Les clients des prostituées

Les clients des prostituées

Lisa Melia Dossier Prostitution et Sexualité

«Ce soir, j’ai envie de thaï.» L’homme qui dit ça à visage couvert devant la caméra ne parle pas de gastronomie, mais de femmes. Dans un reportage de moins d’une heure tourné à Lille, dans le nord de la France, et en Belgique, le journaliste Hubert Dubois décortique l’identité du client de prostituées et ses motivations.

prostitution escorte prostituées escort prostitué légaliser légalisation Payer pour du sexe

Tous parleront à visage couvert, comme pris d’une certaine honte et conscients du mépris de la société à leur égard. Tous, sauf un, qui résume la nature de la prostituée aux yeux de ses clients. «Il y a des fois, on a envie d’une femme, ici et maintenant, mais on se retient, car c’est une femme et on la respecte. Avec une prostituée, si je veux faire quelque chose, je le fais» Cette question de respect et d’objectivation du corps humain revient perpétuellement. L’amateur de «thaï» explique à la caméra d’un air expert que «pour avoir le service complet, entrée, plat et dessert, c’est minimum 200 € [environ 315 $].»

Presque tous utilisent ce vocabulaire cru et violent, comme s’ils parlaient d’un objet. Une seule fois un client dira «faire l’amour», les autres utilisent les synonymes les plus vulgaires les uns que les autres pour nommer un coït gênant et culpabilisant. De même, ils payent des «putes», mais pas des «femmes», une nuance caractéristique du malaise qui semblent les prendre devant la caméra inquisitrice d’Hubert Dubois.

Identité masculine

L’une des justifications principales est celle du besoin et de l’identité masculine. Par nature, un homme devrait avoir une sexualité régulière. «Après, on se sent des mecs», dit un client avec une pointe de fierté dans la voix. Un argument ridicule d’après Stéphanie, de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES). Selon elle, il ne faut pas confondre besoin et envie, un amalgame que font pourtant les clients et qui traduit en réalité la relation de pouvoir et de domination entre eux et les «travailleuses du sexe.» C’est cette sensation de pouvoir plus qu’un véritable besoin qui conduit un client sur deux à retourner voir une prostituée après la première fois.

Relation et prostitution

Une autre excuse donnée est qu’ils n’ont pas envie de «prise de tête», de complications, de jeux de séduction et de disputes. Bref, ils n’ont pas envie d’un couple. «Si je n’y allais pas, je n’aurais pas maintenue mon mariage, affirme l’un d’eux, car ma femme n’accepte pas tout.» Le recours aux prostituées permet de maintenir une relation sans implication émotionnelle mais, paradoxalement, les psychologues s’accordent pour dire qu’une grande partie des clients recherchent précisément de l’affection et de l’attention. D’où l’apparition d’un nouveau genre de prostitution, qui passe par la simulation d’un rendez-vous galant.

Pour Rhéa, militante de la CLES, ils séparent pourtant complètement l’amour du sexe. «Ce n’est pas une relation, il n’y a pas de réciprocité. Payer pour du sexe, ça veut dire que tu imposes ta sexualité à quelqu’un.» Payer permet aussi de soulager sa conscience, et de se disculper. «Après tout, personne ne les force», affirme un client.

Consentante ou contrainte?

Et pourtant, la prostitution constitue rarement un choix, mais plutôt une absence de choix. «97% des filles font ça contraintes», affirme Ulla, ancienne prostituée chef de file des travailleuses du sexe françaises. «Ce n’est qu’une source de revenu, rien d’autre.» Les clients n’ont toutefois pas la même perception des choses. Les prostituées souffrent-elles? La plupart des clients interrogés par Hubert Dubois pensent que non. «Quand on mange un bifteck, on ne se demande pas si la vache a souffert.» Ont-elles du plaisir lors de l’acte sexuel? « Bien sûr, affirme l’un d’eux. Je peux le sentir, et puis elles se font entendre.» Certains clients posent la question mais «quand ils demandent, c’est presque une réponse qu’ils se donnent», dit Ulla.

«Ils vivent dans le déni», explique Michèle Roy, de la CLES. Tous se déculpabilisent comme ils peuvent: en mettant en avant la compensation financière, en affirmant n’aller voir que des filles consentantes qui ne travaillent pas sous la contrainte, en refusant de fréquenter des mineures… «Ce ne sont que des prétextes, tranche Michèle Roy, ils refusent de voir la réalité en face.» Un ancien client, qui a cessé de recourir aux prostituées, confirme: «l’homme aussi est coupable. Ce n’est pas normal, on n’achète pas un corps. On peut tout acheter, mais pas un corps humain.»

