Personnalité de l’année 2008

Personnalité de l’année 2008

Raymond Viger   Dossier Michelle Blanc.

Le début de l’année marque la saison des résolutions, rétrospectives et faits saillants de l’année. Pour Reflet de Société, un magazine d’information et de sensibilisation sur les thèmes sociaux, c’est aussi la période de mise en candidature pour la personnalité de l’année, la personne qui, par son travail et ses implications, a su marquer socialement le Québec et être significatif pour les citoyens?

Anne Panasuk, Radio-Canada

En 2006, nous avions souligné le travail de Anne Panasuk, journaliste à Radio-Canada. La qualité des reportages de Anne Panasuk, mais surtout l’impact de ses reportages sur notre société méritait à Anne Panasuk le titre de personnalité de l’année 2006.

Carole Beaulieu, L’actualité

En 2007, Carole Beaulieu, rédactrice en chef du magazine L’actualité, avait été notre personnalité de l’année. L’implication de Carole Beaulieu lors d’ateliers et de conférences auprès des journalistes, son ouverture d’esprit à aider et soutenir tout journaliste qui lui demande son aide, sa capacité de nommer  et de montrer clairement les manquements aux règles d’éthique journalistiques ne sont que quelques unes des qualités de Carole Beaulieu qui lui ont méritées le titre. Quand Carole Beaulieu prend la parole devant les journalistes, ceux-ci écoutent. Carole Beaulieu est un excellent exemple de rigueur journalistique.

Les finalistes pour la personnalité de l’année 2008

Michelle Blanc

Michelle Blanc est consultante Web-Marketing et influente dans son milieu. Lors d’un passage à l’émission Tout le monde en parle, Michelle Blanc a profité de la présence de Pauline Marois pour parler de l’importance des blogues dans la démocratie d’un pays. Le passage de Michelle Blanc à l’émission de Guy A. Lepage risque de changer la relation entre les politiciens et les citoyens, favorisant une démocratie plus accessible.

Alain Dubois

Alain Dubois est un intervenant en prévention de l’alcoolisme, de la toxicomanie et du jeu compulsif. Malgré les pressions de son employeur et de son syndicat, Alain Dubois s’est impliqué dans la prévention du jeu compulsif et participe au recours collectif Brochu contre Loto-Québec, un recours des joueurs compulsifs pour récupérer les coûts de traitement reliés au jeu compulsif.

Docteure Christiane Laberge

Médecin, animatrice et vulgarisatrice en matière de santé personnelle, Christiane Laberge utilise plusieurs plate-forme médiatique pour informer et sensibiliser les Québécois à mieux prendre soin d’eux. Christiane  Laberge a une chronique santé à l’émission Puisqu’il faut se lever avec Paul Arcand au 98,5 FM.

Claude Poirier

Président et chef de la direction des services funéraires Magnus Poirier. Claude Poirier s’implique dans différentes fondations et actions sociales, notamment Réseau-ado en prévention du suicide. Les implications bénévoles de Claude Poirier dans ces différents mouvements sont presqu’un travail à temps plein, supplémentaire à son travail de chef d’entreprise.

Nomination de la personnalité de l’année 2008

Je profite de l’occasion pour féliciter les 4 finalistes pour le titre de personnalité de l’année 2008 de Reflet de Société. La nomination finale aura lieu samedi le 31 janvier prochain. D’ici là, vous pouvez nous laisser vos commentaires et vos opinions sur les 4 finalistes.

VOS COMMENTAIRES SUR LA PERSONNALITÉ DE L’ANNÉE 2008.

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Paul Arcand reçoit Marie-Claude Barrette, la femme de Mario Dumont

Paul Arcand reçoit Marie-Claude Barrette, la femme de Mario Dumont

Dossier: Élections provinciales 2008        Billet numéro 3

J’essaye de suivre un peu les débats, si débat il y a, de cette campagne électorale provinciale. J’ouvre la radio pour tenter de trouver une entrevue qui pourrait m’éclairer sur le sens de ces élections provinciales. Je tombe sur une entrevue que Marie-Claude Barrette, la femme de Mario Dumont, donne à Paul Arcand.

Marie-Claude Barrette est en train de patiner sur le fait qu’elle a éclaboussé quelques députés dans une de ces dernières allocutions. Elle doit justifier qu’elle s’est trompé de parti politique et s’est trompé de délits en parlant des événements. Grande réponse:  »Je l’ai lu dans le journal »!!! J’espère que ce la n’est pas un exemple à donner aux politiciens. On avait déjà questionné, lors de la dernière campagne électorale, Mario Dumont  sur ses sorties politiques que l’on croyait être une réaction aux premières pages des journaux.

