Brûler pour la science

Brûler pour la science

(Agence Science-Presse) – Si certains pathologistes découpent des cadavres, Elayne Pope, elle, les brûle.

Son équipe de l’Université de West Florida a développé une expertise à peu près unique: elle brûle des cadavres de différentes façons afin de récolter davantage d’informations sur la façon dont le corps humain brûle en diverses circonstances, informations qui pourront ensuite servir aux enquêteurs.

Ces corps sont ceux de gens qui en ont fait don à la recherche médicale. «Cette science est jeune» explique Mme Pope au New Scientist. Bouchez-vous le nez…

(Pour en savoir plus: The Body Burners)

 

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Un pansement contre le cancer

Un pansement contre le cancer

(Agence Science-Presse) — Des scientifiques britanniques viennent de dévoiler un pansement dont la lumière rouge active un médicament qui tue les cellules cancéreuses.

Le pansement est imprégné d’une série de diodes électroluminescentes organiques (OLED), ce qui, si on arrivait à le commercialiser, serait moins coûteux que les lampes et lasers actuellement utilisés dans les hôpitaux.

Avec le pansement lumineux, les patients pourront vaquer à leurs occupations en même temps qu’ils pourront recevoir leur traitement. Les premiers tests en laboratoire menés par la compagnie Polymetrics, en Angleterre ont permis de tuer des cellules cancéreuses en seulement 30 minutes.

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Breveter les gènes: une bonne idée?

Breveter les gènes, une bonne idée?

(Agence Science-Presse) – Et si le brevetage des gènes n’avait pas été si désastreux qu’on le pensait? C’est l’opinion controversée qu’avancent deux duos d’experts dans deux essais parus récemment dans Nature.

C’est qu’avec le recul, on peut constater que le pire ne s’est pas produit: aucune compagnie ne s’est arrogé un monopole sur des tests génétiques qui auraient bloqué la recherche médicale ou la mise au point d’un traitement.

En fait, il ressort que les tests génétiques qui font l’objet d’un brevet ne sont ni plus coûteux ni plus difficiles à obtenir que ceux qui sont en accès libre. Et une étude publiée l’an dernier a établi qu’aux États-Unis, sur 40 000 de ces brevets, six ont fait l’objet de poursuites en justice, toutes réglées hors-cour dans les 18 mois.

Ce sera bientôt au tour de l’Europe d’expérimenter, elle chez qui les brevets croissent à présent plus vite qu’aux États-Unis.

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La lutte à la fibrose kystique continue

Dossier Santé

La lutte à la fibrose kystique continue

Luc Dupont

(Agence Science-Presse) – L’année 2009 marque les 20 ans de la découverte du gène de la fibrose kystique. En août 1989, des scientifiques canadiens et américains, ayant à leur tête le docteur Lap-Chee Tsui, alors chercheur à l’Hôpital pour enfants de Toronto, s’inscrivaient dans l’histoire en identifiant, sur le chromosome 7, un bout d’ADN dont les altérations étaient directement liées à la présence de la maladie chez 79 % des personnes atteintes. Le médecin canadien et ses acolytes venaient ainsi de découvrir… le gène de la fibrose kystique!

Combattre la fibrose kystique par la science

Deux décennies plus tard, on est en droit de se demander si ce formidable break trough de la génétique a effectivement permis d’atteindre ce que l’on avait espéré, c’est-à-dire des avancées qui permettraient de rendre cette maladie curable. «Les bénéfices nés de cette découverte sont très clairs aujourd’hui, bien qu’ils ne soient pas venus de la manière dont on les attendait», répond André Cantin, pneumologue au Centre hospitalier de l’Université de Sherbrooke.

