Donald Trump VS Hillary Clinton

Élections américaines. La démocratie en deuil

Élections présidentielles

Raymond Viger     Dossiers RacismeInternational

Élections américaines Donald TrumpComment un pays comptant 50% de femmes a pu accepter d’élire Donald Trump?

Comment un pays comptant des millions d’immigrants a pu laisser passer Donald Trump?

Et ne me faites pas accroire qu’il n’y a pas d’américains qui sont contre le sexisme et le racisme de Donald Trump.

En plus, le parti de Donald Trump conserve la majorité au Sénat et à la Chambre des représentants.

Élections américaines Hillary ClintonPlus rien pour arrêter Donald Trump de faire toutes sortes de conneries.

Ma première réaction en me levant ce matin et en voyant le résultat des élections américaines:

La démocratie est en deuil. Même le cinéma américain. Le monde du cinéma, au lieu de demander à Harisson Ford de jouer le rôle du président des USA pour les prochains films, ils ont décidé de demander à Jim Carrey de tenir le rôle principal. M. Carrey a refusé de se rabaisser à ce niveau.

Élections américaines Jim CarreyJ’ai décidé de ne plus mettre de P majuscule au mot Président des États-Unis.

Quand je parle des Élections américaines, je n’écrirais plus d’élire mais plutôt délire.

Curieux de hasard, cette triste nouvelle tombe la même journée que le mon lancement de mon livre Vanessa, Voyage dans les Caraïbes où je dénonce les agressions, toutes formes d’agression. Incompréhension totale.

N.B Hillary a récolté 132 820 votes de plus que Donald Trump.

P.S Les États-Unis sont divisés en deux. On devrait en faire deux pays distincts. Une autre guerre de Sécession en vue!

Autres textes sur Politique

couverture.jpgVanessa, Voyage dans les Caraïbes

Un roman humoristique sur la sexualité.

Un roman qui, je l’espère, pourra être lu autant par des jeunes qui s’éveillent à leur sexualité, qu’à des adultes qui veulent guérir des zones de grandes blessures.

Si vous avez peur que votre jeune ne soit pas encore assez vieux ou mature, accompagnez-le dans sa lecture. Soyez prêts à répondre à ses questions, à en discuter ouvertement avec lui.

Ce roman a été nourri par des années de travail de rue et de thérapie dans différents milieux. Des instants privilégiés qui auront permis de recevoir de grandes quantités de confidences sur un sujet, trop souvent tabou.

Bonne lecture et bon voyage dans les Caraïbes avec Vanessa.

Compte tenu du sujet développé, je ne peux pas affirmer que certains passages explicites ne choqueront pas certains. C’est pourquoi j’ai décidé de le classer 14 ans et plus. C’est l’âge à laquelle une jeune fille peut rencontrer une infirmière du CLSC et demander que les parents ne soient pas avisés de sa démarche.

14 ans et plus. Parental Guidance

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Pour commander par Internet:

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

ADN et peuple: quelle relation?

L’ADN contre le racisme?

L’homme de Kennewick

En 1996, des spectateurs d’une course de bateaux dans l’État de Washington, au sud de Vancouver, eurent la surprise de trouver un crâne humain dans un réservoir.

Colin McGregor Dossier  Chronique du prisonnierRacisme

adnAu début, ils crurent qu’ils venaient de découvrir la scène d’un crime. On appela la police. Mais la datation au carbone établit l’âge de ce crâne à 8 500 ans.

L’homme de Kennewick, nommé ainsi du nom d’une ville proche, fut l’objet d’une grande controverse. La forme du crâne amena les anthropologues à conclure qu’il avait appartenu à un homme d’origine caucasienne, et non à un autochtone. Les Autochtones affirmèrent qu’il s’agissait d’une fraude. « C’est impossible, nous sommes arrivés les premiers », dirent-ils. « Il n’y avait pas d’hommes blancs, ici. Nous étions seuls jusqu’à ce que Christophe Colomb vienne tout déranger en 1492.» Une longue bataille juridique s’ensuivit entre les hommes de science et les peuples autochtones.

L’identité ethnique joue un grand rôle dans notre société, qu’on en soit conscient ou non. Durant des siècles, parmi la population anglaise et irlandaise de Montréal, les préjugés des vieux pays dominaient les relations sociales.

