Le Canada et les émissions de gaz à effet de serre

Le Canada et les émissions de gaz à effet de serre

DOSSIER ÉQUITERRE

Bonn, Allemagne, 12 juin 2009 – «Bien qu’on ait commencé à mettre en forme les différents morceaux du futur traité de Copenhague, il n’y a eu aucun progrès sur les deux enjeux les plus importants de ces négociations. Les cibles de réductions d’émissions de pollution des pays industrialisés, dont fait partie le Canada, sont toujours désespérément en deçà de ce qui est nécessaire, et les engagements des pays riches pour aider les pays en développement à faire face aux changements climatiques ne sont pas encore au rendez-vous.

On sent la grande frustration des pays en développement devant la résistance de certains pays industrialisés, dont le Canada, à se donner des objectifs de réductions qui nous donneraient au moins une chance d’éviter des changements climatiques «dangereux», selon les termes utilisés par la communauté scientifique internationale.

La communauté internationale en a particulièrement voulu au Canada et au Japon au cours des deux dernières semaines. D’abord parce que ces deux pays se sont donnés des cibles de réduction dérisoires, qui n’ont rien à voir avec les cibles d’autres grands pays européens, par exemple, ni avec ce que les scientifiques identifient déjà comme un minimum. Ensuite parce que ces deux pays ont réussi à bloquer une entente sur un objectif de réduction commun pour l’ensemble des pays développés.

Il reste moins de 180 jours avant Copenhague. C’est le temps que le Canada a pour changer sa position, s’engager fermement dans la lutte aux changements climatiques en réduisant réellement ses émissions. Pour l’instant, nous avons les plus faibles cibles de réductions des pays industrialisés, ce qui est inacceptable», a réagi Hugo Séguin d’Équiterre.

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Bioéthique mondiale: un concept universel en théorie, à deux vitesses dans la pratique

Bioéthique mondiale: un concept universel en théorie, à deux vitesses dans la pratique

 

Benoît Lacroix

(Agence Science-Presse) – En 2005, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) adoptait la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme. Afin entre autres d’encadrer les politiques internationales pour le respect de la dignité et de la vie humaine.

Le Nord et le Sud, on le sait, ne sont pas égaux. C’est le cas en matière de revenus, d’éducation, de santé… et d’éthique scientifique. Du 20 au 22 octobre derniers, Québec accueillait les 3es rencontres internationales francophones de bioéthique. Et la question du fossé Nord-Sud y était à l’ordre du jour.

«La dignité humaine est un concept universel, déclare Salwa Hamrouni, docteure en droit public de la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis, en Tunisie. Elle est d’ailleurs défendue tant par les grandes religions que par les grands philosophes. Et c’est la volonté de la faire respecter qui est le point de départ de la bioéthique.»

Différentes réalités, différentes façons de concevoir la dignité

Toutefois, la bioéthique prend une couleur et un éclat différents selon qu’elle se conçoit au Nord ou au Sud. C’est que chaque société a ses particularismes, qu’ils soient culturels, sociaux ou économiques. «Les pays du Nord dépensent 2500 euros par an par personne pour la santé, comparativement à 2,5 euros pour les pays en développement», souligne Mme Hamrouni. Or, la bioéthique doit aller au-delà de ces particularismes si l’on veut l’appliquer à l’échelle planétaire.

«La bioéthique est l’affaire de tous, défend-elle, mais ce qui rapproche les individus, c’est la notion universalisante d’humanité et c’est vers cette dernière que la bioéthique doit aujourd’hui se tourner. Malheureusement, la bioéthique semble aujourd’hui accorder plus d’attention à l’individu qu’à l’humanité.» C’est, selon la chercheuse, ce qui freine le plus la mise en application des principes universels de bioéthique.

Mais peut-on respecter les principes universels de bioéthique dans les pays en développement, alors que pour plusieurs, la survie est à peine assurée?

