Agence d’escorte et prostitution à domicile

Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

Les agences d’escortes

Prostitution: vivre dans la nuit

Britanny a gagné sa vie pendant des années en se prostituant. Prostitution dans la rue, pour des agences d’escortes et à son domicile. Dans ce témoignage, elle dévoile les dessous de son expérience dans une agence d’escorte.

Dominic Desmarais Dossier Prostitution

prostitution-escorte-prostituee-bordel-sexualiteBritanny a quitté le monde de la prostitution il y a quelques années. Cette belle grande blonde de 36 ans, qui en paraît 10 de moins, ne correspond pas à l’archétype de la prostituée maganée. Avec sa haute taille, ses vêtements à la mode, son maquillage finement retouché, elle affiche une assurance qui détonne avec son passé.

Britanny ne joue pas à la victime. Elle est consciente de son vécu. C’est purement pour l’appât du gain qu’elle a choisit cette vie. Pour faire de l’argent rapidement. «Connais-tu beaucoup d’emplois qui rapportent 120 à 140$ l’heure», demande-t-elle avec aplomb.

L’éveil à la prostitution

Ambitieuse et pleine de rêves, la jeune Britanny voulait goûter, dès l’adolescence, à la vie de luxe. Une vie que lui faisait miroiter la société mais qui lui était refusée. Placée en foyer de groupe de 11 à 13 ans, elle a vécu ensuite en centre d’accueil jusqu’à sa majorité. «J’avais une paie minable, au centre d’accueil. Ça payait à peine le rouge à lèvres. Je voyais des filles qui se prostituaient et je les admirais. Je les trouvais chanceuses d’avoir de beaux vêtements. J’en voulais aussi!»

C’est lors de ses sorties du centre, les week-ends, qu’elle s’ouvre tranquillement à l’univers de la prostitution. Elle a 17 ans. «Quand je n’allais pas chez mes parents, je passais mes fins de semaines chez des gens peu fréquentables. J’ai commencé à en parler. Que j’aimerais faire plus de sous pour m’acheter du maquillage, du linge. Ces gens m’ont présenté des hommes… Mes éducateurs ne les aimaient pas», dit-elle sourire en coin.

Quitter le centre d’accueil

Puis arrive la majorité. Prête ou pas, la jeune femme doit quitter l’institution et voler de ses propres ailes. «J’ai paniqué. Je n’arrivais pas à joindre les deux bouts. L’appart, la bouffe, les comptes… J’ai commencé par la prostitution de rue.» Sur le trottoir de la Sainte-Catherine, elle est rapidement découverte par Terry, qui possède une agence d’escorte. Il lui offre de travailler pour son agence. «Ça m’allait mieux. Sur Sainte-Catherine, c’est plus des junkies.» Terry a 15 filles qui travaillent pour lui. Il prend Britanny sous son aile. Pour ses premiers clients, il l’accompagne jusqu’à la porte et s’assure qu’elle est payée. Le service qu’elle offre est payable d’avance. Sur 140$ pour une heure, 80$ lui reviennent.

«Je voulais de l’argent facile pour pouvoir me payer tout ce que je voulais. Je décidais de mon horaire. Je trouvais ça bien. Je pensais être «maître» de ma vie», se rappelle-t-elle de ses débuts. Britanny a travaillé près de deux ans pour Terry. Ils sont restés amis. Après une pause des agences pour travailler seule, de chez elle, Britanny contacte l’agence de madame Dodo quelle trouve dans les petites annonces d’un journal. «Elle m’a demandé mes mensurations et le nom que j’allais utiliser. Je lui ai demandé si elle voulait me voir avant. Elle m’a dit non, on va te voir quand on va venir te chercher!»

Une soirée comme prostituée

Ses quarts de travail débutaient à l’heure du souper pour se terminer vers les 3 heures du matin. Le nombre de clients variait à chaque soir, entre un et trois. «Si je voulais des clients, j’appelais pour me rapporter. Je n’avais pas de gun sur la tempe pour me forcer à travailler.» Un chauffeur, souvent Dodo et son mari à l’époque où elle travaillait pour cette agence, la prenait chez elle pour l’emmener chez le client ou dans un motel. Pour s’assurer de sa sécurité, le chauffeur attendait dans la voiture. Mais à ses débuts, le cellulaire commence à peine à faire une percée. S’il lui arrive malheur, elle doit se précipiter à l’extérieur pour aviser son protecteur. Chanceuse, elle n’a pas eu de problèmes. «Mais une fois, en rencontrant le client, j’ai eu des doutes. Je ne le sentais pas. Le chauffeur a appelé l’agence. On est reparti aussitôt.» L’histoire ne dit pas si l’agence a envoyé une autre fille satisfaire le client abandonné.

