Entretien avec Sophie Chiasson Les CHOI de Sophie

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Entretien avec Sophie Chiasson

Les CHOI de Sophie

Dominic Desmarais             Dossier Médias

Victime d’un animateur de radio, l’ancienne présentatrice météo Sophie Chiasson renaît. Après une bataille juridique qui l’a menée au bord de l’épuisement, elle prépare son retour à la vie professionnelle. Reflet de Société l’a rencontrée pour faire le point sur l’impact du harcèlement dont elle a été victime.

photo sophie chiasson médias journalisme média Sophie Chiasson n’aime guère revenir sur son affrontement contre la défunte station de radio de Québec CHOI FM et son animateur Jean-François Fillion. Pendant 6 ans, elle n’a existé dans l’opinion publique qu’en tant que victime de ce média. Elle veut désormais être reconnue pour ce qu’elle est et ce qu’elle fait.

Son début de carrière à la télévision avait bien commencé. Diplômée de l’Université Laval en relations publiques, le hasard l’amène à entamer une carrière de présentatrice à Météomédia et à TVA en 1999. Dès le début, elle est prise à partie par CHOI FM et Jeff Fillion. Les commentaires portent sur son intelligence et son physique. On dénigre ses faits et gestes vus à la télévision. «S’ils avaient divagué sur quelqu’un qui a 25 ans de carrière, qui est inébranlable, peut-être. Mais moi, je commençais, j’étais jeune. C’était la première fois qu’on parlait de moi. Et voilà que je me retrouvais sur la sellette de cette façon là.»

Sophie Chiasson tente de régler elle-même le problème. D’abord, en acceptant d’accorder une entrevue à son bourreau pour lui faire comprendre la gratuité de ses propos. Rien n’y change. Pendant trois ans, le cirque continue. «On est dans l’acharnement, le mensonge, la diffamation, l’attaque personnelle, le sexisme», explique-t-elle. Originaire de Québec, la jeune femme n’a plus le choix. Sa famille et ses proches sont affectés par les propos outranciers et mensongers qui se répandent dans leur ville. En 2002, elle entame une poursuite contre les gens qui la calomnient.

Trois autres années passent. La jeune animatrice doit faire la navette entre Montréal et Québec pour préparer le procès. «J’avais peur. Plus ça allait, plus j’étouffais. Je vivais beaucoup d’anxiété. J’étais écoeurée de porter ce fardeau. En plus, je devais tout oublier pour travailler. Pour bien animer, j’avais besoin de mon assurance et de mon estime. Il fallait que je redouble de vigilance. J’ai une émission le soir, qu’est-ce qui va être dit le lendemain?»

Un procès médiatisé

En arrivant au Palais de justice, Sophie Chiasson vit d’un espoir: mettre un terme à ces six dernières années d’enfer. «Moi, j’allais régler ma petite affaire. Mais c’était devenu un débat social, politique et psychologique. Mon espoir d’une conclusion s’est vite transformé en désillusion parce que ça continuait.» Faisant fi de l’ordonnance du juge, CHOI FM commente le procès et poursuit son travail de sape au nom de la liberté d’expression. À l’ouverture du procès, le 28 février 2005, CHOI FM est numéro un dans les cotes d’écoutes de Québec. La radio gagne en crédibilité auprès de ses fidèles.

«J’étais effrayée parce que ça n’arrêtait pas, c’était partout! Ça faisait les manchettes alors même que le pape était sur le point de mourir. J’étais allée en cour pour reprendre le contrôle, mais c’est l’inverse qui se produisait. On faisait des émissions spéciales à la télé et à la radio sur le sujet», raconte celle qui affirme avoir maigri d’une vingtaine de livres durant les deux premières semaines du procès.

Pendant tout le processus judiciaire, elle reçoit des propositions importantes pour régler hors cour. «Certains m’ont suggéré d’accepter, mais pour moi, il était trop tard. Ils étaient allés trop loin. J’étais peut-être fatiguée, mais je voulais y mettre un point final. Moi, la petite fille de 30 ans, sans argent, je mettais un stop là où personne d’autre n’avait osé le faire», dit-elle sans prétention.

