Équiterre et 200 cyclistes à la Colline parlementaire

Équiterre et 200 cyclistes à la Colline parlementaire

Cyclistes_Ottawaweb
Ottawa, le 7 août 2009 – Les 200 cyclistes de la randonnée à vélo «Libre comme l’air» d’Équiterre se sont arrêtés à la Colline Parlementaire d’Ottawa aujourd’hui pour une séance d’interprétation bien spéciale. Sidney Ribaux, coordonnateur général d’Équiterre, s’est improvisé guide touristique pour l’occasion, et a présenté aux cyclistes ce point d’intérêt touristique et historique, pourtant dépourvu d’intérêt environnemental grâce aux politiques gouvernementales de l’équipe de M. Harper.

«Habituellement, dans le cadre de cette randonnée, nous découvrons des acteurs locaux qui travaillent en faveur du développement durable. Nous avons décidé de profiter de notre passage dans la région pour faire une exception et faire découvrir aux cyclistes un endroit où la lutte contre les changements climatiques et la protection de l’environnement sont bien loin d’être des priorités par le gouvernement en place», explique Sidney Ribaux.

En effet, bien qu’une loi régissant les émissions de gaz à effet de serre existe au pays, elle n’est pas appliquée, voire ignorée par le premier ministre et son équipe. Le Canada a maintenant pris la place des États-Unis à titre de mouton noir au sein de la communauté internationale sur les enjeux climatiques, en adoptant des positions négatives et en ralentissant les efforts mondiaux face à la lutte contre les changements climatiques. «Le Canada est maintenant une espèce rare, et on l’espère en voie de disparition, puisqu’il est l?un des seuls pays industrialisés dont les objectifs de réduction de GES pour la période post-2012 ne permettront pas d?éviter le seuil critique de réchauffement de la planète promulgué par la science, soit deux degrés Celsius», ajoute M. Ribaux.

Ainsi, en vue de la conférence des Nations Unies sur le climat à Copenhague en décembre prochain, les cyclistes ont profité de leur présence pour rappeler l’urgence d’agir en matière de changements climatiques en actionnant symboliquement leur sonnette devant le Parlement du Canada.

Équiterre en a profité pour réitérer ses demandes au gouvernement du Canada pour réglementer les grands émetteurs de gaz à effet de serre, dont les producteurs de sables bitumineux et les centrales thermiques, et pour investir dans les infrastructures vertes.

Les cyclistes poursuivent maintenant leur périple de près de 200 km qui leur fera découvrir la région de l’Outaouais, tout en passant des vacances écologiques et carboneutres.

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Quelle est votre empreinte carbone?

Dossier Environnement

Quelle est votre empreinte carbone?

(Agence Science-Presse) – Combien de gaz à effet de serre laisserez-vous à vos descendants?

En effet, si chacun peut désormais calculer son «empreinte carbone», il devrait être possible de se projeter dans le futur, s’est dit le statisticien américain Paul Murtaugh.

Utilisant les projections de l’ONU sur le taux de natalité après 2050, et mettant celui-ci en parallèle avec trois scénarios sur la croissance des gaz à effet de serre (optimiste, pessimiste, moyen), il en arrive au résultat que chaque enfant né aux États-Unis après 2050 aura comme fardeau… huit fois l’empreinte carbone d’un Américain moyen d’aujourd’hui.

Une autre grosse dette léguée aux générations futures…

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Mangeurs de grenouilles

Mangeurs de grenouilles

(Agence Science-Presse) – L’appétit des humains s’ajoute aux menaces qui pèsent sur les grenouilles. Selon des chiffres de l’Organisation des Nations Unies, le marché de la cuisse de grenouille a grimpé en flèche depuis 20 ans, la France et les États-Unis étant les deux principaux importateurs. Selon David Bickford, de l’Université nationale de Singapour, entre 180 millions et un milliard de grenouilles sont mangées chaque année, un marché qui pourrait contribuer à placer ces bestioles sur la (longue) liste des espèces en voie de disparition.

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14e randonnée à velo «Libre comme l’air» d’Équiterre

Sillonner les routes de l’Outaouais à vélo pour la planète

14e randonnée à vélo «Libre comme l’air» d’Équiterre

Dossier Équiterre

Montréal, 7 mai 2009 – Pour cette 14e édition de la randonnée à vélo «Libre comme l’air» d’Équiterre, c’est en Outaouais que plus de 200 cyclistes enfourcheront leur monture, du 7 au 9 août prochain, afin d’y découvrir les plaisirs écolos, culturels et gourmands. Ils profiteront aussi de leur passage dans la région pour porter un message aux élus d’Ottawa sur l’importance pour le Canada de prendre de réels engagements en matière de changements climatiques lors de la Conférence des Nations Unies sur le climat à Copenhague en décembre prochain.

