Avons-nous leur arrogance?

Avons-nous leur arrogance?

Annie Viger              Dossier Économie

Suite à un voyage à Dubaï, le chroniqueur économique Jean Gagnon remarque les différences et aussi les ressemblances entre nos deux systèmes. Les gouvernements et les marchés financiers d’Émirats arabes unis n’ont aucune transparence. Il est très difficile d’avoir des informations et d’en avoir des bonnes. Il est impossible de contester leurs dires.

Au Québec, nous avons la liberté d’expression et la transparence des gouvernements mais, l’avons-nous vraiment? Les dirigeants d’Air Canada nous disent que tout va bien, tout comme la Caisse de dépôt et le gouvernement du Québec refuse une Commission d’enquête sur les pratiques mafieuses dans la construction que pour en nommer que quelques-uns.

VOS COMMENTAIRES SUR QU’ONT EN COMMUN LES ÉMIRATS ARABES, LA CAISSE DE DÉPÔT ET LE GOUVERNEMENT DU QUÉBEC?

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Arnaque en ligne: faux livres, escroquerie

Arnaque en ligne: faux livres, escroquerie

François Richard  Dossiers Internet et Protection du consommateur

Nous avons publié au printemps dernier un billet mettant les internautes en garde contre une fraude pratiquée à partir d’une page de prétendue vente de chiens. Parmi les commentaires suscités par le texte, nous en avons reçu un de Serge André Guay, un éditeur de Laval. Il a informé les lecteurs de notre blogue de la fraude dont a été victime l’auteur québécois Léandre Bergeron sur le site américain d’auto-édition lulu.com

Léandre Bergeron, Le Québécois, lulu.com

Serge André Guay a découvert que quatre livres au contenu identique ont été mis en vente sur le site d’auto-édition lulu.com. De ces quatre livres, deux portaient la signature de Léandre Bergeron. Le contenu des livres était délirant et Serge André Guay a réussi, au terme d’une enquête bien menée, à découvrir l’identité du fraudeur. Ce dernier est un Tunisien nommé Mohamed Anouar Brahim. L’homme a plusieurs identités sur la Toile et il prétend avoir fondé sa propre religion. Il a d’ailleurs publié un livre au Québec en 2005 sur sa vision du monde, fantaisiste et intolérante (il encourage entre autres les homosexuels à se suicider).  Le fraudeur aurait choisi l’identité de Léandre Bergeron en raison du travail de ce dernier sur la langue québécoise et la notoriété qu’il a acquis dans ce domaine. Mohamed Anouar Brahim a en effet, entre autres délires, la prétention d’avoir inventé une nouvelle langue pour les Québécois. Les livres faussement attribués à Léandre Bergeron portent les titres Le Québécois et La langue québécoise.Le travail de Serge André Guay a amené plusieurs autres médias, dont TVA, Radio-Canada et Radio X, à se pencher sur cette histoire choquante.

Sûreté du Québec et sites frauduleux

Léandre Bergeron a porté plainte à la Sûreté du Québec et les livres qui lui ont été faussement attribués ne sont plus disponibles sur lulu.com. Cette histoire démontre qu’il faut faire preuve de discernement lorsque nous faisons des achats en ligne. En même temps, je crois qu’il y a peut-être un problème avec le concept d’auto-édition en soi. Serge André Guay en est arrivé au même constat au cours de son enquête. Il avait d’ailleurs refusé un manuscrit de Mohamed Anouar Brahim il y a quelques années. Les éditeurs existent pour séparer  les bons manuscrits des mauvais et proposer aux acheteurs de leurs livres des produits de qualité. Il existe une multitude d’éditeurs qui assurent une diffusion aux ouvrages les plus divers: littérature haut de gamme, populaire, fantaisiste, érotique, de croissance personnelle, astrologique et une foule d’autres genres. Si un auteur n’a réussi à se faire publier par aucun éditeur professionnel, c’est peut-être parce que ce qu’il écrit est inintéressant, voire déplacé et haineux comme dans le cas des écrits de M.Brahim, ou simplement mal rédigé (erreurs de syntaxe, d’orthographe, etc). Peut-être l’auto-édition n’est-elle qu’une façon d’offrir une tribune à des gens qui n’en méritent pas.