Les clients, reportage d’Hubert Dubois

VOS COMMENTAIRES SUR LES CLIENTS DES PROSTITUÉES.

Le site Internet de la Concertation de lutte contre l’exploitation sexuelle (CLES)

autres textes sur sexualité

autres textes sur la légalisation de la prostitution.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

.

VOS COMMENTAIRES SUR LES CLIENTS DES PROSTITUÉES.

Journalisme au Vietnam dans moins d’une semaine!

Journalisme au Vietnam dans moins d’une semaine!

Valérie Carrier          Préparation du groupe,  Francophonie

Comme c’est rapide! Comme le temps passe vite! Comme notre départ pour l’autre bout du monde est maintenant proche du temps présent! J’ai en tête le vague souvenir qu’en septembre dernier, je connaissais à peine Reflet de Société et je n’avais même pas idée que de jeunes journalistes étaient allés au Costa Rica pour y faire des reportages. Pourtant, dans à peine 5 jours, et même pas 5 jours complets, c’est moi qui partirai avec des amis pour faire la même chose au Vietnam!

Recherches, précisions et contacts

Il y a deux semaines, j’en savais bien peu sur ce pays que j’allais visiter, je n’étais pas prête à y faire des reportages. Comme je fais mon stage officiel en journalisme avec le magazine qui nous publiera (Reflet de Société, bien sûr), on m’a permis de prendre du temps pour faire des recherches, préciser mes sujets et établir des contacts au Vietnam. Maintenant, je me sens prête. Cette préparation, je le sais, me sera bénéfique pour mon aventure journalistique au Vietnam, mais également pour d’autres projets semblables qui se dessineront possiblement dans mon avenir.

Voyage et reportages, francophonie au Vietnam…

Nous arriverons au Vietnam dans la métropole, Hô Chi Minh-Ville, au sud, et parcourrons le pays sur à peu près toute sa longueur pour repartir ensuite par la capitale, Hanoi, au nord. Il nous sera possible, là-bas, de communiquer avec certaines personnes en français et avec la plus grande partie de la population en anglais, mais il nous faudra parfois recourir aux services d’un traducteur, parce que le vietnamien, ce n’est pas notre point fort!

Parmi les sujets qui m’intéressent le plus, il y a celui de la francophonie. Saviez-vous que le Vietnam est membre des Sommets de la Francophonie? Le 7e Sommet de l’histoire s’est même déroulé à Hanoi. Ancienne colonie française, c’est surtout son histoire qui vaut au Vietnam un tel statut. Le français y est maintenant une langue étrangère, mais les plus âgés le parlent toujours et grâce à des écoles bilingues, les plus jeunes peuvent en faire l’apprentissage. Il existe aussi quelques médias francophones, dont le Courrier du Vietnam, seul quotidien national de cette langue au pays. Plus de détail sur le sujet et sur bien d’autres dans le numéro spécial En DIRECTion du Vietnam en septembre!

VOS COMMENTAIRES SUR Dans moins d’une semaine… Envol vers le Vietnam!

Autres textes sur la  Francophonie

Éducation francophone dans l’Ouest du Canada

Éducation francophone en milieu anglophone. École Gabrielle Roy.

Éducation francophone en milieu anglophone. Écoles Rose-des-vents et Jules-Vernes.

Société francophone de Maillardville, bastion de la francophonie en Colombie-Britannique

La qualité du français dans la blogosphère

Meeting francophone. Le français est-il une maladie en voie d’extinction?

 Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Les coulisses du Café-Graffiti

Les coulisses du Café-Graffiti

DOSSIER Hip Hop,  GraffitiBreak-dance ET Rap

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

Découvrez le Café-Graffiti en image et en musique! Ce reportage a été réalisé en 2003/2004 et présente la genèse du Café, ses activités, ses intervenants et les jeunes artistes qui y participent.

VOS COMMENTAIRE SUR LES COULISSES DU CAFE-GRAFFITI

Pour rejoindre les artistes du Café-Graffiti (514) 259-6900

Photos de Murales et fresques urbaines.