Les Irlandais, qui luttaient pour leur indépendance face à l’Angleterre, étaient considérés comme inférieurs à leurs voisins écossais et anglais soi-disant plus nobles. Les catholiques irlandais possédaient leurs propres écoles (telle que Loyola), leurs propres cabinets d’avocats, leurs propres entreprises et leurs propres quartiers – comme celui de Pointe-Saint-Charles, situé trop près du fleuve, soumis à ses vents en hiver et aux inondations printanières qui menaçaient leurs habitations.

Les recherches modernes sur l’ADN ont contredit beaucoup de prétentions racistes. Finalement, l’homme de Kennewick s’est avéré être un des ancêtres des peuples autochtones actuels – grâce aux analyses d’ADN qui ont permis de clore le débat.

L’évaluation de la forme d’un crâne n’est pas une science exacte. Les apparences peuvent être trompeuses. Et la science peut maintenant corriger la croyance séculaire des Britanniques sur l’infériorité génétique des Irlandais. Les Celtes anglais, irlandais et écossais descendent à 95 % d’un même groupe d’immigrants, arrivés dans les îles britanniques il y a 12 000 ans, en provenance du nord de l’Espagne. Nous sommes tous cousins. Espagnols, en fait. «Olé!»

En ce qui concerne les anciennes conceptions anglophones, heureusement disparues, sur l’infériorité des Québécois francophones, rappelez-vous que 40 % de ceux-ci possèdent au moins un ancêtre irlandais dans leur arbre généalogique. En définitive, le Québec est dans une large mesure une province irlandaise. Les anglophones et les francophones sont aussi des cousins.

Mes propres ancêtres McGregor arrivèrent à Montréal en 1847 à bord d’un bateau en provenance de Dublin, à la suite de la Grande Famine reliée à la culture de la pomme de terre. Pourtant, le nom McGregor est écossais, dans le recensement américain qui me donnera une origine écossaise et irlandaise, une classification ethnique dominante dans des lieux comme l’Arkansas. Les Écossais et Irlandais constituent le groupe de partisans le plus fiable du Parti républicain, si on considère ces groupes du point de vue ethnique. Ils ont créé la musique bluegrass.

Une de mes grands-mères était une pure catholique irlandaise; un de mes grands-pères descendait d’un noble Français ayant trouvé refuge en Jamaïque, il y a des siècles. J’ai des cousins chinois. Mais réellement, quelle différence cela fait-il dans un monde Internet de plus en plus petit?

Pour rendre le racisme encore plus ridicule, considérer le pauvre homme de Neandertal, ce barbare, cet homme des cavernes mal léché, tel qu’on nous le présente dans les films et à la télé. L’homme de Neandertal a occupé l’Europe et l’Asie, jusqu’à ce qu’il soit finalement éliminé par l’Homo sapiens plus évolué, son compétiteur et notre ancêtre, au cours de la dernière période glaciaire. C’est ce qu’on nous racontait autrefois. Mais en fait, presque chacun de nous possède un ancêtre néandertalien dans son arbre généalogique.

À un certain point, lorsque ces deux groupes humains rivalisaient pour des ressources de plus en plus rares dans la neige, ils décidèrent de poser les armes et de faire l’amour, au lieu de la guerre. Certains de nous ont jusqu’à 5 % d’origine néandertalienne – incluant, sans grande surprise, Ozzie Osborne, une des personnes les plus lourdement néandertaliennes que les généticiens aient trouvées. Je n’invente rien.

La génétique déboulonne constamment les mythes. Les Berbères marocains, qui habitent le désert, peuvent revendiquer une ascendance germanique; les nations belligérantes de l’ancienne Yougoslavie proviennent d’une même souche, pourtant elles se sautent à la gorge régulièrement. Vous voyez une personne mendier dans la rue et vous supposez qu’elle doit avoir fait quelque chose d’horrible pour ruiner ainsi sa vie. Mais grattez la surface et vous comprendrez que, parfois, la malchance frappe de bonnes personnes.

Nous jugeons tous les autres selon leurs apparences, que cela nous plaise ou non. C’est un réflexe acquis au cours de notre évolution, autrefois utile pour évaluer au premier contact si nous avions affaire à une menace ou à un allié potentiel, qu’il s’agisse d’un animal, d’une personne ou même d’une plante.

