Les 10 personnalités du web québécois: Michelle Blanc, Dominic Arpin et Bruno Guglielminetti à l’émission de Christiane Charette

Les 10 personnalités du web québécois: Michelle Blanc, Dominic Arpin et Bruno Guglielminetti à l’émission de Christiane Charette

Raymond Viger   Dossier Internet, Michelle Blanc, Patrick Lagacé

Le titre de cette émission de Christiane Charette sur les ondes de Radio-Canada ne me dérangeait pas au départ. Le mot clé du titre de l’émission de Christiane Charette était « personnalité ». Une personnalité est un notable, quelqu’un bien en vue, un personnage remarquable.

Ma curiosité me pousse à écouter cette émission. Rapidement, j’ai été ébranlé par ce que j’ai entendu. L’émission de Christiane Charette m’a laissé perplexe. À un point où j’ai dû attendre quelques jours avant de faire ce billet, question de prendre un peu de recul et de l’écrire à froid.

Top 10 des blogues les plus influents selon le magazine Forbes

Inspiré du magazine Forbes aux États-Unis qui a sorti son top 10 des personnalités du Web, Christiane Charette tente de faire pareil. Christiane Charette et ses trois invités Michelle Blanc, Dominic Arpin et Bruno Guglielminetti n’ont pas caché que le magazine Forbes avait pris des semaines de savants calculs pour établir leur liste tandis que le célèbre trio de la blogosphère n’a eu qu’un week-end pour préparer, chacun de leur côté leur liste des top 25 et très peu de temps le lundi matin pour en retirer leur liste des top 10 du Web québécois.

L’influence du Web vu par Dominic Arpin

Dominic Arpin nous donne rapidement une définition sur laquelle il s’est basé pour identifier des personnalités du Web. Dominic Arpin parle de présence régulière sur le Web, de participer à la blogosphère, de faire des hyperliens… Dominic Arpin élimine les gens déjà connus avant d’avoir un blogue, les gens comme Patrick Lagacé. Il cherche à identifier ceux qui se sont créés une notoriété à partir du Web.

Les blogues de Bruno Guglielminetti

Bruno Guglielminetti parle de gens qui communiquent. Bruno Guglielminetti élimine ceux qui ont des profils fermés.

La blogosphère de Michelle Blanc

Michelle Blanc défini l’influence comme les hyperliens que les gens pointent vers notre blogue, un vote de confiance. Le nombre de mention dans les médias traditionnels sont aussi tenu compte pour Michelle Blanc.

Parle-t-on de personnalités dans le sens popularité et reconnaissance par le public ou encore d’influence? Michelle Blanc nuance en disant qu’il y a des gens qui sont populaires mais peu influents. Parce que l’influence peut se faire discrète, dans l’ombre et passer inaperçue.

Michel Beaudet et les Têtes à Claques

Je ne critiquerais pas le jeu auquel Michelle Blanc, Dominic Arpin et Bruno Guglielminetti ont participé. Ils n’ont pas caché le peu de temps pour réaliser cette liste et le déchirement entre popularité et influence. De plus, il n’y avait pas nécessairement consensus dans les résultats. Et le cas de Michel Beaudet avec les Têtes à claques en est un bel exemple. Bien classé par Dominic Arpin et Bruno Guglielminetti, Michel Beaudet arrivait 24e ou 25e sur la liste de Michelle Blanc.

Blogosphère internationale?

Encore une fois, j’ai l’impression que la problématique du territoire est venu me brasser. Suis-je Québécois ou Français? Je suis un Québécois, qui a un blogue fait au Québec dont une majorité d’Européens me lisent. À 2 reprises, une vingtaine de médias Français ont parlé de mon travail sur l’Internet, incluant des agences telles que Reuters et Agence France Presse. Ces médias étaient autant la radio, la télévision que les journaux. Mais en France, on se contente de mentionner que je suis un blogueur Canadien!

Blogue québécois

Pourtant, au Québec, j’ai un minimum de visibilité. Quand la recherchiste de l’émission Isabelle le matin voulait avoir un invité pour une émission sur le suicide, c’est en cherchant dans les moteurs de recherches qu’elle est tombé sur mon blogue et que j’ai été l’invité d’Isabelle Maréchal.

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) m’a demandé de donner une formation aux journalistes qui veulent partir un blogue. Magazine Canada m’a demandé d’animer leur prochaine formation sur le blogue.

Les Ministères de l’Éducation au Québec et en Ontario réfèrent nos textes Internet auprès des étudiants du secondaire. À plusieurs reprises des éditeurs de manuel scolaire nous ont demandé la permission pour utiliser nos références dans les manuels scolaires.

Suite à la parution de mes billets sur le blogue, des organismes communautaires me consultent pour avoir de l’aide, des écoles m’invitent à donner des ateliers sur différents sujets…

Il y a tout de même un minimum de visibilité dans les moteurs de recherche sur nos billets puisque plusieurs journalistes, à la blague, me mentionnent être tannés de tomber sur mes billets en faisant des recherches.

Et ce qui est le plus important pour moi, c’est le fait que mes billets, même vieux de plusieurs années, sont encore bien visités et commentés. Ils sont devenus des classiques.