Autres textes sur le Graffiti:

Arpi: Muraliste et designer d’intérieur

Inauguration de la fresque de Fluke avec RFF

Vidéo murale graffiti pour l’agence de communication ID3 (idées aux Cubes)

Murale graffiti, animation de foule, peinture en direct, T-shirt

Mural de Michael Jackson au Festival de Jazz avec les graffiteurs Fluke et Omen

Mural graffiti en direct par Fluke

Fluke pour Oxygen

Video clip graffiti hiphop et breakdance gratuit

Projet graffiti pour Oakley

Graffiti calligraphie El Seed

Le mural Jean Talon

Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde

Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

Mots clés Technorati : ,,,,,,

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

Plan de vol

Plan de vol

Dossier Francophonie, Dominic Desmarais

Danielle et moi partons 15 jours en vacances à Vancouver. Une belle occasion de faire la tournée des communautés francophones qui vivent dans un monde anglophone. Je vais préparer un reportage pour le numéro de septembre. Pour satisfaire votre curiosité, vous pouvez suivre le développement de ce reportage sur mon blogue.

Paul de la Riva, directeur des communications pour le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique m’invite à l’école de Surrey. Parmi les 40 écoles francophones de la Colombie-Britannique, celle de Surrey est la plus importante de cette province: autour de 500 élèves du primaire à la 12e année, une moyenne de 38 étudiants par niveau! Tout un contraste avec nos polyvalentes de 3 000 étudiants. Avec fierté, ils crient haut et fort que la réussite scolaire est une affaire communautaire, une occasion de se parler.

Utilisant les nouvelles technologies, la mission du Conseil scolaire francophone est présentée sur You Tube. Pour cette communauté, la culture francophone, surtout dans un milieu anglophone, est une opportunité dont ils sont très fiers. Les liens se tissent autour de l’école.

La fierté francophone de cette communauté de Vancouver résonne en moi. Peut-être parce que Montréal est une ville bilin-gue où la culture américaine envahit notre plaisir d’être fran-cophone. Peut-être parce que je travaille depuis 16 ans auprès de jeunes de la culture Hip Hop. Une culture bilingue où les Américains ont plus influencé les Montréalais que les Français n’ont réussi à le faire. Peut-être aussi parce que je suis contre les méga-polyvalentes anonymes qui comptent 2 000 à 3 000 étudiants. À suivre dans le reportage de septembre.

Gaspésiens hors Gaspésie

Dans la rubrique À la découverte des magazines d’ici, vous aurez l’occasion de découvrir le magazine Graffici dans le prochain numéro. Ce magazine, qui couvre la Gaspésie, est à la recherche de Gaspésiens qui vivent en dehors de la région. Pour un retour aux sources et pour garder contact avec la Gaspésie, faites-nous parvenir vos coordonnés.

Prix de journalisme

L’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) a remis le prix dans la catégorie Chronique à notre chroniqueur Jean-Pierre Bellemare. Annie Mathieu a remporté le prix de la meilleure entrevue pour son texte sur Réjean Thomas, Le Sida tue encore. Dominic Desmarais a remporté une 2e place pour son reportage Le vin québécois fait son chemin. Félicitations à tous!
M. Bellemare a aussi été finaliste dans cette catégorie lors de la remise des Grands Prix de l’Association québécoise des éditeurs de magazine (AQEM). L’équipe de Reflet de Société est très fière du travail et de l’implication de M. Bellemare.

Costa Rica

Notre fidèle journaliste et pupitreur, Gabriel Alexandre Gosselin, est présentement au Costa Rica avec 5 étudiantes du Cegep de Jonquière pour un stage en journalisme international. En attendant son reportage qui sera publié dans le prochain numéro, en septembre, vous pourrez suivre quelques anecdotes du voyage sur son blogue. Gabriel prend ensuite une année sabbatique et part à l’aventure autour de la planète. Itinéraire inconnu. Blogue à suivre.

Rentrée scolaire

Le magazine prend relâche pour la saison estivale. Le prochain numéro sera publié le 1er septembre au lieu du 1er août.

Autres textes sur la Francophonie

Éducation francophone dans l’Ouest du Canada

Éducation francophone en milieu anglophone. École Gabrielle Roy.

Éducation francophone en milieu anglophone. Écoles Rose-des-vents et Jules-Vernes.

Société francophone de Maillardville, bastion de la francophonie en Colombie-Britannique

La qualité du français dans la blogosphère

Meeting francophone. Le français est-il une maladie en voie d’extinction?