Enquête de la Fondation Littéraire Fleur de Lys

Pour ceux que l’histoire intéresse, je vous invite à lire le compte-rendu de la grande enquête réalisée par Serge André Guay. Elle est très pertinente et se lit comme un bon article journalistique. Chapeau.

Ressources:

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Autres textes Protection du consommateur:

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Journée mondiale du réfugié, rue Saint-Laurent

Journée mondiale du réfugié rue Saint-Laurent

François Richard Dossiers Culture et Immigration

Afin de souligner la Journée mondiale du réfugié, soit le 20 juin, l’organisme Sing l Style (lire Single Style) organise l’exposition Voyages extraordinaires. Des artistes réfugiés présentent des oeuvres d’art sur le sujet à la galerie OFF Interarts à Montréal du 29 juin au 3 juillet. D’une grande qualité artistique, les oeuvres font découvrir au visiteur de l’exposition différentes facettes de l’expérience de l’exil et du déracinement.

Voyages extraordinaires 1 Vision des Occidentaux

En grande majorité des toiles, les oeuvres présentées dans le cadre de Voyages Extraordinaires ont le mérite de briser l’image trop souvent simpliste qu’ont les Occidentaux de la réalité des réfugiés, soit celle d’immenses camps de tentes  africains ou asiatiques où des femmes et des enfants affamés se font ‘manger’ par les insectes. Bien que cette réalité doivent être soulignée, la réalité est que la majorité des réfugiés au Québec sont plutôt issus des classes moyennes de leurs pays, ne serait-ce qu’en raison des coûts de déplacement qu’ils ont dû défrayer pour se rendre ici. La solitude et l’incompréhension sont donc des réalités avec lesquelles ils doivent composer au quotidien. 

Voyages extraordinaires 7 Massacre, exils, islamistes radicaux

Les artistes exposés à la galerie OFF interarts dépeignent une réalité plus axée sur les conflits militaires et la séparation familiale que sur la misère à proprement parler. Des toiles évoquent entre autres le massacre et l’exil des artistes irakiens aux mains des islamistes radicaux, la violence politique en Chine, ainsi que des familles dont les membres se réconfortent les uns les autres devant des fonds flous et sinistres.

Voyages extraordinaires vitrinePolyvalente de Pointe-Claire

La misère des camps est quant à elle invoquée entre autres par le ballon de soccer du réfugié, une boule de bas et de sacs de plastiques tenue par une ficelle grossièrement attachée autour. La vitrine évoque aussi les grands camps de l’ONU tels que vus dans les reportages sur le Soudan ou le Sri Lanka. Le montage de sacs de riz de l’ONU et de bidons de plastiques a été réalisé dans le cadre d’un projet mis en place par l’école St-Thomas de Pointe-Claire. Les adolescents de cette école ont construit un camp de réfugié à l’intérieur de leur polyvalente et y ont vécu une journée.

Grand nombre d’artistes

La sélection des artistes s’est faite par un vaste appel à tous et plusieurs candidatures ont dû être refusées en raison d’un grand nombre d’offres. Les artistes réfugiés ont exprimé un grand désir de partager leurs expériences et certains d’entre eux ont créé de nouvelles oeuvres pour l’occasion. L’organisme qui a mis sur pied l’événement, Sing l Style, vise à offrir des services de formation en communication et marketing aux groupes humanitaires afin de les aider à mieux vendre leur cause auprès des grandes organisations caritatives. 

La galerie OFF Interarts est située au 5145 rue Saint-Laurent, au nord de Laurier, à Montréal.  Les photographies présentées dans ce billet sont d’Andrew Bacchus, fondateur de Sing l Style et co-organisateur de l’exposition avec Margot Legault.

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Internet et les médias communautaires

Internet et les médias communautaires

François Richard Billet numéro 4 Presse Communautaire

Dates prochaines Formation Web

Reflet de Société souhaite lancer une grande réflexion collective en ligne sur l’état et l’avenir de la presse communautaire au Québec. Les problèmes soulevés dans cette série de cinq textes font échos aux préoccupations exprimées par les membres de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) lors du congrès de l’organisation les 1-2-3 mai 2009. Nous invitons les internautes de tous les horizons à prendre part au débat. Le quatrième texte porte sur l’utilisation des nouvelles technologies dans la presse communautaire.