Comme escorte, Britanny a connu tous les genres d’hommes. Le travailleur d’usine, de la construction, l’avocat, le PDG. Des pauvres comme des riches à craquer. Des célibataires, des hommes mariés. Des timides, des tourmentés. Des straights, des pervers. Après avoir reçu l’argent, son travail commence. «Des fois c’est étend toi sur le dos tout de suite. D’autres fois, on m’offrait du vin pour me détendre. Surtout quand il s’agissait d’un nouveau client. J’étais nerveuse. Mais avec la plupart, il n’y avait pas de niaisage. Ils ne m’ont pas fait venir pour parler de la pluie et du beau temps», dit-elle avec candeur.

La jeune femme est consciente qu’elle sert de jouet sexuel. «Ils font ce qu’ils veulent avec nous. On est payées pour ça. Il faut leur donner leur fantasme. Les clients nous demandent ce qu’ils n’oseraient pas demander à leur conjointe. Donc c’est à nous à répondre à leur besoins.» Britanny énumère toutes sortes de demandes des clients sans pudeur. La liste est longue, crue.

Prostitution, drogue et consommation

«Quand j’allais faire des clients, c’est sûr que je me gelais un peu la bette pour me donner du courage. De la coke, des joints, de l’alcool. Je l’ai déjà fait à jeun, mais j’étais très stressée ces fois-là. On pogne pas toujours le top modèle! Il y a des clients qui sont franchement dégueulasses, qui ont des grosses bédaines. Je comprends les filles qui consomment.

C’est dur, psychologiquement. Quand c’est un nouveau client, tu ne sais pas à quoi t’attendre. Va-t-il m’agresser? C’est toujours ta sécurité qui est en jeu. Ce n’est pas nécessairement celui qui fait le plus dur qui est le pire. J’ai rencontré de parfaits salauds qui portent l’habit et la cravate.» Les agences pour lesquelles elle a travaillé ne lui fournissaient pas sa drogue. Dans d’autres milieux, c’est une bonne façon de garder les prostituées sous l’emprise du souteneur. Et s’assurer de récupérer tout l’argent en leur vendant de la came dont elles sont devenues dépendantes.

La vie après le travail

Sitôt le rendez-vous terminé, elle fait le vide. «Pendant que je suis avec le client, c’est comme si je mettais le pilote automatique. J’ai fait semblant de jouir plus souvent qu’à mon tour! Une fois terminé, je ne veux plus y penser.» Pour oublier son travail, Britanny dépense rapidement ce qu’elle gagne. Une façon de justifier l’argent qui remplit son portefeuille. «On pense que parce qu’on est capable de s’acheter de beaux meubles, de fréquenter de bons restaurants, de se payer des chirurgies plastiques, on est heureux. Mais c’est illusoire. Et tu en veux toujours plus. Tu te crées des besoins. Donc tu veux plus de clients. Le cycle infernal commence. C’est le retour au boulot. Avec le stress de voir les clients… pour mieux dépenser l’argent», explique-t-elle.

Sortir d’une agence d’escorte

Britanny n’a eu aucune difficulté à quitter les deux agences pour lesquelles elle a travaillé. Elle a cessé de se rapporter. Et quand elle a reçu un appel pour savoir si elle voulait un client qui la demandait, elle a signifié sa décision d’arrêter. Aussi simplement. «Dodo m’avait dit de me sentir à l’aise d’en sortir quand je voulais.» Mais quitter l’agence est une chose. Tourner le dos au salaire en est une autre. «C’est trop d’argent vite fait. C’est dur de s’en sortir. Aujourd’hui, je ne roule pas sur l’or. Je suis incapable de me payer du luxe. Mais j’ai 36 ans. Je n’ai plus la patience de faire ça. Je cherche toujours l’amour. Mais je ne le trouverai pas avec un client! À l’époque, j’ai eu des aventures, des amants. Mais jamais de petit ami régulier. C’était difficile. Quel gars accepterait que sa blonde couche avec d’autres hommes pour de l’argent? Même s’il n’y a aucun sentiment?»

Illustrations Mabi.

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Le crime organisé et les danseuses nues

Le crime organisé et les danseuses nues

Raymond Viger Dossier Journal de MontréalProstitution et Sexualité.

Un article de la Presse Canadienne publié dans le Journal de Montréal le 24 avril mentionne que la ministre fédérale de l’Immigration, Diane Finley, a reçu des menaces depuis qu’elle a proposé d’empêcher les stripteaseuses étrangères de pratiquer leur métier au Canada.

On y apprend aussi que des fonctionnaires du ministère de l’Immigration ont déjà été la cible de tentatives d’intimidation par le crime organisé lorsqu’il s’agissait de règlements limitant l’accès au Canada de danseuses nues.

Qu’attend-on pour sévir et règlementer encore plus? Doit-on laisser le crime organisé abattre un ministre? Des journalistes ont déjà subi les représailles du crime organisé. C’est su et connu depuis longtemps que les demandes d’immigration pour les danseuses nues sont majoritairement contrôlées par le crime organisé. Le Canada perd la trace de plusieurs immigrantes qui finissent, cachées dans le monde de la prostitution sous le contrôle du crime organisé. Des filles à qui ont leurs enlèvent leur passeport, on les empêchent de demander de l’aide, des filles qui se retrouvent obligé de se prostituer.