La blogosphère, une somme de gouttes d’eau

Je ne cesserais de répéter que je ne suis qu’une goutte d’eau dans la blogosphère. Une goutte d’eau qui reçoit 100 000 visites par mois. Une goutte d’eau anonyme. Parce que mes sujets de prédilection versent dans le suicide, le jeu compulsif, la drogue, l’alcool, la prostitution… Des sujets peu attrayants et dont on ne cherche pas à se vanter. Un sujet comme le suicide, sur les 4 billets que j’ai écrits, c’est maintenant 150 000 visites par année, plus de 3 000 commentaires de personnes suicidaires qui se confient.

Tout cela bénévolement. De jour, de soir et de nuit. 7 jours sur 7. Seul devant cet écran en relation avec des gens anonymes de partout à travers le monde.

Quand je regarde l’impact que j’ai sur les Internautes qui viennent me visiter et les commentaires que je reçois, je peux dire que oui j’ai de l’influence, autant sur ces gens que sur notre société. Est-ce que je suis populaire pour autant? Pas vraiment. Parce que la première personne que l’on veut oublier quand on va mieux, c’est celui qui nous a aidé quand tout allait mal. Parce que l’on veut oublier ces périodes de détresse. On veut oublier ces moments de souffrance.

Est-ce qu’un top 10 fait en survolant rapidement la blogosphère permet de bien présenter la réalité de celle-ci? Pas sûr. Parce que la blogosphère est la somme de toutes ces gouttes d’eau, ces gens passionnés qui la nourissent dans l’ombre, qui apporte à la blogosphère son âme et son essence.

Merci à Renard L’Éveillé pour avoir attiré mon attention sur l’émission de Christiane Charette, émission que j’ai écouté parce qu’un blogueur en a parlé! C’est donc dire que Renart L’Éveillé a eu de l’influence sur moi.

Classement des 25 personnalités du web de Michelle Blanc, Dominic Arpin et Bruno Guglielminetti

Vos commentaires sur le classement des blogueurs influents du Québec

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René Angelil et le Bye Bye de Radio-Canada: la démission de Louise Lantagne

René Angelil et le Bye Bye de Radio-Canada: la démission de Louise Lantagne

Raymond Viger Dossier Céline Dion et René Angelil, Dossier Journal de Montréal

Je ne voulais pas intervenir sur le Bye Bye de Radio-Canada. Pour plusieurs raisons. D’une part, mon blogue ne verse pas dans l’actualité ponctelle, mais dans l’actualité sociale. C’est donc dire que les réactions du Bye Bye n’auraient dû prendre que quelques jours et on aurait dû passer à autre chose.

Mais voilà que rien n’est encore terminé 10 jours après la présentation du Bye Bye de Véronique Cloutier et de son copain Louis Morissette. Conférence de presse, sortie de René Angelil, Julie Couillard qui explique, François Avard… Tout le monde y passe, même Patrick lagacé qui n’en peut plus, Richard Martineau qui pète sa coche sur Radio-Canada…

Rendu là, ça fait parti d’un traumatisme social et je commence à me sentir interpellé. De reculons, je vais donc prendre partie dans ce délire.

Est-ce que j’ai regardé le Bye Bye 2008. Bîn non! Parce qu’après quelques minutes, j’étais très fatigué et ça ne semblait pas être drôle. Le Bye Bye n’a pas capté mon intérêt et j’ai été… me coucher! Et je peux vous dire que je ne le regrette en rien. Semblerait que je n’ai rien manqué.

Le mandat de Radio-Canada

En entendant toute la polémique sur le Bye Bye, la question qui remontait et qui tue (comme dirait notre ami Guy A. Lepage): quel est le mandat de Radio-Canada. Richard Martineau a pris les devants et a très bien résumé la situation. Nous pouvons nous demander si Radio-Canada respecte son mandat. Quand je vois des émissions comme Enjeux, Zone libre… faire de grands reportages je crois qu’il est important d’avoir une télévision d’État. Est-ce qu’une journaliste comme Anne Panasuk aurait pu faire ses grands reportages et faire reculer Loto-Québec ou réouvrir des enquêtes si elle avait travaillé dans un média privé? Je ne crois pas. Est-ce que le divertissement et la variété ont leur place à Radio-Canada. je crois que oui. Pour nous présenter des émissions qui n’auraient pu voir le jour sans passer par une télévision d’État, des émissions de qualité et différentes.

Julie Couillard et les enfants

En ce qui concerne le Bye Bye, personnellement je considère que c’est une émission familiale. Même si Julie Couillard nous affirme que les enfants auraient dû être au lit, le veille du jour de l’an se passe en famille et il est fort possible que beaucoup d’enfants aient été debout pour écouter, en famille, le Bye Bye. N’oublions pas que le Bye Bye passe en reprise le lendemain, à une heure où les enfants sont encore debouts.

