Travail et maladie mentale Instable a temps partiel

Travail et maladie mentale

Instable à temps partiel

Étienne Gervais                 Dossier Santé mentale, Économie

«Vous réalisez, Monsieur Gervais, que de vous afficher ouvertement comme atteint d’une maladie mentale vous interdit  automatiquement l’accès à près de 75 % des emplois?» C’est ce que m’annonce gravement la conseillère en emploi que je suis venu rencontrer afin de discuter des mes récentes difficultés à dénicher un travail. J’échappe un petit rire nerveux. En fait, j’ignore si je dois éclater de rire ou fondre en larmes.

J’en suis parfaitement conscient. Quand j’ai décidé d’écrire mon histoire, il y a deux ans, je savais que la terre entière apprendrait que je souffre d’une maladie mentale et que le mot «stabilité» n’est pas le qualificatif le plus approprié pour me définir. En parcourant mon CV, la conseillère ajoute, «croyez-vous qu’il soit absolument nécessaire de le mentionner dans votre curriculum?» Elle fait vraisemblablement référence à la mention de mon livre qu’on y retrouve.

Bien sûr! Ne pas le faire serait en totale contradiction avec ce pour quoi je me bats, la raison d’être de mon livre: la démystification des maladies mentales. (Pas si fou le gars, hein?) La conseillère acquiesce mollement. N’empêche qu’elle a raison. Le peu de retours d’appel d’éventuels employeurs que je reçois est là pour le prouver. Un seul en près de quatre mois de recherche. Ce qui me donne envie de rire, c’est que depuis que j’ai décidé de vivre ouvertement ma maladie mentale, je me sens nettement mieux et, par conséquent, cent fois plus apte à occuper un emploi stable qu’auparavant, du temps où je mentais et réussissais aisément à décrocher n’importe quel job.

santé mentale Préjugé à temps plein

En contrepartie, ce qui me donne envie de pleurer, c’est que ce paradoxe confirme un état de fait que j’aimerais tant voir disparaître: l’accès au marché du travail est plus que limité pour les personnes atteintes de maladie mentale. Les statistiques sont d’ailleurs là pour le prouver: le taux de chômage chez ces personnes oscille entre 70 % et 90 %, selon le degré de sévérité de la déficience.

Plus attristant encore, il semble que ce ne sont pas les limitations dues à la condition de santé qui diminuent les chances d’accéder à un emploi décent, mais bien les préjugés entretenus par les employeurs (comme par le reste de la société) à leur égard.

La conseillère veut ensuite savoir en quoi consistent exactement les manifestations de ma maladie. Je lui parle alors des tentatives de suicide, de la souffrance au quotidien et des variations caustiques de mon humeur. «C’est étonnant, à vous voir, on ne le dirait pas!» s’exclame-t-elle. Non, ce n’est pas écrit sur mon visage, et c’est précisément ce qui me rend la tâche si ardue. En plus de fournir un rendement adéquat, je dois dépenser des quantités énormes d’énergie afin de préserver cette image de «normalité» aux yeux de mes collègues et patrons. Bien souvent, cela m’épuise tant que je finis par abandonner mon travail, alors que si mes employeurs se montraient un tantinet plus accommodants,  je pourrais fort bien garder à long terme un emploi.

De nos jours, il est de plus en plus fréquent de voir des entreprises apporter des modifications à leurs installations afin d’accueillir des candidats souffrant d’handicaps physiques. À quand ce genre d’adaptation pour les handicaps sociaux?

Emplois bas de gamme

L’entrevue avec ma conseillère tire à sa fin. Elle semble plutôt découragée de constater qu’elle n’est guère en mesure de m’aider. En dernier recours, elle ajoute, «avez-vous pensé à participer à un programme de réinsertion?» Certainement que j’y ai pensé! J’ai même fait plusieurs appels à cet effet. Ces démarches m’ont appris que si je le désirais, je pouvais participer à un programme à temps plein d’une durée de huit semaines (non rémunérées), pendant lesquelles on m’apprendrait à composer avec un horaire ainsi que les rudiments de l’entretien ménager et à l’issue de cette formation, je pourrais décrocher un emploi dans une entreprise de nettoyage ou sur une chaîne de montage. Wow! Quel extraordinaire bond dans ma carrière!