Internet et les médias communautaires

Un grand nombre de médias communautaires québécois ont fait leur apparition au tournant des années 1970. Leurs fondateurs souhaitaient répondre à deux principaux besoin. D’abord, diffuser de l’information de proximité permettant aux citoyens des régions qui ne sont pas desservies par un grand média de participer plus activement à la vie civique de leur communauté. Cette participation inclut autant les événements à caractère social et politique que les créations artistiques ou les événements sportifs. Ensuite, offrir un espace où les citoyens peuvent exprimer leurs opinions quant aux enjeux qui les touchent. L’Internet peut aujourd’hui aisément remplir ces deux fonctions, laissant la presse communautaire aux prises avec un questionnement quant à l’utilité de son existence.

Exclusion: âge et régions rurales

Cette façon de voir les choses, qui peut sembler une évidence pour les habitants des grands centres, n’est pas tout à fait juste. Elle ne tient en effet pas compte de deux contraintes majeures du monde de la presse communautaire: l’âge de ses artisans et le peu d’accès à l’Internet dans les régions rurales du Québec. En effet, plusieurs des membres de l’AMECQ appartiennent à une génération qui n’a pas toujours eu l’occasion d’apprendre à pleinement maîtriser les nouvelles technologies de l’information. Bien sûr, l’immense majorité d’entre-eux est capable d’utiliser Internet pour lire courriels et nouvelles, mais réaliser un journal virtuel de A à Z n’est pas à la portée de tous. De plus, les médias communautaires oeuvrent souvent dans des régions rurales, peu ou pas desservies par les médias conventionnels. Et cela inclut l’accès à Internet qui est encore peu répandu dans de larges portions du territoire québécois.

Subventions du gouvernement québécois

Autre obstacle: le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec ne considère pas les médias en ligne comme étant éligibles à l’octroi de subventions dans le cadre du Programme d’aide aux médias écrits communautaires du Québec. Seuls les journaux ayant une version papier et en ligne peuvent toucher des fonds. Si un média communautaire Internet approchait l’AMECQ pour en devenir membre, il serait refusé en raison des critères d’exclusion gouvernementaux.

Habitués au papier

Les obstacles au déplacement en ligne de la presse communautaire ne se présentent pas seulement aux artisans de ces médias, mais aussi à leur lectorat. Lors du congrès de l’AMECQ, le président de l’organisation et rédacteur en chef du Reflet du canton de Lingwick, Daniel Pezat, faisait remarquer que son journal s’adresse à une population âgée qui, non seulement n’est pas habituée à Internet, mais ne possède pas d’ordinateur dans bien des cas. De plus, selon le directeur général de l’AMECQ, Yvan Noé Girouard, le taux de pénétration des médias écrits communautaires dans certaines régions atteindrait les 95%. Les gens ont l’habitude de recevoir leur journal chez eux et de le lire. Il est loin d’être certain que tous feraient l’effort d’aller le chercher sur Internet. Il faudra attendre au moins une autre génération avant que l’habitude de lecture en ligne soit généralisée.

Bons côtés de l’informatique

Malgré tous ces obstacles à l’utilisation des nouvelles technologies dans le monde de la presse communautaire, deux avantages évidents méritent d’être soulignés. Une baisse importante des coûts d’impression permettrait aux journaux d’utiliser l’argent économisé afin de produire des contenus plus professionnels, par exemple en embauchant un étudiant en journalisme ou en graphisme. De plus, des coûts de production moins élevés permettraient de s’affranchir de la dépendance envers les annonceurs, qui peut parfois grandement compliquer le travail des journalistes communautaires, allant de la pression financière au harcèlement. Cette question sera d’ailleurs examinée plus en profondeur dans le prochain (et dernier) billet de cette série.

