Pour maigrir… payez!

Pour maigrir… payez!

(Agence Science-Presse) – Réussira-t-on à convaincre certains de maigrir, si on s’attaque à leur portefeuille? C’est le pari des autorités de l’Alabama, un État du Sud des États-Unis. À partir de 2011, ses 37 000 fonctionnaires devront payer 25$ de plus par mois pour leur assurance-santé si leur poids dépasse la norme et s’ils ne font rien pour y remédier. Discrimination par le poids?

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Contrôle de l’appétit, dépendance à la nourriture, perte de poids et rester mince

Contrôle de l’appétit, dépendance à la nourriture, perte de poids et rester mince

Isabelle Burgun

Agence Science-Presse. Dossier Anorexie

Une simple image de gâteau au chocolat vous fait saliver au point de ne plus pouvoir penser à autre chose? Si c’est le cas, c’est que votre cerveau fonctionnerait, en ce moment précis, comme celui d’une personne dépendante, prétend une récente étude québécoise publiée en couverture de l’édition de mai de Cell Metabolism.

À qui la faute? Au ghrelin ! Cette « hormone de la faim » produirait d’importantes modulations dans les zones du cerveau responsable de l’appétit. « Elle jouerait un rôle très important pour ceux qui éprouvent de la difficulté à perdre du poids », soutient même le neurologue Alain Dagher.

L’hormone métamorphoserait ainsi les personnes affamées en véritables « junkies » de la nourriture. Produite par l’estomac, cette hormone circule dans le sang et agit, par le biais de récepteurs, sur les cellules du cerveau. « Ces récepteurs sont présents dans l’hypothalamus, qui est le centre de contrôle de la prise de nourriture, et sur les neurones de dopamine, qui jouent un rôle important dans le sentiment de récompense », explique le chercheur.

Miam ! Miam !

Quand vous arpentez affamé les rayons de votre supermarché, la nourriture vous paraît plus attirante. Votre hormone — en plein travail à ce moment — doit vraisemblablement permettre à l’organisme de constituer des réserves. Cette stratégie très utile en période de disette devient inutile alors qu’à chaque coin de rue les dépanneurs et autres magasins regorgent de nourriture. Ce serait même néfaste pour votre organisme.

« Ghrelin est un puissant stimulant de l’appétit. Nous voulions vérifier son rôle dans l’acte de manger sans contrôle », confirme le chercheur. Pour parvenir à comprendre comment on devient « accro » à la bouffe, les chercheurs ont administré cette hormone par intraveineuse à des volontaires tandis qu’ils regardaient des images de gâteaux et autres douceurs. Et les images ne trompent pas, la réponse neurale aux photos de nourriture augmente fortement au sein de différentes régions du cerveau.

Ce qui ne surprend guère le spécialiste des troubles de la motricité et de l’imagerie du fonctionnement du cerveau de l’Université McGill qui fait de la recherche sur les dépendances depuis quelques années. Selon lui, cette hormone de la faim joue un rôle important dans la surcharge de poids. Agir sur cette hormone en la bloquant pourrait fournir une nouvelle piste pour le traitement de l’obésité.

Pour en savoir plus

L’article paru dans Cell Metabolism
http://www.cellmetabolism.org/content/article/abstract?uid=PIIS1550413108000788

La page web du chercheur Alain Dagher
http://www2.bic.mni.mcgill.ca/research/people/faculty/profile_aladag000

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L’amante devenue aidante

L’amante devenue aidante
Annie Mathieu, vol.16 no.2 déc.-janvier 2008

Mariée depuis 32 ans, Lucie était technicienne juridique avant de devenir, il y a 18 ans, soignante à domicile pour son mari, André, lourdement atteint de sclérose en plaques et presque quadriplégique. Ce soir, elle a un rendez-vous d’amoureux avec lui. En vacances depuis presque trois semaines, elle mettra de côté son travail de soignante et ira plutôt retrouver l’homme qu’elle aime.

Franche, vive et dégourdie, Lucie a de l’énergie à revendre. Elle ne se gêne pas pour affirmer que ces vacances lui font du bien, même si cela entraînera pour son mari 4 longues semaines en Centre d’hébergement. Elle s’accorde deux mois de répit par année où elle redevient maître de son temps. Une liberté dont elle chérit chaque instant et qui lui redonne l’énergie nécessaire pour affronter les 10 autres mois de l’année.