Mais ne concluons pas trop vite. Il est clair que ce type de programme répond aux besoins d’une clientèle particulière. Pour les gens souffrant de pathologies graves, un tel programme représente bien souvent l’unique porte d’accès au marché du travail et je ne peux que féliciter du fond du coeur les instigateurs de cette initiative porteuse d’espoir. Mais  pour moi, comme pour tous ceux qui souffrent de problèmes mentaux moins envahissants, ce n’est qu’une autre feuille arrachée à notre arbre d’espoir, emportée par le courant d’un vent qui emmène avec lui une partie de notre amour propre.

L’entrevue est maintenant terminée. «Alors, qu’est-ce que vous comptez faire, monsieur Gervais?» demande gentiment  la conseillère. «Et bien, je n’en sais trop rien… je crois que je vais écrire quelque chose là-dessus…»

Étienne Gervais est l’auteur de L’ennemi en moi, histoire vraie d’une victime du trouble de la personnalité limite, publié chez Olographes en 2008.

personnalitelimite@sympatico.ca

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Droit et art urbain unis pour la justice

Droit et art urbain unis pour la justice

François Richard  Dossiers Educaloi, Justice, Café Graffiti et Jeunes

Le projet Les couleurs de la justice en est à sa deuxième année d’existence. Fruit d’une collaboration entre Éducaloi, le Café Graffiti et le Regroupement des maisons de jeunes du Québec, il combine ateliers de formation juridique et de réalisation de graffitis à l’intention des adolescents qui fréquentent les maisons des jeunes de la région de Montréal. Cette année, trois murals seront réalisés dans différents quartiers de la métropole.

Oeuvres dans plusieurs quartiers de Montréal

image Les 6 et 21 juin, les artistes novices des maisons des jeunes L’Hôte Maison et de l’école Pierre-Marquette ont créé des oeuvres dans l’arrondissement de Rosemont-La-Petite-Patrie. Un troisième mural sera réalisé dans l’arrondissement du Sud-Ouest le 4 juillet prochain. L’an dernier, deux murals ont été réalisés dans le cadre de Les couleurs de la justice dans les quartiers Saint-Henri et du Centre-Sud. La réalisation des murals sont chaque fois l’aboutissement d’un processus de formation s’étirant sur quelques mois.

Formation juridique en ligne

Les ateliers combinent de façon originale la formation juridique, notamment le droit pénal destiné aux adolescents, ainsi que les rudiments de l’art du graffiti et la philosophie qui l’accompagne. L’organisme Éducaloi existe depuis 2000 et offre des services d’information juridique destinés au grand public. Cette mission se traduit entre autres par la production de documentation sur de grands thèmes de droit, tels les successions et le droit familial. Une des réalisations les plus originales de l’organisme est certainement la tenue de camps de jour juridiques pour adolescents. Dans ce cadre, les jeunes sont invités à passer plusieurs jours dans un palais de justice afin de se familiariser avec les rouages de cette institution souvent intimidante. Éducaloi a aussi un site Internet, appelé Jeunes pour jeunes, où les jeunes peuvent s’informer à propos des différentes carrières juridiques qui leur sont ouvertes. Raymond Viger a d’ailleurs écrit à propos de ce site sur les professions liés à la justice et destiné aux jeunes.

Combattre les préjugés

Les liens entre justice et graffiti sont évidents pour ceux qui connaissent un peu ce deuxième milieu. L’activité est en effet souvent illégale et pratiquée par des jeunes dont le style vestimentaire les expose aux préjugés et au profilage de la part des policiers. Connaître leur droits, ainsi que les formes légales de pratique du graffiti est donc pour eux un atout précieux. Les oeuvres produites au cours des dernières semaines peuvent être admirées à l’Hôte Maison, au 6255 Boyer et derrière le 3500 Rachel, Est.

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Lutte contre le VIH en Afrique

Lutte contre le VIH en Afrique

Lisa Melia……DOSSIERS Sexualité ET MTS-Sida

«La distribution d’eau au lieu de la distribution massive de préservatifs en Afrique signifierait réduire la mortalité causée par beaucoup de maladies infectieuses et virales, y compris le Sida», écrivent quinze étudiants camerounais à Rome, dans une Lettre ouverte à Zenit. Ils entendent protester contre les critiques qui ont pris pour cible le pape après son passage en Afrique, et ses propos sur le préservatif.