En ce qui concerne le racisme, il importe de comprendre que nous sautons tous aux conclusions. On peut juger de ce que nous sommes vraiment par la manière dont nous traitons les autres. Traitons chacun de manière égale, avec dignité et respect, et nous pourrons surmonter les réflexes de nos premières impressions.

On doit inhumer l’homme de Kennewick en terre autochtone, dans une réserve de 566 550 hectares que se partagent 12 nations amérindiennes, près de la frontière canadienne. Cette réserve est pauvre comme la poussière. L’éducation y dépasse rarement la 9e année ; les Blancs des villes avoisinantes ne donneraient même pas l’heure aux Autochtones. Eux qui habitaient déjà le pays avant la construction des pyramides.

Et de nos jours, les gens branchés envahissent les terres inondables du Sud-Ouest de Montréal. Elles ne sont plus réservées aux seuls Irlandais.

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autres textes de Chroniques d’un prisonnier

    Les livres de Colin McGregor

    Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

    Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

    love-in-3dLove in 3D.

    Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

    This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

    Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

    teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

    Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

    This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

    Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

    quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

    Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

    Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

    Magazine The Social Eyessocial-eyes-web

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    Éric Salvail: Les  »negs » de Normand Brathwaite

    Larock Instigatt, Narra, Spook, Slinky et Profane

    Les negs de Miccalauréat

    Raymond Viger Dossiers RacismeTélévisionMédias

    4067831Amène tes Negs qu’on écoute Miccalauréat. Une expression qui peut surprendre. « Neg » est une expression créole qui veut dire « tes boys ».

    C’est dit en plaisantant, pas pour dénigrer. On peut même le dire à un Blanc. Cette expression se dit entre amis quand on se connait. Ça peut créer des évènements cocasses. Comme quoi il faut faire attention avant de juger ou d’interpréter ce que les gens disent!

    C’est un peu le sens du message que nous livre Miccalauréat, un groupe de cinq rappeurs Québécois-Haïtiens de St-Michel, Rivière-des-Prairies et Montréal-Nord. Une entrevue que Larock Instigatt a donné à Reflet de Société en mars 2002 lors de la préparation de leur 2e CD.

    Ce message de Larock Instigatt est-il différent de la controverse déclenchée par Normand Brathwaite à l’émission En mode Salvail de l’animateur Éric Salvail?

    Normand Brathwaite Éric Salvail ligue des Noirs racismeNormand Brathwaite lance devant Éric Salvail que Nègre est un beau mot. Il peut être mal utilisé quand tu dis « Ostie de nègre ». Assez similaire sur l’utilisation du mot Nègre par des rappeurs des années 2002 et Normand Brathwaite en 2016.

    Les exemples d’utilisation positive du mot Nègre dans la langue francophone sont multiples. À la télévision, le pasteur Martin Luther King se présente comme an American Negro. Pour lui, l’important réside dans le combat pour les droits civiques, les subtilités du vocabulaire étant très secondaires.

    Le nationaliste afro-américain Marcus Garvey crée aussi en 1917 la United Negro Improvement Association, UNIA, qui est toujours en activité.

    À l’École militaire, le mot « nègre » était utilisé pour désigner le major de promotion, c’est-à-dire l’élève le mieux classé.

    La ligue des Noirs se résume à 4 nègres avec un Fax

    Normand Brathwaite a une dent contre la ligue des Noirs. La ligue a une mission noble dont personne ne peut s’objecter:

    Défendre les droits de la Communauté Noire et représenter leurs intérêts.
    Servir d’instruments d’éducation populaire pour le respect des droits des citoyens.
    Sensibiliser les gouvernements, les secteurs public, para-public et privé de l’importance à donner des chances et des opportunités égales à tous les citoyens.
    Encourager la participation des citoyens dans tous les aspects de la vie économique, sociale, éducative et politique.

    C’est dans certaines plaintes jugées abusives par Normand Brathwaite que sa citation prend son sens. Il l’a dit en faisant référence aux plaintes que la Ligue des Noirs avaient faites envers Yvon Deschamps dans un monologue pour dénoncer le racisme.