photo sophie chiasson médias journalisme média Élevée à la dure

Sophie Chiasson tire sa force de caractère de son enfance. Élevée dans la Basse-Ville de Québec, dans un environnement défavorisé, elle a appris tôt à faire sa place. «Mes parents ne l’ont pas eu facile. Tu retrouves chez ces gens beaucoup de fierté. Tu ne peux pas les acheter facilement. Ils m’ont montré qu’il n’y avait pas de prix pour avoir le courage de ses convictions», explique la jeune femme qui se rappelle une anecdote qui en dit long sur les valeurs transmises par sa famille. «J’avais 6 ans, je rentre en pleurant parce que j’ai été intimidée par deux jeunes. Mon père me dit: “C’est quoi ça?” en parlant de mes pleurs. “Va te défendre, va te battre.” Il m’a sortie de la maison et a verrouillé la porte pour que je ne revienne pas», dit-elle en se souvenant du garçon manqué qu’elle était.

Sophie Chiasson sort épuisée du procès. Le 11 avril 2005, elle peut enfin savourer sa victoire. La Cour supérieure du Québec, en plus de lui octroyer un montant record pour ce genre de cause, blanchit sa réputation. «Les propos visant Mme Chiasson sont sexistes, haineux, malicieux, non fondés, blessants et injurieux. Ils portent atteinte à la dignité, à l’honneur et à l’intégrité de l’être humain en général et de Mme Chiasson en particulier», peut-on lire dans la décision du juge. La jeune femme est aux anges. Elle se sent libérée. «Je l’ai tellement relu, le jugement! Il est venu apaiser une partie des souffrances de ces années-là», dit-elle avec un soulagement renouvelé.

La bataille n’est pas encore terminée. La cause est portée en appel, avec le même résultat. Sophie Chiasson doit attendre jusqu’en juin 2006 pour être certaine que la station ne porte pas la cause devant la Cour suprême. «J’ai donné toute l’énergie dont je disposais. Il a fallu que je m’en aille. Je n’avais pas la force de répondre aux demandes d’entrevues. Il fallait que je me repose, que je change d’air.»

Il lui faudra deux ans de travail sur elle-même pour se retrouver. «Est-ce possible que cette histoire m’ait enlevé les forces que j’avais? Je me suis posé la question. Deux ans, c’est long. C’est deux hivers, deux étés… Aujourd’hui, je me trouve pas mal complète, grâce à cette histoire.»

Maintenant qu’elle va bien, elle n’a pas peur de l’avouer: elle a extrêmement souffert. «Encore plus au moment d’en sortir. Le temps de me ramasser, ce fut le plus dur. Mais aujourd’hui, je me sens tellement bien! Je suis contente d’avoir vécu ça pour savourer mon bonheur!»

Sophie Chiasson a tourné la page. Elle est prête pour un nouveau départ. La tête pleine d’idées, elle aimerait retourner à la télévision et écrire. Elle s’engage auprès d’Opération Enfant Soleil et donne de son temps pour les personnes âgées. Bientôt, elle retournera au Mali pour y travailler sur l’émancipation de la femme.

Une radio controversée

La station CHOI FM, aussi appelée Radio X, en référence à la génération à laquelle elle s’adresse, a acquis une notoriété pan-québécoise au début des années 2000 en raison des opinions de son animateur vedette Jeff Fillion.

Par de la  diffamation et des propos jugés offensants, l’animateur a soulevé l’ire du Conseil de la radiodiffusion et des  télécommunications canadiennes (CRTC) qui a menacé à deux reprises de ne pas renouveler le permis de la station. Le 13 juillet 2004, excédé, le CRTC tranche: CHOI devra fermer le 1er septembre suivant. Cette décision provoquera la sortie dans les rues de Québec de 50 000 personnes venues appuyer la station au nom de la liberté d’expression. Un mois après la décision du CRTC, 8 000 sympathisants se rassemblaient à Ottawa pour manifester leur appui à la station et remettre une pétition de 210 000 noms. Ils scandaient le désormais fameux Liberté! Je crie ton nom partout.

Les tribunaux ont donné raison au CRTC qui, plutôt que de fermer CHOI FM, transférait le permis d’émettre de la station à un autre propriétaire. Jeff Fillion doit toujours se défendre, avec l’ancien propriétaire Patrice Demers, dans une cause de diffamation à l’endroit d’un journaliste de TVA de Québec.

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François Richard Dossiers Gambling et jeu compulsifProtection du consommateur et Santé

Le médicament Mirapex, prescrit aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson ou souffrant du syndrome des jambes sans repos, aurait comme effet secondaire la dépendance au jeu. Selon plusieurs études réalisées au cours des dernières années, le taux de joueurs compulsifs chez les consommateurs de Mirapex oscillerait entre 8 % et 15 %. Le taux varie pourtant entre 1 % et 5 % dans la population québécoise, selon les études et les méthodes de calcul.