Inscriptions en cours

Il reste encore quelques places pour cette activité de sensibilisation citoyenne aux plaisirs et à l’importance de l’éco-tourisme. La randonnée permet aux participants de parcourir 150 km en trois jours afin de célébrer le plaisir de rouler à vélo, ainsi que découvrir une région du Québec, ses richesses gourmandes, artisanes et culturelles tout comme ses acteurs et enjeux sociaux et environnementaux. Nouveauté cette année, les cyclistes traverseront en Ontario afin de porter un message politique à Ottawa. «Depuis quelques années, nombre de participants nous ont demandé d’inclure un volet plus militant à la randonnée, comme c’était le cas à l’origine. Le choix de visiter cette région s’est imposé de lui-même, surtout en cette année cruciale dans le dossier des changements climatiques», explique Emilie Forget, co-organisatrice de l’événement.

Plaisirs, loisirs, valeurs écologiques et solidarité

Tout est mis en œuvre afin de démontrer qu’il est possible d’allier plaisirs et loisirs aux valeurs écologiques et solidaires promues par Équiterre. La randonnée se distingue par le souci de réduire son impact environnemental: compostage, réduction des déchets à la source, repas végétariens composés entièrement d’aliments biologiques, locaux ou équitables, etc. De plus, pendant leur périple, les participants visiteront des fermes biologiques, des producteurs et artisans locaux, et assisteront à des conférences et performances d’artistes de la région en soirée. Équiterre invite les citoyens à venir encourager les cyclistes qui sillonneront les routes de leur région et à profiter de plusieurs des activités organisées.

Pour réduire son empreinte écologique au maximum, la randonnée à vélo «Libre comme l’air» sera encore cette année certifiée carboneutre. Les organisateurs compenseront les gaz à effet de serre (GES) émis lors de l’activité en acquérant des crédits de compensation auprès de Planetair, un service à but non lucratif proposé par le Centre international Unisféra.

Les personnes intéressées peuvent télécharger le formulaire d’inscription directement en ligne à l’adresse suivante : http://www.equiterre.org/transport/randonnee/

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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Anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

Anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

Robin Drevet

Le 10 décembre 1948, l’Organisation des Nations Unies adoptait la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, texte fondateur pour la politique de nombreux États.

Seulement, qui sait que nous en fêtons les 60 ans aujourd’hui? Personnellement je ne m’en rappelais pas et il m’a fallu passer devant le manifestival d’État d’Urgence (Événement organisé sur Montréal pour les sans-abris) pour y voir une pancarte annonçant cet anniversaire, cette dernière a été comme un coup de poignard quand on sait que ce texte prône l’égalité universelle et la décence et que les sans-abris, surtout à Montréal, vivent dans tout autre chose que la décence ou l’égalité.

Je me suis alors demandé où en sommes nous aujourd’hui sur la question des droits de l’Homme (qui porte d’ailleurs déjà dans son terme une coquille propre à la langue française, et les Femmes alors?)?

Bien sûr on nous répondra que comparativement aux années d’après guerre, il y a eu beaucoup d’évolutions en particulier sur les droits de la Femme, des Enfants…pourtant certaines choses restent encore à améliorer et il y a du travail!!!

Justice égalitaire

Si l’on regarde le monde occidental (Europe, Amérique du Nord, Japon), ce sont en général des États de droit qui garantissent une justice égalitaire pour tous sans distinction de race, de sexe, d’orientation sexuelle et de classe, qui laissent au peuple le choix de décider, bref la démocratie moderne.

Homosexuel, femmes et marginaux

Pourtant certaines populations sont moins bien loties que d’autres : la population homosexuelle reste encore discriminée (unions civiles, travail), les femmes victimes de violences conjugales (une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint), et sans compter tous les marginaux qui ne trouvent pas sa place dans la société qu’on leur propose. Il existe en plus des disparités à l’intérieur de ces pays, la question de l’assurance-maladie, la retraite, l’accès au marché du travail sont très présentes aux États-Unis.