    Normand Brathwaite n’est pas le seul Noir ou le seul mulâtre à considérer que le mot Nègre n’est pas péjoratif.

    Normand Brathwaite a le droit de penser que la ligue des Noirs devrait se remettre en question quand on fait des plaintes contre Yvon Deschamps.

    Les questions qui tuent

    La ligue des Noirs a répondu sur son site Internet.

    En essayant de suivre votre parcours au Québec, il nous est difficile de vous considérer comme un héros, comme un modèle de la communauté noire et de la société québécoise. Le rôle que vous jouez habituellement à la télévision ressemble plutôt à celui d’un bouffon qui ne donne pas l’impression de connaître l’histoire ni les problématiques de notre communauté. Vos valeurs ne sont pas celles que nous essayons de promouvoir parmi les membres de notre communauté et auprès de la société québécoise»

    • Est-ce que la ligue des Noirs, en traitant Normand Brathwaite de bouffons, aide leur cause ou s’ils réagissent sur la défensive?
    • Est-ce que la ligue des Noirs a manqué une belle occasion de sensibiliser les citoyens et de répondre à sa mission en étant sur une telle défensive?

    Source : En mode Salvail – Normand Brathwaite

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    Autres textes sur le Mois de l’histoire des Noirs

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    Hôpital Santa Cabrini et la discrimination vocale

    Robotisé et sans être humain

    L’art de ne pas être répondu et laissez pour compte

    Raymond Viger      Dossier Santé, Discrimination

    racisme discriminationPendant mon hospitalisation à l’hôpital Santa Cabrini, ma collègue Delphine Caubet veut me rejoindre à ma chambre.

    Après plusieurs tentatives téléphoniques, elle ne réussit pas à me rejoindre. Tout est informatisé. Le robot ne réussit pas à comprendre l’accent français de Delphine. Elle se retrouve dans un labyrinthe téléphonique.

    Robotiser certaines opérations permet possiblement de sauver de l’argent. Pas sûr cependant que cela soit aussi efficace que l’on peut penser.

    Avec un Québec multiculturel comment va-t-on réussir à programmer convenablement nos robots sans faire de discrimination vocale!

    Une histoire à suivre…

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    Autres textes sur Santé

    Bistro le Ste-Cath
    4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
    (514) 223-8116
    http://www.le-ste-cath.com
    bistro@le-ste-cath.com

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    Merci d’inviter Le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: Bistro le Ste-Cath.

    Bistro le Ste-Cath

    souper spectacle musique chant show event est montréal restaurant où sortir quoi faireUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

    Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

    Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

    Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

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    Rencontre avec un noir, racisme et préjugés

    Faire face à ses préjugés

    Les Blacks sont tous les mêmes

    Toutes les images que je me suis faites des blacks sont rarement, sinon très rarement, reluisantes.

    Jean-Pierre Bellemare dossier Chroniques d’un prisonnier

    black préjugésIl est vrai qu’au pénitencier nous n’avons accès qu’à la fine fleur de cette communauté. Sans discrimination, les blancs ne valent pas mieux au royaume de la racaille.

    La plupart de ceux que j’ai côtoyés étaient des membres de gang, des proxénètes, tueurs, violeurs et j’en passe. Leur accoutrement, quoique quelque peu différent par les couleurs qu’ils aiment afficher (dont le rouge et le bleu), ne les distingue pas vraiment.

    Le bling-bling qui consiste à flasher avec un maximum de bijoux rendrait fou un bijoutier en période de sevrage.

    Depuis ma sortie, on m’a parlé d’un Black, un ami qui contrôlait le racket sur Ste-Catherine. Curieux, j’ai voulu le revoir dans son élément. Je l’ai manqué. J’ai fini par changer d’idée. Mon retour vers la bonne route ne me permet plus vraiment ce genre de contournements, duquel parfois, on ne revient pas.

    Le Café Graffiti offre gracieusement des cours de rap ou de break dance, ce qui donne l’occasion à certains Blacks de montrer de quoi ils sont capables. Je fus impressionné, et je dirais même un peu gêné, par leur gentillesse. Au pénitencier, une gentillesse est une façon polie de préparer le gars à une raclée ou à un coup de poignard.

    Voilà un peu comment ça se passe dans ma tête après une période aussi longue de séquestration méritée.