Qu’attend-on pour agir? J’ai l’impression parfois que tout le monde est au courant et que personne ne fait rien. Qu’est-ce que je fais de mots tels que « Justice sociale »? Je les mets au poubelle parce que personne n’ose mettre ses culottes? Je les banis de mon vocabulaire parce que personne ne peut s’organiser à désorganiser le crime organisé?

Quel message envoyons-nous à nos jeunes? Est-ce une façon de leur dire qu’ils sont aussi bien d’adhérer à un gang de rue et envisager le proxénétisme comme une bonne source de revenu? Dans les années 1970, nous avons laissé des motards se regrouper, s’organiser et devenir des institutions. La criminalité est le reflet de notre laxisme social.

Il reste encore un peu d’espoir qui m’habite. Que justice et équité puissent trouver leur place dans notre pays. Mais quand je vois le Canada avoir de la difficulté à prendre sa place et mettre les choses en ordre, comment puis-je espérer que, mondialement, les pays du tiers-monde accèdent eux aussi à cette justice tant espéré?

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Recherché: prostituées ayant couché avec politiciens de Québec ou Ottawa

Recherché: prostituées ayant couché avec politiciens de Québec ou Ottawa

Raymond Viger              Dossier Journal de MontréalProstitution  et Sexualité. Suite au scandale américain du gouverneur démocrate de New-York Eliot Spitzer qui s’est fait prendre avec la prostituée de luxe Ashley Alexandra Dupre, le Journal de Montréal, sous la plume de Mathieu Bélanger, nous présente l’hypothèse qu’il y aurait à Ottawa un scandale sexuel qui se trame.

Plusieurs agences d’escortes de la région d’Ottawa-Gatineau ont été contacté pour confirmer que certains politiciens fédéraux jouent avec le feu.

Depuis quelques années, dans mes écrits je vous parle d’une prostituée à 4 000$ pour un week-end qui a eu des relations avec des politiciens. L’heure est maintenant venu d’aller un peu plus loin dans la présentation de cette prostituée et de son réseau de clients politiciens.

Reflet de Société prépare pour son numéro de juin un reportage sur l’inceste et la prostitution. Il y sera question d’un des réseaux de prostitution impliqués avec des politiciens provinciaux et fédéraux.

Un reportage qui saura attirer l’attention. En attendant, est-ce que le Journal de Montréal va déguiser Brigitte McCan en prostituée pour tenter de prendre sur le fait l’un de nos politiciens?

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Un humoriste, les prostituées, les prisonniers et la France

Sylvain Larocque humoriste, les prostituées, les prisonniers et la France

Dossiers Humoriste Prostitution et Sexualité

Une légende urbaine persiste depuis fort longtemps. Le Québec aurait été colonisé par des prisonniers et des prostituées que la France nous envoyaient. Cette légende urbaine est totalement fausse. Une grande découverte que j’avais faite lors de ma série de conférence en France au printemps dernier. Je vous avais écrit un billet sur le sujet et même un éditorial dans Reflet de société.

J’écoutais Sylvain Larocque lors du Festival Juste pour rire, en tandem avec une humoriste française. M. Larocque lance l’idée que nous avons été colonisés par les Français à partir de leurs prisonniers et leurs prostituées. Je ne sais pas si Sylvain Larocque connaît la réalité de la colonisation du Québec? Peut-être connaît-il la vérité mais que la « joke » était trop facile. Mais pour combien de citoyens cela va-t-il confirmer cette légende urbaine que nous avons été colonisé par des prostituées et des prisonniers? L’humour doit nous faire rire. Mais l’humour ne peut renforcir des légendes urbaines. En ce sens, la « joke » de ce Sylvain Larocque devient inacceptable à mes yeux.

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Témoignage sur l’implication bénévole

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Documentaire sur l’implication bénévole.
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S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

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Avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?

Avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution
écrit par Raymond Viger, Vol 13.4 , Mai 2005

Dossier  Prostitution et Sexualité

Le débat sur la légalisation de la prostitution est faussé. Il n’existe pas une forme de prostitution mais plusieurs formes de prostitution.

Une personne prostituée à 4 000$ pour un week-end qui couche avec des politiciens à Québec, à Ottawa ou avec de grosses vedettes internationales ne vit pas dans le même contexte qu’une autre à 20$ pour une pipe, qui est toxicomane, avec des champignons dans la bouche et atteinte du Sida.

Certaines personnes se positionnent en faveur de la légalisation de la prostitution, sous prétexte de vouloir venir en aide aux personnes qui font de la prostitution de rue, assurer leur sécurité… Mais qu’adviendra-t-il de ces personnes lorsque nous aurons légalisé toutes les formes de prostitution?