Démocratie

De plus est ce que la démocratie que l’on nous propose est réellement la réponse aux besoins et envies du peuple? Est-ce que le vote est le seul moyen d’expression de la volonté populaire? En dehors de certains pays où la grève et les différents mouvements sociaux sont un moyen de se faire entendre, de nombreux pays sont sous la pression de lobby d’entreprises et secteurs divers. Peut-on réellement parler de droits de l’Homme dans ses conditions? Ne serait ce pas plutôt la loi du marché qui prédomine, comme on peut le voir ces derniers temps avec les sommes faramineuses consacrées à la sauvegarde des marchés boursiers, au détriment de la population endettée de divers crédits et hypothèques?

Mais pour admettre cela il faudrait que ces pays fassent une introspection de leur manière de fonctionner, et reviennent dans l’esprit de la démocratie et de leurs constitutions qui toutes disent agir par et POUR le peuple. Lorsque les États-Unis refusent de s’investir dans le combat environnemental, n’est ce pas le droit des générations futures qu’ils spolient? Quand l’Union Européenne décide d’adopter un décret pour renvoyer les immigrés clandestins chez eux (ce que la France fait depuis maintenant plus de 2ans), n’est-ce pas refuser à des Hommes et Femmes la volonté de trouver un endroit plus propice pour eux-mêmes et leur famille?

Certes vous pouvez me répondre qu’il y a pire ailleurs et c’est justement là le problème, à force de toujours se comparer avec l’Autre: Saddam Hussein ex-dictateur irakien, Vladimir Poutine premier ministre russe, Hu-Jintao «président» de la République POPULAIRE de Chine, ou encore Fidel Castro et le colonel Kadhafi, on oublie de se regarder soi-même, alors sûrement que notre Occident est plus développé, plus démocratique, plus juste et égalitaire que ces territoires mais est-ce une raison suffisante pour oublier ce qui n’ont pas accès à ces grandes valeurs chez nous?

Je ne dis pas de ne pas aller aider ceux qui souffrent plus que nous, ce serait être ethnocentrique et nationaliste (deux termes que je hais par-dessus tout), mais faire croire à ses concitoyens qu’ils sont bien lotis parce qu’ils ne souffrent pas d’épidémie de choléra, de la faim ou du froid, c’est oublié tous les sans-abris, ceux qui n’ont pas les moyens de se payer un traitement convenable, qui ont du mal à subvenir à leurs besoins fondamentaux.

Donc pour la célébration de l’anniversaire de ce texte fondamental, avant de jeter la pierre au Zimbabwe, à l’Iran, à la Lybie, ou à Cuba, pensons aussi regarder du côté de la Somalie, du Botswana, de la Corée du sud qui sont des exemples de pays qui garantissent des droits pour leur population mais dont on entend peu parler, et du côté du Canada, de la France, des États-Unis qui tentent de rogner de plus en plus nos droits acquis de longues dates. À croire que pour être médiatique dans les pays émergents il faut être dictateur, sexiste, homophobe, extrémiste…

Messieurs et Mesdames les dirigeants du monde moderne, n’oubliez pas que vous avez sous votre responsabilité des Hommes et des Femmes qui font parfois face à des problèmes insurmontables et qui vous ont donné leur confiance pour les représenter, et qui attendent donc en retour que cette confiance ne soit pas utilisée à des malversations et bassesses politiques, économiques ou sociales, n’est-ce pas M. Stephen Harper, M. George W. Bush, M. Dominique de Villepin, M. Berlusconi, M. Medvedev, M. Sarkozy et autres politiciens qui ont oubliés qui leur avait confié leur pouvoir et surtout qui pouvait leur reprendre.

Ce texte est un reflet d’une position personnelle et n’engage aucunement les organismes de Reflet de Société ou du Journal de la Rue, ou de n’importe qui rattaché à ces organismes.

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UNIVERSITÉ POUR LA PAIX 2e partie

UNIVERSITÉ POUR LA PAIX

(2e partie) Murielle Chatelier

<VLUU L830  / Samsung L830> L’importance de vivre dans un monde en paix, voilà ce qu’on enseigne à l’Université pour la Paix.  Au terme de cet apprentissage, la seule arme dont disposent les étudiants pour éviter et résoudre les conflits, c’est leur diplôme.

À l’Université pour la Paix, on croit fermement que les jeunes de toutes les cultures du monde devraient partager le même idéal pacifiste. C’est dans cette optique que, depuis le début des années 2000, l’établissement recrute ses étudiants aux quatre coins de la planète. «Si les jeunes du monde entier partagent la même vision du respect des droits humains et s’engagent à participer à un développement durable, nous pouvons espérer vivre dans un monde plus harmonieux», estime le recteur de l’Université pour la Paix, M. John J. Maresca.