Avec la sortie de Michelle Blanc et de son face à face avec Pauline Marois lors de l’émission Tout le monde en parle, j’espère que l’attention des politiciens se tournera aussi vers la blogosphère. Ils auront au moins la chance d’entendre le peuple parler!

COMMENTAIRES SUR PAUL ARCAND REÇOIT MARIE-CLAUDE BARRETTE, LA FEMME DE MARIO DUMONT

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Responsabilité de Julie Snyder, Paul Arcand, Luc Lavoie et Bruny Surin dans la fondation Nathalie Simard

Responsabilité de Julie Snyder, Paul Arcand, Luc Lavoie et Bruny Surin dans la fondation Nathalie Simard

Bon je ne devais pas vouloir me faire d’autres amis aujourd’hui. Mais bon, fallait que je le dise. Suite au billet du 14 avril que j’ai écris sur la fin de la carrière publique de Nathalie Simard, beaucoup d’encres et de nouvelles informations ont coulé.

On a appris dans plusieurs médias que des boîtes de dons pour la fondation ont disparu. Plusieurs poursuites contre Nathalie Simard vont se faire entendre devant monsieur le juge. On apprend aussi que les administrateurs qui ont participé à la création de la fondation Nathalie Simard ne seraient plus administrateurs. Ils seraient parti, sans tambour, ni trompette.

Je suis choqué de cette situation. Je dirais même insulté. Lorsque des gens tels que Julie Snyder et Paul Arcand participent à la création d’une fondation qui a fait un tel tapage médiatique, on s’attend à ce que leur présence soit gage de sérieux et de crédible. Il ne faut pas oublier que Paul Arcand avait été l’animateur vedette qui avait eu l’exclusivité de la première entrevue de Nathalie Simard. On ne peut pas faire abstraction que Julie Snyder est la conjointe du propriétaire des médias qui a bénéficié des entrevues exclusives de Nathalie Simard. C’était payant et intéressant pour tout ce monde de coller leurs noms à la création de la fondation Nathalie Simard.

Mais quand tout va mal, on apprend que les administrateurs avaient disparu en douce sans en aviser le public. J’ai un gros malaise. Parce que le départ des administrateurs auraient dû se faire avec le même tapage médiatique que leur arrivée. Il fallait permettre aux citoyens de se poser la question. Si les administrateurs quittent la fondation Nathalie Simard est-elle encore crédible? Les donations sont-elles encore sécures?

Le public aurait dû le savoir. C’était d’intérêt public. Cela questionnait déjà le devenir de la fondation Nathalie Simard. On ne peut pas bénéficier du tapage médiatique quand ça fait notre affaire et disparaître par la porte d’en arrière quand cela ne nous plaît plus. Être administrateur est une responsabilité: gardien de la mission et gardien des avoirs.

Fait curieux, Michel Vastel affirme dans son article du 3 mai que Nathalie Simard était « devenue seule maîtresse à bord ». Pourtant le registraire des entreprises, en date du 9 mai 2008 présente encore vos noms comme administrateurs. Est-ce que Julie Snyder, Paul Arcand et Bruny Surin sont encore administrateurs de la Fondation Nathalie Simard? Jusqu’où les administrateurs sont responsables pour des fraudes possibles dans la Fondation Nathalie Simard?

VOS COMMENTAIRES SUR LA FONDATION NATHALIE SIMARD ET LA RESPONSABILITÉ DE JULIE SNYDER, PAUL ARCAND, LUC LAVOIE ET BRUNY SURIN.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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La Banque Nationale en feu, vandalisme dans Hochelaga-Maisonneuve: gang de rue, groupe criminalisé ou anarchistes?

La Banque Nationale en feu, vandalisme dans Hochelaga-Maisonneuve: gang de rue, groupe criminalisé ou anarchistes?

Notre organisme, le Journal de la Rue et son projet Café-Graffiti sont situés en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve. Notre compte de banque se trouve à la Banque Nationale. Celle dont les guichets ont passé au feu.

Un événement malheureux que nous déplorons. Quelques jours plutôt un autre événement s’était produit. 6 auto-patrouilles du poste de quartier 23 sont incendiées, une vingtaine de voitures d’un concessionnaires Mazda et 2 camionnettes de Bell qui stationnent pas loin.