Nouzha Guessous Idrissi est professeure et biologiste médicale à Casablanca, au Maroc, en plus d’être consultante auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en bioéthique et en droits humains. Elle constate que l’application des principes fondamentaux de la déclaration de l’UNESCO se heurte à plusieurs difficultés. C’est le cas du principe de consentement qui dit que «toute intervention médicale de caractère préventif, diagnostique ou thérapeutique ne doit être mise en œuvre qu’avec le consentement préalable, libre et éclairé de la personne concernée, fondé sur des informations suffisantes». La chercheuse note que le consentement est «un des points culminants de la tension entre universalisme et spécificités culturelles.» Et elle rappelle que la réalité du Sud est bien différente de la nôtre. Dans certains pays du Sud, par exemple, les médecins n’ont pas toujours accès à de la formation en matière d’éthique. Il y a également les problèmes liés à des taux élevés d’analphabétisme parmi les populations du Sud et à ceux de la langue d’usage; les professionnels de la santé ne parlant pas toujours la même langue que leurs patients! Impossible dans ces cas d’obtenir un consentement éclairé…

Pré-requis politiques et responsabilité sociale

Mais au-delà de la réalité socioculturelle des pays en développement, il y a celle non moins importante de la politique. En effet, Mme Idrissi remarque que l’application des principes universels nécessite la présence de la démocratie, de l’état de droit et de la justice sociale.

Catherine Olivier, doctorante en sciences biomédicales à l’Université de Montréal, en appelle de la responsabilité sociale des individus, des gouvernements, mais aussi des entreprises, face à la persistance «incompréhensible et inacceptable» des inégalités qui ont cours à l’échelle internationale.

Elle prend exemple sur le fait qu’environ 90 % des médicaments produits aujourd’hui profitent à seulement 10 % de la population mondiale, soit celle des pays riches. Que l’on développe presque autant de nouveaux médicaments pour traiter la dysfonction érectile que pour traiter les infections qui sévissent au Sud. Que l’espérance de vie dans les pays développés est plus élevée de près de 50 ans que celle qui prévaut dans les pays les plus pauvres. Et que, dans ce contexte, la pharmacogénomique ose nous promettre une médecine personnalisée, en développant des médicaments sur mesure, selon les caractéristiques particulières du génome individuel. C’est pourquoi, selon Catherine Olivier, il est «nécessaire d’imposer une responsabilité sociale aux compagnies pharmaceutiques».

Peu de prises en compte des réalités du Sud

Marius Kêdoté, actuellement doctorant en santé publique à l’Université de Montréal, est d’ailleurs venu livrer le témoignage de ce qui est vécu dans son pays d’origine, le Bénin. «Avant les années 1960, la recherche médicale était pour ainsi dire absente du pays. Entre 1960 et 1990, on a commencé à faire des recherches à risques élevés et très mal encadrées, qui ont engendré divers scandales. Depuis 1990, l’encadrement existe, mais il est réalisé par les pays du Nord et s’appuie sur des normes peu adaptées à la réalité socioculturelle du Bénin.» C’est devant cette réalité qu’il réclame, avec sa collègue Danielle Laudy, chercheuse en chirurgie à l’Université de Montréal, un partenariat Nord-Sud dans toute évaluation éthique des projets réalisés dans les pays en développement.

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La paresse qui tue

La maladie cardiovasculaire au 21ième siècle
La paresse qui tue

Benoît Lacroix – Agence Science-Presse

C’est notre tendance naturelle à la paresse qui est à la base de la maladie cardiovasculaire, affirme le Dr Salim Yusuf. «Les gènes ne nous sauveront pas. Ils n’ont pas évolué depuis l’époque de nos grands-parents. C’est notre mode de vie qui a changé.» Lors de la Conférence du Président, tenue lors du 5e Symposium international de Québec sur la prévention et la réadaptation cardiorespiratoire, le Dr Yusuf a dressé un tableau très complet de la situation mondiale des maladies cardiovasculaires.

Environ 90% des décès attribuables aux maladies du coeur peuvent être évités et la prévention est la solution dans 90% des cas. La recette pour se protéger est simple : manger santé et faire de l’exercice. Mais comment faire pour inciter la population à changer ses habitudes? «Il faut taxer davantage les automobilistes, les fumeurs et la malbouffe. En contrepartie, nous devons financer la production des aliments santé, changer les politiques d’urbanisation et éduquer», répond le Dr Yusuf.

Lors de sa conférence, M. Yusuf a mis en lumière l’augmentation rapide des maladies cardiovasculaires dans les pays en développement, l’Inde et la Chine en étant les malheureux champions. L’obésité et les troubles cardiorespiratoires s’y multiplient en même temps que les routes à cinq voies et l’urbanisation. Insistant sur l’importance d’étudier la situation dans les pays en développement afin de mieux comprendre ce qui se passe chez-nous, le Dr Yusuf a terminé sa conférence sur une note de paix, invitant les médecins à prendre les devants pour lutter contre la guerre.