Chaque année, le nombre d’admissions dans cette université augmente. «L’intérêt pour ce type d’apprentissage croît de façon fulgurante», assure le recteur. L’Université pour la Paix est la seule institution affiliée à l’Organisation des Nations Unies (ONU) autorisée à décerner des diplômes d’études supérieures sur la paix et sur la résolution de conflits.

Depuis 2003, plus de 45 Canadiens ont suivi un programme sur la paix. «Nous sommes très fiers que tous ces jeunes Canadiens soient venus étudier chez nous, déclare M. Maresca. Leur pays nous a tellement soutenus dans nos efforts.» Les rapports privilégiés entre l’Université pour la Paix et le Canada devaient d’ailleurs aboutir par l’implantation du premier programme universitaire à l’extérieur du campus de Costa Rica. Un projet qui n’a pas pu voir le jour, freiné par un processus trop long (voir encadré à la fin de l’article).

D’étudiants à promoteurs de la paix

Les diplômés de l’Université pour la Paix sont formés pour devenir des leaders qui peuvent changer le monde. Nombre d’entre eux occupent des postes clés et sont amenés à combattre les conflits, la violence et les inégalités sociales. «Nos leaders ne deviendront pas tous des premiers ministres, dit M. Maresca avec une pointe d’humour. Un leader est avant tout quelqu’un qui sait ce qui est bien, et qui fait tout pour s’assurer que ses actions vont dans ce sens.»

La Canadienne Lauren Jones est l’une de ces leaders. Diplômée de la promotion 2006 en Loi internationale et droits humains, elle a mis sur pied son propre organisme à but non lucratif, P for Peace. Sa mission est d’éveiller une conscience sociale sur les problèmes qui touchent les droits des prisonniers et de promouvoir la prévention du crime chez les jeunes à travers le développement social.

«Apprendre d’une variété de professeurs hautement qualifiés tout en côtoyant des étudiants qui partagent une vision commune de la paix est l’expérience de toute une vie, se réjouit-elle. L’Université pour la Paix m’a inculquée la croyance que la paix existe et, plus important encore, qu’on peut espérer vivre dans un monde soucieux des droits humains dans un avenir proche.»

Le Kényan Dan Juma, diplômé de la promotion 2006 dans le même programme que Laura Jones, est très actif sur la scène internationale depuis la fin de ses études. À titre d’expert, il a été invité à commenter le conflit qui sévit au Kenya sur les ondes du réseau anglais de Radio-Canada, CBC. Toujours au même titre, il a participé à la Conférence mondiale sur la prévention du génocide, tenue du 11 au 13 octobre 2007 à l’Université McGill.

«Une éducation basée sur la paix est essentielle, estime M. Maresca. Nos étudiants font face à leurs défis avec courage, et avec ce qu’ils ont appris à l’Université pour la Paix.» La majorité des diplômés travaillent au sein d’organisations non gouvernementales (ONG), tandis que d’autres sont employés par l’ONU ou deviennent enseignant. À une échelle plus individuelle, les promoteurs de la paix rencontrent les mêmes défis quotidiens que tout citoyen soucieux de vivre dans une société d’égalitaire et pacifique.

Une brochette d’enseignants

Tout comme les étudiants admis à l’Université pour la Paix, le personnel enseignant sur place en permanence vient des  4 coins du monde: Égypte, Suisse, Salvador, Pérou, France… Leurs expériences distinctes font d’eux des ressources diversifiées dans un environnement des plus multiculturels. Toute une richesse pour les étudiants qui seront amenés à analyser les conflits de nombreux pays dans le cadre de leurs fonctions.

Les personnalités internationales qui se déplacent pour enseigner pendant de courtes périodes à l’Université pour la Paix sont des experts dans leur domaine. Plusieurs Canadiens figurent sur cette liste, dont le Dr Gerald Caplan, un analyste et activiste politique mondialement reconnu. Il se spécialise notamment dans les questions africaines, particulièrement celles portant sur les génocides. Titulaire d’un doctorat en histoire africaine, il est l’auteur du rapport très médiatisé: Rwanda, The Preventable Genocide (Rwanda, le génocide qu’on pouvait éviter).