Une industrie lucrative

Si la question du condom revient sans cesse, c’est parce que c’est un marché très important pour les occidentaux, affirment les auteurs. Les médias auraient ainsi volontairement déformé le message du pape, qui ne condamne pas l’usage du préservatif mais prêche pour un encadrement de la sexualité par un enseignement moral et sexuel. Cette manipulation médiatique » n’aurait pour but que de «détourner l’intérêt pour les problèmes réels de l’Afrique.»

Par ailleurs, écrivent-ils, les entreprises de fabrication de préservatifs sont implantées en Occident, et la richesse créée, aussi bien par la production que par le transport, représentent une source de revenus non négligeable, ce qui encourage à présenter le condom comme seul moyen de lutte efficace contre les maladies transmissibles sexuellement (MTS).

371275_condom__path_001Un modèle de développement occidental

«Nous disons NON à ce modèle culturel tout à fait étranger à nos valeurs et à nos traditions, qu’on veut nous imposer comme facteur déterminant pour l’amélioration de notre qualité de vie», assènent les étudiants. Ils dénoncent une «pitié hypocrite» qui conduit à ne pas traiter les vrais problèmes du continent africain. Des installations pour creuser des puits et produire de l’énergie seraient nettement plus utiles. Ce sont des facteurs de développement humain et économique qui permettraient aux Africains de subvenir à leurs besoins fondamentaux. Or, sur le plan économique, les camerounais soulignent la pratique de mesures défavorables, comme le protectionnisme agricole soutenu par l’Union Européenne, qui sont particulièrement dommageables pour l’industrie africaine.

ABC contre Sida

Une expérience menée en Ouganda, en Afrique de l’est, avec le soutien du gouvernement, a par ailleurs fait ses preuves. C’est l’ABC: A pour abstinence, B pour fidélité («be faithful» en anglais) et C comme préservatif («condom»). Dans le cadre de ce programme, l’Ouganda est le seul pays d’Afrique à avoir obtenu de bons résultats dans la lutte contre le Sida. En 1991, la fréquence d’infection de la population était de 15%. En 2001, elle est passée à 5%, faisant de l’Ouganda le champion africain de la lutte contre le VIH.

Ce sont deux chercheurs de l’Université de Cambridge qui avancent ces chiffres. Leur étude, parut en 2004 dans le magazine anglophone Science, montre que l’âge moyen du premier rapport sexuel en Ouganda est passé de 15 à 19 ans chez les garçons. La recommandation de fidélité aurait quant à elle permis de réduire de 60% la tendance d’avoir de multiples partenaires. Finalement, le préservatif est la solution de dernier recours, quand l’abstinence et la fidélité ne sont pas respectées. Or, les chercheurs prouvent que ce sont surtout les deux premiers axes du programme qui ont permis de faire reculer les chiffres du Sida.

Des solutions adaptées au problème du Sida en Afrique

Ainsi, les étudiants, dans leur lettre ouverte, tout en dénonçant le «libéralisme sexuel» que les occidentaux chercheraient à implanter en Afrique, soulignent que des solutions misant davantage sur l’éducation sexuelle et morale, associées au préservatif, permettrait davantage de réduire la portée de l’infection. Ils insistent également sur l’importance de donner à l’Afrique les moyens de son propre développement, car c’est de cette manière que les questions de santé et de pauvreté seront efficacement traitées. C’est pour eux le seul moyen de résoudre «les problèmes qui donnent à l’Afrique l’image d’un continent désespéré.»

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Suicide des jeunes

Suicide des jeunes

Dominic Desmarais    DOSSIERS SuicideSanté mentale ET REFLET DE SOCIETE

Le nombre de suicides a légèrement diminué au Québec l’an dernier. Derrière cette bonne nouvelle se cache toutefois la réalité des 1 091 personnes qui sont passées à l’acte, de ceux qui ont tenté de s’enlever la vie et de ceux qui y pensent. Adolescents, adultes et personnes âgées, ce mal de l’âme n’a pas d’âge. Pour le contrer, les approches sont différentes. Reflet de Société s’est penché sur une façon de prévenir le suicide chez les jeunes.

