Le premier président cybergénique

Le premier président cybergénique

Pascal Lapointe

(Agence Science-Presse) – Si John F. Kennedy fut le premier président télégénique et Franklin D. Roosevelt, le premier «radiogénique», Barack Obama mérite-t-il le titre de premier président «cybergénique»?

Internet dans la campagne présidentielle américaine

Sa campagne aura en tout cas été la première à utiliser avec un pareil succès les différents outils d’Internet. La campagne d’Hillary Clinton n’a jamais pris Internet au sérieux, et celle de John McCain a toujours été d’une longueur en retard avec les blogues, la messagerie instantanée, Facebook ou le marketing viral.

Certes, Obama aura également été le candidat le plus télévisuel que les États-Unis aient eu depuis Kennedy et Reagan — et même meilleur que ces deux-là, ont écrit plusieurs observateurs. La télé aura donc indéniablement eu un impact plus grand qu’Internet sur cette campagne. Mais pour combien de temps encore? À voir l’importance capitale qu’a eue Internet — de la collecte de fonds par courriel jusqu’à l’utilisation de YouTube par son équipe et ses partisans —, on peut se demander si Obama ne sera pas «le dernier grand candidat télégénique»… et le premier de l’ère Internet.

Facebook et Maison Blanche

Le cofondateur de Facebook s’est joint l’an dernier à l’équipe Obama et a contribué à transposer dans la campagne électorale le modèle «médias sociaux» propre à Facebook et MySpace. Mais la «cybergénie» n’est pas juste liée à une utilisation efficace d’Internet par les conseillers en image. C’est aussi la façon dont le candidat lui-même s’approprie un nouveau média: Roosevelt aimait la radio, Kennedy la télé. Obama est à l’aise avec le cyberespace alors que les conseillers d’Hillary Clinton, pour reprendre cet exemple, avaient souligné que celle-ci ne bloguerait jamais.

Question de génération

Et quant à McCain, il semblait effectivement d’une autre génération. «McCain a l’air d’un sédentaire qui lit à propos des autres pays dans le National Geographic», a ironisé le futurologue Paul Saffo. McCain lui-même a reconnu il y a quelques mois qu’il n’utilisait jamais un ordinateur.

Sa déclaration, bien sûr, s’est retrouvée sur YouTube…

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Pour des connaissances scientifiques accessibles et nécessaires à tout futur president…

Pour des connaissances scientifiques accessibles et nécessaires à tout futur président…

Pascal Lapointe

(Agence Science-Presse) – En tant que futur président, il sera impératif que vous sachiez un minimum de science: les satellites et l’exploration spatiale, l’énergie nucléaire et ses déchets, l’hydrogène et l’éolien, le terrorisme et ses armes modernes feront partie des enjeux sur lesquels vous aurez des décisions éclairées à prendre. En plus, bien sûr, du réchauffement climatique. Faute d’en savoir un minimum, vous serez à la merci des propagandistes les plus bruyants, des lobbyistes les plus fortunés et de vos conseillers les moins futés.

Un livre pour acquérir des connaissances scientifiques

Dans un ouvrage qui s’adresse à vous, futur président des États-Unis — oui, vous — le physicien américain Richard A. Muller s’est amusé à décortiquer «la science derrière les manchettes» afin d’en expliquer les tenants et aboutissants. Au final, Physics for Future Presidents n’est pas, comme on aurait pu le croire, un exposé caustique sur l’(in)culture de nos politiciens, mais un véritable livre de vulgarisation de l’actualité, dont l’auteur a choisi ce détour original pour harponner son lecteur.

Or, en plus d’être instructif chez qui fusion et fission sont des mots chinois, le livre fait prendre conscience combien une bonne culture scientifique est beaucoup plus à notre portée qu’on ne l’imagine. L’important, explique Muller, n’est pas de tout comprendre, juste de dissiper un peu le brouillard: «Ne vous arrêtez pas trop longtemps si quelque chose ne vous semble pas clair. Apprenez comme on apprend une langue étrangère: en s’immergeant… et surtout, en ayant du plaisir.»

Comment, par exemple, dépasser les discours alarmistes? Pas en se donnant pour mission de tout connaître des mécanismes du cancer, de l’irradiation ou des courants atmosphériques. Mais en en apprenant juste assez pour comprendre pourquoi «radiation» n’est pas toujours synonyme de «mort», et pour savoir mesurer un peu mieux les risques (quiconque a déjà joué aux cartes en connaît un brin sur la théorie des probabilités).

Réchauffement de la planète

Comme futur président, le réchauffement climatique est probablement «le problème de physique le plus complexe que vous aurez à affronter». Comme si ce n’était pas suffisant, votre tâche sera compliquée par deux facteurs: il y a de l’hyperbole des deux côtés, et les effets néfastes du réchauffement ne seront pas visibles avant des décennies.