    Pour ce 3ème Noël comme homme libre, je suis nouvellement fiancé à une femme asiatique d’une douceur enivrante et d’une bienveillance qui me laisse sans mot.

    Elle s’occupe après l’office du dimanche de nourrir, écouter et supporter les itinérants autochtones les plus amochés du centre-ville. Je vais la marier parce qu’elle donne le meilleur d’elle-même. Elle n’est pas retraitée, son travail en laboratoire (très exigeant et demandant) ne la freine pas dans son élan de générosité. Ses obligations familiales ne la ralentissent pas n’ont plu. Que dire… je l’aime pas pour rien.

    Finalement ce Noël, nous avons été invités chez ses amis. Petit souper intime à l’Île-des-Sœurs avec un prof de McGill et quelques autres érudits en tous genres. Discrètement je me suis fait accepter grâce à mon humour proverbial. Parmi les invités: un Black…?

    À l’Île-des-Sœurs, entouré d’une certaine élite intellectuelle… qui étais-je pour me permettre de lui jeter la pierre.

    Durant la conversation, j’observais son accoutrement bling-bling: croix immense à la Tupac, camisole juste mais propre, des écouteurs constamment sur la tête et une sorte de regard distant, qui j’avoue, me titillait légèrement, jusqu’à ce qu’il prenne la parole. Il se plaignait d’être obligé de travailler comme assistant s’il voulait terminer son doctorat en biologie chimique ou quelque chose du genre.

    Une véritable taloche intellectuelle, j’en prenais pour mon rhume. Ce gars, venu de je ne sais plus quel pays, se préparait à devenir père pour la 2ème fois et sacrifiait tout son temps en travail et en études pour subvenir aux besoins de sa famille.

    J’ai vraiment eu honte de moi et au moment où je vous écris, j’en ressens encore un profond malaise. Je suis bien le premier à dire aux gens de laisser la chance au coureur. Laissez-vous surprendre et souvent d’agréables surprises vous attendent.

    Que dire, je suis profondément honteux de juger encore aujourd’hui des personnes par leur accoutrement sans avoir pris le temps de les connaître. Je me suis senti indigne, mais ma capacité de résilience me permettra de m’en remettre assez vite. Je souhaite que 2015 apporte à tous cette lumière qui fait si bon de sentir lorsque l’on se sent piégé dans sa propre noirceur.

    Mes respects à Bob Marley, Sydney Potier, Nelson Mandela, Martin Luther King et les milliers d’autres qui font grandir l’espoir.

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      Racisme au hockey et PK Subban

      Journal de Montréal et Twitter

      Journalisme et réseaux sociaux

      Quel est notre responsabilité vis-à-vis cette violence?

      Raymond Viger Dossiers Conflit d’intérêtJournal de MontrealRacisme

      racisme pk subban défenseur canadiens de montréal propos racistes twitterDans son édition de samedi, le Journal de Montréal nous parle du racisme que subissent les joueurs de hockey Noirs dans la ligue Nationale.

      En gros caractère, le Journal de Montréal reprend et présente les propos racistes qu’a subi PK Subban. Le sens de l’article est de dénoncer ces gestes racistes. Cependant est-ce éthique et nécessaire de montrer les propos racistes?

      Ces commentaires disgracieux sont une forme de violence. En les reprenant, le Journal de Montréal ne devient-il pas tout aussi violent que ceux qui les ont mis en ligne sur Twitter? En les publiant ainsi et en leur donnant une telle visibilité, le Journal de Montréal n’encourage-t-il pas ces gens à continuer?

      Notre responsabilité sociale

      Quand on gère un blog nous sommes responsable non seulement de ce que nous publions mais aussi de tous les commentaires qui peuvent être publiés sur notre blog. Twitter n’a-t-il pas sa part de responsabilité envers une telle forme de violence? Twitter n’aurait-il pas le devoir de censurer rapidement de telles commentaires? Twitter ne devrait-il pas bannir et fermer les comptes des internautes qui se servent des médias sociaux pour lancer leur venin?

      Si en tant que société nous mettions nos culottes et réagissions contre ces formes de violence, celles-ci diminueraient. Un dicton présente bien la problématique: qui ne dit mot, consent.