«Je le vois quand même 2-3 fois par semaine. Et quand on se fréquente, ce n’est que pour des bons motifs», explique Lucie. Ce soir par exemple, ils iront au cinéma et peut-être au restaurant. Une gâterie qui sort du commun pour le couple habitué au train-train quotidien, soins, repas, allées et venues des infirmières dans leur appartement adapté.

«Je n’ai pas toujours été aussi bien dans ma peau», confie-t-elle. Autrefois, elle n’aurait jamais osé parler en public comme elle le fait aujourd’hui pour la Société canadienne de la sclérose en plaques. Elle aurait encore moins poussé l’audace jusqu’à se confier à une journaliste! C’est simple, Lucie n’existait plus. J’étais dans le dernier tiroir du bas. «Je ne comprenais pas, dit-elle, que quand je suis bien avec moi-même, meilleure est la condition d’André.» Une équation que bon nombre d’aidants n’arrivent toujours pas à résoudre.

Elle faisait déjà de l’embonpoint quand André se découvre atteint de sclérose en plaques. En l’espace de 9 mois, la condition de son mari se détériore à tel point qu’elle doit s’absenter presque quotidiennement du travail. Trois ans plus tard, elle remettra sa démission, réorientant sa carrière professionnelle pour rester à temps plein auprès de son mari.

Un choix qui n’entraîne ni augmentation de salaire, ni bénéfices sociaux. Depuis presque 20 ans, le couple vit essentiellement de la pré-retraite d’André. «On aurait mieux fait d’être les deux sur le bien-être social», s’exclame Lucie qui vit sur la corde raide. Elle trouve encore difficile «d’être invisible» aux yeux des banques qui, depuis belle lurette, n’encaissent plus ses chèques de paye.

«Quand on devient aidante, on ne le fait pas de plein gré», affirme-t-elle de but en blanc. C’est l’amour avec un grand A qui la guide aveuglement vers ce choix. Un amour qu’elle consacre totalement aux soins de son mari, au détriment des rôles d’épouse, de mère et de femme, relégués aux oubliettes.

À bout de souffle, elle réalise qu’elle a besoin d’aide. D’abord, pour les soins de son mari qui l’épuisent. Elle fait venir une infirmière de CLSC qui se chargera du bain et du coucher de l’homme qu’elle aime. Puis, elle entame pour elle-même une thérapie qui durera trois ans. Parallèlement, pour sa propre obésité, elle se fera opérer car sa santé s’est fort détériorée au fils des mois.

4 ans après l’opération, Lucie pèse 150 livres en moins. Un poids qu’elle a gagné en assurance grâce à une thérapeute extraordinaire. «Je suis réapparue, j’ai repris vie», explique-t-elle fièrement. Le changement est radical pour André, habitué qu’il était de se faire soigner aux petits oignons. «Je lui ai retiré certains privilèges», affirme Lucie en riant. Elle est aujourd’hui convaincue qu’elle en faisait trop pour son mari et pas suffisamment pour elle.

Elle reprend non seulement goût à sa vie de femme –elle va au gym deux fois par semaines– mais elle est déterminée à en aider d’autres qui vivent la même situation. L’isolement, selon Lucie, affecte bon nombre de celles qui s’occupent ainsi de leurs proches. Elle réclame du gouvernement qu’on ouvre un dossier famille lorsqu’un nouveau patient entre à l’hôpital; le conjoint et les enfants, selon elle, sont trop souvent oubliés. Elle souhaite aussi voir les autorités médicales prendre le relais des aidantes lorsque celles-ci sont épuisées. Cela permettrait aussi d’éviter à des couples ou aux relations familiales de se désintégrer à cause du stress et des tensions liés à la maladie.

«Je ne jette pas la pierre aux couples qui n’ont pas survécu à ce genre d’épreuves», explique celle qui préférerait ne pas prodiguer de soins intimes à son mari. «Cela brise l’intimité», commente-t-elle doucement. Intimité qu’elle a cependant su préserver dans d’autres sphères de sa relation avec celui qui demeure toujours son premier amour.

«La plus belle chose que j’ai découverte c’est que je ne suis pas une aidante naturelle; je suis une amante naturelle», conclut l’amoureuse en donnant congé à son interlocutrice. Elle doit partir, André l’attend pour le rendez-vous galant.

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quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

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Santé mentale et les diagnostics

Santé mentale et les diagnostics

Mathieu Thériault du Comité Logement Bordeaux-Cartierville

Êtes-vous obsédé par votre apparence physique et le regard des autres? Passez-vous des heures à vous demander si votre poids est proportionnel à votre taille? Avez-vous envie de dépenser compulsivement dès que vous avez du fric? Sortez-vous avec l’air de bœuf chaque lundi matin en partant travailler? Vivez-vous une engueulade de couple au moins une fois par deux semaines?