Au Canada et au sein des pays industrialisés, le Québec fait figure d’enfant récalcitrant dans la lutte contre le suicide. Ce problème de société ne fait pas souvent l’objet de débats. On en parle peu. Trop peu, au goût de Claude Poirier, pas le célèbre chroniqueur judiciaire, mais le président et fondateur de Réseau Ado, un organisme qui s’implique dans la prévention du suicide en visitant des écoles secondaires de la province. «Il y a deux écoles de pensée, précise M. Poirier: ne pas en parler pour ne pas donner des idées à ceux qui seraient tentés de mettre fin à leurs jours, ou en parler pour que ceux qui vivent avec des idées suicidaires puissent s’exprimer. Je suis de la deuxième école, mais au niveau des professionnels et des institutions, le suicide est un sujet tabou.»

ado7 Claude Poirier travaille depuis 50 ans pour l’entreprise familiale de salons funéraires Magnus Poirier. Il rencontre constamment des gens touchés par le suicide. «Qui ne connaît quelqu’un ayant vécu une dépression ou fait une tentative de suicide?» demande-t-il avec sérieux. Depuis 1997, M. Poirier et le Mouvement Richelieu s’investissent dans la prévention du suicide chez les jeunes. Dans un élan passionné, il parle des tendances suicidaires chez les adolescents. «Pourquoi ont-ils ces idées? Pourquoi n’en parlent-ils pas? Des recherches menées par un psychologue et un psychiatre auprès de jeunes ont démontré qu’ils étaient plus à l’aise de s’en ouvrir à des gens de leur âge.»

De là est né Réseau Ado. Des jeunes adultes, étudiants en travail social, en psychologie ou en animation culturelle, s’intègrent, le temps d’un cours, dans la vie d’élèves de troisième secondaire pour les faire parler du stress qu’ils vivent. Ils sont deux animateurs pour une quinzaine d’élèves. Pas de professeur, de psychologue ou de directeur. Que des jeunes qui discutent entre eux.

Santé mentale

L’approche des animateurs est axée sur la bonne santé mentale. Le but est d’encourager les élèves à discuter.

Sous forme de jeu, les animateurs de Réseau Ado créent avec les jeunes une définition de la santé mentale. «On demande aux élèves ce qui fait que, certains jours, notre santé mentale ne va pas bien. Le stress sort très souvent. On les aide à le verbaliser et à prendre des moyens pour le régler ou le diminuer. Le stress est abordé par rapport à la définition qu’ils en font, par des sujets qui viennent d’eux. On n’abordera pas le suicide nous-mêmes, il n’y pas de priorité sur cette question. Si l’un d’entre eux en parle trop ouvertement, il sera rencontré après, en post-groupe, pour qu’il ne monopolise pas toute l’attention», explique Patrick Chaput, le coordonateur de l’équipe.

Stress à cause de la famille

Les problèmes familiaux sont régulièrement mentionnés comme principale source de stress. Ce sont les différends entre les parents qui affectent le plus les jeunes. Pour Claude Poirier, les plus à risque sont les jeunes inscrits dans les programmes internationaux. «Ils se mettent de la pression pour leurs notes scolaires. Ils en reçoivent de leurs parents et de leurs professeurs, qui veulent les voir réussir. Certains, en raison de leur réussite scolaire, sont au-dessus de tout soupçon. On les laisse circuler librement dans l’école. Alors, les pushers passent par eux pour entrer la drogue en douce dans l’école. S’ensuit l’intimidation et la menace de dénonciation. Là, ils sont pris avec un gros problème qu’ils n’osent confier à personne.»

C’est là l’objectif de Réseau Ado: découvrir les jeunes aux prises avec des problèmes et les diriger vers les ressources d’aide offertes par la polyvalente. Les élèves se confient plus facilement aux animateurs, des jeunes à leur image. «C’est cool parce que je ne cadre pas dans un rôle de professionnel. Je peux parler aux jeunes comme un jeune. Pour nous, les animateurs, c’est libérateur. Et le jeune le sent, dit Rachel, 20 ans, qui aspire à devenir médecin. Moi, le secondaire 3, c’est pas loin. Je me souviens comment j’étais. Ça me replonge dans mes souvenirs. Même moi, en secondaire 3, je ne savais pas qu’il y avait des ressources pour m’aider. Je n’ai jamais pensé y aller.»