      Dénonciation

      • Je suis contre le racisme et toute forme de violence, verbale, physique ou autre.
      • Je suis contre le journalisme qui publie inutilement ces violences et leur donne une visibilité.
      • Je suis contre les réseaux sociaux qui ne sont pas capables d’assumer leur responsabilité envers ces violences.
      • Je suis contre les internautes qui se servent des réseaux sociaux pour déverser une telle violence.
      • Je suis contre l’idée qu’au nom de la liberté d’expression nous ne puissions rien faire et que nous soyons obligé de subir et d’endurer de telles aberrations.

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      Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

      guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

      Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

      Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet:http://www.editionstnt.com/livres.html

      Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

      Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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      Sommet des jeunes: rencontre avec les représentants

      Un bain d’enthousiasme et de bonne volonté

      Entrevue avec les quatre représentants du Sommet des jeunes, en août 2013: Fatima Diaby et Vincent Quintana de la France, ainsi que Judeisy de Léon et Ursy Ledrich du Québec.

      Normand Charest et Ginette Cyr-Charest     DOSSIER Médias, Politique, Jeunes

      À la question : « Pourquoi vous êtes-vous impliqués ? », Fatima répond : « Parce que nous avons réalisé que nous vivons la même chose au Québec et en France, en tant que jeunes, et que ce genre de réunion, de Sommet n’existe pas en France. » Judeisy ajoute : « Chaque jeune doit se trouver pour être bien dans sa peau. Et c’est en m’impliquant dans ce projet que j’ai découvert mon intérêt pour les implications sociales. J’ai compris que chaque petit geste compte, que les petites batailles font les grandes guerres. » Puis Vincent : « Ça prend quelqu’un pour commencer les changements, et cela entraîne les autres. C’est comme le berger à la tête du troupeau. » Ursy : « J’étais déjà impliqué dans un projet sur la place des Noirs. Et de là, j’ai réalisé que les jeunes des autres communautés, que tous les jeunes vivaient aussi des problèmes semblables. Les jeunes doivent s’investir dans des actions utiles à la société, et briser ainsi l’image de voyou qu’on nous renvoie trop souvent. »

      À la question du racisme, Ursy répond : « On a un peu enterré le passé, à ce propos, on ne veut plus tellement parler de la discrimination, mais les vieilles frustrations demeurent. » Les vieux stéréotypes reviennent facilement, en cas d’incompréhension, et il faut favoriser la communication entre les communautés, sinon chacun se cantonne dans ses préjugés. En France, nous dit-on, le profilage dans les demandes d’emploi est encore bien présent. On vous juge encore selon votre nom et selon votre lieu de résidence. Si vous avez un nom étranger et que vous habitez dans une cité (une banlieue « sensible »), vos opportunités d’emploi sont minces.

      Les jeunes voient-ils des solutions à ces problèmes ? 

      Selon Fatima : « Les politiciens doivent laisser de la place aux jeunes pour qu’ils agissent dès maintenant dans la société. » Judeisy : « Il faut encadrer les jeunes et leur faire comprendre que “Tu peux devenir ce que tu veux”, mais que tu dois travailler pour y arriver. » Vincent : « Il faut souligner l’importance de l’éducation pour y arriver, pour eux, et pour leur propre avenir. Tout le travail à faire est là. » Ursy : « Dans la région de Montréal, nous avons des Tables de concertation jeunesse, mais ce sont des adultes qui y agissent et les jeunes n’y sont pas représentés. On a refusé du financement pour notre tournée auprès des jeunes de la province, sous prétexte de dédoublement, alors que la tournée gouvernementale reprenait nos idées à nous et qu’elle n’allait pas vers toutes les classes sociales. »

      À la question « Comment voyez-vous votre relation avec les plus vieux ? », nous avons été surpris par le respect démontré dans les réponses. Ursy : « On doit le respect aux aînés. Mais ce respect doit être réciproque et sincère, il doit venir du cœur. Si c’est le cas, nous obéirons volontairement aux aînés, puisque ce sont eux qui ont l’expérience. » Judeisy : « Il faut que l’aîné ait de l’espoir en moi. »

