L’Afrique dit non à l’homéopathie

L’Afrique dit non à l’homéopathie

Pascal Lapointe

(Agence Science-Presse) – Saviez-vous qu’il existe des gens qui font la promotion de l’homéopathie en Afrique en prétendant que cela peut guérir… le sida, la tuberculose et la malaria? Il a fallu en arriver là pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publie un avis sur cette médecine douteuse.

Dans une lettre adressée à l’OMS le 1er juin, un groupe de jeunes chercheurs et médecins britanniques et africains avait tout d’abord appelé l’organisme international à prendre fermement position, expliquant notamment que «les médecins travaillant dans les régions éloignées et auprès des plus démunis de la planète devaient déjà suffisamment lutter pour recevoir l’aide médicale requise», sans que la promotion de l’homéopathie ne vienne mettre encore plus de vies à risque.

Ce groupe, le Voice of Young Science Network, énumérait dans cette lettre des cas de «cliniques homéopathiques» qui, dans plusieurs pays d’Afrique, assurent qu’elles peuvent guérir le sida, la tuberculose, la malaria, l’influenza et la diarrhée infantile.

Par la voix de cinq experts, l’OMS a publié un avis ferme le 21 août: «nos normes fondées sur la preuve» évacuent l’homéopathie, résume le directeur de l’initiative antituberculose; quant à la division sida de l’OMS, elle «investit des ressources humaines et financières considérables pour assurer un accès à des informations médicales solides et cliniquement prouvées», poursuit le Dr Teguest Guerma; «un grand merci pour [avoir amassé] cette stupéfiante documentation et pour avoir attiré l’attention sur cette question», ajoute le Dr Sergio Spinaci, du programme de lutte contre la malaria.

Les homéopathes sont fâchés

Par la voix de sa directrice, la Société britannique des homéopathes s’estime injustement attaquée. «Ce n’est qu’une autre pauvre tentative pour discréditer l’homéopathie.» Paula Ross est pourtant d’accord pour dire que l’homéopathie ne devrait pas être promue comme traitement contre la tuberculose, la malaria et le sida, mais affirme que des «preuves solides» l’associent à la guérison de la diarrhée infantile. Quelles preuves? Impossible de savoir.

Un congrès «Homéopathie pour les pays en voie de développement» réunissait des représentants de l’industrie homéopathique et des praticiens le 6 juin dernier aux Pays-Bas. L’une de ses vedettes est un nommé Jeremy Sherr qui, en 2008, a affirmé avoir tenu en Tanzanie des essais cliniques pour tenter de guérir le sida par l’homéopathie. Ce qui, si la chose se révélait vraie, irait à l’encontre de toute éthique médicale, et de toute éthique tout court.

Plutôt que de dépenser temps et énergie pour amener en Afrique la trithérapie qui manque cruellement à ces malades, Jeremy Sherr dépense temps et énergie pour y amener de la farine et de l’eau — c’est-à-dire les gélules homéopathiques. On comprend que les jeunes chercheurs et médecins qui tentent d’améliorer le sort de ces populations soient indignés.

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Le Festival d’expression de la rue se retrouve à la rue

Le Festival d’expression de la rue se retrouve à la rue

François Richard Dossiers Jeunes de la rue et Organismes communautaires

Le Festival d’expression de la rue (FER) se retrouve sans lieu où tenir sa treizième édition suite au refus de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) de rendre disponible la Place Pasteur comme elle l’a fait au cours des douze dernières années. L’événement est organisé par le Collectif d’intervention par les pairs. Il s’agit d’un groupe de jeunes intervenants qui ont déjà habité dans la rue et qui mettent aujourd’hui à profit cette expérience afin de venir en aide aux jeunes marginaux du centre-ville de Montréal. Cette aide prend notamment la forme de l’organisation du FER, qui permet pendant quelques jours par année à des jeunes sans domicile fixe de présenter leurs créations artistiques, en plus d’offrir des ateliers et des kiosques sur une foule de sujets, tels la prévention du VIH et la réduction des méfaits liés à la consommation de drogue. L’événement constitue une occasion d’établir des liens positifs entre les différents occupants du quartier: résidants, commerçants, institutions et jeunes de la rue. Les organisateurs du Festival se disent surpris et déçus de la décision de l’UQAM, une institution avec laquelle ils ont entretenu de bons liens jusqu’à maintenait. La direction de l’Université explique son refus d’accueillir l’événement par la tenue de festivités en lien avec son quarantième anniversaire.