Repérer les jeunes à risque: prévenir le suicide

La rencontre permet aux animateurs de présenter l’intervenant de l’école et de faire le pont entre l’élève et les ressources pouvant l’aider. Les élèves brisent leurs préjugés envers les psychologues. Au grand plaisir de l’équipe de Réseau Ado, ce que les jeunes retiennent le plus de leur visite, c’est comment aider un ami qui aurait des problèmes. Les animateurs font ainsi des petits en multipliant le nombre de jeunes pouvant établir un pont entre élèves et ressources.

Si l’animation de Réseau Ado permet de parler de certains problèmes, c’est le questionnaire rempli pendant la rencontre qui cible les cas plus lourds. Une des questions s’articule ainsi: «t’es-tu déjà senti mal au point de vouloir mourir?» Si un jeune répond par l’affirmative, il est systématiquement rencontré après la discussion de groupe. Les animateurs demandent à l’étudiant à quel moment il a ressenti l’envie de mourir et s’il a des idées concrètes pour mettre son projet à exécution.

«Le jeune va être référé s’il démontre une certaine planification. S’il n’a pas un niveau de dangerosité élevé, on va seulement faire le suivi avec l’intervenant de l’école pour le mettre au courant. On ne cherche pas les solutions ou les raisons, mais plutôt cibler la problématique, pour ensuite référer l’élève. En deux à cinq minutes, le problème peut facilement être cerné. Ce n’est pas une intervention. On veut éviter de faire répéter le jeune deux fois», dit le coordonateur de l’organisme, qui précise que tous les animateurs ont reçu de Suicide Action Montréal une formation avancée, créée sur mesure pour leurs rencontres post-groupe afin de détecter les signes, le vocabulaire et le niveau de dangerosité des jeunes, afin de mieux prévenir le suicide.

Travail avec les psychologues

L’équipe de Réseau Ado n’offre pas de services pouvant remplacer ceux d’un psychologue. Les animateurs sont formés pour détecter les cas problématiques et les référer. Pour éviter d’être aux prises avec des problèmes qui dépassent les capacités de ses jeunes employés, l’organisme s’assure de créer un filet de sécurité pour chaque établissement visité. Le filet de sécurité, ce sont toutes les ressources qui s’appuient entre elles pour intervenir.

Le premier maillon, c’est l’intervenant de l’école. «S’il est absent, on ne rencontre pas de groupe, car il doit toujours y avoir quelqu’un – travailleur social, psychologue ou autre professionnel de la santé», explique Patrick Chaput. Ce filet permet de mieux mobiliser la communauté. «L’accord du directeur de l’école et du conseil d’établissement, quand c’est possible, est recherché. On veut que le programme soit accepté et compris de la même façon par tout le monde», poursuit-il. Le CLSC, et parfois même la police, sont intégrés à la démarche.

Le problème du suicide chez les jeunes demande une mobilisation générale de la communauté, un filet de sécurité élargi. Redonner le goût de vivre à ces adolescents pourrait peut-être servir à conscientiser les adultes de tous âges à leur bonne santé mentale.

Reflet de Société, Vol. 17, No 3, Avril/Mai 2009, p. 30-31

Le site de Réseau Ado

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

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Les maladies mentales: dépression juvénile

Les maladies mentales: dépression juvénile

Lisa Melia       Dossier Santé mentale

Affichage_Brisons_le_silence_Campagne_Sensibilisation_2009

«Briser le silence», c’est l’objectif de la campagne de la Fondation des maladies mentales (FMM), qui lutte depuis 1980 pour faire connaître les maladies mentales, les prévenir, et sensibiliser la population à ces problématiques. La volonté, cette année, est de mobiliser autour de la dépression chez les jeunes, phénomène plus courant que ce que l’on pourrait croire, mais pas assez abordé dans la société selon la FMM.