Médicament et jeu compulsif

Le fabricant du Mirapex, la compagnie allemande Boehringer Ingelheim, reconnaît l’existence de ce troublant effet secondaire. Elle le mentionne à la page 17 (sur 50) de la monographie de son médicament. La monographie est un document scientifique que les firmes pharmaceutiques doivent obligatoirement produire à l’attention des professionnels de la santé lorsqu’un de leur médicament est autorisé à être prescrit au Canada. Les consommateurs de médicaments ne lisent habituellement pas les monographies. Certains jugent donc n’avoir pas été mis en garde par Boehringer Ingelheim des risques liés à la consommation de leur produit.

Procès au Québec et en Ontario

Pour cette raison, une demande de recours collectif a été déposée à la Cour supérieure du Québec au mois de février dernier. La demanderesse, France Lépine, affirme avoir développé un problème de dépendance au jeu après avoir commencé à consommer du Mirapex afin de traiter son syndrome des jambes sans repos. Elle aurait perdu argent, conjointe, travail et famille avant de surmonter sa dépendance, notamment en cessant de prendre le médicament.

Une autre demande de recours collectif a été déposée en Ontario en 2005. Dans ce cas-ci, la demande a été suspendue en attendant le résultat de procédures similaires en cours aux États-Unis. Le cabinet d’avocats en charge du dossier au Québec, Lauzon Bélanger, dit envisager de fondre les deux recours en un seul.

Régie de l’assurance maladie

Malgré les résultats d’études réalisées dès 2003 démontrant des risques liés à la consommation de Mirapex, il serait prescrit environ 200 000 fois par année au Québec selon les chiffres de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).  N’existe-t-il pas au Québec un mécanisme de contrôle permettant de retirer préventivement de la circulation un médicament qui ferait courir des risques à ses consommateurs? Nous vous reviendrons avec une réponse sous peu.

Liens

En attendant, ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur le recours collectif et les risques liés à la consommation de Mirapex peuvent consulter le blogue de la requérante France Lépine, la demande d’autorisation de recours collectif, ainsi qu’un article du journal La Presse dont ce billet est largement inspiré.

Pour en savoir plus sur la maladie de Parkinson et sur le syndrome des jambes sans repos, cliquez les liens indiqués.

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Condamnation de Burger King: Protection des consommateurs, la publicité et les enfants

Condamnation de Burger King

Protection des consommateur: la publicité et les enfants

Lisa Melia     DOSSIER Protection du consommateurPublicité

Pour la quatrième fois, la justice québécoise condamne une entreprise en vertu de l’article 248 de la Loi sur la protection du consommateur interdisant les publicités qui visent les enfants de moins de 13 ans. En 2007, Burger King offrait en effet des jouets avec l’un de ses menus, ce qui représente une violation de la loi pour laquelle la firme devra payer une amende de 12 000 dollars puisqu’elle a reconnu les faits et plaidé coupable. Saputo, General Mills et l’agence P2P l’ont précédés.

L’impact de la publicité sur l’obésité et la malbouffe

La Coalition québécoise sur la problématique du poids, à l’origine de la plainte, se félicite de l’issu de cette poursuite intentée par l’Office de la protection du consommateur. Suzie Pellerin, la directrice de la Coalition poids, souligne que les enfants reçoivent des publicités incitant à la malbouffe tout le temps et partout. «Quand on sait qu’à partir de l’âge de 5 ans, les enfants influencent les achats de la maisonnée, on comprend pourquoi la publicité de malbouffe contribue, selon l’Organisation mondiale de la Santé, à l’épidémie d’obésité que nous connaissons actuellement.»

La Loi de protection du consommateur

«La publicité “à but commercial”, destinée à des personnes de moins de 13 ans, est interdite», indique le texte de loi qui prévoit quand même des exceptions. Cette interdiction est motivée notamment par des recherches selon lesquelles les enfants ne feraient pas la différence entre la publicité et la réalité. Ils prêteraient ainsi à leurs jouets beaucoup plus que ce qu’ils peuvent réellement faire, notamment à cause des publicités. La Suède, tout comme le Québec, s’est doté d’une législation prohibant la publicité pour les moins de 13 ans et essaie d’influencer les autres pays de l’Union Européenne en la matière.

