Vieille planete

Vieille planète

(Agence Science-Presse) – La planète extra-solaire dont une équipe canadienne a contribué l’automne dernier à ce qu’elle devienne la première jamais prise en photo, aurait été photographiée par le télescope spatial Hubble… il y a 10 ans! Ce sont deux des découvreurs eux-mêmes, Christian Marois et David Lafrenière, de l’Université de Toronto, qui ont décidé d’appliquer la méthode mathématique qui leur avait permis de réussir ce cliché, à une image qu’Hubble avait jadis prise de «leur» étoile (un processus complexe, qui consiste à prendre 23 images d’étoiles similaires et à comparer). Bingo! La planète était là, aux limites du détectable. «J’ai senti la même excitation que lorsque nous l’avons découverte pour la première fois», a déclaré Lafrenière au New Scientist. Leur percée suggère que bien d’autres photos d’autres planètes extra-solaires dorment peut-être dans les archives d’Hubble…

 

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Les non-événements non scientifiques de 2008

Les non-événements non scientifiques de 2008

Pascal Lapointe

(Agence-Science-Presse) – Les événements marquants de l’année? Le LHC, la première photo d’une planète extra-solaire, les cellules souches reprogrammées… Mais de telles listes sont trompeuses, parce que la science n’est pas faite de découvertes spectaculaires. Elle avance lentement. Quelles furent les tendances lourdes de 2008, qui vont indubitablement nous accompagner — ou nous hanter — en 2009?

1. L’élection de Barack Obama

Que cela plaise ou non, quand les États-Unis éternuent, le reste de la planète se mouche. Impossible dire, à ce moment-ci, si la formation d’une équipe scientifique solide autour du futur président se traduira, comme promis, par des investissements massifs dans les énergies alternatives et une approche moins «confrontante» face aux faits… qui contredisent les croyances. Mais le simple fait d’avoir procédé à ces nominations est le signe d’un virage positif par rapport à l’attitude anti-science des huit dernières années.

2. Biocarburants: l’avenir n’est plus ce qu’il était

Les scientifiques ont beau avoir accumulé les avertissements, depuis 11 ans, à propos des risques de tout mettre dans le panier de l’éthanol, ce n’est que récemment que les craintes se sont cristallisées: en plus des études qui ont reconfirmé que la production d’éthanol à base de maïs augmenterait les émissions de gaz à effet de serre— plutôt que les réduire —, la crise alimentaire est venue porter le coup fatal. Désormais, les biocarburants de deuxième génération ont la cote: ceux produits à base de bois mort par exemple, et qui n’impliquent donc pas de priver de nourriture des millions de gens pour faire pousser de l’essence.

3. CO2: le Pôle Nord fond

On a beau dire depuis des années que le Grand Nord sera la première région affectée par le réchauffement climatique… le Grand Nord, c’est loin, et ça ne passionne pas les foules. Deux menaces ont par contre donné froid dans le dos cette année: d’une part, l’annonce que, pendant quelques semaines, la glace là-bas avait suffisamment fondu pour qu’un passage maritime soit ouvert — ce que plusieurs années plus tôt annonçaient les plus pessimistes — et d’autre part, les fuites de méthane qui, si leur multiplication se confirme, pourraient être un facteur accélérant des catastrophes futures.

4. Un chiffre: 350

Résultat du point précédent. Les scientifiques, qui prétendaient que les objectifs de réduction des gaz à effet de serre étaient trop modestes, ont gagné en crédibilité — certains se retrouvent même, désormais, au sein de l’équipe Obama. La ligne rouge traditionnelle — dépasser 450 parties par million de CO2 dans l’atmosphère serait catastrophique — a commencé à s’estomper en faveur d’une autre, plus inquiétante: c’est peut-être 350 parties par million qu’il n’aurait pas fallu dépasser (nous sommes actuellement à 386) et il faut tout faire pour redescendre vers ce chiffre magique. «Le délai de réponse du climat est certainement plus rapide que la durée de vie des perturbations atmosphériques causées par le CO2», a résumé le climatologue James Hansen cette année. Autrement dit: ce que nous envoyons là-haut y restera longtemps… mais la «réaction» de la Terre, elle, n’attendra peut-être pas aussi longtemps qu’on le croyait…

5. Comment la science peut résoudre la crise financière

Le peut-elle? En tout cas, depuis l’automne, les propos de ceux qui cherchent des solutions à la crise financière — repenser le capitalisme, repenser la société de consommation, simplicité volontaire, etc. — ont aussi eu une résonance scientifique: adopter un mode de vie plus «vert» pour, justement, moins consommer; abandonner le dogme d’une croissance perpétuelle, si cher aux économistes (et aux politiciens), dogme incompatible avec une planète aux ressources limitées; et tant qu’à se lancer dans des travaux d’infrastructure massifs pour relancer l’industrie, visons les parcs d’éolien et les technologies d’économies d’énergies.

