Travailleurs perdants de la crise économique

Travailleurs, perdants de la crise économique

Ariane Aubin                             Dossier Économie

Les syndiqués d’Air Canada ne sont pas les seuls à avoir accepté de mettre de l’eau dans leur vin en période de crise économique. Partout, les pressions des employeurs se font de plus en plus fortes afin que les travailleurs se sacrifient pour le bien commun. Salaires gelés, perte d’avantages sociaux, conventions collectives jamais renégociées… Se pourrait-il que certains tirent avantage du piètre état de l’économie mondiale pour récupérer le terrain gagné par des années d’âpres négociations syndicales? Jean Gagnon se pose sérieusement la question. Mélange de peur et de courage, l’attitude des travailleurs est trop souvent d’accepter les sacrifices que leur demandent leurs supérieurs, explique-t-il dans sa chronique du 29 juin. Gageons qu’entre individus et grandes compagnies, ce ne seront pourtant pas ces dernières qui sortiront le plus amochées de la Crise.

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ENTREPRISES QUI PROFITENT DE LA CRISE AUX DÉPENS DE LEURS EMPLOYÉS

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Défendre son emploi malgré la crise économique

Défendre son emploi malgré la crise économique

François Richard    Dossiers Économie, emploi et justice

La Cour supérieure du Québec a accordé une injonction à l’Université du Québec à Montréal le 25 mars dernier. La mesure est dirigée contre les professeurs de l’établissement, en grève depuis deux semaines. Il leur sera interdit pour les dix prochains jours de tenir quelque manifestation que ce soit à l’intérieur de l’université, d’être plus de cinq à la fois sur les lignes de piquetage et de s’approcher à plus de cinq mètres des portes de l’UQAM lorsqu’ils manifestent.

Ces mesures sont extrêmement sévères, vu le peu d’impact de ce conflit de travail sur la société en général. De plus, le juge Jean-François de Grandpré a eu recours à un argumentaire peu crédible pour justifier sa décision, évoquant la sécurité des usagers de l’UQAM qui serait mise en péril par les professeur qui manifestent. Comme si ces derniers étaient un groupe de dangereux trouble-fêtes qui risquaient à tout moment de saccager l’université et de s’en prendre violemment aux étudiants ou aux employées de cafétéria.

Crise économique, licenciements, conflits de travail

Plus de 200 000 Canadiens ont perdu leur emploi depuis le début de la crise économique. Il est inquiétant dans ce contexte de constater que la justice se montre prête à briser un mouvement de contestation légitime au nom de considérations sécuritaires tirées par les cheveux. Avant même que la crise actuelle ne débute, les Québécois et les Canadiens des autres provinces ont été témoins d’un durcissement croissant des relations de travail et d’un effritement des droits des travailleurs au pays. Depuis une dizaine d’années, le phénomène s’aggrave et ce autant dans les entreprises privées que chez les employeurs publics, de Wal-Mart qui ferme ses succursales récemment syndiquées au gouvernement du Québec qui interdit toute forme de militantisme au employés du secteur public sur leurs lieux de travail.

S’il faut qu’en plus les tribunaux se mêlent de conflits de travail qui ne concernent pas la justice, il faut s’attendre à ce que de nombreuses entreprises profitent de la crise pour effectuer des licenciements et des réductions de salaire qui auraient été considérées inacceptables en des temps plus prospères. Pourtant, pour qu’une société soit prospère, il faut que la majorité de sa population le soit aussi. Malgré les conditions difficiles crées par la crise, les travailleurs doivent continuer de défendre leur emploi et leur qualité de vie.

Vos commentaire sur l’emploi en temps de crise économique.

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