Moeurs amoureuses et sexuelles: l’enquête

Mœurs amoureuses et sexuelles: l’enquête

Dans le cadre d’une série de documentaires sur l’évolution de la société et des relations amoureuses et sexuelles depuis les 50 dernières années, la chaîne française France 2 recherche les témoignage d’hommes et de femmes de 16 à 80 ans.

Le but est de brosser un portrait des modes de rencontres, de la conception du couple, de la famille, des mœurs sexuelles actuelles, ainsi que leur évolution. C’est pourquoi la chaîne recherchent des personnes de toutes générations et de toutes origines sociales et culturelles.

Pour plus d’information ou si vous êtes intéressés: +331 55 28 92 30 ou etlasuiteredaction@gmail.com

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Témoignage: d’intervenante sociale à dépressive

Témoignage: d’intervenante sociale à dépressive

Dominic Desmarais      DOSSIERS REFLET DE SOCIÉTÉ ET Santé mentale Sophie est intervenante. Elle a travaillé auprès de femmes victimes de violence conjugale et avec des familles désorganisées. Malgré son expérience, la vie lui a fait traverser des épreuves qu’elle n’a pu supporter. Elle-même victime de violence conjugale, abandonnée et ignorée par ses deux adolescentes, Sophie a fait une dépression qui l’a menée jusqu’à l’asile psychiatrique pour la protéger de ses idées suicidaires.

Souriante et énergique, Sophie ne ressemble pas à une victime de dépression. Curieuse de tout, elle aborde chaque jeune du Café Graffiti qu’elle croise. Intéressée par leurs peintures, elle leur pose un tas de questions et leur suggère un tas d’idées. Elle ressemble à un enfant dans un magasin de jouets qui s’émerveille à chaque découverte. En arrêt de travail depuis deux ans, Sophie bouillonne d’idées, comme si le chemin de la guérison apparaissait enfin après une longue traversée du désert.

Intervenante d’un organisme à l’autre

Un simple rappel à l’ordre pour entamer l’entrevue suffit à la reconnecter. Voilà Sophie concentrée, qui s’applique à se raconter. «Ma dépression a commencé quand j’ai changé d’emploi. Je suis passée d’une maison d’hébergement pour femmes à un organisme communautaire pour parents d’enfants en difficulté.»

Engagée pour ses capacités d’intervention «de plancher» (qui l’amène à recevoir des gens au bureau plutôt qu’à se déplacer vers eux), Sophie doit dorénavant travailler dans les maisons des familles qu’elle aide. Elle est la seule, où elle travaille, qui intervient à l’externe. Ses dossiers la mettent en contact avec des psychologues, des psychiatres et avec la Direction de la protection de la jeunesse. Les cas dont elle s’occupe sont trop lourds. Elle demande un support psychologique. «Je voulais quelqu’un avec qui parler de mes dossiers difficiles. Je ne pouvais pas en parler avec ma boss, elle n’avait aucune notion d’intervention. Les autres intervenantes non plus, parce qu’elles ne travaillaient pas sur les mêmes problématiques.»

p.14-15,_soupirs_d'amour.jpg Dégradation du milieu de travail

Sur les lieux de travail, Sophie est affectée par l’ambiance négative que les autres employés de l’organisme lui font ressentir. «J’ai perdu confiance en moi, petit à petit. Il y avait beaucoup de dénigrement envers ma personne. Ça ne me tentait pas de manger avec eux. Ils regardaient toujours mon lunch, ils faisaient des allusions à ma maigreur. C’était fatiguant! raconte-t-elle, comme si elle revivait ces moments. Je travaille pour aider les jeunes et les familles avec comme valeur de respecter les différences, et je me sentais jugée dans mon milieu de travail. Là, plus que partout ailleurs!»

«Je me battais pour aider les familles et leur trouver des ressources. C’était épuisant. Je sentais que je devais justifier toutes mes interventions. Tu fais un travail épuisant, puis tu le recommences le lendemain, sans appui. “Me faites-vous confiance?” me demandais-je. Je ne me sentais pas soutenue. Les compétitions entre intervenantes, les coups bas, c’était malsain. Toujours de la jalousie et des remises en question de mes interventions, alors que mes collègues ne connaissent rien de la réalité des familles dont je m’occupais.»