La cyberpublicité

Avec Internet, une nouvelle problématique apparaît, celle de la cyberpublicité, plus difficile à contrôler et à réguler, qui offre en plus une interactivité qui permet aux enfants de consommer tout de suite. L’Union des consommateurs souligne le manque de transparence des cyberpublicités et la difficulté d’appliquée la Loi sur la protection des consommateurs telle quelle à l’espace Internet.

Burger King plaide coupable

La chaîne de restauration rapide Burger King a plaidé coupable pour les six chefs d’accusation et s’est engagé auprès de l’Office de protection du consommateur à ne pas mettre davantage en valeur les jouets dans ses publicités. L’Association canadienne des annonceurs (ACA), tout en soulignant que la loi québécoise doit être respectée, s’interroge sur l’utilité d’une interdiction pure et simple. Le Canada anglophone a mis en place des règlements stricts, ce qui, d’après l’ACA, est plus efficace pour les enfants qui apprennent alors à réagir à un message publicitaire. Cependant, la Coalition Poids rappelle que Mc Donald’s est également poursuivi par l’Office de protection des consommateurs et que son procès aura lieu sous peu.

Pour en savoir plus

La Loi de protection du consommateur relative à la publicité

Le site de l’Office de protection du consommateur

Le site de la Coalition québécoise sur la problématique du poids

La cyberpublicité selon l’Union des consommateurs

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Suicide, homophobie, gambling et gangs de rue

Suicide, homophobie, gambling et gangs de rue

François Richard, Dominic Desmarais

Dossiers Loto-QuébecGambling et jeu compulsif

Le magazine Reflet de Société souligne dans son édition février-mars 2009 la dix-neuvième édition de la Semaine de prévention du suicide, organisée par l’ Association québécoise de prévention du suicide.  Un dossier du journaliste Dominic Desmarais aborde la question de deux angles originaux, soit la vulnérabilité au suicide des membres de gangs de rue, ainsi que la prise en charge des proches des personnes suicidées par les entreprises des services funéraires. Ces articles permettent au lecteur d’ aborder cette douloureuse réalité par le témoignage de gens qui sont aux premières lignes lorsque l’ irréparable se produit. L’ exploitation de la détresse de certains jeunes à risques de se suicider par les recruteurs des gangs, ainsi que les conflits déchirant les familles dont l’ un des membres s’ est suicidé  y sont entre autres analysés.

Gambler et homophobe

Dans la nouvelle édition de Reflet de Société, l’ équipe du magazine se penche de plus sur deux grandes problématiques sociales qui ont des liens avec le suicide, soit le jeu pathologique et l’ homophobie. Le jeu pathologique subit actuellement un procès à Québec qui pourrait remettre en cause l’utilisation par le gouvernement québécois de joueurs vulnérables afin de remplir les coffres de l’État. Le rappeur Éric Pelletier se confie pour sa part à Reflet de Société à propos des difficultés d’ être homosexuel dans le milieu du hip-hop québécois.

La nouvelle édition de Reflet de Société sera livrée à tous nos abonnés au cours des deux prochaines semaines. Pour ceux qui n’ ont pas accès au magazine, les textes seront publiés sur Internet au cours des prochains mois. Ce blogue vous en tiendra au courant.

La Semaine de prévention du suicide se déroule du 1er au 7 février 2009. Pour plus d’ informations, consultez le site de l’ Association québécoise de prévention du suicide à l’ adresse suivante:   http://www.aqps.info/

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1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

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operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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Mère un jour, mère toujours

Mère un jour, mère toujours
écrit par Martine, Vol 15-2, Décembre 2006

relais familleÇa fait plus d’un an que je n’ai pas vu mon garçon. Aux dernières nouvelles, ma sœur l’avait vu au centre-ville au coin d’une rue en train de vendre de la drogue. Je suis partie à sa recherche. Je suis revenue complètement bredouille de ma chasse au trésor. Je me disais: «Bon Dieu, faites qu’il se retrouve avec les bonnes personnes. Faites qu’il soit encore en vie.»

J’ai une conversation avec une amie. Un acte criminel s’est produit quelques jours auparavant. Elle me demande comment je réagirais si mon fils était impliqué? C’était clair pour moi que je ne pouvais le savoir sans l’avoir vécu.