Main dans la main avec l’ONU

Bien que l’Université pour la Paix ait vécu des années difficiles, l’ONU a reconnu ses importants progrès et a demandé un renforcement de leur coopération en 2006. Une résolution a été adoptée: «Avec les efforts accomplis pour revitaliser et pour renforcer l’Université pour la Paix elle est aujourd’hui, plus que jamais, un centre international spécialisé dans l’éducation, la formation et la recherche sur toutes les questions liées à la paix et aux conflits».

Pour rester en dehors de toute lutte politique et pour conserver sa vocation strictement académique, l’Université pour la Paix a été dotée d’une charte et s’assure de son indépendance financière vis-à-vis de l’ONU. Il n’en demeure pas moins qu’à la base, les programmes dispensés par l’Université pour la Paix sont inspirés par la culture de cette organisation mondiale et l’Université pour la Paix cherche à soutenir les mêmes objectifs. Dans son dépliant publicitaire, l’établissement indique que «l’Université pour la Paix est un membre de la famille onusienne» et se réjouit de bénéficier d’une liberté d’action.

Programmes accessibles à tous

En plus d’offrir à ses étudiants des programmes qui mènent à l’obtention d’une maîtrise, l’Université pour la Paix offre aux organismes des ateliers et des formations de courte durée sur la paix et sur la résolution de conflits. À travers les écoles du monde, l’Université pour la Paix met à la disposition des enseignants du matériel pédagogique. Toute personne intéressée peut aussi suivre une formation à distance ou se procurer une série de livres sur la paix.

L’une des missions de l’Université pour la Paix est de rendre son enseignement accessible à tous. L’Université pour la Paix est présente à l’étranger grâce à ses bureaux de Genève, New York et Addisabeba, en Éthiopie. Des centres d’activités académiques et de recherche sont aussi affiliés à l’Université pour la Paix en Serbie, en Colombie et en Uruguay.

L’Université pour la Paix au Canada

«L’ONU nous a donné le mandat de diffuser notre enseignement à travers le monde, conclut le recteur de l’Université pour la Paix. Nous croyons qu’à défaut de pouvoir le faire pour l’humanité entière, notre devoir est au moins de rejoindre tous les jeunes qui s’intéressent à ce type d’apprentissage, peu importent les frontières.»

Le Centre international de l’Université pour la Paix à Toronto a fermé ses portes le 28 novembre 2006, après 15 mois d’exploitation. L’Université pour la Paix prévoyait d’offrir deux programmes de maîtrise dont une partie des cours serait dispensée en Ontario et l’autre, au Costa Rica. Après avoir suivi les procédures déterminées par la Commission d’évaluation de la qualité de l’éducation postsecondaire (PEQAB) pour implanter ces programmes, l’Université pour la Paix n’a pas pu atteindre ses objectifs dans les délais fixés. Les fonds alloués par le gouvernement canadien ne suffisaient pas et l’Université pour la Paix a suspendu ce projet.

Produit en collaboration avec le gouvernement du Canada par l’entremise de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

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Université pour la Paix

Université pour la Paix (1ere partie)

Dossier Éducation

Apprendre par l’échange Marie-Sophie Trudeau et Gabriel Alexandre Gosselin

En 1948, le Costa Rica devient le premier pays de l’histoire moderne à abolir son armée. Une décision audacieuse qui inspire le président Rodrigo Carazo. Avec l’appui de l’ONU, ce dernier crée l’Université pour la Paix le 5 décembre 1980. Objectif: donner des cours universitaires sur la paix. Faisant face à des problèmes financiers à plusieurs reprises, L’Université pour la Paix reçoit une aide importante de l’Agence canadienne de développement internationale (ACDI) qui lui permet de se remettre sur pied.

Si le concept de l’Université pour la Paix semble à première vue exceptionnel, ce n’est pas sans entraves que l’établissement a poursuivi son chemin jusqu’en 2008. L’initiative lancée par le Costa Rica en 1980 dépend alors et, aujourd’hui encore, de subventions, des fonds pas toujours évidents à amasser.

Dans les années 80-90, l’Université pour la Paix connaît une période difficile. Toutefois, ce n’est qu’au début des années 2000 que le Canada s’intéresse à la situation. Il accepte ainsi d’aider financièrement l’Université pour la Paix par le biais de L’ACDI. «On peut dire que la mission et les objectifs de l’Université pour la Paix sont tout à fait compatibles avec les politiques du Canada: paix, multilatéralisme, résolution non violente des conflits», explique le vice-recteur ca-nadien de l’Université pour la Paix, Georges Tsaï.