Un communiqué sur le site de la Coalition des médias alternatifs du Québec (CMAQ) revendique les événements. Les anarchistes attaquent, les médias s’emballent et les blogues s’enflamment! De quoi faire peur à toute la population. Même les journalistes Claude Poirier et Paul Arcand parlent d’une possibilité que l’événement des auto-patrouilles de la police soit relié à des groupes criminalisés.

Il faut faire attention pour en pas mettre tout dans le même panier. D’un côté, Claude Poirier, dans son entrevue à LCN parle de cette possibilité pour les auto-patrouilles de la police. Mais il ne fait pas de lien avec la Banque Nationale. Il peut y avoir ici plusieurs événements indépendants les uns des autres.

Pour la Banque Nationale, nous avons été informés que des jeunes de 10 à 12 ans ont utilisé les enveloppes de dépôt en papier pour mettre le feu. Pour les auto-patrouilles, il y a avait des accélérants. Deux histoires qui n’ont pas du tout les mêmes circonstances.

Est-ce que les jeunes qui ont mis le feu à la Banque Nationale ont été influencé par cette montée de vandalisme pour faire le leur? Peut-être. Mais nous n’en savons pas plus pour l’instant et il faut attendre de nouvelles informations avant de spéculer dans toutes les directions.

Est-ce que le quartier Hochelaga-Maisonneuve est plus dangereux qu’un autre quartier? Aucunement. Malgré ces incidents, la violence n’a pas augmenté, au contraire, elle a diminué. La population augmente, les mises en chantier sont les plus hautes à Montréal, le nombre de propriétaires occupants augmentent, des commerces de qualité ne cessent de prendre leur place… Hochelaga-Maisonneuve, un quartier où il fait bon vivre.

Les filles dans les gangs de rue

Genèse d’un gang de rue

Les jeunes nous parlent sexe et gang de rue

Rap et gangster rap

Gangster rap

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Les voleurs d’enfance

Les voleurs d’enfance
Écrit par Éric Martel

Alors que le documentaire de  Paul Arcand fait un malheur, en travail de rue, j’ai eu l’occasion d’accompagner des parents et des enfants aux prises avec le système. C’est toujours ardu et difficile pour tout le monde. Mon propos ne sera pas d’analyser la DPJ et ses failles. Je voudrais vous partager mes réflexions à ce sujet.

Honnêtement, je n’ai pas vu le film. Douze années à temps plein dans la rue, ça magane son homme. Avec l’âge, je suis plus sensible. Juste le fait d’y penser me rappelle des noms, des visages, des souffrances, des réussites et des échecs dans ce système.

DPJ: un symptôme

Après m’être indigné, j’ai réfléchi. Je me suis dit que, dans le fond, ce qui se passe à la protection de la jeunesse n’est qu’un symptôme de quelque chose de plus grave. De quelque chose qui aura beaucoup d’impact, pas seulement sur les enfants, mais sur toute la société. Et pour longtemps. Le désengagement des adultes. L’abandon des enfants par le monde adulte. Pas seulement le gouvernement. Bien qu’il n’en manque pas une, notre gouvernement. Coupures dans l’éducation, dans les soins de santé, etc. Je vous laisse le soin de bien planter ce «damné gouvernement». Mais le gouvernement ne reflète en général que les priorités dictées par la population. Eh oui! Suis naïf. Je pense encore que le gouvernement n’est qu’un reflet de ce que nous sommes. Ouch! L’éducation, ce n’est pas seulement ce qui se passe à l’école. La famille a sa part à faire et les adultes autour aussi.

Il y a quelques années, je participais à un projet de prévention du taxage avec deux policiers à Longueuil. Chacun d’eux exposait les lois en vigueur ou donnait des informations sur les gangs de rue. Mon rôle était de parler du phénomène de gang dans un contexte de développement psychosocial normal de l’individu.

Un soir, un homme dans la quarantaine s’insurgeait contre la lenteur des policiers, et en donnait pour preuve la fois où trois jeunes de 10 ou 11 ans en avaient frappé un de 8 ou 9 ans. Il avait appelé la police qui est arrivée après le départ des jeunes. Là, le système en mangeait toute une. Je lui ai demandé pourquoi il n’était pas sorti de chez lui afin de mettre un terme à ça. Après quelques secondes, il m’a répondu que ce n’était pas de ses affaires.