Comment, alors, décider de la bonne politique? En s’appuyant sur les certitudes plutôt que les incertitudes: «la vraie raison de notre inquiétude n’est pas que de complexes modèles informatiques prédisent des conséquences funestes. La vraie raison, c’est qu’en physique, de très simples calculs de l’effet de serre démontrent que nous entrons dans une période sans précédent d’incertitude climatique dans laquelle les émissions humaines pourraient bientôt causer d’énormes perturbations. Est-ce qu’un président peut prendre le risque de ne pas s’en occuper?»

Richard A. Muller, Physics for Future Presidents. The Science Behind the Headlines. New York, W.W. Norton, 2008, 380 p.

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Stephen Harper déclenche les élections au Canada

Stephen Harper déclenche les élections au Canada

Raymond Viger Dossiers Philippe Couillard, Politique, Stephen Harper

782735_97122932 Ce n’est pas fait encore. C’est comme si. Prévu pour dimanche. Pour qui vais-je voter pour me représenter au fédéral?

Y a-t-il un parti Rhinocéros ou tout autre parti politique loufoque qui pourrait m’attirer? Parce que j’ai décroché de la politique conventionnelle. Je ne crois plus au système en place.

Est-ce les balles de golf de Jean Chrétien qui me dérangent? Ou encore les lois fiscales adoptés par Paul Martin pour favoriser sa compagnie Canadian Steamship Line? Le Mont Orford que Jean Charest voulait vendre à ses amis? Philippe Couillard qui vote des lois avantageant son futur employeur du privé? Les 500 000$ en liquide que Brian Mulroney avait oublié dans un coffre de sécurité?…

Au-delà de ces quelques questions de principes, je n’aime pas le système électoral qui nous est proposé. On me demande de faire un vote pour la personne qui représentera mon comté, pour celle qui sera le Premier Ministre et pour le parti qui sera au pouvoir. Un seul vote, 3 significations! Incohérence totale.

De mettre un parti politique dans mes choix quand je veux faire élire la meilleure personne pour représenter mon comté, il y a déjà un conflit d’intérêt. Parce qu’un parti politique possède la plus grande arme anti-démocratique qui soit: la ligne de parti. En clair, cela veut dire pense comme nous te disons de penser. Vote comme on te dira de penser… Cela veut dire que la personne pour qui j’ai votée, si elle dissidente, elle se fera montrer la porte. Genre les événements de Thomas Mulcair. Est-ce que les députés ne sont que des « front », des pantins pour le Premier Ministre?

Je me souviens de Vincent Della Noce. Un garagiste qui avait créé dans les années 1980 une association pour tenter de contrer la main-mise des pétrolières. Vincent Della Noce avait décidé d’aller en politique fédérale pour se faire entendre et 893432_91818951 représenter les garagistes indépendants. Il a été élu. On l’a assied dans le fond de la salle et on ne l’a plus jamais entendu parler. Belle démocratie!

Il y a d’autres modèles de démocratie plus démocratique. Je ne suis pas plus attiré par celui des Américains. Pendant une éternité et des millions de dollars plus tard, on voit des candidats faire leur promotion et la tournée de leur pays. C’est long et ça coûte cher. Très cher. Ceux qui finance ces interminables campagnes électorales, sont les grands lobbyings qui vont contrôler le pays par en arrière. Ils prennent des options sur le pouvoir en donnant de l’argent  à tous les candidats potentiels. Rien à voir avec la démocratie.

Prenons l’exemple d’un organisme communautaire. Il y a l’assemblée générale. Les membres sont tous présents et représentent le peuple. Ils font l’élection des administrateurs à partir de plusieurs champs d’intérêts: représentant des employés, des bénévoles, des membres utilisateurs… Ce sont les comtés. Il n’y a aucune ligne de parti. Chaque membre peut voter pour le meilleur représentant dans son comté. Chaque personne qui veut se faire élire, peut le faire, peut importe le budget qu’il a. Parce qu’il n’y a pas de grosses campagnes électorales. La seule question que nous avons à répondre est la suivante: qui est la meilleure personne pour nous représenter. Un point c’est tout. Aucune promesse électorale à faire. Aucune entrave à la liberté d’action future que nous avons besoin pour gérer adéquatement l’organisme.

Quand le conseil d’administration est élu, les administrateurs, entre-eux, décident qui sera le meilleur président (le Premier ministre), vice-président, trésorier et secrétaire (les ministres). On appelle cela la gestion démocratique d’un organisme communautaire.

Si on reprend ce modèle pour un pays. Le peuple fait l’élection de la meilleure personne pour représenter son comté. Ces gens ne sont affiliés à aucun parti politique. Il n’y a aucun chef de parti. Après leurs élections, les 295 meilleures personnes de comté se retrouvent ensemble pour décider qui, parmi ces 295 meilleures personnes de comté, serait la meilleure personne pour être leur Premier ministre, et qui seraient les meilleures personnes pour être ministre. Le Premier ministre n’a pas de pouvoir sur les députés. Les députés peuvent voter en fonction de leur convictions profondes.

Un tel système n’est peut-être pas parfait. Mais serait-il moins imparfait que celui que nous avons présentement? Mais comme a déjà dit quelqu’un… « I had a dream ».

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