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

Objectif: Amérique latine…à partir de Jonquière

Objectif: Amérique latine…à partir de Jonquière

Dominic Desmarais

C’est avec un petit pincement au coeur que je suis retourné au Saguenay vendredi dernier. La ville de Jonquière, où j’ai suivi pendant trois ans mon cours de journalisme, m’est apparue comme un vieux frère qu’on retrouve après un long moment sans se voir…

Mais la nostalgie n’était pas le but de mon voyage dans cette contrée nordique : Avec Dominic Desmarais, le magazine Reflet de Société ainsi que Michel Laprise, enseignant en journalisme du cégep de Jonquière, nous préparons présentement un stage en journalisme international dans lequel s’engagerons quelques étudiants du programme d’ATM (art et technologie dans les médias). Ce stage devait avoir lieu au printemps dernier, mais puisque les choses n’ont pas tourné en sa faveur, nous reprenons le projet cette année. Et nous nous prenons plus tôt surtout.

Une rencontre a donc eu lieu à Jonquière, histoire de faire connaissance. Et de choisir un pays où nous nous aventurerons d’ici l’été prochain. Et de répondre le mieux possible aux questions des étudiants (étudiantes devrais-je plutôt dire, car aucun représentant masculin n’a manifesté son intérêt pour le projet).

Puisque le reportage doit se passer en Amérique latine, l’apprentissage ou le perfectionnement de l’espagnol, les collectes de fonds, l’organisation du voyage, et plusieurs autres points importants d’une préparation à un reportage international ont été discutés à cette table ronde.

Pour l’instant, c’est tout ce que je peux vous dire sur le sujet. Mais soyez-en certain, je vous tiens au courant des développements et péripéties qui se manifesteront tout au long de la préparation à ce périple journalistique.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

conte-illustre-enfant-jeune-ecrivain-livre-illustrationConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Intimidation en Haïti

Je me rendais de Saint-Marc à Petite Rivière, dans l’Artibonite. J’ai pas les moyens de m’offrir les services d’un chauffeur, comme la plupart des occidentaux présents en Haïti. Alors j’ai fait comme les gens de la place: j’ai pris le tap-tap, une camionnette où l’on s’entasse à 20 dans la boîte arrière.

Le départ est à Carrefour Paye. Il y a 3 personnes dans le véhicule. Tant qu’il n’est pas rempli, on attend. Ça pris 45 minutes avant qu’on décolle. Les plus longs 3/4 d’heures de ma vie. Il y avait plusieurs jeunes ados et adultes. l’air de petits durs ou de vrais costauds. Pas de menaces. Pas d’armes. Juste un regard chargé de haine, de violence. J’essayais de regarder ailleurs. Difficile à faire quand ils se relaient à tour de rôle pour venir me humer. Ils sa vent bien que je ne peux faire abstraction de leur présence. Alors je les regardais, même quand ils étaient plus loin, sans trop soutenir leur regard, toutefois.

J’étais seul, évidemment. Personne ne parlait vraiment le français. Je n’arrivais pas à leur répondre. Et je ne pouvais pas comprendre ce qu’ils me disaient ou ce qu’ils disaient de moi. Une totale impuissance. J’avais envie de m’enfouir quelque part. Je désespérais d’entendre le moteur ronronner, signe du départ.

Il n’est rien arrivé. On est parti juste au moment où l’un d’entre-eux vociférait je ne sais trop quoi contre les Français, en frappant son poing contre la paume de son autre main. Aucune idée de ce que ça signifiait. Personne, dans le tap-tap, n’a pris ma défense., Quelques-uns semblaient tout aussi mal à l’aise que moi. Au moins, aucun n’en rajoutait, n’encourageait mes petits durs à cuire. Je suis encore un peu secoué. Peut-être que je vieillis, que je ramollis. Je sais pas. J’ai vécu des situations objectivement plus dangereuses que celle-là. Mais c’est bien la première fois que j’ai peur de la sorte.

Ça m’a fait penser à Daniel Bossé, un Canadien né en Haïti. Mon voisin dans l’avion. Il vit à Montréal depuis près de 40 ans. Le premier noir à travailler à l’usine Wolverine, dans l’est de l’île. Il y est resté pendant 20 ans. Jusqu’à ce que l’usine ferme ses portes, il n’y a pas si longtemps. Il m’a raconté qu’il ne faisait pas l’unanimité, auprès de ses collègues de travail. Mais que la plupart étaient bien gentils avec lui, qu’il s’y est fait nombre d’amis. Moi, ça duré 45 minutes. Je devais reprendre un tap-tap le lendemain au même endroit pour me rendre à Marmelade. Je n’irai pas. 45 minutes m’ont suffit pour que je préfère ne pas prendre de chance. ne pas leur donner une deuxième chance de passer à l’acte. Daniel, lui, est retourné à l’usine tous les matins. Si ça se trouve, c’était pire encore pour lui.