Il y a quelque temps, j’étais en Abitibi pour un colloque ayant comme thème la drogue. Il y avait plein d’intervenants de tout acabit, qui s’adressaient aux élèves de 4ème à la 6ème année, ou encore aux parents. Lors de ma rencontre avec ceux-ci, on blâmait la police de ne pas empê-cher les vendeurs de drogues qui offraient le soir leurs produits aux enfants à la patinoire extérieure de l’école. À la question «Que pouvez-vous faire», on répondait: des pétitions, des rencontres au conseil de ville. Je leur ai alors suggéré de faire des tours de garde. Il y avait plus de 40 pa-rents dans la salle. Si chacun d’eux prenait une soirée pendant laquelle il se présentait à la patinoire et supervisait la soirée avec les enfants, les vendeurs de drogues seraient moins enclins à se présenter. En plus, à une soirée aux 40 jours, ça ne fait que trois ou quatre soirées par hiver. Ça ne coûte pas cher, c’est efficace, ça donne l’occasion de se rapprocher des enfants dans un contexte de détente et j’en passe. On a discuté fort mais, à ma connaissance, ils n’ont pas appliqué ma suggestion.

Il y a plus de 11 ans, je travaillais à pied. Dans une arcade, j’avais rencontré deux gars de 15 et 17 ans. Ce qui me frappait chez eux, c’était la quantité d’argent liquide en leur possession. Ils payaient la traite à leurs amis. Puis, la cocaïne est apparue, ensuite les escortes, et finalement le travailleur de rue. Après une longue période de rencontres avec les deux frères, ils m’ont dit que leurs parents, homme et femme d’affaires, devaient s’absenter du foyer de longues périodes. Les parents leur donnaient de cinq à huit cents dollars afin de subvenir à leurs  besoins. Ils s’ennuyaient de leurs parents et ne savaient pas comment l’exprimer. Après quelques communications écrites avec les parents, ç’a changé un peu. Je ne les ai plus jamais revus.

Voilà trois exemples de désengagement. À chaque occasion, les adultes ont préféré les solutions qui ne les impliquaient pas, même si leurs propres enfants étaient en danger. Chaque fois, des actions concrètes, assez faciles, auraient pu être entreprises afin de porter attention à nos enfants. Pourtant, rien ne s’est produit. À chaque occasion, des adultes ont abandonné des enfants. Qui leur a volé leur enfance?

Le syndrome du linge sale

Le problème avec les parents, c’est qu’ils traitent souvent les enfants comme du linge sale. Quand le linge ne sent plus bon, on appelle la buanderie. On vient chercher le linge, on le lave, on le sèche, on le plie et on le remet à son propriétaire ,qui s’empresse de le retourner dans le tiroir des commodes de sa chambre. La buanderie, c’est la DPJ. Trop de parents abandonnent pour des raisons parfois imbéciles. «Mon enfant a 17 ans et veut rentrer à 23 heures le samedi. Je ne suis plus capable, venez le chercher». «Ma fille de 15 ans a eu une relation sexuelle avec un noir. Elle est au poste de police. Allez la chercher». Ne riez pas. Ce sont des si-tuations pour lesquelles j’ai dû intervenir. On veut des enfants, mais il faudrait qu’entre 10 et 21 ans, ils n’existent pas. Il faudrait qu’ils soient invisibles, qu’ils ne dérangent personne, qu’ils soient des citoyens actifs et responsables. Qu’ils deviennent des adultes que nous ne sommes pas.

Quel prix sommes-nous prêts à payer pour avoir des enfants? Ils prendront soin de nous comme nous avons pris soin d’eux. Nous maudirons alors les fois où nous avons négligé les enfants au profit d’un puéril plaisir ou d’une supposée obligation incontournable. Comme le sont pour nous les enfants aujourd’hui, nous deviendrons, plus tard, des poids avec lesquels il faudra composer. Des obligations secondaires pour nos enfants qui auront alors les leurs. Ils ne pourront pas prendre le temps de comprendre ce que nous vivons et nous laisseront à de bonnes personnes dans les centres d’accueil pour personnes âgées. Ils se donneront bonne conscience en payant les frais et en nous maudissant intérieurement. Les enfants apprennent de ce qu’ils voient, pas de ce qu’on leur dit de faire. Deux bonnes questions à se poser: qu’est-ce que je fais pour les enfants? Qui sont les vrais voleurs d’enfance?

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