La dépression chez les jeunes

Lancée le 12 janvier 2009, la campagne insiste sur le fait qu’être adolescent n’épargne pas de la dépression et que des milliers de jeunes en sont affectés chaque année, soit 5 à 10% de la population juvénile. «[Elle] s’inscrit dans une démarche de cinq ans amorcée l’année dernière et dont l’ultime objectif est de démontrer l’urgence d’agir dans le domaine des maladies mentales» explique la directrice générale de la Fondation, Mme Nicole Allard. D’autant plus que les symptômes de la dépression sont souvent confondus avec ceux de la crise d’adolescence, et que les parents ne savent généralement pas comment réagir pour aider leur enfant. «Aujourd’hui encore, le Québec possède l’un des plus hauts taux de suicides chez les jeunes.»

La Fondation des maladies mentales

Affichage_Brisons_les_tabous_Campagne_Sensibilisation_2009 La FMM est un organisme non lucratif qui se donne comme objectifs principaux de «prévenir les maladies mentales, réduire la souffrance des personnes atteintes et mobiliser la personne atteinte et la société qui l’entoure pour lutter contre les conséquences des maladies mentales.»

Les tabous et les préjugés à l’encontre des personnes atteintes de maladie mentale sont en effet encore très présents. «La Fondation des maladies mentales souhaite avant tout dispenser l’information sur les maladies mentales de façon à déjouer les tabous, en les présentant aux gens directement et sans artifices, afin de les encourager à en parler, mais aussi afin qu’ils sachent qu’une fois diagnostiquée, la maladie mentale se traite.»

Pour la FMM, la maladie mentale est un problème qui ne se limite pas à l’individu mais qui concerne toute la société. C’est pourquoi elle investit aussi dans la recherche, afin d’améliorer les traitements et les solutions possibles.

Il est possible de s’engager dans les différents programmes de la Fondation, notamment le programme Solidaires pour la vie, qui est né après le suicide de cinq jeunes en Estrie, en 1996 et 1997.

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Orgueil et préjugés

Orgueil et préjugés 

L’être humain est fascinant. En quelques jours, j’ai touché à ses multiples facettes: générosité, mystère, complexité, absurdité et cruauté. Contradictoire? Non. Personne n’a le privilège ni le malheur d’être toutes ces choses à la fois. D’abord un samedi après-midi en compagnie de mentors et de protégés de l’Association Grands Frères Grandes Soeurs, ensuite un dimanche soir au centre des sciences de Montréal parmi les corps humains du Dr von Hagens, un allemand créateur de la technique de plastination, puis finalement, ce lundi midi, un témoignage d’une jeune femme victime de discrimination venue nous faire part des récents évènements qui ont chamboulé son quotidien.

Homosexualité, santé mentale, hypersexualisation.. sont autant de sujets dont Claire et moi avons discuté cette après-midi. Leur point commun: ils sont entachés d’idées préconçues et la cible de multiples préjugés. À l’origine de ses préjugés: l’inconnu, ou plutôt la peur de l’inconnu.

Et tout le monde sait que la peur stimule.. elle fournit l’adrénaline et la force qui permettent de répliquer, souvent de manière impulsive et sans retenue. N’est-ce pas ce que l’on nous apprend à propos de l’instinct. Toute personne exposée à un grand danger ou se sentant menacée par un élément extérieur voit ses forces quadrupler et être dirigée vers cette attaque dans le but de vaincre.. pour retourner à « l’état normal des choses »…

Morgane

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Richard Martineau et le sexe

Richard Martineau et le sexe

Richard Martineau, le 3 avril dernier dans sa chronique « Franc-parler », nous donne sa version des faits dans l’histoire de Julie Dorval, cette femme de 31 ans qui a eu des relations sexuelles avec un garçon de 12 ans. Même si Richard Martineau fait attention pour mentionner qu’il ne veut pas encourager la pédophilie et que cela demeure un crime punissable, il nous parle de ses fantasmes d’adolescent d’avoir des relations sexuelles avec des femmes de 20 ou 30 ans.