Pas de jeunes de la rue dans ma cour?

Les membres du collectif d’intervention par les pairs expriment des doutes sur la justesse de cette affirmation. Ils se questionnent quant au fait que ces mêmes festivités n’ont pas empêché l’UQAM de laisser le Festival Juste pour rire occuper la Place Pasteur, située sur le rue Saint-Denis entre les rues Sainte-Catherine et Maisonneuve. De plus, dans une lettre expliquant son refus, le recteur de l’UQAM, Claude Corbo, mentionne le souhait de l’université d’éviter d’être associée à des événements polémiques. Pourtant, les douze dernières éditions de l’événement se sont déroulées sans incident majeur et le Collectif des pairs aidant dédommage l’UQAM pour les frais liés à l’occupation des lieux, notamment le salaire de gardiens de sécurité supplémentaires sur le campus. Les pairs croient maintenant que l’UQAM refuse simplement de s’associer à des jeunes marginaux par crainte des impacts négatifs que cela pourrait avoir sur l’image de l’Université.

Le Collectif a rédigé une lettre ouverte dénonçant la situation que nous publions ici. Nous vous invitons à en prendre connaissance et à réagir. Les pairs aidant sont présentement en discussions avec l’arrondissement de Ville-Marie et une des membres du comité, Évelyne Gauthier, dit être confiante que l’événement pourra avoir lieu dans un autre lieu, non confirmé pour l’instant.

Lettre ouverte

Festival d’expression de la rue (FER)

L’UQAM : « Oui, mais… pas dans ma cour »

Cette année, le seul festival montréalais qui peut se targuer de ne pas exclure personne de son territoire se fait lui-même expulser pour des raisons plutôt discutables. En effet, l’Université du Québec à Montréal refuse d’octroyer la Place Pasteur au Festival d’Expression de la Rue (FER) pour la tenue de sa 13e édition.
Or, pendant les douze dernières années, le FER s’est tenu, jusqu’à ce jour, à la Place Pasteur, située sur la rue St-Denis immédiatement à côté de la sortie de métro Berri-UQAM. Cette place, dont l’administration est aujourd’hui assurée par L’UQAM, car située sur son campus, fut léguée à la Ville de Montréal au XIXe siècle par Louis-Joseph Papineau, qui lui décréta alors son statut d’espace public : c’est-à-dire accessible à tous. Cette place reçut ensuite son nom actuel au XXe siècle en l’honneur de Louis Pasteur, homme de science dévoué à l’amélioration des mesures socio-sanitaires et de la santé collective. L’histoire de ce site enchanteur lui confère donc une valeur particulièrement symbolique pour notre événement puisqu’elle s’est enracinée sous un statut d’espace public et qu’elle rejoint de surcroît la mission préventive et sanitaire du festival.
Et parlons-en de ce Festival. C’est le dernier de la saison estivale, celui qui s’impose depuis 1997 après les grands événements clôturés. Organisé par le Collectif d’intervention par les pairs, le Festival d’Expression de la Rue cible principalement les jeunes en situation de précarité et d’itinérance qui fréquentent le centre-ville de Montréal. En ouvrant un dialogue, le FER favorise la cohabitation harmonieuse de ces jeunes avec les résidents, commerçants et passants du quartier tout en démystifiant leur culture. Fruit de la collaboration annuelle d’une cinquantaine de partenaires et d’organismes communautaires, le FER offre aussi une tribune importante pour les talents artistiques des plus variés. Parallèlement, cet événement sert de plateforme pour sensibiliser les jeunes à la prévention des maladies infectieuses et aux méfaits liés à l’utilisation de drogues, tout en favorisant un développement positif de leur estime de soi.
C’est après 12 ans d’une saine collaboration que l’UQAM refuse délibérément de prêter l’espace. Le Collectif d’intervention par les pairs a rencontré M. Claude Corbo, recteur de l’UQAM, en vue d’en arriver à un compromis, mais le recteur est demeuré inflexible. L’excuse officielle offerte repose entièrement sur la non-disponibilité du terrain de juin à octobre, en raison de la tenue des festivités entourant le 40e anniversaire de l’université. Pourtant, le festival Juste pour Rire nous a confirmé qu’il tiendra encore cette année, certaines de ses activités sur le site même de la Place Pasteur au courant du mois de juillet. Que cache donc l’excuse du quarantième de l’UQAM? Dans une missive qui nous a été envoyée par le recteur le 25 février dernier, celui-ci indique ses motivations réelles pour refuser ledit terrain : « le rendez-vous festif et stratégique auquel nous sommes conviés en 2009, nous invite à des démarches plus sobres et moins enclines à des polémiques. » On peut alors se demander : « mais, qu’est-ce qui est polémique? » Si l’image que projettent les jeunes de la rue peut sembler dérangeante pour certains, il faut savoir que l’un des principaux objectifs du festival est justement de favoriser une meilleure cohabitation et une compréhension réciproque entre les jeunes et le reste de la population! De plus, les 12 éditions sans embuche qu’ont connues le Festival ne peuvent que servir la réputation de l’université. Enfin, pourrait-on penser que l’UQAM a abandonné son statut d’université du peuple, son ouverture et sa mission sociale en préférant que les jeunes marginalisés se retrouvent n’importe où, mais ailleurs que dans sa cour?
Dans les circonstances, il appartient à la Ville de Montréal, l’autre des responsables actuels de la place Pasteur, de trouver un lieu alternatif au FER, à moins que l’UQAM ne daigne sagement revenir sur sa décision. En effet, on est sur le point de démolir une institution communautaire et populaire favorisant l’inclusion de jeunes justement trop souvent victimes d’exclusion dans de multiples sphères de leur vie. Il n’y a pas à dire : Papineau doit très certainement être en train de se retourner dans sa tombe!
Le Collectif d’intervention par les pairs
Kim, Stéphanie, Marc, Marc-André, Bertrand, Isabelle, Marie-Noëlle, Catherine et Evelyne
pairs-aidants@cactusmontreal.org, (514) 847-0067, poste 301

