dont les surplus de vitamines A « pourraient sauver un million d’enfants par an ». Parce que la carence en vitamine A est la première cause de cécité dans le monde. Huit ans plus tard, la promesse est toujours… une promesse. Son inventeur, le biologiste allemand Ingo Potrykus, blâme les règlementations anti-OGM et les « campagnes de peur ». Ce printemps, ont commencé les premiers tests sur le terrain, en Asie. Pour tester le potentiel de ce riz contre les carences en vitamines, il faudra attendre, et ce n’est pas avant 2011 que des fermiers auront l’autorisation de le planter, si jamais ils en ont l’autorisation.

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Le maïs OGM menace l’écosystème

Le maïs OGM menace l’écosystème
Benoît Lacroix – Agence Science-Presse

Le maïs Bt, largement cultivé au Québec, fait des victimes innocentes. Les trichoptères, de petits insectes aquatiques, se nourrissent du pollen et des plants de maïs qui se retrouvent dans les cours d’eau avoisinant les champs. Une étude américaine vient de démontrer que ces insectes, qui ne nuisent pas au maïs, sont affectés par l’insecticide que produit le maïs OGM. Ce dernier possède un code génétique modifié qui lui permet de produire son propre insecticide. Cela lui permet de résister à un insecte nuisible, la pyrale du maïs.

Selon Todd Royer, de l’Université de l’Indiana, les trichoptères nourris avec le maïs Bt grandissent deux fois moins vite que ceux nourris avec du maïs traditionnel. Comme il le remarque, «les trichoptères sont une source de nourriture pour des animaux plus évolués, comme les poissons et les amphibiens». C’est donc tout l’écosystème qui est affecté.

Gilles-Éric Séralini, biologiste moléculaire et spécialiste des OGM, constate que la plupart des études prouvant l’innocuité des OGM sur les organismes vivants qui en consomment sont faites par les fabricants d’OGM, et non par des laboratoires indépendants. D’ailleurs, avant l’homologation du maïs Bt, en 1996, des recherches avaient conclu à l’innocuité de la plante sur la faune aquatique. Toutefois, les tests avaient été faits sur des daphnies, de petits crustacés, et non sur des insectes. Quant aux derniers résultats obtenus avec les trichoptères, professeur Séralini, explique : «Ceux-ci n’ont rien de surprenant. Le maïs Bt a été créé pour tuer des insectes.» De plus, des études du chercheur montrent également que le maïs Bt nuit également aux mammifères.

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Manger végé pour sauver la planète

Manger végé pour sauver la planète
Benoît Lacroix – Agence Science-Presse

«Rien ne bénéficiera autant à la santé humaine et n’augmentera autant les chances de survie de l’humanité sur Terre que l’évolution vers une alimentation végétarienne.» Qui a prononcé ces mots? Nul autre que l’un des plus grands physiciens de la planète: Albert Einstein! Visionnaire, l’éminent scientifique?

Dans un éditorial publié récemment dans l’American Journal of Public Health, David Benatar, chercheur à l’Université de Cape Town, en Afrique du Sud, propose de prescrire le végétarisme, ou du moins de diminuer de façon radicale notre consommation de viande, pour lutter contre la grippe aviaire et les autres zoonoses, des maladies transmissibles de l’animal à l’homme. Par ailleurs, un article récent du journal médical The Lancet vient appuyer le recours à une telle approche préventive, mais pour d’autres raisons. Selon les auteurs de l’étude, l’élevage du bétail contribue fortement aux changements climatiques, en plus de restreindre l’accès à la nourriture dans certains pays pauvres et de causer des problèmes de santé chroniques au sein des pays riches. Ils proposent donc de diminuer la consommation mondiale de viande de 10 % d’ici 2050.

Gilles-Éric Séralini, président du conseil scientifique du Comité de recherche et d’information Indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) et spécialiste mondial des OGM précise que la diminution de celle-ci (consommation de viande) appelle à une remise en question globale de l’économie mondiale. «Nous savons que l’alimentation carnée est trop importante et qu’elle nuit à notre santé. Nous savons aussi que moins nous mangerons de viande, plus notre agriculture sera durable. Mais pour changer les choses, il faut repenser notre système économique, notre manière de distribuer la richesse et nos modes de production.»

Grippe aviaire, SRAS et maladie de la vache folle sont les plus connues des maladies transmissibles de l’animal à l’homme, remarque David Benatar. Il note aussi que certains chercheurs ont émis l’hypothèse que toutes les infections virales prendraient leur source chez les animaux. C’est d’ailleurs le cas du VIH-SIDA, dont on soupçonne l’origine chez les singes. Dans cette perspective, M. Benatar met en lumière le fait que manger moins de viande constitue une méthode de prévention évidente pour réduire les chances d’épidémies de grippe. À long terme, cela permettrait aussi d’éviter l’apparition de maladies encore inconnues qui naîtraient de l’élevage intensif.

D’ailleurs, en matière de propagation des zoonoses, les modes de production sont de plus en plus montrés du doigt. Le mois dernier, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) mettait en garde le monde entier face au danger grandissant que représente la transformation de la production animale. Malgré tout, les avis sont partagés quant aux modes de production à privilégier. Élevage industriel s’oppose souvent à élevage traditionnel. Et il est encore difficile de remettre en question l’élevage intensif. «Le monde doit incontestablement faire appel à certaines technologies des systèmes de production vivrière animale intensive. Mais la concentration excessive d’animaux dans de grandes unités de production industrielle est à éviter […]», déclare Joachim Otte, expert en politiques d’élevage à la FAO. De son côté, Danielle Nierenberg, chercheuse pour le Worldwatch Institute, demande à la FAO de concentrer ses efforts de prévention contre la grippe aviaire sur les grands producteurs de volaille, plutôt que de s’en prendre aux petits fermiers des pays en voie de développement.

Les récentes recherches nous apprennent également que l’élevage du bétail produit 18 % de tous les gaz à effet de serre de la planète en plus d’utiliser 37 % des pesticides et 50 % des antibiotiques. Si on ajoute à cela que la diète végétarienne exige près de 15 fois moins d’eau potable que l’alimentation normale, il y a de quoi regarder d’un autre œil notre steak.

Alors, sommes-nous prêts à passer au végétarisme? Richard Giovannini, président de l’Association végétarienne de Montréal, nous rappelle que la liste des bonnes raisons pour devenir végétarien est longue. Il se réfère d’ailleurs à un rapport très complet du Worldwatch Institute, dans lequel sont citées les conséquences d’une diète carnée sur la santé de la planète. En plus des changements climatiques, des zoonoses et des maladies chroniques (maladies cardiovasculaires, obésité, diabète, cancers), on y parle aussi de déboisement, de consommation et de pollution de l’eau, de quantités phénoménales d’excréments et de pertes de biodiversité. Et M. Giovannini se dit heureux de la prise de conscience environnementale actuelle. «Il est maintenant reconnu que la diète végétarienne a un impact majeur pour sauver la planète. Le discours doit maintenant faire son chemin comme ce fut le cas pour les changements climatiques.»

Références utiles:
http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000660/index.html

http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2006/1000448/index.html

http://www.delaplanete.org/Rien-de-personnel.html

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=2006030608

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