      Les jeunes et la politique

      Notre admiration devant leur maturité et leurs ressources nous amène à leur demander s’ils ne souhaitent pas se lancer en politique. Ursy nous répond : « En tout cas, pas une politique de bas étage, une politique de magouilles (et tous acquiescent en même temps), et seulement si je peux y croire. » Vincent : « Dans mon cas, je ne crois à aucun parti existant. Ils sont tous les mêmes. Alors, je devrais former mon propre parti ! » Judeisy : « Je ne me vois pas dans un parti, mais en tout cas, je veux être militante à vie. »

      On leur demande : « Comment voyez-vous votre avenir ? » Et Fatima répond : « Je veux avancer dans la liberté d’expression, dans la liberté d’action. » Vincent : « Je veux aider les jeunes, comme ils n’ont pas beaucoup été aidés, et leur donner ce que nous n’avons pas eu. » Judeisy : « Je m’oriente vers l’humanitaire. En tout cas, je ne veux pas contribuer au capitalisme et à la production. » Ursy : « Je rêve tout haut : je voudrais aider les jeunes Africains, pour qu’ils connaissent leur passé et qu’ils sentent qu’ils ont quelque chose de positif à contribuer. »

      Que voulez-vous ajouter à des paroles aussi belles qu’authentiques ?

      Ces quatre jeunes seront aussi interviewés par Le Devoir, 24 Heures, TVA, Radio-Canada ainsi que d’autres médias. Et leurs amis les taquineront, en leur disant qu’ils sont maintenant devenus des vedettes. « C’est émouvant ! » nous dira Fatima.

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      VOS COMMENTAIRES SUR Rencontre avec les jeunes représentants du Sommet

      Travailleuse du sexe Connais pas

      Travailleuse du sexe? Connais pas!

      Trisha Baptie         Dossier Prostitution et Sexualité.

      J’ai été prostituée plus de 15 ans et je n’ai jamais rencontré une seule «travailleuse du sexe». Pour moi, cette expression vient du film Pretty Woman… et des gens qui endossent et exploitent la chosification des femmes. Je connais des prostituées – j’en ai été une – et nos raisons d’être là étaient claires: la pauvreté, le racisme, l’oppression de classe, le sexisme et les violences subies dans l’enfance.

      À l’époque, je vous aurais dit que la prostitution était un geste de pouvoir, de libération… Il me fallait penser ça.  Comment aurais-je pu me regarder dans le miroir autrement? Pourtant, ça m’arrachait le coeur de voir arriver chaque nouvelle fille. Et pas une prostituée ne veut voir sa fille entrer dans cette industrie mangeuse d’âme.

      Je suis contre ce prétendu «travail du sexe», parce qu’il affecte non seulement les femmes qui y sont, mais toutes les femmes et notre rapport au monde. Au Canada comme partout, des femmes, presque toutes pauvres et «racisées», sont amenées à cette industrie par la coercition, la violence et la tromperie. C’est parce que je veux la liberté pour toutes les femmes que je suis contre l’industrie qui nous vend comme jouets de masturbation.

      On dit souvent: «Il faut bien qu’une femme paye ses comptes.» Qu’on nous donne plutôt de l’instruction, des possibilités, de la dignité et un revenu convenable garanti! Si on collectait réellement les pensions alimentaires? Si on assurait les ressources nécessaires aux jeunes qui grandissent dans les centres d’accueil et en sortent? Il y a de meilleures façons d’aider les femmes que les baiser.

      Mes amies qui sont encore dans la rue savent ce que je fais, et elles m’appuient pour que personne d’autre n’adopte cette vie. Elles travaillent à se protéger du danger immédiat. Moi, à titre de militante, je veux voir les hommes arrêtés avant qu’ils achètent des femmes.

      Des viols payés

      J’essaie aussi de dissiper l’illusion que cette forme de violence contre les femmes reflète leur propre choix. Je veux réorienter la conversation, comprendre pourquoi notre société trouve correct que des hommes achètent des femmes? Pourquoi donc défendre la notion que les hommes ont besoin d’un accès sexuel illimité aux corps des femmes pour y éjaculer quand bon leur semble? Si on accepte ça, la société est forcée de leur offrir en tout temps une catégorie de femmes pour satisfaire cette volonté.

      Des longues recherches ont démontré que 90 % des femmes prostituées veulent en sortir et mon expérience du milieu valide ce chiffre. C’est de viols payés dont on parle. Contestons cette forme de patriarcat et de misogynie. «La plus vieille profession du monde» est en fait sa plus vieille oppression.