Vos commentaires sur L’UQAM rompt ses liens avec le Festival d’expression de la rue

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Que faisait Aldo à la Mission Bon Accueil?

Que faisait Aldo à la Mission Bon Accueil?

Raymond Viger

Un service de messagerie m’apporte un paquet. À l’intérieur je découvre une belle pochette professionnelle réalisée à fort coût. Un communiqué de presse présente une journée de transformation extrême à la Mission Bon Accueil. Le tout est signé et organisé par le Groupe Aldo, une chaîne de boutiques de chaussures. Première réaction: encore une entreprise privée qui veut afficher un visage communautaire et social pour mieux vendre sa marque et ses produits.

Je suis dans le communautaire depuis 16 ans. La Mission Bon Accueil, je ne connais pas. Après quelques recherches, je suis rassuré sur la qualité de l’organisme communautaire qui bénéficie de cette aide. Je décide qu’il y a possiblement matière à un reportage sur l’organisme. En ce qui concerne le commanditaire de la journée, c’est moins sûr.

Transformation extrême le 9 avril

J’opte pour un photo-reportage. J’affecte le photographe Patrick Landry à cette mission. Je ferai une courte présentation de l’organisme, les photos de Patrick montreront l’implication des gens et le travail accompli. Et voilà, le tour est joué.

Patrick revient de cette journée enchanté par ce qu’il a vu et entendu. Il a pris plus de 300 photos! Il me raconte quelques anecdotes qui me séduisent. Je fais une en-trevue téléphonique avec Isabelle Depelteau, la porte-parole de la Mission Bon Accueil et Valérie Martin du Groupe Aldo. Oups! Je regrette déjà de ne pas avoir pu me libérer pour être sur place. L’histoire est encore meilleure que je ne le pensais.

L’Auberge Madeleine

L’histoire débute en 2006. Marc Vaillancourt est le chef d’équipe de la planification des magasins du Groupe Aldo. Construction, design, entretien, c’est sa passion. Une fois l’an, des activités sont organisées avec les employés pour mieux se connaître et s’amuser.