René Angelil et la démission de Louise Lantagne

René Angelil a déchiré sa chemise dans le Journal de Montréal réclamant la démission de Louise Lantagne. Sur le point de la responsabilité, j’accorde un point à René Angelil. Louise Lantagne représente Radio-Canada dans la décision de passer en onde l’émission. Ce que j’aurais bien aimé savoir c’est le mandat exact qui a été demandé à Véronique Cloutier et Louis Morissette.

L’art et la culture au Québec

Avec des artistes du Québec qui ont pris une place importante sur la scène internationale, le Québec a démontré qu’il est créatif, imaginatif et rempli de bonnes idées et de talents. Cela nous oblige à remonter les seuils de qualité de l’ensemble de l’industrie. Nous devons être exigeant envers nos médias et l’industrie artistique. Les gens ont le droit de ne pas être d’accord et de le dire haut et fort. Cela fait partie de la démocratie et je suis fier d’être Québécois quand on ne se laisse pas manger la laine sur le dos.

Je suis convaincu que le débat va permettre des remises en question, ce qui est sain à faire régulièrement.

Bye Bye!

PS Je vous laisse une caricature du blogueur Renart L’éveillé en attendant vos commentaires.

VOS COMMENTAIRES SUR LE BYE BYE DE RADIO-CANADA, RENÉ ANGELIL ET JULIE COUILLARD.

Autres textes sur Julie Couillard

Le Bye Bye de Radio-Canada, René Angelil, Julie Couillard et la démission de Louise Lantagne

Mariage de Victor-Lévy Beaulieu et Julie Couillard

Julie Couillard et Maxime Bernier réuni dans Wikipédia anglais!

L’autobiographie de Julie Couillard et les retombées de Maxime Bernier sur Stephen Harper et le parti conservateur

Le buzz de Julie Couillard tire-t-il à sa fin?

Photos de Julie Couillard (ex-conjointe d’un Hells Angels et d’un Rockers) et Maxime Bernier, ministre conservateur

Sexisme d’Anthony Kavanagh envers Julie Couillard.

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VOS COMMENTAIRES SUR LE BYE BYE DE RADIO-CANADA, RENÉ ANGELIL ET JULIE COUILLARD.

Dernière rencontre avec Jean-Pierre Bellemare à la prison de Cowansville

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Dernière rencontre avec Jean-Pierre Bellemare à la prison de Cowansville

Dossier: chronique d’un prisonnier

Samedi, 5 :00 heures le matin. C’est l’heure à laquelle je doive me lever pour être à la prison de Cowansville. Une belle journée s’annonce avec un soleil radieux. Ça Sample_Pic_07 sent la liberté à plein nez. Parce qu’aujourd’hui, c’est la dernière fois que mon horaire me permet de visiter Jean-Pierre à la prison de Cowansville. Après, c’est dans une maison de transition que je vais le rencontrer.

C’est à regret que ma conjointe, Danielle, n’a pu m’accompagner. Elle aurait bien voulu, mais demain c’est la fête de Rose, la fille d’une amie et elle l’aide à faire les préparatifs pour une fête d’enfants. Bonne fête Rose de la part de Jean-Pierre et de moi.

Tout va bien pour se rendre à Cowansville. Je vais pouvoir profiter du temps maximum de visite, de 9 :00 à 11 :15. Après cela, les lumières clignotent pour annoncer la fin des visites du matin.

Je suis nerveux, fébrile. En avril dernier Jean-Pierre a gagné le prix de la meilleure chronique pour l’Association des médias communautaires (Amecq) et finalistes pour l’association des éditeurs de magazine (AQEM). Deux honneurs qui ont été fortement appréciés. Il y a 4 jours à peine, Patrick Lagacé a fait un article dans La Presse sur images22 Jean-Pierre. Sur le blogue de Patrick Lagacé Jean-Pierre avait reçu autant de message de soutien que de message voulant l’envoyer à la peine de mort. Il y a 3 jours, j’ai écrit un billet pour me vider le cœur sur certains commentaires reçus. Un billet qui demandait que je sois complice dans la réhabilitation des gens et que si c’est criminel de croire en la réhabilitation des gens, et bien, j’accepte d’être pendu le premier.

J’ai eu à vivre beaucoup d’émotions dans le dernier semestre. Me diriger à la prison de Cowansville, aujourd’hui, ce sont de vraies vacances. Pas de blogues, pas de téléphones, personnne, sauf Jean-Pierre et moi pendant plus de 2 heures. Pour être honnête, je dois dire qu’heureusement que Danielle ne soit pas venu. Jean-Pierre et moi avons été comme 2 vraies pies. Nous n’avons pas arrêté de parler. Nous avions tellement de chose à partager.

Jean-Pierre avait reçu les copies du blogue de Patrick Lagacé et des commentaires qu’il avait reçu. Je l’avais avisé que je ne lui avais fait parvenir que la moitié des commentaires, ceux qui étaient positifs. Je ne voulais pas qu’ils reçoivent les commentaires négatifs sans m’assurer que Jean-Pierre était prêt à les recevoir. Il aurait préféré tout avoir en même temps. Jean-Pierre, possiblement plus réaliste que moi, s’attendait à pareille réaction. Il était prêt. Il les lira quand il sera arrivé à sa maison de transition.