Les dangers d’une légalisation sans encadrement

De la «viande fraîche»

En autorisant l’ouverture de bordel, les nouveaux entrepreneurs de l’industrie du sexe, pour utiliser leur langage, vont vouloir engager de la «viande fraîche» pour satisfaire leurs clients. Par «viande fraîche» on pense à des personnes de 18 à 23 ans en santé. Pour la majorité des personnes se prostituant dans la rue, l’entrée dans ces bordels leur sera refusée et elles devront continuer à exercer dans la rue. Dans les faits, l’âge moyen d’entrée dans la prostitution est de 14 ans!

Pire, après un certain nombre d’années, lorsque les premières personnes ayant travaillé dans ces bordels commenceront à vieillir, les entrepreneurs qui veulent bien traiter leurs clients vont remplacer leurs personnels par des plus jeunes. Il y aura donc encore plus de personnes exerçant la prostitution dans les rues. Ceci se vérifie par les expériences des pays ayant légalisé la prostitution depuis une dizaine d’années et qui se retrouvent avec 3 à 10 fois plus de prostituées de rue qu’avant la légalisation (Australie, Pays-Bas, Allemagne…).

Les clients indésirables

Mais si un client peut aller en toute légalité dans un bordel pour engager une personne jeune et attrayante, pourquoi utiliserait-il les services d’une personne exerçant dans la rue? Parce qu’il est violent et qu’il se ferait sortir des bordels? Parce qu’il veut exiger de faire des choses qui devraient être refusées dans le bordel comme avoir une relation sans condoms? Ou encore parce qu’il veut payer moins cher? Pour toutes ces raisons et pour plusieurs autres, les personnes exerçant la prostitution de rue seront encore plus dans le trouble après la légalisation. Le nombre de mauvais clients rencontrés sur la rue sera encore plus grand et il sera encore plus risqué d’être une personne prostituée.

Citoyens et commerçants

Et que dire de nos honorables citoyens! Puisque la prostitution est maintenant légalisée, l’intolérance de ceux-ci aura monté d’un cran. «Puisque c’est légal et qu’il existe des bordels, je ne veux plus te voir traîner dans les rues de mon quartier ou devant les vitrines de mon commerce». Comment vont réagir ces citoyens quand ils vont s’apercevoir que non seulement la légalisation n’a pas diminué le nombre de personnes devant leur honorable résidence, mais qu’en plus, il y en a maintenant 3 fois plus! L’intolérance ne fera que grimper.

Bordels en région

En légalisant, le gouvernement fédéral ne doit pas s’en laver les mains en disant que ça sera du ressort des villes de gérer le tout?

Pourquoi les groupes criminalisés sont si forts en région? Parce que les petites municipalités avec un seul policier n’ont pas les moyens d’avoir le contrôle sur ces puissants groupes. Quand le policier en question est connu de tous, que tout le monde sait où il demeure et que tout le monde connaît sa famille au complet et à quelle heure sa petite fille sort de l’école, pensez-vous qu’il sera assez fou pour tenir tête aux groupes criminalisés? C’est un policier qui fait de son mieux, pas une personne suicidaire. Cela n’est pas sans rappeler encore une fois les pays ayant déjà fait l’expérimentation de la légalisation, qui avouent avoir perdu le contrôle. De plus, ils deviennent incapables de gérer ce nouvel engouement pour le sport sexuel.

Tous les paliers de gouvernements devront s’impliquer dans une approche multidisciplinaire. Pas question de laisser les municipalités se démerder seules dans une industrie qui est déjà internationale et qui a de gros moyens financiers pour brouiller les cartes.

L’industrie du tourisme

Un bel exemple que j’ai vécu personnellement. L’état du Nevada permet aux municipalités de légaliser la prostitution. Las Végas, malgré ses innombrables Casinos et ses spectacles grandioses, se refusent de légaliser la prostitution. La ville voisine a légalisé la prostitution. C’est pourquoi nous voyons sur certains coins de rue de Las Végas des dizaines de Mexicains qui tendent des annonces pour inciter l’achat de services sexuels dans la ville voisine. La ville de Las Végas est allée en cour pour tenter d’empêcher ces Mexicains de venir faire de la sollicitation dans les rues de Las Végas. Pour le bénéfice de la libre entreprise et de la liberté d’expression, la ville de Las Végas a perdu contre les Mexicains.

Ceux qui font le rabattage de clients sont majoritairement des garçons. Mais ce qui m’a déchiré le cœur, a été de voir une fille mexicaine d’environ 12 ans, faire du rabattage. Les questions que je me pose encore: le faisait-elle pour sa sœur ou sa mère? Va-t-elle se prostituer et à quel âge risque-t-elle de commencer?