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Mieux respirer dans les villes polluées

Mieux respirer dans les villes polluées
Geneviève Dubé-Agence Science-Presse

Dans les grandes villes des pays en développement, la pollution de l’air pose de sérieux problèmes. Des carburants plus propres pourraient assurer un avenir plus pur !

La qualité de l’air est jugée acceptable dans 15 % des zones urbaines des pays pauvres. La pollution de l’air tue trois millions de personnes chaque année. Les pays touchés mènent plusieurs projets pour atténuer les émissions polluantes.

Des taxis moins polluants au Pakistan

Dans les grandes villes du Pakistan, la voiturette à trois roues sert souvent de taxi.

Leurs moteurs à deux temps ne brûlent pas l’essence aussi bien que ceux à quatre temps de nos autos. Plusieurs de ces taxis consomment de l’essence au plomb, très néfaste.

L’entreprise ontarienne Yugo-Tech, appuyée par le Centre de technologie environnementale d’Environnement Canada, a suggéré une solution au problème : l’utilisation du gaz naturel.

Ce combustible abondant au Pakistan et moins polluant que l’essence au plomb permettrait au pays de s’affranchir des approvisionnements étrangers.

Les voiturettes au gaz naturel ont été testées avec succès dans les deux plus grandes villes du Pakistan, Karachi et Lahore, ainsi qu’à Quetta. Le gaz naturel pourra donc être utilisé dans d’autres pays asiatiques ayant les mêmes problèmes, comme le Népal, l’Inde, le Bangladesh et le Sri Lanka.

Éliminons l’essence au plomb !

Après quatre ans d’efforts, les 49 pays de l’Afrique subsaharienne (au sud du désert du Sahara) ont interdit l’essence au plomb. C’est une bonne nouvelle, car le plomb rejeté dans l’environnement cause plusieurs problèmes de santé, surtout chez les jeunes enfants. Il peut retarder le développement du cerveau, nuire à la croissance et endommager l’ouïe.

Une trentaine de pays – pas le nôtre ! – utilisent encore l’essence au plomb. C’est pourquoi l’ACDI appuie une initiative internationale dont le but est d’éliminer l’essence au plomb partout dans le monde d’ici 2008. On va y arriver !

De l’air plus propre en Égypte

En Égypte, on compte 2 000 usines de briques, reconnaissables à leurs hautes cheminées.

On y fait cuire les briques de terre séchée dans de grands fours au mazout, un dérivé du pétrole. En brûlant, le mazout émet de très grandes quantités de gaz polluants, ce qui augmente les risques de maladies respiratoires des travailleurs et gens du voisinage. Certaines usines de briques utilisent désormais un carburant plus propre : le gaz naturel.

Dans le gouvernorat* de Giza, près du Caire (la capitale de l’Égypte), 50 briqueteries ont remplacé le mazout par le gaz naturel. Ce projet, appuyé par le Fonds canadien de développement pour le changement climatique, a réduit les émissions de fumée de 96 %, celles de monoxyde de carbone (CO) de 95 % et celles de dioxyde de carbone (CO2) de 32 % !

Depuis, les habitants, surtout les enfants, souffrent moins de maladies respiratoires.

Le gaz naturel étant plus efficace que le mazout, les usines en achètent moins et économisent de l’argent. Deux autres gouvernorats égyptiens pourraient passer du mazout au gaz naturel. Comme quoi la lutte contre les changements climatiques rapporte !

* Gouvernorat : nom donné aux provinces égyptiennes.

Textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement

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Pas toujours facile de couvrir la science dans les pays en développement !

Pas toujours facile de couvrir la science dans les pays en développement !
Agence Science-Presse – Raphaëlle Derome

MELBOURNE – S’intéresse-t-on à la science dans les pays en développement ? Oui, répondent les journalistes scientifiques des pays émergents. Mais le travail n’est pas toujours facile, comme ils l’ont expliqué à leurs collègues lors de la Cinquième Conférence mondiale des journalistes scientifiques.

Premier constat : les journalistes des pays émergents ne disposent pas des mêmes outils perfectionnés que leurs collègues des pays riches. Ébahie devant la minuscule enregistreuse d’un collègue américain, Christina Scott, d’Afrique du Sud, a fait rigoler la salle en lançant un « Voici ce que j’utilise, moi ! » tout en brandissant un magnétophone à cassette de la taille d’un dictionnaire.