Il m’a décrit la maison de transition qu’il a choisi. C’est plaisant, je la connais et elle n’est pas loin de chez moi. Belle maison de transition, beaucoup d’espace, tranquille, près d’un parc et du fleuve.

Sa date de sortie approchant, Jean-Pierre aussi est nerveux et fébrile. Il a écrit beaucoup. Comme pour noyer sa nervosité. Il a écrit 2 pièces de théâtre complète! Jean-Pierre m’avait préparé des copies que je pourrais lire. Il veut rencontrer Michel Brulé des Éditions l’Intouchable et François Avard qu’il a déjà rencontré dans un atelier à l’Institut Leclerc. Ces rencontres vont lui permettre de voir qu’est-ce qu’il peut faire avec ces manuscrits et comment s’y prendre.

Pendant que nous parlions, j’ai jeté un coup d’œil rapide sur son manuscrit. Il m’a donné les grandes lignes de son scénario. Superbe. Par l’entremise des Éditions TNT, la maison d’édition de notre organisme, je lui ai garanti qu’il sera publié. S’il reçoit d’autres offres dans sa démarche, il aura le choix.

Jean-Pierre m’a aussi montré un synopsis de conférence pour les écoles. Il a le goût de sensibiliser les jeunes, de faire de la prévention autant auprès des jeunes dans les écoles Secondaire que pour les universités en criminologie et en travail social. Dans l’édition de novembre du magazine Reflet de Société, l’offre sera lancée aux écoles. Une belle occasion pour le présenter au Salon du livre de Montréal où notre organisme aura un kiosque. Cette idée, je viens juste de l’avoir. Je n’ai pas eu le temps d’en parler encore à Jean-Pierre. C’est lui qui décidera quelle expérience il voudra bien vivre et à quel rythme. Ah! Je viens de me rappeler que j’ai une conférence en février avec les étudiants du Cegep Édouard Montpetit. Une belle occasion pour faire une conférence en duo. Ça non plus Jean-Pierre n’est pas encore au courant. Ouf! On vient de parler pendant plus de 2 heures et j’ai encore plein de choses à lui dire. Il est trop tard pour retourner pour les visites de l’après-midi. Je vais devoir garder mes idées pour la prochaine rencontre à la maison de transition.

C’est drôle ces idées de conférence et de salon du livre pour présenter Jean-Pierre au public, ses réalisations actuelles et futures, ça me fait penser un peu à Loft Story. Depuis maintenant plus de 2 ans que nous avons rendu public Jean-Pierre par ses écrits et que plusieurs médias ont parlé de lui. Pendant tout ce temps, il était en prison et il n’est pas au courant de tout ce qui s’est dit sur lui. Certains Lofteur ont eu la surprise de leur vie en quittant l’émission. J’espère que la surprise ne sera pas trop forte pour Jean-Pierre.

Le temps file, les lumières clignotent, Jean-Pierre et moi devons nous séparer. Prochain rendez-vous à la maison de transition. J’ai bien hâte de vous en reparler.

Pour le retour, je vis comme une extase toute particulière. Je roule lentement, je profite du soleil, de l’air pur. Comme si je goûte par procuration cette liberté qui attend Jean-Pierre dans les prochaines semaines.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

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Patrick Lagacé, le détenu Jean-Pierre Bellemare et la prison de Cowansville: peine de mort pour un travailleur communautaire

Patrick Lagacé, le détenu Jean-Pierre Bellemare et la prison de Cowansville: peine de mort 1021168_31227792pour un travailleur communautaire

Dossier: chronique d’un prisonnier, Patrick Lagacé

Patrick Lagacé vient de publier dans La Presse un article sur notre chroniqueur-prisonnier,Jean-Pierre Bellemare. Un article qui m’a ému et touché pour son côté  humain et sensible.

J’avais oublié que Patrick Lagacé avait aussi un blogue. Un blogue sur lequel il fait la présentation de l’article publié dans La Presse en y faisant un hyperlien. J’avais oublié que les gens commenteraient l’article de Patrick Lagacé. J’avais oublié de tenir compte de tous les préjugés que certaines personnes peuvent avoir envers les prisonniers et les criminels.

Avec toute ma candeur d’enfant, avec toute ma sensibilité d’homme j’ai commencé à lire les commentaires. Malgré que les commentaires soient partagés presque moitié-moitié entre des mots d’encouragements et une volonté de rétablir la peine de mort, j’ai été profondément blessé par plusieurs de ces commentaires.

Je commencerais par remercier les gens qui ont pris le temps de laisser un mot d’encouragement à Jean-Pierre. Ces mots vont le toucher et l’encourager, j’en suis convaincu. Ces mots d’encouragement auront aussi été très importants pour moi. Non pas que j’ai besoin d’encouragement personnel. Dans le choix de m’investir auprès des personnes marginalisés, criminels ou pauvres, je savais que je ne choisissais pas une mission très « glamour ». Je fais mon travail sur le terrain en dérangeant parfois certains principes et certaines valeurs morales, en remettant en question des règles, des façons de faire. Ces mots d’encouragements me sont très utiles pour pouvoir accepter les attaques sur un être humain que je connais et que je soutiens dans sa réhabilitation depuis plusieurs années.