Ce qui s’est passé à Las Végas risque de nous arriver. Montréal avec ces grands festivals et ces grands rassemblements ne tolérera pas de prostitution sur son territoire. Les entrepreneurs de bordels vont s’établir à Terrebonne ou à Bois-des-Filions. Ça va être bon pour l’industrie du taxi. Les gens viennent de partout pour un festival ensuite le taxi pour les bordels en banlieue. Parce que la prostitution, ce n’est pas bon pour l’industrie du tourisme. Ce n’est pas bon pour l’image d’un grand centre urbain. Quand on voit de nouveaux logements sociaux des auberges du cœur passer criminellement au feu dans le sud-ouest de Montréal, quand des gens font pressions pour empêcher des organismes communautaires comme Cactus de se relocaliser dans le Centre-ville de Montréal, les principes de «pas dans ma cour» vont continuer à se faire prévaloir.

Pénurie de main-d’œuvre

Les bordels vont se multiplier en région et les nouveaux entrepreneurs vont y faire la pluie et le beau temps. À un point où il ne serait pas surprenant qu’il manque de main-d’œuvre. Un peu comme il s’est passé quand on a légalisé les danses à 10$. On a manqué de filles pour aller travailler dans les isoloirs. Va-t-on créer un programme pour permettre à des danseuses exotiques étrangères de venir travailler au Canada? Devrons-nous réouvrir ce programme et l’élargir aux artistes de la prostitution? N’est-ce pas ce programme où des fonctionnaires et des intervenants du milieu mentionnent qu’il a profité aux groupes criminalisés? Plusieurs de ces danseuses ont disparu. Le gouvernement américain affirmait en 2003 que le Canada est une plaque tournante pour le trafic des femmes et des enfants.

Conditions essentielles

Si nous sommes sérieux dans notre volonté de légaliser la prostitution, il y a des préalables essentiels. La prostitution concerne des êtres humains qui doivent être considérés dans leur globalité. Ceci nous oblige à prévoir une approche multidisciplinaire.

Il faut faire de la prévention en ce qui concerne les jeunes de la rue et ceux placés par la DPJ. Ils sont des victimes vulnérables. La réforme de la DPJ devra tenir compte de cette vulnérabilité. Il faut aussi faire de la prévention et de la sensibilisation dans les écoles et les différents milieux de vie des jeunes.

Pour s’assurer que la prostitution est bel et bien un choix, et non pas un manque de choix face à la pauvreté ou à d’autres difficultés, il faut s’assurer d’offrir un soutien et un encadrement aux personnes concernées.

Il faut prévoir une aide accrue aux organismes d’intervention auprès des personnes prostituées de rue. Nous ne pouvons pas penser légaliser le marché du sexe sans aussi donner les services d’aide et de soutien aux personnes dans le besoin qui seront exclues et marginalisées. Si une municipalité veut ouvrir un bordel, les services aux personnes se prostituant doivent être présents avant son ouverture.

Il faut prévoir des mécanismes de contrôle et de sécurité avant la légalisation. Nous avons laissé à eux-mêmes des groupes criminalisés pendant des décennies. Ils sont devenus des forces redoutables, organisées, structurées et très bien financées. Reprendre le contrôle après coup est très coûteux, sinon impossible. La prostitution, ne se limite pas aux limites géographiques d’une ville, mais fait partie d’un réseau international, qui nécessitera une coordination des différents corps policiers qui devront apprendre à travailler efficacement ensemble. Cela nécessitera de généreux budgets aux différents corps policiers.

Il faudra donc s’assurer qu’il y ait une prise en charge complète par le gouvernement de ces bordels, à tous les niveaux: sécurité, administration, gestion, encadrement, surveillance, finance… Il n’y a pas d’entre-deux possibles pour éviter que la situation ne dérape et qu’il y ait abus.

Il ne faut pas s’imaginer que les revenus de taxes et d’impôt sur la prostitution permettront de compenser les investissements que nous aurons à faire pour légaliser la prostitution. Les pays qui ont déjà légalisé, ont perdu le contrôle et se sont retrouvés avec plus d’effets pervers que de problèmes résolus. Si nous n’avons pas l’argent nécessaire pour nous impliquer adéquatement, nous en aurons encore moins après.

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Maria Mourani et Mario Dumont chez les Francs-tireurs Richard Martineau et Patrick Lagacé

Maria Mourani et Mario Dumont chez les Francs-tireurs Richard Martineau et Patrick Lagacé

Dossier  Patrick LagacéRichard MartineauMario Dumont Prostitution et Sexualité

On annonce une émission des Francs-tireurs qui portera sur la prostitution. Ayant déjà écrit beaucoup sur le sujet, je décide d’écouter cette émission animé par la nouvelle équipe Richard Martineau et Patrick Lagacé.

Même si ce n’était pas la raison de ma présence devant mon téléviseur, l’émission débute avec Mario Dumont et Patrick Lagacé. J’ai admiré le travail et la présence de Patrick Lagacé. Une excellente recherche au préalable a permis à Patrick Lagacé de poser les bonnes questions. Après que la question était lancé, Patrick Lagacé laisse son invité se démener avec, ce qui permet au téléspectateur de se faire une idée de la vision et de la philosophie de l’invité.