6. La vie artificielle

«Le premier génome artificiel» se retrouverait-il dans autant de revues de l’année 2008 s’il avait été l’œuvre d’un scientifique moins «marketing» que Craig Venter? Désavantage: une simple étape parmi d’autres avant la création d’une «vraie» vie artificielle a ainsi obtenu une attention démesurée. Avantage: tous les éthiciens de la planète surveillent maintenant de près Craig Venter, et seront prêts lorsqu’il annoncera, en 2009, l’étape suivante…

7. Bientôt dans une pharmacie près de chez vous…

Le premier décodage du génome humain, en 2001, avait pris plus d’une décennie et coûté 300 millions $. En octobre 2007, une équipe chinoise annonçait y être parvenue pour un million $ (et c’était la percée de l’année, l’an dernier). Cette année, une compagnie californienne a annoncé l’avoir fait pour 100 000 $, puis une autre, pour 60 000 $. Qui dit mieux?

8. Listériose, E. coli, biphényles polychlorés, salmonelle, mélamine…

Difficile de dire si c’est vraiment une des «tendances» de l’année: chaque année semble nous apporter son lot de peurs alimentaires! Mais la listériose dans le jambon au Canada et la mélamine dans les aliments pour animaux et les jouets chinois ont eu un point commun: faire prendre conscience que le risque zéro n’existe pas, particulièrement dans notre époque de mondialisation et de production en série. Améliorer les mécanismes de surveillance est une chose, croire que de meilleurs mécanismes de surveillance puissent éradiquer 100% des bactéries en est une autre.

9. Cosmos: l’avenir est en Chine.

Ou en Inde. La NASA, elle, a semblé plus perdue que jamais, alors que l’Inde envoyait sa première sonde sur la Lune, que des Chinois marchaient pour la première fois dans l’espace, et qu’on évoquait même la possibilité que d’autres astronautes chinois ne marchent sur la Lune dans 10 ans, avant que des Américains n’y retournent. Au moins, la NASA a eu Phoenix sur Mars pour se consoler.

10. Science 2.0

Des scientifiques qui expérimentent des «carnets de laboratoire» sous la forme de blogues, d’autres qui créent des wikis en génétique, qui découvrent ces nouveaux outils pour la classe, le mot «congrès 2.0» qui commence à circuler, et l’accélération du mouvement d’accès gratuit (ou accès libre) à la recherche scientifique… On ne sait pas où on va, mais on y va!

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Loin, mais jeune

Loin, mais jeune

(Agence Science-Presse) – Dans la liste (de plus en plus longue) des planètes détectées autour d’étoiles autre que notre Soleil vient de s’ajouter une première: une jeune planète. Il faut dire qu’en général (on compte à présent 270 planètes extra-solaires, toutes détectées depuis 1995), déduire l’âge d’une telle planète est impossible, compte tenu de l’énorme distance et de la maigreur des données dont on dispose. Mais dans le cas de l’étoile TW Hydrae, les astronomes ont bénéficié d’un coup de chance: l’étoile est entourée d’un disque de matière (roches et glaces) et la planète se trouve entre ce disque et l’étoile, ce qui signifie, si les modèles de formation des planètes sont exacts, que celle-ci (une géante, six fois plus grosse que Jupiter) planète a moins de 10 millions d’années.

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Les chasseurs d’extra-terrestres

Les chasseurs d’extraterrestres

Dossier Extraterrestre

Agence Science-Presse – Pascal Lapointe

Ralph Pudritz est physicien à l’Université McMaster, en Ontario, et il croit aux extraterrestres. De même que son collègue biophysicien Paul C. Higgs. De même que la biologiste Jenn Macalady, de Pennsylvanie, spécialiste des génomes bactériens. De même que l’astronome Richard Greenberg, à l’Université de l’Arizona. Et son collègue de l’Université de Montréal Robert Lamontagne. Et François Raulin, de l’Université de Paris, spécialiste des lunes de Saturne. Et beaucoup, beaucoup d’autres.

On est bien loin du cliché du scientifique ostracisé parce qu’il prononce le mot « extraterrestre ». Au contraire, non seulement ce mot a-t-il une discipline bien à lui, l’astrobiologie, mais en plus, note Robert Lamontagne, « c’est devenu sexy ». Si vous faites une recherche sur des bactéries primitives vivant dans un environnement inhospitalier, c’est plus vendeur de les lier à la possibilité de vie sur d’autres planètes, que de vous contenter de parler des « extrémophiles de cavernes sulfuriques ».