Je voudrais aussi remercier tous ces gens qui ont dit, haut et fort, ce qu’ils pensaient des prisonniers en général et le sort qu’ils voudraient réserver à Jean-Pierre Bellemare. J’avais oublié la méchanceté de certains préjugés encore fortement ancré dans notre société. Votre discours me permettra de mieux me préparer pour soutenir Jean-Pierre lors de sa sortie de prison. Sans votre honnêteté à dire ce que vous pensez réellement, j’aurais sous-estimé le travail qui m’attend à sa sortie.

Finalement, un gros merci à Patrick Lagacé. Un article qui aura été long et pénible à écrire. Les démarches pour entrer en prison n’ont pas été facile. Vous avez eu, M. Lagacé, la patience et la persévérance d’aller jusqu’au bout. En plus des difficultés administratives pour rencontrer Jean-Pierre Bellemare, une émeute à la prison de Cowansville avait cancellé votre premier rendez-vous. De plus, Cowansville nécessite un temps de déplacement qui est non négligeable. Un gros investissement pour une chronique et je vous en félicite. Les réactions obtenues à la suite de votre article me plongent dans une réalité que Jean-Pierre et moi auront à affronter sous peu. Cela nous permettra de mieux nous préparer.

En lisant les commentaires sur le blogue de Patrick Lagacé, j’aurais voulu répondre à chacun d’eux, tenter de justifier, d’expliquer… J’ai changé d’idée. Est-ce que les gens savaient que les prisonniers sont payés 1$ de l’heure pour le travail qu’ils font en prison? Qu’ils doivent tout acheter leurs effets personnels à la cantine, c’est-à-dire au plein prix du dépanneur? Que certains de ces travaux permettent des économies appréciables à la société? Que Jean-Pierre Bellemare ne sera pas libéré au 1/6 ou 1/3 de sa peine, mais qu’il a fait tout son temps? Dans le milieu on appelle ça LO. Libération Obligatoire. Les plantes qu’il a ne lui ont été pas fourni par le système mais qu’il a dû se les payer? Est-ce que les gens sont au courant de tout le cheminement et le travail que Jean-Pierre a fait sur lui en assistant à toutes sortes de rencontres avec des professionnels ou des bénévoles? Est-ce que les gens sont au courant que Jean-Pierre s’est impliqué dans des groupes de prévention du suicide, qu’il a été un réconfort pour plusieurs prisonniers et qu’il a permis à plusieurs de cheminer?

Sûrement pas. Parce que les gens qui l’ont déjà condamné ne condamne pas Jean-Pierre Bellemare. Ils condamnent tous les prisonniers et tous les criminels, sans prendre le temps de les connaître.

Pour ceux qui ont demandé la peine de mort pour un homme comme Jean-Pierre Bellemare, j’aimerais que vous me condamniez aussi à la peine de mort. Parce que si Jean-Pierre mérite la peine de mort, un homme comme moi qui l’accompagne dans son cheminement doit l’accompagner jusqu’au bout. Qu’on me pende haut et court et qu’on me pende le premier. Parce que s’il est criminel de croire en la réhabilitation d’un prisonnier, je suis un très grand criminel.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

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Les blogueurs quittent leur écran d’ordinateur

Les blogueurs quittent leur écran d’ordinateur

Dossier Patrick Lagacé

Suite à l’atelier que j’ai suivi avec Dominic Arpin et Patrick Lagacé, j’ai appris qu’il y avait des lieux de rencontres pour les blogueurs de Montréal.

Je n’étais pas au courant de ce type de rencontre et cela pique ma curiosité. Qui va y être? De quoi va-t-on parler? En attendant de pouvoir vous présenter mes commentaires suite à ces rencontres, vous pouvez visiter leur blogue! Yulblog.org organise des rencontres tous les premiers mercredi du mois à la Quincaillerie sur Rachel.

Il y a aussi Yulbiz.org qui organise des rencontres à Montréal, Québec, Paris et Bruxelles. La prochaine rencontre est le 29 avril prochain au Café Méliès sur St-Laurent.

J’ai bien hâte d’assister à ces rencontres. J’aurai possiblement l’occasion de mettre un visage sur certains blogues que je lis ou rencontre dans la blogosphère.

Et si jamais la tenue de mon blogue devient une drogue trop forte, les gens que je rencontrerais pourront m’aider à créer des rencontres Blogueurs Anonymes!!!

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Dominic Arpin et Patrick Lagacé devant les relationnistes

Dominic Arpin, Patrick Lagacé et les relationnistes

Dossier Patrick LagacéPublicité

En janvier dernier, j’avais assisté à un déjeûner-conférence de La Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP), l’ancienne Société des relationnistes. Ils ont créé une série d’ateliers sur l’utilisation des blogues comme outil de marketing.

En tant que journaliste/blogueur, j’étais curieux de voir comment les relationnistes voulaient utiliser les blogues pour faire de la publicité, du branding… Suite au premier atelier, ils avaient annoncé la tenue d’une rencontre avec Dominic Arpin dans les mois qui suivraient.