Ce qu’on attendait, c’est la mise au point de la technologie dite de la thérapie génique, devant permettre de remplacer le gène défectueux, à l’origine de la maladie, par un gène sain. Or cette approche, malgré d’intéressants développements, s’est avérée – et s’avère encore aujourd’hui — beaucoup plus ardue que prévu. En revanche, d’autres découvertes importantes, voire déterminantes, découlant aussi de la découverte du gène, sont survenues. Elles proviennent toutefois d’un autre champ de la recherche médicale: la biologie cellulaire et moléculaire. Cette discipline scientifique permet aujourd’hui d’espérer une thérapie plutôt centrée sur une «médicamentation» de la cellule, par l’intermédiaire d’une substance pharmacologique. Cependant, avant d’aborder ces faits nouveaux, petit retour en arrière…

 

Se noyer de l’intérieur

 

Décrite pour la première fois en 1930, cette maladie est caractérisée par une défectuosité majeure qui enraye le passage de l’eau et du sel au niveau des membranes des cellules épithéliales, notamment à l’intérieur des poumons. Cette déficience entraîne un mauvais fonctionnement sévère de différents organes tels les poumons, le système digestif, les intestins et le foie. Si rien n’est fait quotidiennement pour faciliter le travail de ces organes, ceux-ci s’encrassent en s’emplissant d’un mucus épais qui perturbe évidemment la respiration, la digestion et l’absorption des nutriments. En 1961, une personne atteinte de fibrose kystique voyait son espérance de vie fixée à 4 ans.

Des traitements ont toutefois été développés au cours du 20e siècle pour venir en aide à ces malades. La prise sous forme de pilules d’enzymes digestives, de même que le développement du «clapping», ce tapotement de la cage thoracique visant l’expectoration du mucus pulmonaire, en sont de bons exemples. Aussi, l’espérance de vie de ces malades n’a cessé d’augmenter pour atteindre en 1989 l’âge médian de 27 ans. Aujourd’hui, on parle même de 37 ans. La maladie demeure toutefois incurable, puisque les poumons soumis à de telles conditions se détériorent.

Nouvelles avenues thérapeutiques

La thérapie génique, qui était alors dans la mire des chercheurs, fit ensuite beaucoup parler d’elle. «On a réussi effectivement, par cette méthode, à traiter quelques cas d’ “enfants-bulles”, ces enfants atteints d’une maladie génétique qui les oblige à vivre coupés du monde, confinés à un espace aseptisé, à cause d’une déficience grave de leur système immunitaire», raconte le Dr Cantin. Mais des décès survenus dans la foulée de cette intervention firent ensuite beaucoup reculer la technologie, même si depuis quelque temps elle semble connaître des jours meilleurs. Mais fort heureusement pour les malades, il existait une autre avenue de traitement, qui commença alors sérieusement à prendre corps, du côté cette fois de la biologie cellulaire et moléculaire.

On s’est rendu compte en effet que le défaut génétique, que l’on scrutait alors «sous toutes ses coutures», offrait une marge de manœuvre que l’on n’avait pas soupçonnée jusque-là… «Le gène était altéré, mais d’une façon tel qu’il n’empêchait pas toujours le codage de la protéine», explique le spécialiste, la protéine étant cette substance produite par le gène, qui permet la réalisation de sa fonction.

En ajoutant à la cellule déficiente une substance «médicamenteuse» qui reste encore à identifier bien que les pistes sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses, plusieurs chercheurs croient qu’on pourrait faire en sorte que la défectuosité de la protéine soit «corrigée». Bref, protéinothérapie plutôt que génothérapie! «Les bénéfices que l’on peut attendre de ce côté-là sont très prometteurs, estime le Dr Cantin. Et à l’heure actuelle, on fait déjà des pas déterminants dans cette voie, notamment à l’Université McGill, de même qu’à celles de Sherbrooke et de Montréal.»