Le comité de Marc entame la réflexion: «Les contacts humains ont changé. L’information est plus rapide. On s’envoie des courriels. Il faut trouver une façon originale de se rapprocher des gens» L’idée ne se fait pas attendre: «Notre force, c’est la construction. On fait comme l’émission de télévision américaine, Extreme makeover! Il faut se trouver un projet d’envergure.»

C’est L’Auberge Madeleine, un organisme qui vient en aide aux femmes seules, en difficulté ou sans-abri qui va hériter de la présence des 40 employés pour une rénovation extrême. Tout va y passer; plomberie, électricité, peinture.

Marc et son équipe sont enchan-tés des résultats: «À la fin de la journée, voir les visages des gens, c’est indescriptible. On sentait les remerciements à travers les accolades. C’était perceptible jusque dans le fond de leurs regards. C’était la plus belle reconnaissance que nous pouvions avoir. Tout simplement fantastique.»

En quatre temps

Chaque année, le Groupe Aldo réunit les superviseurs de ses magasins pour une semaine de formation. Une des journées est consacrée à développer l’esprit d’équipe. Des entreprises externes sont engagées pour structurer et organiser ces journées. Mais cela ne donnait pas grand chose de concret. Se basant sur le projet de Marc Vaillancourt, le comité d’organisation décide alors d’étendre le projet de Marc à toute l’entreprise. Le budget alloué à cette journée de formation sera investit dans la communauté.

En 2007, les organismes Logifem (femmes en détresse et leurs enfants), Chez Doris (filles enceintes de 15 à 20 ans), Les appartements supervisés Augustine-Gonzalez ainsi que la Maison Plein cœur (soutien aux personnes vivant avec le VIH)

bénéficieront de l’implication bénévole des 240 superviseurs des magasins du Groupe Aldo. Une journée de transformation où main d’œuvre et matériaux sont fournis, en plus d’une dose d’amour et d’encouragement.

Catherine Letarte, intervenante Chez Doris, se souvient encore très bien de cette expérience. «Ça a été un beau don de soi. Pas juste du matériel, mais beaucoup de créativité. Cela a eu un impact très positif. Pour une femme itinérante, ici c’est sa maison. Le projet a été stimulant pour tout le monde, autant pour les bénévoles que pour le personnel et les femmes qui fréquentent l’organisme.»

Encore aujourd’hui, les retombées ne cessent de se faire sentir! «Des groupes sont venus par la suite pour faire la peinture dans les autres sections.» Et le message de Catherine Letarte est clair. «Il y a beaucoup d’orga-nismes en manque. Ils ont besoin de bénévoles. Faut pas se gêner, un coup de main est toujours apprécié et les occasions de s’impliquer sont infinies.»

Mission Bon Accueil

L’année 2008 est spéciale. Près de 350 employés du Canada, des États-Unis, de l’Irlande et d’Angleterre se retrouvent à Montréal pour la semaine de formation. Il faut trouver un projet d’envergure pour nourrir cette équipe de bénévoles.

Le Groupe Aldo contacte la Mission Bon Accueil pour offrir une journée de transformation extrême. La rénovation touche à tous les secteurs de l’organisme. Un chantier de construction de 94 000 pieds carrés!

Un projet qui dépasse le budget alloué pour la journée de formation. Pas de problème, tous les partenaires du Groupe Aldo seront mis à contribution. Une journée de transformation ex-trême qui nécessitera 8 mois de planification! Évaluer les besoins, les ressources, le matériel, préparer les plans, des fiches de travail par département…

Pour Valérie Martin porte-parole du groupe Aldo, c’est une réussite sur tous les plans. «La Mission Bon Accueil nous a proposé de publiciser l’événement. Malgré tout le travail accompli, la Mission Bon Accueil est peu connue. L’organisme communautaire s’implique auprès des jeunes, des familles et des itinérants depuis 1892! Nous avons accepté de publiciser cette action pour dire aux chefs d’entreprise que chaque petit geste compte, que le bénévolat n’est pas si difficile, c’est une piqûre. Ce que l’on fait est extrême, mais chacun peut trouver sa façon de faire. On veut en donner une vision positive et créer une mobilisation au Québec. Un tel événement crée un sentiment d’appartenance, une fierté.