Fin janvier 2006, je m’installe devant le téléviseur pour écouter les nouvelles. La première image que je vois est celle de mon fils. Il est activement recherché pour meurtre au premier degré.

Sous le choc, je me dis que je suis en train de vivre le pire cauchemar, celui que je redoutais le plus. Est-ce le ciel qui vient de me tomber sur la tête? En tentant de garder mon sang froid, je mets tout en branle pour le retrouver.

L’amour inconditionnel

Pour le moment, juste de penser qu’il peut être impliqué dans ce genre d’affaires m’angoisse. Je suis une mère, et quand on est une mère on doit aimer nos enfants inconditionnellement. Ce soir-là, malgré moi, j’ai su comment je devais réagir.

Je ressentais beaucoup d’impuissance. J’ai pris mon courage à deux mains. J’ai appelé un journaliste pour lancer un appel en direct à la télévision, pour qu’il se rende aux autorités.

En faisant des téléphones, je réussis à lui parler. Sous le choc et en larmes, il me dit: «Mam, j’ai rien fait… Excuse-moi!» Je lui ai dit: «Je sais, tu n’as pas besoin d’en dire plus, je sais… Tu es encore mon gars et je t’aime… Je veux t’aider, fais-moi confiance.»

Une jeune femme de 17 ans y a laissé sa peau. Elle aurait pu être ma fille. Je ressens une profonde tristesse. Je sors de ma bulle lorsque la sonnerie du téléphone retentit pour la millième fois. J’entends mon gars me dire: «Mam! La police encercle la maison, il faut que je me rende.» J’ai senti la peur et la panique dans sa voix… J’aurais tellement voulu être près de lui. Mais, il fallait que j’accepte la situation. Après avoir raccroché le téléphone, je ressens un grand vide.

Le procès

Puisqu’il est à l’extérieur de la ville, il est transféré à Montréal pendant la nuit. La nuit et la fin de semaine la plus longue de ma vie. Sans nouvelle de lui, le lundi matin, je me rends au palais de justice de Montréal pour assister à sa première comparution devant un juge.
Arrivée sur place, je ne me sens pas à l’aise dans ce milieu. C’est la première fois que j’y mets les pieds. Une vingtaine de journalistes à l’affût de la moindre information s’y retrouvent. Les yeux rivés sur moi, ils sont déjà en train de me photographier. Je ne peux me cacher.

Je me rappelle que je suis là pour mon fils. Je ne veux pas être une victime dans cette affaire. Je ressens des sentiments contradictoires: impuissance, colère, peur et la hâte de revoir mon fils. Je veux que, malgré tout, il sente que je l’appuie. Je suis donc allée m’asseoir dans la salle d’audience.

Quand je vois ce grand gaillard de six pieds et quatre entrer par la porte des accusés, une vague de tristesse et d’amour m’envahit en même temps. Je me dis: «C’est mon gars, mais, qu’est-ce qu’il fait là? C’est tellement surréaliste que je ne comprends pas. Mais regarde-moi, je suis là!» Son regard croise le mien. J’ai senti chez lui une profonde tristesse et une grande honte. J’imagine qu’il se demande ce que je fais là, encore une fois!

Pourquoi ?

Je suis la mise en accusation tant bien que mal. Mon regard fixe mon garçon. Je me demande pourquoi? Il plaide non coupable à l’accusation de meurtre au premier degré. Je sors de la salle. Je me retrouve entouré de journalistes qui voulaient avoir une entrevue. Même que certains me disent pouvoir m’aider. Comme si c’était moi qui avais besoin d’aide.

Étourdie par le flash des caméras et les propos discordants, je m’enfuis par la porte de sortie qui se trouve devant moi. Dure réalité. Je sens que tout cela fait maintenant parti de ma vie, et pour toujours. Alors, mieux vaut vivre avec l’idée que je ne resterai pas dans l’anonymat. Mais, quel triste combat!

Pourquoi ne pas m’en servir positivement? Je prends la décision d’appeler un journaliste et d’offrir une entrevue exclusive sur une chaîne de télé qui a toute ma confiance. En parlant au journaliste, je lui dis que j’ai un message à livrer et que j’ai aussi des condoléances à offrir à la famille de la victime. L’entrevue a eu, sur le moment, un effet thérapeutique.