Si vous répondez oui à l’une de ces questions, c’est probablement que vous souffrez d’une maladie mentale répertoriée et cataloguée en bonne et due forme. Du moins, c’est ce que prétendent les «spécialistes» de la santé mentale qui tour à tour «découvrent» le syndrome du magasinage compulsif, du trouble relationnel ou d’une activité cérébrale excessive probablement à la source de votre air bête. D’ailleurs, il se ne serait pas très surprenant qu’une bande de freudiens trouve une nouvelle maladie mentale associée aux graffiteurs, du genre «syndrome-de-la-répression-parentale-sur-les-enfants-désireux-de-s’exprimer-sur-les-murs» ou encore «syndrome de l’artiste à tendance exhibitionniste somnambulesque».

Vous serez probablement fort heureux d’apprendre quelle maladie mentale vous convient le mieux si vous mettez la main sur le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM), la référence ultime dans le domaine de la psychiatrie. Un domaine de recherche où on ne niaise pas avec la puck. La psychiatrie, en effet, est une discipline qui produit, puisqu’entre 1987 et 1994, ce guide scientifique a répertorié 77 nouvelles catégories de maladies mentales, ce qui revient à dire qu’on a découvert à chaque mois une nouvelle façon de devenir cinglé!

Décidément, les maladies mentales ont la cote. Il ne fait aucun doute que les gens n’ont jamais autant “pété les plombs” que présentement et que des milliers de personnes souffrent profondément. Il s’agit d’une réalité tragique qui ne doit pas être prise à la légère. Ceci étant dit, il ne faut pas oublier qu’il y a toujours quelqu’un, quelque part, pour profiter du malheur des autres et qu’il y a forcément un aspect marketing dans le fait que pratiquement tout le monde consultent un psy pour tout et n’importe quoi.

Si vous vous sentez mal dans votre peau, malheureusement, on va trop souvent chercher à vous culpabiliser, à vous infantiliser ou vous hospitaliser, mais surtout, tout faire en sorte pour geler votre souffrance plutôt qu’analyser ses causes. Ce n’est pas la pauvreté chronique, le stress permanent relié au boulot ou la pression sociale pour fonctionner comme une machine qui sont en cause. Non, surtout pas. Une bonne dose de prozac semble tout indiquer pour vous remonter.

Il n’y a pas que les psy pour profiter de cette business de la santé mentale. L’industrie pharmaceutique, grande productrice de pilules devant l’Éternel, s’en met aussi plein les poches. La vente de médicaments, depuis 25 ans, a augmenté de 1300% et rapporte des milliards aux compagnies. Même si tous les médicaments vendus ne concernent pas directement les maladies mentales, il n’en reste pas moins que les anti-dépresseurs, les calmants, somnifères et autres extasys légalisés se vendent à la pelle. Au point où des sources anonymes rapportent que des médecins se feraient sermonner par des confrères parce qu’ils ne prescrivent pas suffisamment.

On fait souvent la remarque que les femmes comptent parmi les victimes majoritaires de la dépression. Malgré tous les beaux discours sur l’égalité des sexes, une réalité demeure: les femmes ont plus que jamais une double journée de travail à la maison et au boulot tout en étant significativement plus pauvres que leurs confrères masculins. Après une journée de labeur mal payé, ce sont souvent elles qui doivent s’occuper des enfants. Ajoutez à cela qu’elles sont encore les premières victimes de violence verbale et physique, de viols, de discrimination et de harcèlement et on a soudain une idée plus claire des raisons qui les poussent à l’épuisement.

Il y a trente ans, face à cette double oppression, les femmes se révoltaient, revendiquaient, pour exiger justice et respect. Aujourd’hui, on dit que tout cela est passé de mode en même temps que l’ère hippie et on hospitalise des femmes toujours plus isolées à tour de bras. À tous ceux aujourd’hui qui sont déprimés, j’aimerais vous dire une chose: vous n’êtes peut-être pas si malades et coupables qu’on voudrait vous le faire croire et la société l’est peut-être davantage qu’on le pense.

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Martin Matte, l’humour et les traumatismes crâniens à Tout le monde en parle.

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poesie-urbaine-roberto-mayerjours-de-nuit Poésie urbaine. Jours de Nuit. Roberto Mayer. 11,95$

Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

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