Avenir de la presse communautaire

L’AMECQ fêtera dans deux ans son 30è anniversaire. Yvan Noé Girouard souhaite que cette célébration soit tournée vers l’avenir plutôt que vers le passé, notamment en posant la question de l’utilisation des nouvelles technologies. D’ailleurs, au congrès de l’an prochain, une formation sur le journalisme Internet doit être donnée par le rédacteur en chef de Reflet de Société, Raymond Viger. Yvan Noé souhaite qu’il s’agisse d’un premier pas vers l’intégration progressive, respectueuse du rythme de chacun, des nouvelles technologies dans le monde de la presse communautaire.

Réactions et commentaires

Comment utilisez-vous les nouvelles technologies dans la production de vos journaux? Êtes-vous en faveur du déplacement vers l’Internet de la presse communautaire? Quels en sont selon vous les avantages et les inconvénients? Avez-vous accès à des services Internet de qualité dans votre région? Croyez-vous que l’AMECQ doit aider ses membres à utiliser les nouvelles technologies? Nous avons hâte de lire vos réponses.

Vos commentaires sur Internet et les médias communautaires

Lire aussi: Financement des journaux communautaires, La relève des journaux communautaires et Intimidation, harcèlement et agressions dans la presse communautaire

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Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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Parkinson et dépendance au gambling

Parkinson et dépendance au gambling

François Richard Dossiers Gambling et jeu compulsifProtection du consommateur et Santé

Le médicament Mirapex, prescrit aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson ou souffrant du syndrome des jambes sans repos, aurait comme effet secondaire la dépendance au jeu. Selon plusieurs études réalisées au cours des dernières années, le taux de joueurs compulsifs chez les consommateurs de Mirapex oscillerait entre 8 % et 15 %. Le taux varie pourtant entre 1 % et 5 % dans la population québécoise, selon les études et les méthodes de calcul.

Médicament et jeu compulsif

Le fabricant du Mirapex, la compagnie allemande Boehringer Ingelheim, reconnaît l’existence de ce troublant effet secondaire. Elle le mentionne à la page 17 (sur 50) de la monographie de son médicament. La monographie est un document scientifique que les firmes pharmaceutiques doivent obligatoirement produire à l’attention des professionnels de la santé lorsqu’un de leur médicament est autorisé à être prescrit au Canada. Les consommateurs de médicaments ne lisent habituellement pas les monographies. Certains jugent donc n’avoir pas été mis en garde par Boehringer Ingelheim des risques liés à la consommation de leur produit.

Procès au Québec et en Ontario

Pour cette raison, une demande de recours collectif a été déposée à la Cour supérieure du Québec au mois de février dernier. La demanderesse, France Lépine, affirme avoir développé un problème de dépendance au jeu après avoir commencé à consommer du Mirapex afin de traiter son syndrome des jambes sans repos. Elle aurait perdu argent, conjointe, travail et famille avant de surmonter sa dépendance, notamment en cessant de prendre le médicament.

Une autre demande de recours collectif a été déposée en Ontario en 2005. Dans ce cas-ci, la demande a été suspendue en attendant le résultat de procédures similaires en cours aux États-Unis. Le cabinet d’avocats en charge du dossier au Québec, Lauzon Bélanger, dit envisager de fondre les deux recours en un seul.

Régie de l’assurance maladie

Malgré les résultats d’études réalisées dès 2003 démontrant des risques liés à la consommation de Mirapex, il serait prescrit environ 200 000 fois par année au Québec selon les chiffres de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).  N’existe-t-il pas au Québec un mécanisme de contrôle permettant de retirer préventivement de la circulation un médicament qui ferait courir des risques à ses consommateurs? Nous vous reviendrons avec une réponse sous peu.

Liens

En attendant, ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur le recours collectif et les risques liés à la consommation de Mirapex peuvent consulter le blogue de la requérante France Lépine, la demande d’autorisation de recours collectif, ainsi qu’un article du journal La Presse dont ce billet est largement inspiré.

Pour en savoir plus sur la maladie de Parkinson et sur le syndrome des jambes sans repos, cliquez les liens indiqués.