Mais nous marchons sur des œufs. C’est facile d’être jugé et mal perçu par le public et les médias. C’est une lame à 2 tranchants. Nous nous sommes toujours impliqués dans le communautaire. En 1985, un de nos employés est décédé du Sida. Depuis, nous soutenons Youth Aids en prévention du Sida. L’organisme Cure, pour la prévention du cancer du sein, a notre soutien depuis 9 ans. Il y a aussi l’Hôpital de Montréal pour les enfants, la Fondation McGill…»

Isabelle Depalteau, porte-parole de la Mission, a eu des sueurs froides lors de la transformation extrême. «En inspectant le chantier de construction à 14 heures, j’étais convaincue que, malgré la bonne volonté de tous ces bénévoles, les travaux ne seraient jamais terminés à temps. À 17 heures, j’ai été bouleversée de voir à quel point c’était beau. Ils ont acheté des jeux, des équipements et des livres pour les jeunes. Des mots ont été peints sur les murs: amour, courage, persévérance, foi, partage.

J’ai été émue lorsque les jeunes sont entrés dans la salle. Un d’entre eux s’est exclamé: ‘‘J’ai jamais vu un endroit aussi beau de ma vie!’’. Pour les plus vieux, parfois l’entrée se fait avec un peu de tension et de bruit. Aujourd’hui, c’était paisible. Comme s’ils entraient dans une église.

En plus des enfants et des bénéficiaires de services, toute l’équipe de la Mission Bon Accueil a été estomaquée par cette transformation. Un souffle d’encouragement, une énergie nouvelle pour notre organisme, une reconnaissance du travail que nous accomplissons.

Même s’il y a d’autres organismes qui combattent la pauvreté, on la côtoie tous les jours. On a parfois l’impression d’être seul sur le terrain. Ils auraient pu se contenter de faire un chèque pour que les travaux soient réalisés. Nous avons reçu un don dont nous nous sou-viendrons chaque jour en entrant dans nos nouveaux locaux.

C’est aussi un message de responsabilité sociale. Je rêve d’un Canada qui serait chef de file en la matière.»

Et pour répondre à la question: que faisait Aldo Bensadoun, propriétaire du Groupe Aldo à la Mission Bon Accueil? Marteau à la main et vêtu d’un jeans, il a participé avec ses employés à une journée de transformation extrême pour mettre un peu de joie et de bonheur dans le cœur des gens qui viennent à la Mission chercher un peu de réconfort.

Le message est entendu

Le bouche à oreille amène l’histoire du Groupe Aldo et de son implication jusque dans les bureaux d’un cabinet de comptables, RSM Richter. Sa porte-parole, Ève Laurier, demande à Valérie Martin de rencontrer son équipe pour expliquer le projet du Groupe Aldo.

De cette rencontre naîtra un projet qui se déroulera le 4 juin. Parmi les propositions recueillies, 6 organismes seront sélectionnés pour représenter différents secteurs du milieu communautaire:

  • Héritage Laurentien: organisme visant la protection et la mise en valeur des milieux naturels et du patrimoine historique.
  • Peter Hall School: école spécialisé pour des jeunes de 12 à 21 ans avec un handicap intellectuel.
  • Fondation Marie-Vincent: organisme qui vient en aide aux enfants de moins de 12 ans qui sont victimes de maltraitance, et plus particulièrement d’agression sexuelle.
  • Grands frères grandes sœurs: jumelage de bénévoles avec des jeunes qui ont besoin d’une présence significative dans leur vie.
  • Élisabeth House: centre de réhabilitation pour jeunes mères.
  • Moisson Montréal: banque alimentaire.

Les 300 employés du cabinet RSM Richter choisiront l’organisme dans lequel ils voudront s’impliquer. S’il y a des constructions à réaliser, des bénévoles du groupe vont organiser une sortie avec les bénéficiaires pour qu’ils ne soient pas dérangés par les travaux et qu’ils aient une occasion de vivre une expérience spéciale. Le thème de la journée est approprié pour un bureau de comptable: Donner ça compte!

Comme le décrit Éve Laurier, «l’entreprise veut soutenir le bénévolat de ses employés. C’est important de redonner à la communauté. Ce sont des valeurs communes pour l’entreprise et ses employés, un événement rassembleur.»

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