Richard Martineau a tout de même réussi à me choquer dans son questionnement et ses affirmations. « Une femme de 30 ans qui fait l’amour à un adolescent, est-ce aussi grave qu’un homme de 30 ans qui fait l’amour avec une adolescente? Cela a-t-il les mêmes conséquences? Après tout, pour qu’il y ait relation, il faut qu’il y ait érection, donc plaisir, donc consentement… »

Pour soutenir de telles affirmations, Richard Martineau fait référence à ses montées de testostérone de son adolescence et sur son tripe de baiser Deborah Harry. Tentons d’être plus objectif. D’un côté, quand une femme se fait abuser et violer, il peut y avoir plaisir sans avoir de consentement. Cela fait parti de la problématique des femmes abusées. Certaines prennent conscience qu’elles ont été abusé que des années après les événements. Même chose pour un homme. Ce n’est pas parce qu’il y a érection qu’il y a consentement, ce n’est pas parce qu’il y a plaisir qu’il y a consentement.

L’agresseur peut prendre un certain temps pour séduire sa victime. C’est rarement une agression physique et déplaisante. L’agresseur « courtise » sa victime et peut en prendre le contrôle de différentes façons. Dans certains cas, l’agresseur utilise alcool ou drogue pour faciliter le « contrôle » de la victime. Il ne faut pas banaliser le traumatisme d’une agression lorsque la victime ne sait plus si elle avait été conscentante ou non.

Dans le cas de Julie Dorval, le jeune est un ami de sa fille. Il y a ici un rapport d’autorité. C’est la mère d’une amie, elle représente l’autorité quand il est chez elle. C’est Julie Dorval qui doit dire ce qui est correct et ce qui ne l’est pas. Est-ce que Julie Dorval aurait accepté des soirées avec de l’alcool, pas dans le but d’encadrer des jeunes dans leur comportement vis-à-vis l’alcool, mais dans un objectif d’être cool avec le jeune et tranquillement de se rapprocher de lui? Son autorité vis-à-vis ce jeune pouvait-il être aveuglé par ses besoins sexuels? Qu »enseigne-t-on à ce jeune? Quand tu veux avoir des permissions de l’autorité ou des adultes, tu couches avec et tu peux avoir tout ce que tu veux!

De plus, que savons-nous de la fille de Julie Dorval? Imaginons qu’elle aurait eu le goût de sortir avec ce jeune. La mère devient-elle sexuellement en compétition avec sa fille? Et que dire si le jeune était homosexuel?

Sachez M. Martineau que la majorité des agressions sont non violentes et ont été faites par des personnes connues de la victime. On ne peut généraliser en disant que toutes les femmes sont des victimes, pas plus qu’on peut dire que tous les hommes qui ont une relation sexuelle sont consentant et heureux de ce qu’il leur arrive.

Finalement M. Martineau, je vais prendre une image tout aussi choquante que celle que vous nous offrez. Fermez les yeux quelques instants. Imaginez-vous à l’âge de 12 ans. Imaginez une femme avec qui vous ne voudriez, malgré votre testostérone d’adolescent, sous aucun prétexte avoir une relation sexuelle. Le parfait contraire de Deborah Harry. Cette femme prend un fusil et le met sur votre tempe. Elle vous déshabille et commence à vous caresser. Seriez-vous capable de ne pas avoir d’érection? Toujours avec le fusil sur la tempe, bandez comme un cheval, elle vous demande de lui faire l’amour. Au moment de l’éjaculation peut-on dire que vous avez eu du plaisir? Peut-on dire que vous avez été consentant parce que vous avez bandé et eu du plaisir?

Est-ce que tout cela explique la difficulté qu’un homme pourrait avoir d’aller au poste de police pour faire un rapport contre une femme qui l’aurait violé. En considérant que les hommes doivent être plus fort, que ça doit lui faire moins mal qu’à une femme… avec ce genre de préjugés, nous avons une réalité: les hommes consultent moins que les femmes et se suicident plus qu’elles.

http://raymondviger.wordpress.com/2007/05/21/richard-martineau-la-pedophilie-et-sa-chronique-franc-parler-du-journal-de-montreal/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/09/26/richard-martineau-la-pedophilie-et-le-sexisme/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/06/17/richard-martineau-et-la-pedophilie-encore-plus-violent-et-incoherent/

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
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