Vos commentaires sur Parkinson et dépendance au gambling

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Financer la presse communautaire

Financer la presse communautaire

François Richard Billet numéro 2 Presse communautaire

Reflet de Société souhaite lancer une grande réflexion collective en ligne sur l’état et l’avenir de la presse communautaire au Québec. Les problèmes soulevés dans cette série de cinq textes font échos aux préoccupations exprimées par les membres de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) lors du congrès de l’organisation les 1-2-3 mai 2009. Nous invitons les internautes de tous les horizons à prendre part au débat. Le deuxième texte porte sur le financement des journaux communautaires.

Revenus publicitaires

La plupart des journaux communautaires sont financés par un mélange de publicité et de subventions provenant du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec. En région, il serait plutôt facile de convaincre les annonceurs d’acheter de l’espace médiatique. Les commerçants des petites localités ont en effet un grand sentiment d’appartenance envers leur communauté et ce désir de s’impliquer passe par les médias communautaires. Les élus et institutions publiques en région ont le même réflexe.

Conflits avec les annonceurs

Cette relation de proximité présente toutefois certains désavantages. La grande place qu’occupe la publicité dans le financement des médias communautaires et le fait qu’il y ait peu de grands annonceurs dans certaines régions sont propices au chantage de la part des commanditaires. Lors du dernier congrès de l’AMECQ, l’équipe du P’tit journal de Malartic a raconté lors d’un panel leurs démêlés avec la compagnie minière Osisko, qui aurait retiré sa publicité des pages du journal après la publication d’articles critiques à son endroit. Bien que difficiles à prouver, la répétition de témoignages faisant état de ce type de pratique venant des quatre coins du Québec donne de la crédibilité à ceux qui s’en disent victimes. Les corps publics seraient tout aussi prompts à retirer leurs billes publicitaires lorsqu’ils sont en désaccord avec la position éditoriale d’un journal. Nous avons vécu des situations semblables ici-même à Reflet de Société.

Grandes villes à part

Dans les grandes villes, notamment Montréal, le nombre immense d’espace publicitaire disponible joue en défaveur de la presse communautaire. Les stratégies de financement sont donc différentes d’un journal à l’autre. Certains optent pour l’utilisation de stagiaires, comme dans le cas de Le Monde (quartier Saint-Michel, à Mtl), d’autres, tels Les Échos (Vieux-Montréal), misent sur de la publicité très locale, notamment immobilière.

Argent du gouvernement provincial

Aux revenus publicitaires s’ajoutent ceux du Programme d’aide aux médias écrits communautaires du Québec. Les subventions remis aux médias communautaires dans le cadre de ce programme sont de l’ordre de 5000$ à 6000$ par an. Les journaux communautaires étant habituellement produits par des bénévoles à domicile ou dans des locaux municipaux, leurs besoins financiers seraient relativement modestes et les subventions suffisantes, selon le directeur général de l’AMECQ, Yvan Noé Girouard.

Réactions et témoignages

Qu’en est-il dans vos journaux? Arrivez-vous à financer adéquatement votre publication? Comment se déroulent vos relations avec vos annonceurs, petits et grands? Croyez-vous que les fonds du PAMECQ vous permettent de subvenir aux besoins de votre journal? Êtes-vous ou avez-vous été victimes de pressions de la part de vos annonceurs, publics comme privés?

Nous avons hâte de lire vos réactions et vos témoignages.

Vos commentaires sur Financer la presse communautaire

Lire aussi: La relève des journaux communautaires, Nouvelles technologies dans la presse communautaire et Intimidation, harcèlement et agressions dans la presse communautaire

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Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

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DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

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Spore: jeu vidéo d’évolution biologique

Spore: jeu vidéo d’évolution biologique

Amélie Daoust-Boisvert

(Agence Science-Presse) – Il est derrière la franchise de jeu d’ordinateur la plus vendue de tous les temps. Après cent millions de copies de cet univers où le joueur invente à son avatar virtuel une maison, un emploi, des amis et des amours, Will Wright lançait dernièrement un jeu qui se targue de fusionner génétique et évolution avec une expérience ludique. De The Sims à Spore, divertissement électronique et science se conjuguent-ils au présent… ou à l’imparfait?