Dominic Arpin, le Patrouilleur du net, est un blogueur qui méritait que je mette à mon agenda cet atelier. La SQPRP a dû remettre à plus tard la tenue de l’atelier. Ils cherchaient un 2e journaliste/blogueur pour accompagner Dominic Arpin. L’atelier a finalement eu lieu le 17 avril avec la présence de Patrick Lagacé, ancien blogueur pour Canoe, maintenant pour Cyberpresse.

Puisque messieurs Arpin et Lagacé parlaient d’un sujet qui me passionne, le blogue, l’atelier, même si je n’ai rien appris de nouveau a été intéressant. Pas stimulant. Le blogue est une drogue. Elle m’auto-stimule. Je n’ai pas besoin d’être stimulé pour atterrir plusieurs heures par jour pour noircir quelques pages de mon carnet électronique.

En tant que directeur d’un organisme communautaire qui a régulièrement engagé des professionnels pour exécuter des mandats, entre-autre, de mise en marché, cet atelier et la réaction des relationnistes me fait peur et m’inquiète.

On a parlé de plusieurs anecdotes pendant l’atelier. Une publicité virale de Sony qui avait fourni des appareils photos et vidéos pour permettre à des blogueurs d’assister au making-off d’une de leur publicité. Les blogueurs ont donc parlé de la publicité dans leurs carnets. La publicité était attendu de tous et elle a fait un malheur à sa sortie. Ou encore des vidéos de la compagnie Nike qui se sont retrouvés sur You Tube et qui ont fait le tour du monde et d’être vu par des millions d’Internautes. Et tout le monde de crier “WOW! Et toute cette visibilité qui n’a rien coûté!

Je voyais déjà les lueurs dans les yeux des relationnistes qui se préparaient déjà à vendre l’idée à leur client d’investir dans ce genre de publicité virale. Et c’est là que j’ai commencé à avoir peur. Dominic Arpin et Patrick Lagacé connaissent tout le temps que l’on doit passer devant un ordinateur pour avoir un contenu, être vu, devenir crédible. Je ne suis pas convaincu que les relationnistes ont compris dans quoi ils s’embarquent. Ou plutôt dans quoi ils vont embarquer leur client pendant qu’eux vont facturer à l’heure tout l’investissement qu’il y aura à faire.

Quand on dit qu’une publicité virale ne coûte rien, je répondrais que c’est absolument faux. Si je paye une publicité conventionnelle, je sais quand elle va être en onde, je peux estimer combien de personnes vont la voir et je peux faire une évaluation de l’impact qu’elle aura. Pour une publicité virale, c’est le hasard qui va jouer en faveur ou en défaveur de notre publicité. Parce qu’on ne contrôle pas les Internautes et leurs réactions.

Quand Sony a fait sa campagne avec les blogueurs, ils ont payé des gens pour contacter des blogueurs, les intéresser au projet, leur fournir des équipements Sony, les déplacer, leur donner accès à la création de la publicité… Ça coûté de l’argent tout ça. Dans ce cas-là, le résultat a été bon. Mais le tout aurait pu être un flop total. Il n’y avait aucune garantie de réussite.

Et n’oublions pas que nous sommes aux États-Unis, en version anglophone dans un marché mondial. C’est rentable pour Sony d’être vu autant aux États-Unis, qu’en Angleterre qu’au Canada. Reprenons l’exercice pour un marché comme le Québec. Je suis chef d’une entreprise québécoise et je veux faire connaître mon produit. Un relationniste me propose une campage virale avec des blogueurs. Parce que le “temps d’antenne” est gratis, ça devrait être bon pour la compagnie.

1- Il faut trouver suffisamment de bons blogueurs crédibles prêt à faire la promotion du produit et ayant suffisamment de trafic pour que ça vaille la peine. Gros mandat. Je vois mal un gars comme Patrick Lagacé commencer à verser dans l’info-pub!

2- Le montage visuel ou le travail des blogueurs demeurent en compétition avec les publicités internationales. Si un jeune derrière son écran sur You Tube a le choix entre une vidéo de Nikes qui font toutes sortes d’aventures rocambolesques ou un vidéo sur un aspirateur québécois, votre aspirateur est mieux de savoir sauter haut pour concurrencer Nikes et être vu.

3- La visibilité d’un site ne donne pas la réalité de la visibilité d’une publicité. Exemple, les sites et blogues que je gère génère plus de 6 000 visites par jour. Je ne suis pas dans la catégorie de Patrick Lagacé qui en génère de 10 000 à 25 000 par jour, mais c’est tout de même respectable pour le Québec. Une publicité sur nos sites ne seraient pas vu par les 6 000 visiteurs que nous avons. Parce que j’ai beaucoup de trafic qui viennent dans un but particulier, entre autre, lire ou commenter des textes sur le suicide ou la prévention du jeu compulsif. La publicité pour une balayeuse passerait inaperçu sur mon blogue. Il faut donc trouver les blogueurs qui sont pertinents pour le produit qu’on représente. Et au Québec, je ne pense pas qu’on ait suffisamment de choix pour espérer réussir dans ce genre de mandat.