Diagnostique: la dépression

«En 2005, c’est devenu insoutenable. Je ne fonctionnais plus. Je n’avais plus confiance en mes interventions. Je me disais que c’était peut-être parce que je n’étais pas bonne. C’est inconscient. Je me disais que je «chialais» peut-être pour rien. Je me demandais: “si je fais ça, que vont-ils dire? Vont-ils me le remettre sous le nez?” Je m’en suis voulue d’avoir pensé comme ça. Chaque fois que je faisais une intervention, je n’en avais plus le goût parce que je savais que je devrais me battre. Je travaillais dans le beurre.»

Excédée, Sophie quitte son emploi. Elle est diagnostiquée dépressive. Le mauvais sort s’acharne sur sa vie: elle perd son père qui se suicide et son ex-conjoint lui enlève ses deux filles. Sophie doit en plus se battre avec ses assureurs qui, soudainement, lui trouvent des antécédents familiaux de dépression et de suicide.

Une histoire avec un homme violent

Dépressive, isolée et se sentant abandonnée, elle entame une relation amoureuse qui tourne au vinaigre. L’homme qu’elle fréquente se révèle agressif. Lorsqu’elle veut mettre un terme à cette brève histoire d’amour, il la menace de mort.

Sophie touche le fond. L’idée d’en finir avec sa vie prend forme. Sa psychothérapeute l’envoie en psychiatrie pour qu’elle se repose en sécurité, mais l’homme la retrace. Paniquée, elle porte plainte à la police. «Je l’ai fait parce qu’il m’a appelée une trentaine de fois à l’hôpital. Quand j’ai vu que je n’étais pas en sécurité, même en psychiatrie, là, j’ai porté plainte.»

Porter plainte auprès de la police

Sophie sort troublée de cette expérience. «Je me sentais seule au monde. Pire, je me suis sentie jugée, critiquée et ridiculisée par la police. Fallait que je sois à bout. Là, j’avais vraiment peur.» Bien que dépressive, son côté intervenant refait surface. Elle explique aux policiers à quel point leur façon de ne pas la prendre au sérieux lui fait mal. Elle tente de les sensibiliser.

«J’avais peur de porter plainte. J’avais peur qu’il me menace encore davantage. Aussi, étrangement, j’avais pitié de lui. Il avait quand même quelque chose de sain. Ce n’était pas un monstre. J’étais tellement en quête d’amour. C’est le seul que je pouvais appeler à deux heures du matin, et il venait. Avec lui, je me sentais aimée. Ça ne me tentait pas d’être celle qui allait détruire la vie de quelqu’un. Je me sentais tellement «pas bonne». Je ne voulais pas qu’il soit triste parce que quelqu’un le rejetait. Je ne voulais pas être la méchante, qu’à cause de moi, il ne puisse pas réaliser ses projets. Pourtant, j’ai toute l’expérience nécessaire pour affronter ce genre de situation!»

Sophie, autrefois intervenante auprès de femmes violentées, est tombée dans le piège parce qu’elle n’avait plus confiance en elle. «Certains vont dire “quoi, elle est intervenante depuis plus de dix ans, comment ça elle n’a plus d’estime d’elle-même?” Si l’estime se construit, elle se détruit également.»

Séparée de ses enfants

En plus de sa dépression, Sophie vit une profonde tristesse causée par sa séparation d’avec ses deux filles. «La rupture a commencé dans un centre d’achats… Leur père m’a demandé qu’on s’y rencontrent, lui et moi. Quand je suis arrivée, il était avec mes filles. C’était déjà décidé. J’étais devant le fait accompli.»