      Propres à être violentées

      «Réduction des méfaits», dites-vous? On ne peut pas rendre la prostitution «plus sécuritaire»; c’est une violence en soi, un viol où l’argent ne fait qu’apaiser la conscience des hommes. Et puis, pourquoi est-ce seulement aux femmes qu’on impose des contrôles de santé? Pour que nous soyons «propres» à être violentées par les hommes? Pourquoi ne pas les  contrôler, eux, si on veut vraiment protéger les femmes?

      Pourquoi institutionnaliser ce que l’humanité a de pire? Notre culture impose aux femmes de baiser sur demande, de s’arracher les poils, de subir des chirurgies plastiques… Cela m’attriste de voir à quel point notre société force les filles et les femmes à jouer les prostituées.

      Quant au soi-disant «libre choix» de se faire baiser plusieurs fois par jour par des hommes anonymes, mon expérience est toute autre. Partout où il y a prostitution, il y a trafic sexuel, crime organisé, drogues et autres activités criminelles et aucun pays n’arrive à les désenchevêtrer. Alors, pourquoi laisser une minuscule minorité de gens nous imposer leur individualisme quand nous savons que toute la société en souffrira? Que ce seront surtout les femmes pauvres et les femmes de couleur qui verront leurs droits humains bafoués afin de maintenir pour les hommes l’offre du sexe sur demande?

      Reflet de Société, Vol. 17, No. 4, Juin/Juillet 2009, p. 32

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      Pour ou contre la légalisation de la prostitution?

      Jean-François Lisée de L’actualité et la légalisation de la prostitution.

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      show_image Poésie urbaine. Jours de Nuit. Roberto Mayer. 11,95$

      Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

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      Un anglophone traite Louise Harel de raciste et Jack Layton le suit sur Twitter

      Un anglophone traite Louise Harel de raciste et Jack Layton le suit ce Twitter!

      Raymond Viger       Dossier Twitter et Internet

      Les élections municipales arrivent. Louise Harel fait son entrée sur la scène municipale. Il n’en fallait pas moins pour que Twitter commence à s’exciter.

      En 3 heures, un anglophone qui se fait appeler Stop Louise Harel, a mis en ligne 21 billets traitant Louise Harel de raciste, d’anglophobe et tout ce que vous voulez. Sur Twitter, il suit 400 personnes en espérant que ceux-ci iront lire ses billets. En peu de temps, 14 Twitteux ont décidé de le suivre. Est-ce que ces 14 personnes ont pris le temps de lire avant d’accepter de suivre ce twitteux? Est-ce que ces gens endossent la violence des propos de ce Twitter?

      Pas sûr. Pour certains, collectionner des suiveux sur Twitter, c’est comme collectionner des petits amis dans Facebook. Plus on en a, plus on se sent aimé, plus on se sent important, peu importe qui nous suit.

      Je vais faire une petite expérience et faire parvenir un message à ces 14 suiveux de Twitter pour savoir s’ils ont lu le message avant d’accepter de le suivre.

      Je vous tiens au courant des résultats dès que je reçois des réponses.

      Jack Layton embarque dans la course

      PS 3 juillet 09 19:00 heures: L’histoire se corse. Jack Layton avait été invité par le twitter de StopLouiseHarel. Jack Layton a accepté de suivre ce twitt! J’ai lancé un message à Jack Layton pour savoir s’il avait lu dans quoi il s’embarquait avant de répondre positivement à ce Twitt.

      PS 3 juillet 09 19:20 heures: première réponse reçu de DeaconBill: merci. I follow Quebec politics via Twitter and La Presse online since US press never mentions it. Will unfollow him on your suggestion.

      PS 3 juillet 09 20:20 heures: Cet événement sur Twitter arrive au même moment qu’un journaliste anglophone, Don MacPherson, publie un reportage après s’être déguisé en francophone. Renart L’Éveillé nous en présente les principales lignes tandi que Louis Préfontaine y va de ses commentaires.

      VOS COMMENTAIRES SUR LOUISE HAREL, UN ANGLOPHONE ET JACK LAYTON.

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      Pour une réforme de notre système politique,

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      show_image L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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