En 45 minutes, j’ai pu comprendre ne serait-ce qu’une infime partie ce qu’ont pu ressentir les victimes de ségrégation. Chapeau bas, monsieur Bossé. Aujourd’hui, je réalise mieux que jamais à quel point vous avez bien du courage.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Belle rencontre à l’Acropolis

Dominic Desmarais Dossiers International, Haiti

J’étais à potasser dans mes documents, dans la cour intérieure de mon hôtel, mercredi soir, quand débarquent deux Haïtiens. Le plus vieux, le révérend Jean Olbert, est missionnaire. Il vient de temps à autre à Montréal, où il descend dans le quartier Saint-Michel. Le plus jeune, son fils en l’occurence, s’appelle Vineh. À 28 ans, il est maire de la petite bourgade Saint-Louis du Sud.

Vineh est venu à Port-au-Prince rencontrer le ministre de l’intérieur de même qu’il va participer à une rencontre des maires avec le président rené Préval. Vineh aimerait attirer les touristes dans sa municipalité. Il me vante ses plages, la tranquilité de sa municipalité. Mais saint-Louis du Sud est pauvre. Il n’y a pas d’hôtels pour recevoir les touristes. Pas même d’électricité. Considérant les problèmes du pays, il sait qu’il ne fait pas partie des priorités de son gouvernement. La sécurité, bien qu’elle s’améliore grandement, est au centre des préoccupations. L’économie du pays est très mal en point. Il y beaucoup à faire avant de ramener les touristes dans ce pays le plus pauvre des Amériques.

Autres textes sur Haiti

L’éducation en Haiti

Québécoise pure laine

Témoignage d’une rescapée d’Haïti

Haïti avant le séisme: lueurs d’espoir en Haïti

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Voyages 2007 de Dominic Desmarais: Haiti, Colombie et l’Afghanistan

Les voyages 2007 de Dominic Desmarais: Haiti, Colombie et l’Afghanistan

Dominic Desmarais

En 2004, le Congo. En 2006, Sierra Leone pour un reportage sur les enfants soldats ainsi que le Viet-Nam et le Cambodge pour un reportage sur la traite des femmes, des enfants et la prostitution.

Notre journaliste, Dominic Desmarais, prépare ses valises encore une fois. Mardi le 8 mai, il quitte pour un reportage de 4 semaines à Haiti. Début juillet il quittera pour la Colombie et finalement, à l’automne il se retrouvera en Afghanistan.

Dès le numéro de juin du magazine Reflet de Société, Dominic nous présentera l’orientation des textes qu’il veut nous présenter dans l’ensemble de l’année.

Les lecteurs pourront suivre les anecdotes de voyage de Dominic sur ce blogue dans la section « Carnet de voyage de Dominic Desmarais ».

Textes sur l’international.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

L’univers infini de l’apprentissage

L’univers infini de l’apprentissage

En cette toute dernière journée de stage, la larme à l’oeil, je quitte notre petit bureau de Reflet de Société avec le sentiment d’avoir appris.

À la base, il faut reconnaître qu’un journaliste est supposé être un ignorant de la pire espèce, mais qu’il a aussi la curiosité de vouloir tout savoir. À Reflet de Société, où il a fallu travailler nos dossiers en profondeur, j’ai assimilé beaucoup d’informations sur des sujets sur lesquels je ne connaissais pas la réalité auparavant, surtout dans mon travail sur le jeu pathologique.

J’ai aussi appris que c’est en cherchant qu’on finit par trouver ce qu’on veut. Dans mon dossier sur le bénévolat chez les jeunes, j’ai déniché des projets audacieux et des endroits où les gens sont motivés à embarquer les jeunes dans leur monde. Ces gens m’ont également beaucoup appris.

J’ai aussi appris qu’écrire pour un magazine, c’est très différent. Et que c’est avec la pratique et l’expérience qu’on peut finir par obtenir de bons résultats. Pas en criant ciseau!

Je pars donc avec l’impression du devoir accompli. J’ai vécu ici une expérience enrichissante qu’il me fera plaisir à l’avenir de traîner dans mon pack-sac de la vie. Et je pars surtout avec l’idée que jamais un journaliste n’en a suffisament appris. Tout est encore à découvrir mes chers amis!

À la revoyure,

Gabriel.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.