En astronomie, le développement le plus spectaculaire, c’est la chasse aux planètes tournant autour d’étoiles autres que notre Soleil. Depuis 1995, on en a détecté plus de 200 et la « planète extra-solaire » Gliese 581 dont la détection a été annoncée récemment est non seulement la plus petite de l’histoire — « seulement » cinq fois la masse de la Terre — mais surtout, la première qui soit théoriquement habitable, parce qu’elle n’est ni trop près de son étoile, ni trop loin.

« C’est une percée incroyable, réagit Ralph Pudritz, qui dirige à McMaster le seul programme de recherche en astrobiologie au Canada. « Cela veut dire que la recherche d’une signature d’eau autour de cette planète va devenir très importante ».

Or, une telle recherche sera extrêmement difficile, compte tenu des distances —21 années-lumière, la distance entre Gliese 581 et nous, ça n’a l’air de rien, mais ça nécessite 14 zéros si on le calcule en kilomètres ! — et elle exigera la contribution d’astrophysiciens, de chimistes, d’ingénieurs… Ce qui est précisément la raison d’être de l’astrobiologie : rassembler des chercheurs de disciplines très éloignées.

Ce type d’interdisciplinarité « était juste un rêve, il y a 20 ans, poursuit Pudritz. Mais il pourrait désormais être un exemple pour d’autres disciplines. Je ne pense pas que c’est juste l’astrobiologie, je pense que c’est la direction vers laquelle la science s’en va au 21e siècle ». Quelques universités américaines entretiennent également des programmes d’astrobiologie et leur modèle à tous est l’Institut d’astrobiologie de la NASA, fondé en 1995.

Les chemins détournés de l’astrobiologie

Ces scientifiques n’ont pas grand-chose à voir avec les héros de la télé qui, comme les agents du FBI dans les X-Files, n’ont qu’à ouvrir un frigo pour trouver les restes d’un extra-terrestre ! L’astrobiologie doit en effet emprunter des chemins détournés :

– des ingénieurs planchent sur des dispositifs visant à rendre les télescopes de plus en plus sensibles, ce qui explique qu’on ait pu détecter cette « petite » planète ; au cours des prochaines années, il y a tout à parier que la liste va s’allonger ;
– des astrophysiciens expérimentent des méthodes qui permettraient d’analyser les infimes signatures de ces planètes, dans l’espoir d’y trouver des traces d’oxygène ou de vapeur d’eau ;
-des biologistes se passionnent pour les « extrémophiles », ces bactéries qu’on ne cesse de découvrir, depuis les années 1970, dans les environnements où, auparavant, on n’aurait pas cru la vie possible : près des volcans sous-marins, sous les glaces de l’Antarctique… ou dans les réacteurs nucléaires !
-des chimistes et des « astrochimistes » découvrent des acides aminés, qui sont les « briques » préalables à la vie, dans les nuages de gaz qui préfigurent les futures étoiles, dans les disques de matière qui, autour de certaines étoiles, préfigurent les futures planètes, et dans les météorites : dès 1982, la météorite Murchison a révélé la présence de huit des 20 acides aminés qui constituent la base de tout être vivant ;

Paradoxalement, la recherche qui fait le plus parler d’elle est la moins fructueuse : l’écoute de signaux radio au moyen de radio-télescopes, comme dans le film Contact (avec Jodie Foster). On n’a toujours pas capté la Star Académie de la Grande Ourse et plusieurs des mêmes scientifiques qui croient qu’on va tôt ou tard trouver de la vie, doutent qu’on puisse trouver de la vie intelligente : sur Terre, il a fallu 5 milliards d’années avant que l’intelligence n’apparaisse, et bien malin qui pourrait dire combien de temps elle va durer, au rythme où elle magane sa planète…

Les retombées de la quête d’extraterrestres

Justement. Si cette nouvelle planète se révèle vraiment habitable, ne pourrions-nous pas aller la maganer elle aussi, ce qui donnerait un répit à la nôtre ? On n’en est pas encore là : 21 années-lumière, avec les technologies actuelles, cela nécessiterait un voyage de plusieurs milliers d’années !

En attendant, les retombées de l’astrobiologie se trouvent bien davantage sur Terre que dans le cosmos : « même si on ne trouvait rien ailleurs », philosophe Robert Lamontagne, qui donne un cours d’astrobiologie à l’Université de Montréal, « on aurait beaucoup mieux compris la vie sur Terre. » En étudiant les bactéries les plus exotiques et les acides aminés dans les nuages interstellaires, on expérimente des méthodes d’investigation qui servent à la génétique et à la chimie organique, disciplines qui, à leur tour, ont des retombées en médecine et dans le secteur industriel. Et ça lève peu à peu le voile sur les origines de la vie…

Lien pour le mot Nasa

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