Sophie devient plus émotive. La douleur de sa séparation est encore vive. C’est un sujet sensible qui est difficile à aborder avec elle. «Il n’arrêtait pas de m’abaisser. Il dit à mes deux filles que je ne suis pas une bonne mère. Ces paroles ont un impact sur mes enfants et sur moi. Je ne dirai jamais que ce n’est pas un bon père. Ça n’a rien à voir. Mais sa colère, lui, il la transmet en parlant de moi à mes filles. C’est de la violence psychologique. Moi, j’ai voulu penser aux enfants. Mais en pensant à elles, je passe pour la méchante», explique Sophie, qui a laissé ses deux filles habiter avec leur père sans se battre. Elle préfère prendre sur elle plutôt que de faire vivre l’enfer à ses enfants. En espérant que ses filles comprennent, un jour, son sacrifice.

Reflet de Société, Vol. 17, No 3, Avril/Mai 2009, p. 14-15

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

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Anne-Marie Losique « frenche » presque tout le monde à Tout le monde en parle

Anne-Marie Losique « frenche » presque tout le monde à Tout le monde en parle

Raymond Viger     Dossier  Sexualité, Hypersexualisation, Tout le monde en parle,  Anne-Marie-Losique

Nouvelle apparition: Anne-Marie Losique, le sexe et Tout le monde en parle

La semaine dernière, Claire Pimparé et Dany Turcotte se sont « frenchés » quelques instants. C’était juste drôle. Cette semaine, sous la musique de Guy A Lepage, Anne-Marie Losique s’est mise à frencher plusieurs des invités. Ça ressemblait plus à un délire d’un party de bureau bien arrosé. Trop, c’est trop.

Je ne suis pourtant pas du genre prude et réservé. Parler et dédramatiser la sexualité et les relations amoureuses est important. Surtout que dans les écoles on retire les cours de Formation professionnelle et sociale. Les jeunes vont devoir entendre parler de sexualité ailleurs qu’à l’école. Des émissions comme Tout le monde en parle auront en à parler plus dans les années à venir.

Mais il y a une façon de faire. Hier, je n’ai pas vraiment compris. C’est vrai que je ne connais pas le personnage qu’est Anne-Marie Losique. Encore moins son projet de télévision sexy. Sur ce point, ma curiosité a été piqué. J’aurais aimé que Guy A Lepage développe plus sur ce point. Mais il était trop occupé à faire jouer sa musique pour qu’Anne-Marie Losique « frenche » quelqu’un.

Dany Turcotte et Anne-Marie Losique

Celui que j’ai le plus aimé dans ce contexte aura été Dany Turcotte. Même si Guy A Lepage avait sonné la charge d’Anne-Marie Losique, il a réussi à garder ses positions et tourner cela en farce. J’ai aimé sa position aussi de dire que de passer 4e sur Anne-Marie Losique, il aurait eu l’impression de fouiller dans les poubelles. Parce que l’émission en était rendu là.

Même Guy A Lepage a semblé blasé à un certain moment. Il a fait jouer la musique d’un air désabusé. Comme s’il n’avait pas le choix. Surprenant.

Anne-Marie Losique et son canal sexy

Le choix des invités m’avait déçu parce qu’il y avait répétition des invités. Je  n’ai pas le goût de m’intéresser à une émission qui invite toujours le même monde en circuit fermé. Le délire occasionné par la présence d’Anne-Marie Losique me questionne sur mon intérêt à continuer de regarder l’émission. Il n’est pas normal qu’après l’émission je sois resté sur ma faim. J’aurais aimé en savoir plus sur son canal sexy. Va-t-on avoir un canal qui pourra nous présenter la sexualité d’une façon saine et positive pour nos jeunes ou un simple « bleu nuit » bien ordinaire? Puisqu’il y a une pause jusqu’au 21 janvier prochain, je serais fidèle au poste au retour de Tout le monde en parle. Mais je suis près de décrocher.

En ce qui concerne le Bye-Bye de fin d’année. J’ai confiance qu’on devrait avoir une bonne émission. Il y a un vide à remplir pour fermer l’année. J’espère que les complices de Guy A Lepage vont nous présenter un nouveau classique et nous redonner un rituel de fin d’année.

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