Le regard de Sarah sur sa maladie

 

Diagnostiquée à l’âge de 15 mois, donc quasiment en même temps que la découverte du gène, Sarah Dettmers, étudiante à l’Université Concordia, a perçu tout au long de sa vie le «bruit de fond» d’une recherche qui n’a jamais cessé de s’activer. Elle dit qu’elle n’a pas perdu confiance en la médecine, mais que parfois, avec d’autres malades, elle s’impatiente devant la lenteur du processus: «Mais qu’est-ce qu’ils font tous ces scientifiques, à la fin?», s’exclame-t-elle en riant. Elle fait cependant des efforts pour remettre les choses en perspective. «Pour avoir suivi, le temps d’un travail d’été, la vie d’une chercheuse en génie génétique et en microbiologie à l’Institut Armand-Frappier, j’ai été à même de constater à quel point chaque geste de la recherche demande son content d’effort.» Cela la conduit aujourd’hui à cette constatation lucide : «Quoiqu’il arrive dans les prochaines années, je serais bien contente si on était à tout le moins capable de baisser ma médication (actuellement 30 pilules par jour), ou encore de diminuer la longueur de mes traitements quotidiens d’expulsion du mucus (1.5 heure par jour). Et ça, c’est sans parler de mes deux séjours annuels à l’hôpital (deux semaines à chaque fois).»

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Fraude scientifique majeure révélée au grand jour

Dossier Santé

Fraude scientifique majeure révélée au grand jour

(Agence Science-Presse) – Dans ce que d’aucuns décrivent comme la plus importante fraude de l’histoire récente de la recherche médicale, un anesthésiste de renom se voit accusé d’avoir carrément inventé des données d’études cliniques sur lesquelles s’appuyaient au moins 21 recherches depuis 1996.

Un fraudeur au service de Pfizer

Il s’agit, dans la majorité des cas, d’études soutenant l’efficacité d’utiliser, après la chirurgie, une variété de médicaments — dont des anti-douleurs comme le Celebrex — plutôt que l’anesthésiant habituel. Ces études, au fil du temps, ont été abondamment citées dans la littérature de l’anesthésiologie, d’où l’importance de la fraude. D’autres articles du même auteur — il était prolifique — sont également en train d’être examinés.

Le détail qui tue: dans tous les médias, on accuse l’auteur, le Dr Scott S. Reuben, d’avoir fabriqué ces données pour renforcer l’usage de médicaments de Pfizer, le géant pharmaceutique.

C’est au terme d’une enquête interne que le Centre médical Baystate, au Massachussetts, a envoyé en janvier une lettre aux revues scientifiques concernées, leur recommandant de retirer les 21 articles de leurs archives respectives. Le Dr Reuben, qui était responsable là-bas du service antidouleur, serait à présent en «congé prolongé».

Qui est le vrai coupable?

L’affaire met en lumière le côté noir du processus de validation de l’information scientifique. C’est un processus qui se base sur une présomption d’honnêteté: le scientifique publie, dans l’une ou l’autre des dizaines de milliers de revues, en sachant que des collègues aussi férus que lui (ou plus encore), repasseront tôt ou tard sur ses pas et analyseront ses résultats à la loupe. La malhonnêteté n’est donc pas dans l’intérêt de quiconque.

Est-ce une «simple» affaire de malhonnêté, ou bien est-ce la pression croissante à publier — élément fondamental de la chasse aux subventions — qui expliquerait cette histoire? Bien malin qui pourrait le dire, écrit un blogueur dans une longue analyse de ce dérapage. Mais ce n’est pas un hasard si ces dernières années, les autorités médicales, et certaines revues, ont resserré les règles de publication des résultats des essais cliniques. Ce resserrement est manifestement arrivé trop tard pour bloquer Reuben, qui avait commencé à se bâtir une solide réputation il y a une douzaine d’années.

Leçon de prudence

Reste à voir si la plus grande vigilance bloquera de futurs Reuben. Dans les mots d’un chirurgien-blogueur: «Le plus grave, c’est qu’il a gaspillé une énorme quantité de ressources et laissé derrière lui un énorme désordre que ses collègues devront nettoyer. Il faudra des années pour refaire les études qu’il a faites, ou pour permettre à d’autres chercheurs de déterminer si même le concept d’analgésie multimodale [qu’il a mis au point] est un concept valable. Il a trompé tous les anesthésiologistes qui, en s’appuyant largement sur son travail, en sont venus à accepter cette thérapie comme la meilleure pour leurs patients. Et il a trompé tous ces patients.»

Lien vers le billet

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