Je n’ai pas à m’isoler ou à me cacher. Comme parent, je sais que j’ai fait de mon mieux pour élever mon enfant. Loin de moi l’idée de dire que je suis parfaite. Il n’y a personne de parfait. La vie l’a poussé à faire de mauvais choix. Est-ce que ma vie s’arrête là? Mon rôle auprès de mon fils est différent, à mes yeux. Il n’est jamais trop tard pour qu’il prenne le droit chemin. Je garde plein d’espoir. Si ça prend un tel drame pour y arriver, je l’assumerai jusqu’au bout. Mère un jour, mère toujours.

Prendre notre enfant dans nos bras

Il est détenu dans un centre à Montréal. Je vais le voir à l’occasion. On a aussi des échanges de lettres. On a des rencontres riches en émotions. Malgré la vitre qui nous sépare, on se sent plus proches que jamais.

Ma plus grande peine, c’est de ne pas pouvoir le prendre dans mes bras. Après neuf mois de détention, il est en attente de son enquête préliminaire qui aura lieu au mois de décembre.

En attendant, il se concentre sur son cours par correspondance pour terminer son secondaire 5. Il fait des démarches pour s’inscrire à un cours de musique. Je suis tellement fière de lui. Il fait un beau cheminement et il a les deux pieds sur terre. Comme il me dit, «quand tu sors de ton état de choc, ça fait mal de réaliser ce qui s’est vraiment passé. Je me suis mis les deux pieds dans les plats et je vous ai tous entraînés là-dedans. Je le regrette. Mon seul souhait serait d’avoir la fille devant moi, de la prendre dans mes bras et de lui demander pardon. Je sais que c’est impossible. J’aurai à vivre avec ça sur la conscience toute ma vie. Elle est là la vraie punition.»

La suite des choses

Chacun de notre côté, on se prépare psychologiquement à la suite, c’est-à-dire à l’enquête préliminaire et au procès qui va suivre. Cela va être long et pénible pour nous tous de voir ressortir la nouvelle. Je sais que ce sera très médiatisé.

Avec le temps et avec tous les efforts que je vois qu’il fait pour se garder la tête hors de l’eau, je garde espoir qu’il va s’en sortir grandi et qu’il pourra toujours compter sur sa famille pour l’appuyer.

Depuis le début, je peux compter sur l’appui de mes amis et sur celui de l’organisme Relais Famille, qui aide les familles qui ont un proche qui est détenu. Je me sens moins seule. J’y retrouve des intervenantes formidables et dévouées. J’y trouve aussi des femmes qui vivent la même chose que moi. C’est merveilleux d’arriver à un endroit où tu ne ressens aucun préjugé et où tu peux parler de cette épreuve sans retenue. Chaque fois, j’y retrouve une famille. Le plus beau, c’est qu’elles offrent aussi un programme nommé Machinabulles, adapté aux enfants. Sans ce support, je ne tiendrais pas le coup.

Chaque jour, je me lève en me disant que j’ai une mission à accomplir: parler de mon histoire à ceux que je rencontre. Du même coup, j’aide les gens à s’exprimer à leur tour et à trouver les bons mots pour exprimer haut et fort leurs émotions.

Mon but est de faire tomber les préjugés à l’égard des parents des détenus. Nous ne sommes pas la cause de leurs gestes et surtout pas les victimes de leurs actes. Je veux que, aux yeux de tous, les jeunes qui ont fait de telles gaffes aient droit à une seconde chance.

relais famille

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/19/les-prisonniers-de-linstitut-leclerc-remercient-leurs-benevoles/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/25/linstitut-leclerc-sexprime/

Textes sur la famille.

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apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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L’aide juridique et les jeunes marginaux

L’aide juridique et les jeunes marginaux.

Je me retrouve souvent à témoigner pour des jeunes de leur cheminement devant la justice. Dernièrement, j’ai accompagné un jeune au tribunal. Compte tenu de sa situation financière précaire, il se fait représenter par l’aide juridique.

Il décide de plaider non coupable. L’avocat de l’aide juridique décide de l’abandonner et de ne plus le représenter. La cause est reportée et le jeune doit se trouver un autre avocat. Plaider coupable et de négocier la sentence est rapide et ne demande pas beaucoup de préparation. Plaider non coupable, trop dur et trop compliqué pour l’aide juridique. Et si au lieu d’un jeune marginalisé, nous aurions eu affaire à un Hells Angels, nous aurions augmenté le salaire de l’avocat de l’aide juridique pour que ce criminel de grandes envergures aie accès à une justice pleine et entière.

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Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
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