En ce qui concerne le sujet qui m’intéressait, la prostitution débattu entre Maria Mourani et Richard Martineau, désolé, je n’ai aucune félicitation à faire à Richard Martineau. Un spectacle style « derby de démolition », il passe d’un sujet à l’autre, coupe son invité pour faire son spectacle… Ce n’est pas le genre de débat que je trouve intéressant. Ça n’aide en rien la réflexion sur la légalisation de la prostitution et cela ne fait qu’entretenir une série de préjugé sur la question.

J’airais préféré que ce soit Patrick Lagacé qui reçoive Mme Mourani. Richard Martineau compare la légalisation de la prostitution avec le débat sur la légalisation des drogues, de l’alcool et du jeu. Pourtant il n’y a rien de comparable. En ce qui concerne la drogue, l’alcool et le jeu, on parle d’un individu qui a une attirance envers un produit. Pour la prostitution, la grande différence est que le produit est un être humain. On ne peut mettre sur le même pied d’égalité un 40 onces de rhum à la régie des alcools avec une femme que l’on met dans une vitrine.

Grosse généralité de Richard Martineau quand il lance que tout le monde fume du pot! C’est vrai que beaucoup de gens en consomme, mais cela demeure une minorité. M. Martineau extrapole et lance des affirmations gratuites pour faire son spectacle.

Autre jugement lancé par Richard Martineau, « la Mafia ont un code d’honneur, ils règlent ça entre eux ». Est-ce à dire que Richard Martineau n’a pas entendu parlé des juges et des avocats qui ont été tué ou enlevé par la Mafia? C’est vrai que la Mafia tue moins gratuitement que des gangs de rue qui tire partout, mais n’en demeure pas moins qu’ils sont des criminels prêt à tuer toutes personnes, en poste d’autorité ou non, qui se mettent en travers de leur chemin.

Fort peu probable que le citoyen ordinaire se fasse harceler par la Mafia. Mais ils vont infiltrer le pouvoir, la politique, le commerce, la police… D’une façon indirecte, nous subissons l’influence de la Mafia.

Autre généralité de M. Martineau quand il parle de Stella, un organisme qui représente des personnes qui se prostituent. C’est vrai que cet organisme se bat pour des changements de règlementation et qu’on cesse le harcèlement envers les personnes prostituées. D’une part, cet organisme représente combien de personnes qui se prostituent? D’autre part, Stella n’est pas d’accord avec la légalisation de la prostitution que Richard Martineau voudrait avoir. Entre autre, contrairement à Richard Martineau, ils ne veulent pas subir d’examen médicaux et ne subir aucune ingérence de l’autorité dans la prostitution. Très différent de ce la légalisation à la Martineau.

J’aurais tant préféré que cette entrevue avec Maria Mourani se passe avec Patrick Lagacé. Cela aurait permis de faire un vrai débat.

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Sophea et la mentalite cambodgienne

Sophea et la mentalite cambodgienne

Dossier Prostitution et Sexualité.

Sophea m’a accompagne pendant une semaine pour me servir d’interprete. Elle a 25 ans, etudie l’art, et attend janvier pour poursuivre ses etudes en Thailande grace a l’obtention d’une bourse. Elle a beaucoup de caractere. Quand on la voit avec moi, on pense qu’elle n’est qu’une autre petite amie du blanc de passage. Elle le sait tres bien, elle le sent – par le regard des Cambodgiens ou leurs remarques – mais jamais elle ne semble desemparée.

Ce qu’il faut savoir, c’est que Sophea, comme la plupart des femmes de son pays qui cherche epoux, est vierge de tout contact. Elle n’a jamais serre un homme dans ses bras, elle n’en a jamais embrasse un. Au Cambodge, une femme doit se garder pour le mariage. Si elle n’est pas pure, elle n’est tout simplement pas bonne à marier. C’est beau, ca signifie que la femme cambodgienne n’ira jamais voir ailleurs.Qui est contre?

Je ne suis pas sexologue. Mais je pense que la sexualite est un besoin fondamental. Si ce besoin est refoule, s’ensuit des frustrations ou des effets qui ne sont pas que positifs. Si la femme, pour se marier, n’aura pas de relation sexuelle, ca signifie que les garcons non plus ne devraient pas avoir de relations sexuelles avant le mariage. C’est logique, une relation, ca se fait a deux. Donc sans partenaire – consentant -, l’homme refoule ses besoins pour une bonne partie de sa vie?

Pas si sur… Ce besoin, refoule chez la femme, peut facilement être assouvi par l’homme: grâce à la prostitution. Donc, une mentalite vertueuse comme celle de se garder pour le mariage peut provoquer – bien qu’elle ne soit certainement pas la seule raison – un effet assez pervers qui augmente le besoin en prostituées. Et qui change alors aussi les rapports sous plusieurs plans entre hommes et femmes. Si l’homme a eu plusieurs relations sexuelles avec des prostitutées, sa sexualité n’est pas du tout la même que celle qu’il aura eu avec une petite amie qu’il aime. Mais son éducation, ses expériences, ce qu’il connait, c’est la prostitution. Ce rapport inégal ou la femme est vue plutôt comme du bétail.