4- Les blogueurs sont capables d’être très critiques. Cela peut être positif pour une bonne campagne, mais mortel pour un produit qui n’était pas bien préparé pour affronter le cyber-marché.

Je suis suffisamment renseigné sur les blogues et sur l’Internet pour comprendre que si un relationniste me propose une campagne virale pour faire connaître notre organisme, je ne l’engagerai pas. Mais qu’arrivera-t-il aux chefs d’entreprise qui vont faire confiance à un relationniste qui ne connaît pas l’ampleur du travail et des préalables pour soutenir une campagne Internet? Il risque de payer pour l’incompétence du relationniste qui lui, va facturer à l’heure pour apprendre.

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Et si on changeait le monde

Chronique À la découverte des magazines d’ici

Et si on changeait le monde

Gabriel Alexandre Gosselin, Volume 16, no. 4, Avril-Mai 2008            Dossier Patrick Lagacé

Initié par l’Institut du Nouveau Monde (INM), À go s’est donné une mission: montrer aux Québécois qu’entreprendre et engagement citoyen peuvent aller de pair. Un défi difficile à relever. Mais pour l’équipe du magazine, tous membres actifs de l’INM, rien n’est à l’épreuve des idées novatrices.

L’apparition du magazine À go commence lors de l’édition 2005 de l’École d’été de l’INM. Pendant ces événements, des jeunes de partout au Québec se réunissent pour discuter, débattre et proposer de nouvelles idées face aux enjeux qui les préoccupent.

En 2005, l’INM lance comme défi aux participants à cette école de citoyenneté de créer des projets concrets pour changer le monde. En réponse à cette activité, Marie-France Bazzo suit 4 de ces projets pendant 1 an à Indicatif présent, sur les ondes radiophoniques de Radio-Canada. Un constat s’impose: sur les 38 projets présentés lors de l’École d’été, seulement 5 ont été réalisés: «On s’est rendu compte qu’il y avait une volonté chez les jeunes, mais que peu d’entre eux passaient à l’action», relate Sophie Gélinas, une des cofondatrices du magazine.

Entrepreneuriat social

C’est alors que Miriam Fahmy et Sophie Gélinas découvrent le concept d’entrepreneuriat social. Qu’est-ce que l’entrepreneuriat social? «Son objectif est de mettre en œuvre, par le biais de l’entreprise, des solutions concrètes pour contrer une problématique sociale ou environnementale précise», explique Sophie, qui donne aujourd’hui des conférences sur le sujet. L’entreprise sociale prend plusieurs formes: compagnie privée, coopérative ou organisme à but non lucratif.

C’est avec un désir de mettre de l’avant des valeurs, la conviction de vouloir changer le monde et des pratiques concrètes validées par la communauté concernée qu’une entreprise sociale voit le jour: «Contrairement à la génération précédente, notre génération va préférer réaliser ses idéaux au quotidien. On va plutôt s’impliquer personnellement en recyclant, en faisant du vélo. C’est ça l’entrepreneuriat social: une initiative individuelle qui veut être au service de la communauté», croit Sophie Gélinas.

Basées sur ce concept, Miriam et Sophie entreprennent alors avec l’INM la création d’une publication qui révélerait au grand public les nombreuses facettes de l’entrepreneuriat social au Québec et ailleurs.

Motiver la jeunesse

Selon Sophie Gélinas, À go n’est pas un simple magazine d’information: «La publication s’inscrit dans la mentalité de l’INM: informer, débattre, proposer, agir. On veut montrer qu’il existe des gens qui réussissent en entrepreneuriat social. Non seulement en créant leur propre entreprise, mais en la mettant au service de la communauté. Et cela dans différents milieux d’intervention.»

Plusieurs angles sont utilisés pour passer le message: les solutions entrepreneuriales qui existent en réponse aux problématiques sociales, des points de repère pour lancer une entreprise à répercussion sociale, les jeunes qui s’investissent pour leur cause. On y présente aussi les grandes personnalités de l’entrepreneuriat social, telles que Muhammad Yunus, fondateur d’une banque populaire spécialisée dans le microcrédit pour petites entreprises, ou encore le Dr Gilles Julien, qui a inventé le concept de pédiatrie sociale.

«Le but du magazine est d’inspirer, en utilisant l’utopie de l’entrepreneuriat social ainsi que son côté pragmatique. On veut détruire le stéréotype de l’homme d’affaires avec sa mallette et sa cravate», précise Sophie Gélinas.

 

À go, on part!

Le magazine À go n’en est qu’à ses débuts. Une seule publication a vu le jour depuis sa création en août dernier. On remarque, dans cette première édition, un magazine de qualité, autant visuelle que rédactionnelle.

D’ailleurs, plusieurs noms participent au magazine: Michel Venne, ancien chroniqueur au Devoir, François Cardinal de La Presse et de La vie en vert diffusé à Télé-Québec, ainsi que Patrick Lagacé, également à La Presse et aux Francs-Tireurs à Télé-Québec. Sophie Gélinas dévoile une stratégie derrière ces big shots: «En ayant des personnalités médiatiques connues qui participent activement au projet, on enlève du même coup la marginalité qui peut être associée à l’entrepreneuriat social.»