L’ACDI a ainsi appuyé l’Université pour la Paix de 1999 à 2007 en investissant 13 millions de dollars. L’Université pour la Paix installée au Costa Rica a pu développer de nouveaux programmes grâce à ces subventions et se doter d’un coussin financier qu’elle ne connaissait pas auparavant. «Il est rare que les pays donateurs maintiennent leur aide financière à des institutions comme l’Université pour la Paix sur une longue période. C’est pourquoi l’Université pour la Paix cherche à constamment diversifier ses sources de financement et à diminuer progressivement sa dépendance vis-à-vis de ses donateurs» poursuit Georges Tsaï.

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Des étudiants canadiens à l’Université pour la Paix

Chaque année, l’Université pour la Paix reçoit 150 étudiants provenant de 53 pays différents. Tous se côtoient pour la réussite d’une maîtrise d’un an dans neuf programmes distincts.  Cette année, 11 étudiants canadiens ont rejoint les salles de classe de l’Université pour la Paix.

«Je ne connaissais pas la maîtrise en droit international au Costa Rica. J’ai fais une recherche sur Internet et je suis tombé sur l’Université pour la Paix. Je trouvais le programme intéressant, alors je me suis inscris», raconte un étudiant vancouverois en droit international à l’Université pour la Paix, Shawn Bryant.

Un autre étudiant canadien originaire de Calgary, Paul Klassen, a découvert le programme en Éducation de la paix lors de son séjour de sept ans au pays. «Par la suite nous sommes retournés, ma femme et moi au Canada, mais nous sommes récemment revenus avec mes trois enfants au Costa Rica pour que je fasse cette maîtrise», explique Paul Klassen.

On chiffre à 18 000$ les coûts d’une année d’études à l’Université pour la Paix. «C’est plus cher qu’au Canada, mais moins cher qu’aux États-Unis. De plus, les étudiants canadiens sont conscients que l’ACDI est venue en aide à l’Université, c’est intéressant», affirme Shawn Bryant.

Admission

La moyenne d’âge dans l’université est de 29-30 ans. La maturité des étudiants s’explique par la sélection minutieuse de ces derniers. Le comité des admissions de l’Université utilise quatre critères pour déterminer si un candidat peut être admis: performance académique, connaissance suffisante de la langue anglaise, expérience et motivation. «L’expérience peut être professionnelle ou acquise dans le cadre de stages ou de travaux pratiques, ou encore par le truchement d’une participation dans le secteur volontaire. Le degré de motivation des candidats est évalué sur la base d’un texte que les candidats doivent soumettre», explique le vice-recteur canadien Georges Tsaï.

Une façon d’apprendre particulière

L’enseignement donné à l’Université pour la Paix n’a rien à voir avec les cours magistraux de nos universités traditionnelles. Dans chacun des programmes, des personnalités internationales se déplacent au Costa Rica pendant environ 3 semaines pour donner leur cours. «C’est grâce à ces conférenciers que nous pouvons comprendre les perspectives africaines, américaines et plus encore», mentionne Shawn Bryant.

Une autre spécialité de l’Université pour la Paix: les étudiants n’ont pas de structure de cours. Paul Klassen, inscrit dans le programme en Éducation pour la paix, partage sa vision de cette façon d’apprendre: «On se retrouve dans un contexte vraiment intéressant ici. On suit nos cours avec des gens de partout dans le monde. Dans notre programme, 10 étudiants viennent du Nord et 9 du Sud. Nos discussions m’ont permis de comprendre leur façon de voir l’éducation. On fonctionne surtout par l’échange. On ne se limite pas seulement aux connaissances d’un maître de conférence. Ces échanges permettent, selon moi, une meilleure, bien meilleure compréhension de notre sujet.»

Petite ombre au tableau: la reconnaissance de la maîtrise. «L’Université pour la Paix n’est pas très connue, par conséquence, ma maîtrise n’est pas très reconnue. Toutefois, l’expérience que nous vivons ici compense et puis l’Université à quand même un lien direct avec l’ONU. C’est la seule université à ce jour fondée  par cette organisation», affirme Shawn Bryant. <VLUU L830  / Samsung L830>

Les 9 programmes de l’Université pour la Paix

– Sécurité environnementale et paix
– Construire la paix
– Loi internationale et droits humains
– Loi internationale et règlement de conflits
– Étude internationale de la paix
– Média, conflits et études de la paix
– Ressources naturelles et paix
– Ressources naturelles et développement durable
– Éducation pour la paix.

Produit en collaboration avec le gouvernement du Canada par l’entremise de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
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