Des salles de rédaction qui n’ont pas assez d’ordinateurs pour tous les journalistes et les pannes de courant qui surviennent à cinq minutes de l’heure de tombée sont aussi monnaie courante.

Pas assez de relationnistes !

Les journalistes des pays développés reçoivent chaque jour des dizaines de communiqués et sont régulièrement sollicités par les relationnistes de tout acabit. Ce n’est pas le cas dans les pays émergents, où il est difficile de se tenir au courant des découvertes des chercheurs locaux.

Les services de presse en ligne proposant des actualités scientifiques (comme le portail Eurekalert) n’existent pas. Et les services de relations publiques des universités sont peu efficaces (… quand il y en a !).

« Je me souviens d’une relationniste à qui j’avais demandé de me suggérer des idées de sujets. Elle m’a répondu Nous ne faisons rien d’intéressant ici ! », raconte la journaliste scientifique brésilienne Luisa Massarani.

Un truc du Chinois Hepeng Jia ? Consulter les revues scientifiques locales. « Une recherche jugée sans intérêt par une revue internationale peut néanmoins être très pertinente pour nos lecteurs. »

Des démocraties immatures

La liberté de presse est également un problème dans plusieurs pays. Talent Ng’andwe, journaliste zambien pour le réseau SciDev.Net, a expliqué que deux des trois quotidiens zambiens sont propriété du gouvernement. « Le gouvernement nomme les patrons du journal, alors un article qui critique le gouvernement a peu de chances d’être publié… »

Au Sri Lanka, raconte quant à lui Nalaka Gunawardene, de TVE Asia Pacific, « il est difficile de trouver des scientifiques qui voudront se prononcer quant aux impacts possibles des lois ou des politiques proposées par nos gouvernements. »

C’est encore plus ardu quand il s’agit de grands projets de haute technologie : l’exploration spatiale, le nucléaire, le branchement Internet à grande échelle. « Ces projets coûteux éclipsent les recherches plus « élémentaires » en faveur du développement humain, dit M. Gunawardene. Mais si on les remet en question, on nous accuse d’être anti-progrès ou d’être un traître à la solde des pays occidentaux. »

La journaliste indienne Tata Padma, elle, a fait ressortir que malgré le développement technologique fulgurant de son pays, la science n’occupe qu’un maigre 3% dans les médias. « Les patrons pensent que les analphabètes ne veulent pas entendre parler de science », dit-elle.

Face à tout cela, les reporters des pays en développement sont particulièrement créatifs dans leur travail, pense Christina Scott. « Tous les journalistes scientifiques font face aux mêmes enjeux, mais nous, du monde en développement, sommes un peu comme les bactéries extrémophiles. Nous nous sommes adaptés aux conditions difficiles et c’est maintenant là que nous prospérons.

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

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Malnutrition et problèmes d’apprentissage

Malnutrition et problèmes d’apprentissage

(Agence Science-Presse) – Au moins 200 millions d’enfants de moins de cinq ans des pays en développement n’arriveront jamais à développer leur plein potentiel intellectuel à cause de malnutrition et d’un manque de stimulation social et cognitive. C’est plus que l’entière population des enfants de l’Amérique du Nord et de l’Europe.

Sally Grantham-McGregor et ses collègues du Collège universitaire de Londres en Angleterre estiment que la majorité de ces enfants parviendraient à se développer grâce à des programmes simples et peu coûteux.

Selon ce groupe de recherche, la malnutrition et conséquemment, la déficience en iode et en fer qui en résulte, serait l’une des principales causes des problèmes d’apprentissage des enfants. Une autre cause serait liée au peu d’activités stimulantes exécutées par ses enfants pour développer leur cerveau.

Ces enfants désavantagés lors de leurs premières années gagnent généralement moins bien leur vie que les autres qui ont connu un meilleur début. Aider ces enfants à obtenir une meilleure nutrition et une stimulation adéquate contribuerait à prévenir le cycle de la pauvreté, selon Mme Grantham-McGregor.

Les problèmes de développement cognitifs des enfants ne touchent pas uniquement les pays en développement. Aux États-Unis seulement, 200,000 enfants de moins de six ans sont placés en foyer d’accueil à cause de négligence.

Grandir loin de toute scolarisation

École à la maison, caravane étudiante

Réussir à l’école malgré un trouble de l’apprentissage

Kistcisakik: le village sans école

Écoles musulmanes à Montréal

Choisir l’école à la maison

Apprentissages clandestins

Éducation désaccordée

CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

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