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Nous n’avons pas l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution

Nous n’avons pas l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution
écrit par Raymond Viger, Vol 13.4 , Mai 2005

Dossier Prostitution et Sexualité.

Le débat sur la légalisation de la prostitution est faussé. Il n’existe pas une forme de prostitution mais plusieurs formes de prostitution.

Une personne prostituée à 4 000$ pour un week-end qui couche avec des politiciens ou des grosses vedettes internationales ne vit pas dans le même contexte qu’une autre à 20$ pour une pipe, qui est toxicomane, avec des champignons dans la bouche et atteinte du Sida.

Certaines personnes se positionnent en faveur de la légalisation de la prostitution, sous prétexte de vouloir venir en aide aux personnes qui font de la prostitution de rue, assurer leur sécurité… Mais qu’adviendra-t-il de ces personnes lorsque nous aurons légalisé toutes les formes de prostitution?

Les dangers d’une légalisation sans encadrement

De la «viande fraîche»

En autorisant l’ouverture de bordel, les nouveaux entrepreneurs de l’industrie du sexe, pour utiliser leur langage, vont vouloir engager de la «viande fraîche» pour satisfaire leurs clients. Par «viande fraîche» on pense à des personnes de 18 à 23 ans en santé. Pour la majorité des personnes se prostituant dans la rue, l’entrée dans ces bordels leur sera refusée et elles devront continuer à exercer dans la rue. Dans les faits, l’âge moyen d’entrée dans la prostitution est de 14 ans!

Pire, après un certain nombre d’années, lorsque les premières personnes ayant travaillé dans ces bordels commenceront à vieillir, les entrepreneurs qui veulent bien traiter leurs clients vont remplacer leurs personnels par des plus jeunes. Il y aura donc encore plus de personnes exerçant la prostitution dans les rues. Ceci se vérifie par les expériences des pays ayant légalisé la prostitution depuis une dizaine d’années et qui se retrouvent avec 3 à 10 fois plus de prostitués de rue qu’avant la légalisation (Australie, Pays-Bas, Allemagne…).

Les clients indésirables

Mais si un client peut aller en toute légalité dans un bordel pour engager une personne jeune et attrayante, pourquoi utiliserait-il les services d’une personne exerçant dans la rue? Parce qu’il est violent et qu’il se ferait sortir des bordels? Parce qu’il veut exiger de faire des choses qui devraient être refusées dans le bordel comme avoir une relation sans condoms? Ou encore parce qu’il veut payer moins cher? Pour toutes ces raisons et pour plusieurs autres, les personnes exerçant la prostitution de rue seront encore plus dans le trouble après la légalisation. Le nombre de mauvais clients rencontrés sur la rue sera encore plus grand et il sera encore plus risqué d’être une personne prostituée.

Citoyens et commerçants

Et que dire de nos honorables citoyens! Puisque la prostitution est maintenant légalisée, l’intolérance de ceux-ci aura monté d’un cran. «Puisque c’est légal et qu’il existe des bordels, je ne veux plus te voir traîner dans les rues de mon quartier ou devant les vitrines de mon commerce». Comment vont réagir ces citoyens quand ils vont s’apercevoir que non seulement la légalisation n’a pas diminué le nombre de personnes devant leur honorable résidence, mais qu’en plus, il y en a maintenant 3 fois plus! L’intolérance ne fera que grimper.

Bordels en région

En légalisant, le gouvernement fédéral ne doit pas s’en laver les mains en disant que ça sera du ressort des villes de gérer le tout.

Pourquoi les groupes criminalisés sont si forts en région? Parce que les petites municipalités avec un seul policier n’ont pas les moyens d’avoir le contrôle sur ces puissants groupes. Quand le policier en question est connu de tous, que tout le monde sait où il demeure et que tout le monde connaît sa famille au complet et à quelle heure sa petite fille sort de l’école, pensez-vous qu’il sera assez fou pour tenir tête aux groupes criminalisés? C’est un policier qui fait de son mieux, pas une personne suicidaire. Cela n’est pas sans rappeler encore une fois les pays ayant déjà fait l’expérimentation de la légalisation, qui avouent avoir perdu le contrôle. De plus, ils deviennent incapables de gérer ce nouvel engouement pour le sport sexuel.

Tous les paliers de gouvernements devront s’impliquer dans une approche multidisciplinaire. Pas question de laisser les municipalités se démerder seules dans une industrie qui est déjà internationale et qui a de gros moyens financiers pour brouiller les cartes.

L’industrie du tourisme

Un bel exemple que j’ai vécu personnellement. L’état du Nevada permet aux municipalités de légaliser la prostitution. Las Végas, malgré ses innombrables Casinos et ses spectacles grandioses, se refusent de légaliser la prostitution. La ville voisine a légalisé la prostitution. C’est pourquoi nous voyons sur certains coins de rue de Las Vegas des dizaines de Mexicains qui tendent des annonces pour inciter l’achat de services sexuels dans la ville voisine. La ville de Las Vegas est allée en cour pour tenter d’empêcher ces Mexicains de venir faire de la sollicitation dans les rues de Las Vegas. Pour le bénéfice de la libre entreprise et de la liberté d’expression, la ville de Las Vegas a perdu contre les Mexicains.