Quatre joueurs testent Spore

L’Agence Science Presse a observé la perception du jeu chez différents joueurs. Jonathan est un artiste: la biologie et autres chimies remontent au secondaire. Son ami, Jonathan, est informaticien: ses notions de biologie lui viennent du cégep. Alors que Valérie détient un bac en écologie et est aujourd’hui naturaliste et animatrice scientifique, Mélanie détient une maîtrise en écologie et comportement animal.

Un premier choix confronte les joueurs: herbivore ou carnivore. Leurs animaux-cellules se promènent et grossissent en mangeant – et en évitant d’être dévorés – dans un océan grouillant. «Ça commence mal… ils représentent mal la cellule», dit Valérie d’emblée. Des unicellulaires avec des yeux et une bouche ne convainquent pas la biologiste. Le premier stade de Spore se rapproche plus exactement des protozoaires, les animaux multicellulaires minuscules. Amusés, ils poursuivent et les voilà qui atteignent le deuxième niveau: la terre ferme.

Evolution à la carte

Jonathan trouve que l’évolution entre l’eau et le plancher des vaches s’est fait à une vitesse fulgurante. En effet, tout stade entre l’unicellulaire et le carnivore terrestre est éliminé. Pour «évoluer», la bibitte créée par chacun des joueurs ramasse de nouveaux caractères – pattes, nez, plumes – dans des carcasses et en obtenant des points ADN – en charmant une autre espèce, par exemple. Lors de l’accouplement, l’animal se retrouve dans un atelier où selon les points et les caractères accumulés, il peut changer d’apparence. Nos deux biologistes, Mélanie et Valérie, expliquent qu’«il n’y a aucune pression de sélection. Qu’on soit gros ou petit, rouge ou vert fluo, ça ne vaut pas la peine, il n’y a pas de différence. Et, d’une fois à l’autre, la bibitte peut passer de petite poule à T-Rex si on le veut!» «Les carnivores, même si l’on met leurs yeux en avant, ça ne change rien, alors que ça a des raisons évolutives», poursuit Mélanie. Bref, tout est sélectionné par la fantaisie du joueur, et le hasard, moteur de l’évolution, est évacué.

Réserve des scientifiques et des joueurs

Will Wright connaît les réserves des scientifiques sur la représentation de l’évolution dans Spore. Pourtant, il affirme qu’«au début de la conception, les travaux de biologistes comme Richard Dawkins et Edward Wilson m’ont stimulé». En entrevue au New York Times peut avant la sortie officielle du jeu, il expliquait qu’il voulait montrer les grandes lignes de l’évolution, mais pas faire attendre le joueur «des millions d’années pour que quelque chose se passe». «J’ai rencontré plusieurs scientifiques, leur a-t-il confié, mais tu découvres beaucoup de choses et dois décider quels 20 % serait cool et amusants dans un jeu.»

Après quelques heures devant leurs écrans, ce n’était pas tant les différents détails que la vision d’ensemble qui titillait les cobayes de ce test. «Ça montre une évolution dirigée vers le cerveau. Ça renforce la fausse croyance que l’évolution est dirigée et qu’elle tend vers une forme supérieure, l’humain», a résumé Valérie. «Tout Québécois qui a complété son secondaire possède les bases suffisantes pour comprendre que ça ne fonctionne pas», a complété Jonathan, dont la bibitte devenue un féroce carnivore se tenait prête à diriger une civilisation.

Science et informatique

La science de l’évolution a profité du jeu et de l’informatique qui lui ont permis de créer des simulations cruciales. Aujourd’hui, les jeux veulent s’inspirer de la science. Même sur Facebook, on peut afficher sur son profil une petite application, Evarium, où des unicellulaires stylisés en forme de fleurs se reproduisent et évoluent. C’est le chercheur Ralph Haygood, de l’Université de Duke, qui en a eu l’idée.

Si Spore n’est même pas une vague métaphore de l’évolution, il apparaît de source sûre qu’une certaine biologiste fort critique s’y amuse malgré tout depuis plusieurs semaines…

Exergue: Au commencement était une météorite qui s’écrasa dans l’océan d’une planète propice à la vie, raconte Spore. Dès lors, la vie sous forme unicellulaire apparaît.

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

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