La fréquence de publication ainsi que sa forme sont indéterminés pour l’instant. «On ne sait pas exactement la direction que va prendre le magazine. On envisage actuellement de nous allier aux médias de grande envergure pour frapper encore plus fort», explique Sophie Gélinas. «On ne s’impose pas de formes. De toute façon, à l’INM, on a toujours plein d’idées», conclut-elle.

Le magazine À go est en vente pour 8,50$ sur le site internet de l’INM: www.inm.qc.ca

À go on change le monde!

À go est un produit du programme À go on change le monde. Créé en collaboration avec la Caisse d’économie solidaire Desjardins, le programme vise à valoriser, soutenir et stimuler les jeunes entrepreneurs sociaux. À go on change le monde! outille les jeunes entrepreneurs sociaux en leur offrant des formations, des conseils, du soutien financier et un accès à plusieurs réseaux. Un service d’accompagnement, une trousse de réalisation de projet ainsi qu’un Club des entrepreneurs sociaux sont également des activités proposées.
www.agoonchangelemonde.qc.ca

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Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Maria Mourani et Mario Dumont chez les Francs-tireurs Richard Martineau et Patrick Lagacé

Maria Mourani et Mario Dumont chez les Francs-tireurs Richard Martineau et Patrick Lagacé

Dossier  Patrick LagacéRichard MartineauMario Dumont Prostitution et Sexualité

On annonce une émission des Francs-tireurs qui portera sur la prostitution. Ayant déjà écrit beaucoup sur le sujet, je décide d’écouter cette émission animé par la nouvelle équipe Richard Martineau et Patrick Lagacé.

Même si ce n’était pas la raison de ma présence devant mon téléviseur, l’émission débute avec Mario Dumont et Patrick Lagacé. J’ai admiré le travail et la présence de Patrick Lagacé. Une excellente recherche au préalable a permis à Patrick Lagacé de poser les bonnes questions. Après que la question était lancé, Patrick Lagacé laisse son invité se démener avec, ce qui permet au téléspectateur de se faire une idée de la vision et de la philosophie de l’invité.

En ce qui concerne le sujet qui m’intéressait, la prostitution débattu entre Maria Mourani et Richard Martineau, désolé, je n’ai aucune félicitation à faire à Richard Martineau. Un spectacle style « derby de démolition », il passe d’un sujet à l’autre, coupe son invité pour faire son spectacle… Ce n’est pas le genre de débat que je trouve intéressant. Ça n’aide en rien la réflexion sur la légalisation de la prostitution et cela ne fait qu’entretenir une série de préjugé sur la question.

J’airais préféré que ce soit Patrick Lagacé qui reçoive Mme Mourani. Richard Martineau compare la légalisation de la prostitution avec le débat sur la légalisation des drogues, de l’alcool et du jeu. Pourtant il n’y a rien de comparable. En ce qui concerne la drogue, l’alcool et le jeu, on parle d’un individu qui a une attirance envers un produit. Pour la prostitution, la grande différence est que le produit est un être humain. On ne peut mettre sur le même pied d’égalité un 40 onces de rhum à la régie des alcools avec une femme que l’on met dans une vitrine.

Grosse généralité de Richard Martineau quand il lance que tout le monde fume du pot! C’est vrai que beaucoup de gens en consomme, mais cela demeure une minorité. M. Martineau extrapole et lance des affirmations gratuites pour faire son spectacle.

Autre jugement lancé par Richard Martineau, « la Mafia ont un code d’honneur, ils règlent ça entre eux ». Est-ce à dire que Richard Martineau n’a pas entendu parlé des juges et des avocats qui ont été tué ou enlevé par la Mafia? C’est vrai que la Mafia tue moins gratuitement que des gangs de rue qui tire partout, mais n’en demeure pas moins qu’ils sont des criminels prêt à tuer toutes personnes, en poste d’autorité ou non, qui se mettent en travers de leur chemin.

Fort peu probable que le citoyen ordinaire se fasse harceler par la Mafia. Mais ils vont infiltrer le pouvoir, la politique, le commerce, la police… D’une façon indirecte, nous subissons l’influence de la Mafia.

Autre généralité de M. Martineau quand il parle de Stella, un organisme qui représente des personnes qui se prostituent. C’est vrai que cet organisme se bat pour des changements de règlementation et qu’on cesse le harcèlement envers les personnes prostituées. D’une part, cet organisme représente combien de personnes qui se prostituent? D’autre part, Stella n’est pas d’accord avec la légalisation de la prostitution que Richard Martineau voudrait avoir. Entre autre, contrairement à Richard Martineau, ils ne veulent pas subir d’examen médicaux et ne subir aucune ingérence de l’autorité dans la prostitution. Très différent de ce la légalisation à la Martineau.

J’aurais tant préféré que cette entrevue avec Maria Mourani se passe avec Patrick Lagacé. Cela aurait permis de faire un vrai débat.

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

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