Ceux qui font le rabattage de clients sont majoritairement des garçons. Mais ce qui m’a déchiré le cœur, a été de voir une fille mexicaine d’environ 12 ans, faire du rabattage. Les questions que je me pose encore: le faisait-elle pour sa sœur ou sa mère? Va-t-elle se prostituer et à quel âge risque-t-elle de commencer?

Ce qui s’est passé à Las Vegas risque de nous arriver. Montréal avec ces grands festivals et ces grands rassemblements ne tolérera pas de prostitution sur son territoire. Les entrepreneurs de bordels vont s’établir à Terrebonne ou à Bois-des-Filions. Ça va être bon pour l’industrie du taxi. Les gens viennent de partout pour un festival ensuite le taxi pour les bordels en banlieue. Parce que la prostitution, ce n’est pas bon pour l’industrie du tourisme. Ce n’est pas bon pour l’image d’un grand centre urbain. Quand on voit de nouveaux logements sociaux des auberges du cœur passer criminellement au feu dans le sud-ouest de Montréal, quand des gens font pressions pour empêcher des organismes communautaires comme Cactus de se relocaliser dans le Centre-ville de Montréal, les principes de «pas dans ma cour» vont continuer à se faire prévaloir.

Pénurie de main-d’œuvre

Les bordels vont se multiplier en région et les nouveaux entrepreneurs vont y faire la pluie et le beau temps. À un point où il ne serait pas surprenant qu’il manque de main-d’œuvre. Un peu comme il s’est passé quand on a légalisé les danses à 10$. On a manqué de filles pour aller travailler dans les isoloirs. Va-t-on créer un programme pour permettre à des danseuses exotiques étrangères de venir travailler au Canada? Devrons-nous réouvrir ce programme et l’élargir aux artistes de la prostitution? N’est-ce pas ce programme où des fonctionnaires et des intervenants du milieu mentionnent qu’il a profité aux groupes criminalisés? Plusieurs de ces danseuses ont disparu. Le gouvernement américain affirmait en 2003 que le Canada est une plaque tournante pour le trafic des femmes et des enfants.

Conditions essentielles

Si nous sommes sérieux dans notre volonté de légaliser la prostitution, il y a des préalables essentiels. La prostitution concerne des êtres humains qui doivent être considérés dans leur globalité. Ceci nous oblige à prévoir une approche multidisciplinaire.

Il faut faire de la prévention en ce qui concerne les jeunes de la rue et ceux placés par la DPJ. Ils sont des victimes vulnérables. La réforme de la DPJ devra tenir compte de cette vulnérabilité. Il faut aussi faire de la prévention et de la sensibilisation dans les écoles et les différents milieux de vie des jeunes.

Pour s’assurer que la prostitution est bel et bien un choix, et non pas un manque de choix face à la pauvreté ou à d’autres difficultés, il faut s’assurer d’offrir un soutien et un encadrement aux personnes concernées.

Il faut prévoir une aide accrue aux organismes d’intervention auprès des personnes prostituées de rue. Nous ne pouvons pas penser légaliser le marché du sexe sans aussi donner les services d’aide et de soutien aux personnes dans le besoin qui seront exclues et marginalisées. Si une municipalité veut ouvrir un bordel, les services aux personnes se prostituant doivent être présents avant son ouverture.

Il faut prévoir des mécanismes de contrôle et de sécurité avant la légalisation. Nous avons laissé à eux-mêmes des groupes criminalisés pendant des décennies. Ils sont devenus des forces redoutables, organisées, structurées et très bien financées. Reprendre le contrôle après coup est très coûteux, sinon impossible. La prostitution, ne se limite pas aux limites géographiques d’une ville, mais fait partie d’un réseau international, qui nécessitera une coordination des différents corps policiers qui devront apprendre à travailler efficacement ensemble. Cela nécessitera de généreux budgets aux différents corps policiers.

Il faudra donc s’assurer qu’il y ait une prise en charge complète par le gouvernement de ces bordels, à tous les niveaux: sécurité, administration, gestion, encadrement, surveillance, finance… Il n’y a pas d’entre-deux possibles pour éviter que la situation ne dérape et qu’il y ait abus.

Il ne faut pas s’imaginer que les revenus de taxes et d’impôt sur la prostitution permettront de compenser les investissements que nous aurons à faire pour légaliser la prostitution. Les pays qui ont déjà légalisé, ont perdu le contrôle et se sont retrouvés avec plus d’effets pervers que de problèmes résolus. Si nous n’avons pas l’argent nécessaire pour nous impliquer adéquatement, nous en aurons encore moins après.

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